Auteur : Ero Usagi-san
Beta : Loli des Jimiilolita (comme ils disent "très bon, pas cher !", alors profitez-en ! D'ailleurs, Loli adore qu'on abuse d'elle, niark !)
Rating : T pour le moment, je verrai si je me lance dans le dangereux exercice du lemon plus tard
Pairing : Byakuya/Ichigo
Disclaimer : Tout est à Tite mais j'essaye de négocier… On dit que l'espoir fait vivre ! (gros soupir)
Titre : L'effet miroir
Message de l'auteur : Alors là ! Merci pour vos reviews ! Ca fait vraiment quelque chose que de voir son travail apprécier ! MERCI sincèrement. Je juste suis peinée de ne pas pouvoir répondre à celles anonymes (je vous invite d'ailleurs à vous créer un compte FFnet, ça prendre quelques secondes et il vous suffit juste d'avoir une adresse mail valide !)
Donc en retour, je vous livre de suite le deuxième chapitre voire même le troisième si ça vous tente encore !
Note sur l'histoire : comme prévu à la fin du chapitre précédent, pour gagner en lisibilité dans cette situation, j'utiliserai simplement Byakuya et Ichigo pour les désigner vraiment (leurs âmes, donc une identification par l'esprit) et je rajouterai des guillemets pour désigner leur physique (identification par le corps, comme dans le cas où d'autres personnages les appellent sans être au courant de l'échange).
Donc résumé, ça donne ça :
Byakuya = Byakuya dans le corps d'Ichigo = "Ichigo"
Ichigo = Ichigo dans le corps de Byakuya = "Byakuya"
Ouais, très clair en effet….….. -_- !
NB : les pensées sont en italique.
Les parenthèses sont réservées à l'unique commentaire – pervers, faut ce qu'il faut - du lapin.
Enjoy !
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Chapitre 2 : Faire avec puisqu'il faut faire sans…
Après avoir coaché comme il put le pauvre Byakuya, Ichigo en conclut que:
« - Bon, le mieux dans la situation actuelle serait finalement que tu ne parles à personne et que tu ne fasses rien du tout. Je crois que je ne peux rien faire pour toi. Tu es désespérant !
- Peut-être sont-ce tes explications qui sont d'une qualité douteuse ? rétorqua le noble de son ton indifférent. »
Sur les conseils d'Urahara, Ichigo avait tenté de le préparer à prendre sa place dans le monde réel ; mais ceci s'avérait un véritable tour de force. De un, Byakuya ignorait tout des technologies de l'an 2000 ; de deux, il avait reçu une instruction infiniment différente d'Ichigo - noblesse et futur shinigami obligent ; et de trois, il n'avait jamais eu à mettre les pieds dans un lycée ou dans une famille sans personnel. Pourtant, il avait semblé faire des efforts au début pour intégrer ces mœurs étranges. Mais rapidement ses questions déconcertèrent Ichigo, qui finit par prendre la mouche ; Byakuya se renfrogna alors et se cantonna sur sa position comme quoi ce monde était absurde…
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« - Donc si je te comprends bien, les enseignements que tu suis te permettent de passer des concours pour rentrer à l'université afin d'y faire des études pouvant alors déboucher sur un travail en lien ? Mais jamais ces opérations mathématiques ou cette heu… physique ne te servent au quotidien ? Et d'ailleurs, tu ne sais même pas vraiment à quoi cela correspond ?... Mais c'est quand même avec ça qu'on te sélectionne ? résuma placidement Byakuya.
- Oui en gros c'est ça ! On appelle ça le système et on n'y peut rien ! Voilà ! renvoya Ichigo.
- Je suis surpris que ton esprit tellement libertaire, qui te fait te battre contre les règles si celles-ci te semblent injustes, ne t'ait pas encore poussé à t'insurger contre ce… système ? avança Byakuya.
