Titre : Le journal
Genre : Humour/romance
Rating : T
Disclaimer : Rien n'est à moi sinon Yuuri et Wolfram se papouilleraient passionnément et Shori s'en irait dans une contrée perdue et ne reviendrait pas
Voilà un deuxième chapitre de cette traduction.
Petite précision : je conserve les termes « Lord » au lieu de « seigneur » je trouve que ça sonne mieux. Si vous trouvez ça bizarre dites-le moi.
Bonne lecture !
Lecture du journal.
Ce qui se passe dans la réalité.
Chapitre 2 : Page 1
Murata me harcèle depuis quelques mois. « As-tu écris quelque chose dans ton journal ? Tu devrais tu sais. Je t'ai donné ce cadeau pour une raison bien précise. »
« Et cette raison, c'est… ? » je l'interrompis.
« Et bien Shibuya, tu as une longue vie devant toi. Parfois, tu considères les gens et les événements de ta vie comme acquis. Crois-moi, je sais ça d'expérience. »
C'est vrai qu'il a 4000 ans d'expérience. J'imagine que ses journaux, du présent et de ses vies antérieures, remplissent la bibliothèque du château sans laisser de place pour les autres livres. Le connaissant, je parie que la plupart d'entre eux sont remplies de pensées perverses.
Il ajouta : « Mettre sur papier tes pensées sur les personnes et les événements autour de toi t'aidera à comprendre tes sentiments, tes émotions, ce que tu pensais à tel ou tel moment. Si tu te sentais heureux ou triste. Si tu aimais certaines personnes ou si, au contraire, tu les détestais. Par exemple : qu'est-ce que tu pensais de Lord Weller quand tu l'as rencontré? Qu'est-ce que tu penses de lui maintenant ? Quand tu auras 200 ans, tu pourras relire quelles étaient tes pensées le concernant. Penseras-tu la même chose de lui plus tard ? »
Une fois encore, Murata m'a donné matière à réfléchir. Qu'est-ce que je pensais de Conrad, Gwendal et Günter quand je les ai rencontrés pour la première fois ? Qu'est-ce que j'en penserai plus tard ? Mes pensées et mon attitude envers les gens autour de moi changeront-elles par rapport à quand j'avais 15 ans ?
Je me rappelle le premier jour, quand je suis arrivé à Shinmakoku, et tout ce qui s'est passé par la suite. Durant la première journée, je pensais que c'était un rêve, juste un rêve. Je n'ai pas réalisé que tout était réel jusqu'à ce que je me retrouve dans les toilettes des filles portant l'uniforme, la toge royale et le sous-vêtement que Murata remarqua si gentiment.
Note pour moi-même : j'ai vraiment besoin de parler à Günter pour changer cet uniforme. Je n'ai pas envie de porter mon uniforme scolaire jusqu'à la fin de ma vie.
Comment j'ai rencontré Lord Conrad Weller :
Je rentrais chez moi à vélo quand j'ai vu Murata être rudoyé par quelques pauvres types. Bien sûr, comme toujours, il a fallu que j'y aille et que j'ouvre ma grande bouche au nom de la justice. Je ne peux pas rester là à regarder des gens se faire tyranniser, ce n'est pas dans ma nature. En tout cas, ils sont venus vers moi, m'ont attrapé, m'ont amené dans les toilettes pour filles et ont collé ma tête dans une des cuvettes. Quand ils se sont reculés, quelque chose semblable à un trou noir est apparu. C'est ainsi que j'ai été aspiré par ce trou noir /toilette.
La dernière chose dont je me souvienne juste après cela est que j'étais trempé par l'eau des toilettes, yewwwwww beurk, assis dans un champ. Je remarquai une femme, je la saluai et lui demandai où j'étais. Elle commença à babiller dans une langue étrange et à me jeter des pommes violettes à la figure. Qu'est-ce que je lui avais fait ? Puis, cet homme qui ressemble à un immense joueur de football américain apparut de nulle part. Il commença à me parler dans cette même langue étrange. C'est pas vrai, aucune de ces personnes ne parlait donc japonais ? Et qu'est-ce que c'était que ces vêtements ? Ce géant attrapa ma tête entre ses mains et chaque chose autour de moi m'apparut comme passé aux rayons X. Puis le joueur de football américain s'adressa à moi de nouveau. Il s'exprima alors dans un japonais parfait. Pourquoi n 'avait-il pas parlé en japonais dès le départ ? Oh, et en même temps la femme et les villageois qui l'avaient rejoint étaient en train de crier « Démon, démon ! » en arrière-plan et me jetaient des pierres. Quelle bande de dingues !
