Chapitre 1 : On ira, où tu voudras, quand tu voudras…

POV professeur Fubuki

…La Plagne…

La Plagne !?

Je n'y comprends plus rien, toutes les autres classes vont soient à Sapporo, Kyoto ou Osaka, alors pourquoi on va à La Plagne !? Et puis c'est où La Plagne d'abord ?

Et hop ni une ni deux je file sur mon ordinateur, et oui je suis comme tout le monde dans le doute google est mon ami.

Il me parachute en France, il me parachute en France avec ma classe… Mais qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez eux ? J'avoue que là c'est le flou artistique. Je mets donc en quête de réponses en commençant par rendre une petite visite au principal. Arrivé devant la porte de son bureau, je frappe, puis j'entre après en avoir reçu l'autorisation. Le principal est assis derrière son bureau, c'est un petit homme d'une cinquantaine d'années au crâne dégarni et aux cheveux grisonnants sur les côtés. Il me semble un peu fébrile, de grosses gouttes de sueur perlent sur son front et au niveau de ses tempes. Le voir dans cet état me fait un tant soit peu oublier la raison de ma venue. Mais trois secondes plus tard ça me reviens.

Fubuki : Monsieur Tadase, je viens vous voir au sujet du voyage scolaire de ma classe. Je crois qu'il y a eu une erreur quant à notre destination.

A peine ai-je fini ma phrase que le principal Tadase se raidit dans son fauteuil, et jette des coups d'œil nerveux de droite et de gauche, un peu comme un lapin qui vient d'entendre une branche cassée sous le poids de son prédateur. Puis il reprend un peu contenance, et se rassoit bien droit pour prendre de la hauteur. Enfin autant de hauteur que le lui permet son petit mètre cinquante-cinq.

Principal Tadase : Au vu des résultats exceptionnels de vos élèves lors de la fête de notre établissement il m'est apparu légitime que leurs efforts soient récompensés à leur juste valeur. C'est pourquoi j'ai décidé (léger tressaillement du sourcil accompagné d'un tic nerveux de la paupière, un retour en force de la sueur), de les envoyer à l'étranger pour 12 jours. Bien sûr je vous laisse le soin de préparer et organiser les détails de votre séjour là-bas. Les moyens de transport et votre lieu de séjours ont déjà été réservés. De plus la France ne devrait pas vous posez de problèmes étant donné que vous parlez français.

Fubuki : Ce n'est pas le fait d'aller en France qui me pose problème monsieur. Mais c'est d'y aller avec cette classe en particulier.

Tadase : Balivernes, certains d'entre eux parlent français, tout se passera bien.

Fubuki : Si vous le dîtes, moi je suis persuadé qu'ils sont capables de se faire arrêter ou pire encore chasser la marmotte au fusil. Mais puisque vous semblez sûr de vous, puis-je au moins connaître le nom de l'auberge dans laquelle nous serons hébergés ?

Tadase : Bien sûr, bien sûr tenez voici toutes les informations.

Fubuki : Merci, encore désolé du dérangement.

En sortant de cette entrevue, je reste encore persuadé que cette une mauvaise, une très mauvaise idée. Je jette un coup d'œil sur la réservation de l'auberge et rien que le nom renforce mon malaise.

Du coup j'ai passé l'heure et demie de pause avant l'heure de vie de classe à concocter le programme de notre séjour et à voir un scénario catastrophe. En effet, je voyais déjà mais élèves courir en short et en tongs dans la neige portant des chapeaux du type de ceux que l'on porte lors de safari armés de fusils de chasse et allant de trou en trou à la recherche de marmottes jusqu'à ce que Pierre Paul Jacques se fasse attaquer par une taupe… Voyant l'un de ses soldats tombé au combat le général Akashi se saisit d'un bâton de dynamite qu'il introduit dans le repère de l'ennemi et bye-bye la taupe.

Aussi lorsque ma pause fut terminée, je me dirigeai vers ma salle de classe, le seul bon point c'est que j'avais réussi à terminer le planning du séjour.

Pendant ce temps, dans la salle de classe :

POV Yuki

Murasakibara préparait sa collation pour l'heure à venir, sur sa droite Aomine et Haizaki pionçaient. Tandis qu'à sa gauche, bon nombre des filles lançaient des regards admiratifs à Kise ou lisaient des magazines. Au fonds de la salle, Midorima lisait son horoscope au côté de son porte-bohneur du jour une carte postale. Deux sièges plus loin Kuroko lisait un livre sous le regard plein d'amour de Momoi. A l'autre bout de la salle, près des fenêtres, Akashi souriait. Oui, oui vous avez bien lu il souriait du coup ça a fait flipper le reste de ses camarades de classe qui ont trouvé refuge vers l'avant de la salle. Moi je suis en train de me faire les ongles.

Soudain, la porte de la salle s'ouvre et laisse apparaître le professeur Fubuki et il a une sale tête. Un peu comme celle d'un type qui n'a pas dormi depuis trois jours. Tout le monde retourne à sa place le temps qu'il installe ses affaires.

POV Fubuki

Une fois mes affaires mises en place et tout le monde installé, je pris une grande inspiration…