- Oui, et ben c'est pas si simple que ça ici ! Il ne suffit pas d'arriver avec un zanpakuto à la main et de se battre contre tout le monde pour réussir à faire changer les choses.
- Je suis heureux de te l'entendre dire ; tu reconnais donc l'importance de la voie diplomatique, le nargua Byakuya.
- Merde ! C'est juste qu'ici on se balade pas avec un sabre déjà ! rétorqua un Ichigo passablement fatigué de ces conversations, qui ne cessaient de digresser en comparaison de leurs deux mondes. Bon oublie le système scolaire, contente-toi de suivre en classe et de recopier tout ce qui est noté. »
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« - Pour ce qui est de ma famille, je t'ai expliqué qui est qui et où est quoi. File le plus vite possible dans ma chambre et restes-y aussi longtemps que tu le pourras, ajouta Ichigo.
- Cesse de me donner des ordres, tiqua Byakuya.
- Alors rends-moi mon corps ! rétorqua mesquinement Ichigo.
- Il me semble que c'est plutôt lui qui nous a mis dans cette situation. Tu ferais bien de ne pas l'oublier Kurosaki Ichigo, répondit froidement Byakuya, regard polaire à l'appui.
La tension devenait palpable et la fatigue accumulée par le nombre de répétition des lieux et des personnes qui peuplaient l'univers du shinigami remplaçant ne faisait rien pour arranger la chose. De plus, faire face à son propre corps toute la journée avait fini par saper le moral des deux shinigami. Ils évitaient le plus possible de se regarder ou de faire attention à la voix qu'ils utilisaient ; le pire bien sûr restant de s'entendre répondre. Cette situation était tout bonnement intenable…
D'un commun accord, ils décidèrent de s'octroyer une pause bien méritée. Ils en profitèrent chacun de leur côté pour se dégourdir un peu. Aucun d'eux n'avaient encore franchi le cap d'essayer leur nouvelle arme : comme si un tabou les retenait, comme si en le transgressant, ils reconnaissaient définitivement leur situation.
Au début Ichigo fut décontenancé par ce corps d'homme adulte. Il était plus grand, plus développé tout en étant aussi plus fin. Ses cheveux longs lui passaient sans arrêt sur le visage et les kenseikan lui tiraient affreusement sur le crâne. Comment peut-il se battre si habilement alors que quatre-vingt dix pourcent du temps il ne voit rien avec ses foutus cheveux. L'étoffe autour de son cou était incroyablement douce mais aussi horriblement chaude. Les mitaines le limitaient dans ses mouvements, et Senbonzakura battait le long de sa jambe quand il marchait. Ça y est ! J'ai compris ! Ce type est définitivement maso !
Ne supportant pas plus longtemps que ses mains soient entravées, il commença à dégrafer le gant de gauche. Mais à peine avait-il esquissé son geste, qu'il le stoppa. Bien caché sous le gant, un anneau d'or brillait à son annulaire. "Son" alliance… Ichigo contempla l'objet sans oser le toucher. Il ne lui appartenait pas. C'était encore pire que pour Senbonzakura. C'était un pan d'intimité extrême, la seule preuve de l'existence d'émotions et de sentiments chez le glacial noble, son cœur en quelque sorte…Et là, il l'avait à portée de main !
Ichigo en ressentit une drôle de sensation. Il se souvenait des paroles que le capitaine de la sixième division avait adressées à Rukia après la bataille du Sokyoku. Byakuya avait été marié, il avait aimé une femme, il avait rejeté les interdits de son clan pour l'épouser. Il avait recommencé pour adopter Rukia. Pour sa femme, il avait osé se révolter contre ce qui faisait son honneur : sa noblesse, le respect des traditions, de la volonté familiale, il avait même menti à Rukia pour honorer la promesse qu'il avait faite à… C'était quoi déjà son nom… Ah oui ! À Hisana. Il avait donc aimé une femme plus que tout ce qu'il revendiquait d'être… Il l'avait aimée plus qu'il ne s'aimait lui-même… Cette dernière pensée fit frissonner de peur Ichigo, qui dissimula de nouveau bien vite l'objet sacré sous le gant. Byakuya était un être vraiment bien trop étrange pour lui.