Tout à coup, j'entendis ce qui semblait être des chevaux galoper et mon nom être crié. Au moins, quelqu'un me connaissait ici. J'aperçus un homme à cheval avec une épée dégainée. Maman aurait dit : « On dirait un de ces chevaliers en armure étincelante mais sans l'armure. »
« Espèce de tricheur, sale mauviette ! » retentit à travers la chambre royale. Avait-il bien lu ? Cette poule mouillée avait bien dit de Conrad que c'était un chevalier en armure étincelante ?
Le géant dégaina son épée, descendit de son cheval, me demanda de partir avec lui et je lui répondis que j'allais suivre cet homme qui connaissait mon nom. Le chevalier et le géant s'échangèrent quelques mots et croisèrent le fer. Tout à coup, je fus soulevé dans les airs par un squelette avec des ailles dans le dos. Je commençais à chercher après un fil qui ferait flotter ce squelette, mais je n'en vis aucun.
La porte de la chambre s'ouvrit dans un fracas assourdissant prenant Wolfram par surprise. Conrad se rua dans la chambre, épée à la main. « Wolfram, tu vas bien ? » Conrad scruta la pièce rapidement en quête d'intrus.
Le visage de Wolfram passa de blanc à rouge écarlate. Son regard se porta sur le journal, puis sur Conrad, pour revenir au journal, puis à Conrad, journal, Conrad, journal, Conrad. « Je, je, je vais bien. Juste un cau, cau, cauchemar. » Se ressaisissant : « Juste un mauvais rêve Lord Weller »
« J'ai entendu un hurlement et j'ai pensé que quelque chose n'allait pas . »
« Tout va bien. »
Conrad, soucieux de ce que son frère venait de dire : « Tu veux en parler de ce cauchemar ? » donnant à Wolfram un de ses fameux sourires confiants qui vous dit « Je m'inquiète pour toi ».
« Non »
« Très bien, dans ce cas je te laisse, bonne nuit Wolfram. » Conrad était à la porte quand il se retourna vers Wolfram et lui demanda : « Qu'est-ce que tu lis ? »
Wolfram baissa la tête, jetant un regard au journal. Ses yeux se rétrécirent, et il répondit froidement : « Un livre sur Comment élaguer et soigner un arbuste. Bonne nuit. »
Conrad partit et, tandis qu'il traversait le couloir, il pensa : « Ce livre ne ressemblait pas à un livre de jardinage. En plus, ça faisait longtemps qu'il ne m'avait pas appelé Lord Weller. »
Wolfram soupira. Ca avait été juste. Il fallait qu 'il contrôle ses émotions et surveille ses paroles.
Le squelette volant me déposa derrière le chevalier aux allures de prince.
On entendit un faible grondement dans la chambre.
Et voilà comment j'ai rencontré Lord Conrad Weller.
Ma première impression de Conrad fut que, si j'avais été une fille, gloups, whaou…, la bave coulant de mes lèvres, il était sans aucun doute un bel homme. Quel doux sourire il a, sans compter ses qualités de star ; il pourrait facilement faire la couverture de tous les magasines populaires et faire se pâmer toutes les femmes devant lui. Il était ce que chaque homme devrait être selon ma mère. Mais bon, je suis un garçon et je ne l'ai jamais vu tel quel.
Au début, je le considérais plus comme un père que comme un grand frère ; il était mon protecteur. Il l'est toujours d'ailleurs, mais je le considère plus comme mon grand frère maintenant. Je lui fais confiance, peu importe ce que ce stupide Shinou lui a fait faire et dont je n'étais pas au courant. Je ne douterai plus jamais d'aucune de ses actions. Il est gentil, a bon cœur, est toujours à l'écoute, il est patient, calme et selon moi, il m'aime comme un jeune frère ou peut-être même un fils. Il me donne toujours le meilleur conseil possible. Son sourire est toujours rassurant. Cet homme est presque, je dis bien presque, parfait.
Un de ses mauvais points est que lorsqu'il se bat, il n'a aucun scrupule à tuer. Il est comme une machine de combat qui ne sait pas quand s'arrêter. Il tuera n'importe qui sans réserve si il voit que ma vie peut être, je dis bien PEUT être en danger. Je dois l'empêcher de tuer des bandits. Heureusement, Conrad, mon ami, parle d'abord et ensuite se bat si il n'y a pas d'autre solution. Mais, ce n'est pas son pire défaut.
Les blagues et les jeux de mots de Conrad sont horribles. Il ne pourrait pas raconter une blague, même si c'était pour me sauver la vie. Le pire, c'est qu'il pense vraiment être amusant. Conrad n'est pas du tout amusant. J'ai un mouvement de recul rien qu'à penser à lui racontant une blague. Quand il en dit une, des frissons courent le long de ma colonne vertébrale. La même chose se produit lorsqu'il énonce un dicton. Il les dit à l'envers ou il en mélange deux ou trois.
