Je sais, ce devait être un OS.

Mais je n'ai pas pu résister =D

Voici le deuxième chapitre de cette fic !

Disclaimer : Non, rien n'est à moi. Pourri, hein?

Merci à tous ceux qui ont reviewé le premier chapitre et m'ont donné la motivation pour continuer !

Enjoy'


-Au menu aujourd'hui … Chinois ! Lança DiNozzo d'un air théâtral en posant le repas sur le bureau de Ziva.

Il fronça les sourcils en voyant que McGee s'était assis sur le fauteuil de l'israélienne. L'Officier David, quant à elle, avait récupéré son fauteuil et lui souriait d'un air candide. En bougonnant, il poussa quelques papiers du bureau de la jeune femme et s'installa dessus.

Entre deux bouchées, elle déclara :

-J'ai encore une question à propos de Gibbs …

-Du même genre que celle de la dernière fois? Railla DiNozzo.

Elle soupira, et ne pipa mot pendant un moment. Ils mangeaient en silence, quand, n'y tenant plus, Ziva posa brusquement son plat, se redressa dans le siège qu'elle occupait, et s'exclama :

-Bon, est-ce que quelqu'un va enfin me dira qui est cette femme rousse qui est venue voir Gibbs ?

-Ca, répondit tranquillement DiNozzo en mâchant quelque chose qui ressemblait douteusement à un nem, c'est un des plus grands mystères du NCIS …

Ziva grimaça en se dandinant, faisant ainsi grincer le ressort du siège -de MON bien aimé fauteuil, pensa Tony.

-Hé ! Arrête ! Et pousse-toi de là ! C'est MON siège !

Sans prêter attention à son collègue, elle continua :

-Mais ça me casse les sucreries de ne pas savoir !

-Bonbons, intervint McGee.

L'Agent David haussa un sourcil. Machinalement, McGee se recula un peu.

-On dit : ça me casse les bonbons, bafouilla-t-il.

Une baguette en l'air, DiNozzo fit remarquer :

-On peut aussi dire ''ça me casse les …''

-NON !

Tim avait fermé les yeux. Il leva lentement une main.

-Je sais ce que tu veux dire, mais tu ne vas pas le dire.

Le regard de Ziva se baladait de l'un à l'autre.

-Non, non, vas-y Tony, dis-nous, exigea-t-elle, intriguée.

Le visage de McGee se teintait de jolie couleurs rougeâtres, et il semblait à ses camarades qu'il avait arrêté de respirer. Finalement, d'une voix trop forte, il déclara :

-Sa soeur !

Ziva ouvrit la bouche, étonnée.

-Ca me casse la soeur?

-Pas possible, le Bleu ! Bondit Tony.

-Si, c'est …

-STOP !

Ziva s'était brusquement levée de son siège -MON pauvre siège martyrisé, pensa Tony- et se tenait entre les autres agents, bras et jambes écartés, une main à quelques centimètres de le visage.

-Je ne comprends plus rien, dit-elle d'une voix calme.

-McBouffon pense que la rouquine pourrait être la soeur de Gibbs.

Elle fronça les sourcils.

-Non, là je ne te suis pas. Sa belle-soeur, plutôt …

Tony éclata de rire et la barquette remplie de riz qu'il tenait à la main se déversa sur le sol. Il se précipita à terre, à quatre pattes, pour essayer de récupérer les grains.

-Tony, tu es … grimaça Ziva.

McGee se redressa brusquement et murmura :

-Le patron arrive.

DiNozzo sortit précautionneusement la tête, puis la main de sous le bureau. Sans s'arrêter, il se saisit du carton de riz, mais, en voyant l'air dégoûté de Ziva, il haussa un sourcil. Voyant qu'elle n'avait pas l'intention de prononcer un seul mot, il s'approcha lentement de McGee. Ce dernier se dandinait de plus en plus à chaque pas que son patron faisait. Et puis, Leroy Jethro Gibbs lui lança LE regard et Tim capitula. Son visage, dont le nez touchait presque celui de son patron, se crispa, et il bégaya :

-Il a fait tomber le riz par terre.

Lentement -trop lentement, pensa Tony- Gibbs se tourna vers le coupable.

-Oh ! Patron, c'est …

D'un geste rapide, Gibbs renversa et enfonça le carton sur la tête de son agent.

-Tu allais me laisser manger ça, DiNozzo?

La boîte toujours sur la tête, il s'exclama en faisant de grands gestes :

-Non ! Non !

McGee, dans le dos de Gibbs, adressa à Tony un sourire goguenard, qui se fana lorsque le patron se saisit de sa boîte et partit s'installer à son bureau.

Étrangement, Ziva n'avait pas vraiment réagi face à la situation. Pas de sourire moqueur, de grimace victorieuse. Elle regardait dans le vide, l'air songeur.

-McBluetooth … Faux frère, maugréa Tony.