De son côté, le noble prenait ses marques avec ce corps plus jeune. Il avait depuis longtemps quitté l'adolescence mais contrairement à Ichigo, qui découvrait les sensations d'être pleinement un homme, lui retrouvait l'expérience d'un corps encore en formation. Byakuya fut surpris par la qualité des réflexes et de la musculature de "son" corps. Au même âge, Kuchiki se souvenait de la finesse de sa corpulence. Tandis qu'il était sous les ordres d'Ukitake-taicho, ses camarades doutaient de ses capacités tellement il paraissait frêle. Alors que le corps d'Ichigo était racé, dynamique sans être lourd : juste félin.
Une sensation incongrue le frappa lorsqu'il passa la main dans "ses" cheveux hirsutes. Ni kenseikan, ni longueur, mais il fut surpris par leur… soyeux ? Avec une telle couleur, on avait du mal à les croire naturels pourtant ; les toucher lui prouvait le contraire.
Il se sentait dynamique et bien que ce corps fut plus sculpté que le sien, il le faisait se sentir plus libre… Mais pas plus léger… C'est toujours mieux que ces inconfortables gigai - que leur refourguaient à chaque fois Urahara… Le poids de Zangetsu n'était pas aussi impressionnant que le massif zanpakuto ne le laissait présager.
Soudain un bruit le tira de sa réflexion. Byakuya pencha sa tête. Oui, ça venait de lui enfin de ce corps. Subitement inquiet, il se tourna ver Ichigo, avant de lui demander :
« - Kurosaki, crois-tu qu'il puisse y avoir encore des effets secondaires à notre… situation…
- Comme quoi ?
- Eh bien, il semblerait que mon, enfin ton corps émette de… Le noble fut coupé par un digne gargouillement. Qu'est-ce qu'il m'arrive ? s'interrogea-t-il perplexe.
- On appelle ça avoir faim ! Ne me dis pas que c'est ta première fois ? s'étonna Ichigo.
- A la Soul Society, les âmes ne peuvent mourir de faim ; étant faites de particules spirituelles, elles n'ont pas besoin de se nourrir dans le but de se renouveler, ce qui est le cas de tous les plus, à qui seul l'eau est nécessaire. Uniquement les âmes possédant des pouvoirs spirituels ont besoin de se nourrir régulièrement, mais la qualité de ce nous ingérons n'est pas très importante. Nous nous sustentons plus pour le plaisir des saveurs et pour marquer notre position. Et en cas de manque, ce que nous ressentons s'approche plus d'un état de faiblesse général que… Un nouveau gargouillis intempestif se fit entendre… de ça, expliqua Byakuya désignant "son" ventre avec dégoût.
- Ouais, en même temps un mort qu'a faim, ça serait vraiment louche !
- Je ne suis pas mort, le coupa Byakuya d'un ton sec, je ne suis tout simplement pas né. C'est différent… Je ne viens pas de ton monde : je suis un enfant de la Soul Society. C'est le prix de notre noblesse. »
Ichigo parut se perdre quelques temps dans ses pensées. Les dernières paroles résonnaient en lui étrangement ; Byakuya était un enfant né de l'union d'êtres qui n'avaient jamais vécu. C'était vrai, ils ne venaient pas du même monde ! En fait, les vivants avaient l'espoir d'une vie après la mort mais Byakuya, lui, ne l'avait pas. Il n'avait qu'une chance et puis c'était tout. Une vie à rallonge, au vieillissement ralenti et aux tâches répétitives de capitaine de la sixième division.