Une autre mauvaise habitude est qu'il m'appelle Majesté. Combien de fois devrais-je lui dire de m'appeler Yuuri. Il est mon parrain et celui qui m'a donné mon nom. Ca commence vraiment à m'énerver. Trois ans que je lui dis de m'appeler Yuuri, c'est agaçant. Quelle partie de « Appelle-moi Yuuri. » ne comprend-t-il pas ? Il est bouché ou quoi ?
Sinon je vénère cet homme tel un héros. Mais, je t'en supplie Shinou, mets un baillon sur sa bouche quand il essaye de raconter une blague.
Et bien, Wolfram pensait-il, Yuuri n'a pas tord à propos des mauvaises blagues de Conrad.
Comment j'ai rencontré Günter von Christ :
Après avoir été sauvé par Conrad, nous nous sommes dirigés vers une auberge. A notre arrivée, un homme grand et mince est venu nous accueillir. Il était beau. Il avait les cheveux et les yeux lavandes les plus incroyables que je n'ai jamais vu. Son visage avait la perfection d'une gravure de mode.
Grrrrrrr. La chandelle debout dans la nuit commença à rougeoyer et à brûler plus vite.
Il était habillé tout en blanc, lui donnant un aspect éthéré. Sa voix était douce et tendre. Ses manières étaient royales. Il était comme l'un de ces amants venant des livres romantiques de ma mère.
« Amant ! ! !» Wolfram porta les mains à sa bouche et resta immobile une bonne minute. Lentement, il jeta un coup d'œil à la porte pour voir si quelqu'un allait faire irruption dans la chambre. Il baissa ses mains. « Il faut vraiment que je reste calme, peu importe ce que je lis. » murmura-t-il pour lui même avant de reprendre sa lecture.
Günter est un autre bon exemple d'homme qui amène hommes et femmes à ses pieds.
« Reste calme, zen… »
Plus tard dans la nuit, après avoir pris un bain plus que nécessaire et après que mes habits aient été nettoyés, Günter m'a expliqué que j'étais le 27ème Maoh de Shinmakoku. Bien sûr, à ce moment-là, il était clair dans mon esprit que j'étais en train de rêver. Je lui ai demandé ce que je devais faire en tant que roi. Tuer les humains fut sa réponse. Tuer les humains ! ! Sérieusement ? ! Conrad a juste souri et acquiescé. Je suis vraiment heureux de dire que j'ai réussi à changer son point de vue à ce sujet.
Günter est devenu mon professeur et mon conseiller. Sans lui, j'aurai probablement déclenché une guerre ou deux à cause de mon ignorance sur les étranges coutumes de ce monde.
Tu peux encore en causer une, espèce d'incapable !
Je pourrai jurer que Günter ne dort jamais. La nuit, il s'occupe de tous les chevaux du château pour qu'ils s'endorment, il planifie de nombreux évènements, il est mon professeur, mon conseiller, le cobaye d'Anissina, le père de Gisela et il me vénère.
Quand je l'ai rencontré la première fois, je ne savais pas pourquoi il saignait du nez. Combien j'étais naïf à l'époque ! Je pensais vraiment qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas avec ce pauvre homme. Je ne sais toujours pas si il a ou avait le beguin pour moi ou si c'était juste un moyen d'attirer mon attention. Au fil des ans, il s'est quelque peu calmé, mais je l'entends toujours crier « Votre Majesté ! » quand je sèche les cours.
Günter est vraiment sensible, affectueux, passionné. Il me considère comme parfait alors que, bien sûr, je ne le suis pas.
Tu as raison sale tricheur. Je t'en donnerais moi des « sensibles et affectueux ».
Ce qui m'a le plus surpris à son propos a été comment il pouvait utiliser son épée. J'ai été surpris de découvrir qu'il avait été le professeur de Conrad. Conrad est le meilleur escrimeur au monde et Günter peut lui tenir tête.
Ses leçons sont longues et ennuyeuses. Mon Dieu, cet homme peut parler d'une voix monocorde pendant des heures. Sa constante adoration à mon égard me tape vraiment sur les nerfs autant que ses cris quand je l'ignore et que ses incessantes étreintes. J'avais l'habitude de me sentir mal quand je le laissais derrière, mais maintenant ça a changé. Il peut vraiment être lourd.
Malgré cela, j'admire et je respecte cet homme. Je serai bien embarrassé si il n'était pas là.
Un pressentiment me dit de regarder dehors par la fenêtre derrière moi, et ce que j'y ai vu a fait fleurir un sourire sur mon visage et m'a apporté une confuse et ardente émotion. Angel marchait sous ma vitre.
« Mince alors, qui c'est Angel ? ! »
à suivre
J'espère que ce chapitre vous a plu. Vous pouvez me laisser des reviews, c'est toujours encourageant.
