Maison de Peter et Olivia. Le matin, tous deux dorment dans leur chambre.
La radio s'éclaire et s'enclenche. "Christmas in Heaven" des Monty Pythons. Peter lève la tête, encore embrumé et éteint l'appareil. Se retournant vers Olivia :
PETER : Bonjour mon ange.
Elle sourit et, toujours les yeux fermés, elle l'embrasse. Il se lève.
PETER : La petite n'est toujours pas levée ?
OLIVIA : Les jeunes...
Peter lâche un rire.
Plan d'Etta, assise devant la télé, regardant Bob l'éponge.
Nouveau plan dans leur cuisine. Ils sont tous les deux à table. On entend la télé en léger bruit de fond.
OLIVIA : Tu ne t'es pas réveillé cette nuit ?
PETER, embarrassé : Non... J'ai dormi sans interruption.
OLIVIA : C'est bien, non ?
PETER, détournant le regard vers Etta : Je n'ai pas renoncé à trouver Walter, Olivia.
OLIVIA : Je ne dis pas ça. Mais je suis contente que tu dormes enfin. (Se redressant pour s'étirer) Ah, les doux plaisirs d'une grasse matinée.
PETER : Méritée !
OLIVIA : Ces shapeshifters... Je ne crois pas que même à l'époque nous en voyions autant.
PETER : Allez, ne parlons pas de boulot.
OLIVIA : Tu as raison. J'ai réfléchi au sujet de la machine...
PETER, pointant du pouce vers l'étagère par dessus son épaule : Je croyais qu'on avait décidé de garder l'ancienne ?
OLIVIA : Je parle de l'engin apocalyptique placé sur Liberty Island, pas de la machine à café.
PETER : Allez, ça c'est du travail !
OLIVIA : C'est quand même assez important pour occuper rien qu'une conversation... Quelque chose me turlupine.
PETER : Tu penses que je vais devoir remonter dedans ?
OLIVIA : Je ne sais pas... La dernière fois qu'on avait eu un problème avec, quelqu'un était là pour nous aider... Sam Weiss.
Peter fronce les sourcils.
PETER : Où veux-tu en venir ?
OLIVIA : Eh bien, cet homme est le seul à avoir su quoi faire lorsqu'on a eu besoin d'utiliser l'engin... Il est probablement le plus qualifié pour nous aider maintenant non ?
PETER : Certes... Mais il a complètement disparu. On ne sait même pas s'il connaît l'existence de la machine dans cette timeline...
OLIVIA : Allons, sa famille avait transporté le secret de génération en génération depuis je ne sais combien de temps... Je ne crois pas que cela aurait été effacé.
PETER : Quand bien même, personne ne sait où il se trouve.
Olivia ne répond pas, pensive.
PETER : On arrête de parler boulot, maintenant ?
Elle sourit et prend une gorgée de son bol de café. Un téléphone sonne.
PETER : J'avais oublié que cette phrase les attire...
Olivia décroche son téléphone portable. Au bout de la ligne :
ASTRID : Bonjour Olivia.
OLIVIA : Bonjour... Euh... Jour de congé ?
ASTRID : Ca va être compliqué.
Peter la regarde dans l'expectative. Elle lui fait un sourire désolé.