Lui était un gamin bien vivant avec un corps et un avenir sur Terre ; il sentirait le poids des ans passer jusqu'à finir par s'éteindre. A ce moment un frisson lui parcourut l'échine. Oui, il mourrait un jour et même plus tôt que prévu s'il ne trouvait pas un moyen de battre Aizen. Et là, que ce passerait-il pour lui ? Irait-il à la Soul Society ou alors la destruction de son âme et non de son corps le conduirait à disparaître définitivement… ou pire son hollow subsisterait et il rejoindrait le Hueco Mundo.
Sur ces sombres pensées, Ichigo arriva à se demander finalement où était sa propre place, en tant que shinigami remplaçant et vizard, dans l'ordre des mondes… Bon, le meilleur moyen de s'éviter tout ça, c'est encore de vaincre Aizen en ne laissant personne se faire tuer ! Yosh ! pensa-t-il tout à coup revigoré ; les états d'âme n'étaient définitivement pas son fort ! Et vu qu'une partie de son corps d'humain s'était liée à Byakuya, il valait mieux que celui-ci lui évite d'abord de mourir de faim !
« - Byakuya, il est tard. On a fait notre possible pour préparer au mieux le terrain. Reste plus qu'à foncer ! (NdA : vive les sous-entendus vaseux !)
- Je reconnais bien là ta façon de faire Kurosaki, ajouta le noble froidement, mais il ne rechignait pas contre l'idée d'aller prendre du repos. C'est en s'évitant du regard qu'ils se mirent à marcher côte à côte en direction de la sortie.
Urahara semblait vraiment travailler pour une fois, et vu l'heure qu'il était Jinta et Ururu dormaient déjà. Ce fut donc Tessai qui les raccompagna jusqu'à la porte. Son mutisme habituel ne leur permit pas de savoir de prime abord s'il avait été mis dans la confidence. Mais arrivé sur le seuil, il se tourna vers "Byakuya" : «Kurosaki-san j'attendrai votre retour pour vous montrer où vous logerez. Vous prendrez la place de Renji-pique-assiette-san si cela ne vous dérange pas. » Byakuya réagit imperceptiblement à l'entente du nom – et surtout du surnom – de son fukutaicho.
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Le roux et le brun marchaient silencieusement chacun perdu dans ses pensées. Le chemin du magasin de Kisuke à la clinique Kurosaki n'était pas très long. Mais marcher dans la nuit leur fit du bien, les délestant de la tension de l'après-midi. Arrivés devant la porte d'entrée, Ichigo se tourna vers Byakuya :
« - Je t'attendrai derrière la maison dans le jardin. Tu rentres, tu manges et tu fonces dans ma chambre ! Ok ? Je viendrai t'y rejoindre au signal convenu. Ah ouais, un dernier truc, précisa Ichigo en se frottant l'arrière de la tête avec la paume - ce qui n'eut pas du tout l'effet escompté vu la longueur de cheveux et la position d'accroche des kenseikan ! Mon père aime bien tester mes réflexes… »
Byakuya fixa Ichigo droit dans les yeux pour essayer d'y lire une quelconque significations à ses derniers mots. Puis brusquement, il se détourna et se dirigea vers la porte d'entrée - voir Ichigo réussir à emmêler "ses" cheveux n'importe comment ayant pour beaucoup joué dans sa précipitation.
A peine Byakuya avait-il ouvert la porte, qu'un pied s'avança au niveau de son visage suivi par tout le reste du corps.
« - C'est toi fils indigne ! s'écria Isshin »
Byakuya esquiva gracieusement la savate parentale, tandis que le père d'Ichigo finissait de s'encastrer dans le mur d'en face. Mon père aime bien tester mes réflexes… Oui, Kurosaki tu me le revaudras… Identification paternel réussie, tests moteurs concluants.