Tim lui répondit par un regard noir. Ziva sursauta, en les faisant sursauter aussi.

-Mais ça va pas ! Commença DiNozzo. Tu …

Elle lui fit signe de se taire, de se lever et de s'approcher. McGee se pencha lui aussi vers elle, intrigué.

-Il nous faut un plan, murmura-t-elle.

Ils haussèrent simultanément les sourcils.

-Hein?

Elle baissa encore la voix.

-Pour elle.

Tony allait lui dire de laisser tomber quand la lumière se fit dans son esprit.

-Tu proposes une enquête?

Elle hocha la tête, mais McGee ne semblait pas d'accord.

-Non, Tony, elle propose de fouiller dans la vie privée de Gibbs. Vous vous voyez en ressortir vivant? La dernière fois …

-La dernière fois, tu n'as pas géré, Chiquito, voilà tout. Il nous faut une approche plus subtile...

Leurs réflexions furent interrompues par la voix graveleuse d'Abby.

-On s'amuse bien?

Lorsqu'elle vit trois paires d'yeux se tourner vers elle, la même lueur machiavélique hantant le fond de leur iris, elle tenta de faire demi-tour. Mais il était trop tard.

De son bureau, Gibbs vit ses agents la forcer à s'asseoir et lui chuchoter toutes sortes de choses à l'oreille, alors que, régulièrement, elle tentait de se lever en criant « NON ! ». Il sourit et reprit sa lecture.

McGee jeta un coup d'oeil rapide à son patron avant de faire signe que c'était bon. A pas de loup, les trois agents s'éloignèrent vers les escaliers, avant de se figer à mi-chemin. Lentement, Ziva tourna la tête, apeurée. Gibbs avait toussoté. Mais il lisait toujours son dossier. Ils continuèrent leur chemin, faisant signe à tous ceux qui les regardaient étrangement de se taire. Une fois à l'abri du regard perçant de leur patron, ils attendirent. Par précaution, Tony vérifia que le périmètre était bien sécurisé. Il n'était pas en paix avec lui même, car il savait mieux que personne que son mentor pouvait se matérialiser à côté d'eux n'importe quand, n'importe comment.

Ce fut le silence, pendant une angoissante et longue minute. Et puis, ce fut le signal :

-Gibbs …

Les agents se ruèrent de l'autre côté, derrière la cloison qui fermait le bureau de Gibbs. Ils passèrent lentement la tête.

-Cette femme rousse qui vient … Commença Abby.

Gibbs la corrigea aussitôt :

-Venait.

Il n'avait pas levé les yeux, lui pourtant tellement plein d'attention pour la gothique, habituellement.

-Quoi? Balbutia-t-elle.

-Est-ce que tu la vois toujours venir ici?

Le regard d'Abby s'éclaira et, toute gêne disparue, elle s'exclama :

-Exact, BossMan ! Bon …

Elle se recroquevilla à nouveau.

-C'est qui?

Gibbs releva lentement -trop lentement, pensèrent les agents, et Abby, qui se sentit pâlir, bien que ce ne fut pas réellement visible- la tête.

-Elle ne vient plus, pas vrai?

Elle hocha la tête.

-Elle n'apporte rien à l'enquête non plus …

A nouveau, Abby opina du chef.

-Donc …

Il ne servait à rien d'insister. Néanmoins, Abby ouvrit la bouche, et Gibbs murmura :

-Faudrait-il que je prenne des mesures drastiques, Miss Scuito?

Elle déglutit. Une tape à l'arrière de la tête … Voilà ce qui l'attendait. Non, non, et non ! Elle se concentra donc sur un repli stratégique, vers l'ascenseur. L'air de rien, les agents firent de même, en passant devant Gibbs, qui ne leur accorda même pas un regard.

Lorsqu'Abby se présenta au rapport, elle murmura, l'admiration perçant dans sa voix :

-Il est trop fort pour moi.

Mais, aussitôt, son visage se ferma, et ses yeux brillèrent d'une détermination nouvelle.

-Mais … Je l'aurai, un jour? Je l'aurai !

Elle brandit le poing, et, d'un pas décidé, retourna dans son antre.

Ducky surprit le sourire de Gibbs, alors que celui-ci reposait le dossier qu'il avait en main.

-Que se passe-t-il?

-Mes agents se posent des questions, Duck.

-A quel propos?

-Certaines de mes relations … féminines.

Le Docteur Mallard laissa échapper un léger rire.

-Oh, et bien, pour leur sécurité et leur équilibre mental, ils devraient arrêter.

Gibbs hocha la tête et repartit dans sa lecture. Ducky sourit avec indulgence. Gibbs se donnait l'air tellement impénétrable. Mais lui n'était pas né de la dernière pluie. S'ils avaient su … Donald Mallard était particulièrement au point, au sujet de Gibbs et des femmes.