Mais Byakuya n'avait pas encore fait deux pas de plus qu'une tornade brune lui arriva dessus en hurlant :
« - C'est à cette heure que tu rentres baka ! Yuzu se faisait un sang d'encre. Elle ne voulait même pas manger sans toi ! Elle t'a même gardé ta part au chaud ! Alors t'as intérêt à t'excuser et vite sinon je te déboite ! Et tu sais que je le peux ! fulminait Karin. Identification de la petite sœur hystérique réussie
- Ce n'est pas grave Ichi-nii. Si tu vas bien c'est ce qui compte. Viens, rentre vite maintenant tu dois manger, compléta doucement Yuzu avec un tendre sourire. Identification de la sœur jumelle réussie.
- Baka, puisque tu l'as inquiétée comme ça, tu te coltineras la vaisselle de tous, t'avais qu'à être à l'heure, ragea Karin. »
Isshin en profita pour se jeter sur un poster géant affiché dans le salon pleurant comme une âme en peine :
« Masakiiii ! Regarde ton fils se comporter indignement. Notre aîné est grand, il veut déjà quitter la maison. » Masaki… la mère d'Ichigo était morte en le protégeant d'un hollow. Rukia en avait parlé… Ichigo avait beaucoup hérité des traits de sa mère. Une très belle femme… Identification de la mère d'Ichigo… réussie.
Byakuya incrédule devant le manège d'Isshin revint à lui :
« - Est-ce ainsi que l'on honore la mémoire des disparues et de sa femme en particulier, l'interrompit-il d'un ton glacial. Sa colère était si grande qu'il en serra les points à s'en faire blanchir les articulations. Il reprit la voix sourde. Ni autel, ni encens, ni bougie… Est-ce là tout le respect que ta femme t'inspire ? Byakuya riva ses yeux dans ceux d'Isshin, qui redevint instantanément sérieux
- Ichi… go ? Isshin fixait attentivement son fils dans les yeux. Enfin son fils, c'était vite dit ! Pourtant ce n'était pas Kon, ni un autre mode soul. C'était Ichigo sans être lui : sa colère oui, mais pas de froncement de sourcils, une espèce de contrôle dans ses émotions. Et ce ton ? Et ces paroles pour sa femme, et non sa mère ? Et ce reiatsu comme modifié tout en restant le sien ? D'un autre côté la colère, qui l'animait, ne semblait adressée que contre le protocole funéraire. Qui que se soit qui se tenait devant lui, il ne lui vouait aucune animosité… Rester sur ses gardes, penser aux filles et essayer de savoir ce qui est arrivé à Ichigo. Appliquer le protocole habituel : plus de Ichigo, plus de fils, juste le tutoyer, on avisera après ! »
Isshin se redressa et dit posément à son fils :
« Il est tard, Yuzu a raison. Va vite manger. Et comme Karin te l'a dit, tu es de corvée de vaisselle. Les filles, allez vous coucher puisqu'il est rentré. » Les jumelles saluèrent et montèrent dans leur chambre sans demander leur reste ; la colère soudaine de leur frère les avaient étonnées suffisamment pour qu'elles effectuent un repli stratégique afin d'en parler à l'abri. Les filles en sécurité, Isshin pourrait espionner à son aise ce "fils" qui lui était rentré.
Byakuya reconstitua dans sa tête le plan qu'Ichigo lui avait appris de sa maison. C'est donc sans hésitation qu'il se dirigea vers la cuisine.
Sur la table, en effet trônait un repas soigneusement emballé et maintenu au chaud à l'aide d'une plaque. Byakuya déballa le repas, puis s'assit très convenablement en face avant de saluer. Isshin n'avait rien manqué de ce spectacle absolument incroyable : son fils normalement aurait déballé un coin du plat avant de se caler debout contre un meuble et d'avaler goulûment son repas !
Alors que le noble stoïque mangeait avec élégance, ses pensées le ramenaient vers son excès de colère précédent. Les événements de la journée avaient eu raison de sa patience et le comportement du père d'Ichigo envers sa défunte avait réveillé en lui l'écho qu'il manquerait aussi à ses devoirs quotidiens envers son épouse. Mais dans ces circonstances, dans ce corps, il ne pouvait se recueillir devant son portrait. Hisana, pardonne-moi… Cinq ans de bonheur et cinquante ans de deuil, une année de joie pour dix de souffrance… Ce serait à refaire, je le referais quitte à payer encore dix fois plus… Byakuya finit par lâcher un soupir.
Isshin décida alors de s'éclipser : décidément, ce n'était pas Ichigo ! Mais quelqu'un qui avait perdu sûrement une personne très proche. Hein, Masaki ! Il n'y a que les hommes qui ont vu leur fleur se faner avant eux qui peuvent soupirer ainsi.
Kuchiki finit son repas dans un silence religieux, ce qui l'aida à se calmer. Bon et maintenant, il allait devoir LAVER de la vaisselle. De toute sa vie, cela ne lui était encore jamais arrivé. Donc, ôter ses gants, prendre une éponge, mettre du savon dessus et frotter. Ôter ses gants ? Mais il ne les portait plus, enfin pas lui… Son alliance ! Il lui fallait la récupérer coûte que coûte. C'est en se focalisant sur cette idée que Byakuya prit part pour la première fois de sa vie à des travaux ménagers.
Après avoir terminé, une grande lassitude le prit et c'est presque – noblesse oblige – en se trainant, qu'il atteignit "sa" chambre. 1-5 ichi-go. Impossible de se tromper. Il poussa la porte et entra dans la pièce quand une espèce de chose moche s'agrippa à sa jambe. Le noble tiqua mais ne dit rien. Identification du mode soul réussie…
« - Ichigoooo ! Tu es enfin rentré ! Je suis si heureux ! En plus y a un pervers qui traîne dehors et qu'arrête pas de regarder du côté de ta fenêtre !
- Un pervers ? laissa tomber d'une voix atone Byakuya
- Regarde, lança Kon en pointant de sa griffe de feutrine un coin du jardin derrière lequel se dissimulait mal un Ichigo aux aguets. En plus il a une tête de constipé ! »
Le noble encaissa le coup très limite ; il commençait à sentir les sangs lui bouillir.
« - Ce n'est pas un pervers mais Byakuya Kuchiki le chef du….
- Le frère de Nee-chaaaaan ! l'interrompit le mode soul. C'est le sale porc qui a voulu la tuer, elle et ses si fabuleux petits monts d'amour douilleeets… Et ses deux autres plus gros monts de bonheuuuuurrr ! Et ses vues si exaltantes sur ses petites culot…
- Comment as-tu vu tout ça ? le coupa le noble en le prenant par la crinière
- J'avais aménagé un petit trou dans le placard et quand elle y dormait je pouvais la prendre en photo tranquillement. T'en veux ? J'ai fait des doubles ! proposa innocemment Kon. »
La pauvre peluche ne vit pas la lueur fatale dans les yeux d' "Ichigo". Byakuya referma sa main sur son museau. Il ouvrit l'un des tiroirs du bureau, souleva un classeur, étendit le pauvre Kon qui n'osait plus rien faire tant l'air était devenu glacial d'un coup. Puis il appliqua bien consciencieusement le classeur, un livre fort épais et les restes d'une ramette de papier sur l'animal, avant de refermer le tiroir. Adieu Kon !
Puis dans un calme olympien, Byakuya se leva et se saisit de la lampe de bureau pour lancer le signal à Ichigo.
- Dans un placard… Rukia… logeait… dans… ton placard… finit par lâcher Byakuya, les dents serrées et le coin de la bouche animé d'un tic qui lui faisait afficher la moitié d'un sourire que n'aurait pas renié le hollow d'Ichigo. Nous allons avoir une petite conversation, Kurosaki Ichigo…
Son esprit avait fini par craquer pendant la dernière tirade de Kon…
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Voili, voilou : alors vous voulez la suite de suite ?
Si vous avez aimé et que vous souhaitez le chapitre trois, à vous de vous exprimez !
Merci de votre lecture
