Bon, vu que j'ai craché le premier chapitre sans rien dire, je vais prendre le début de celui là pour mon petit blabla bimensuel (à peu près)
Je voulais remercier sincèrement tous les lecteurs qui prennent la peine de mettre une review ou un favori sur mes fiction, ceux qui me lisent sans rien, bah je leur en veux pas (après tout c'est leur droit), mais je les aime un peu moins que les autres :D
Je voulais aussi dire un petit merci aux revieweurs(?) anonymes, à qui je ne peux pas répondre directement mais que j'apprécie vraiment, même si j'oublie généralement de répondre à leur review sur le site.
Merci à tous ceux qui m'ont fait des compliments, à tous ceux qui m'ont fait des critiques, et à tout ceux qui ont répondus à mes questions bizarres (parce que j'ai toujours des questions bizarre, sincèrement, vous n'aimeriez pas être à la place de mes amis que j'interroge toujours sur des trucs pas possible...)
Par contre, le choc quand j'ai vu la quinzaine de follow sur le chapitre précédent dans la journée... Vous savez qu'il suffit de mettre l'auteur en follow ? Ça vous éviterait de le faire pour chaque fiction...
Bonne lecture !
Yume la pitite chaussette cannibale u_u
CHAPITRE 2 :
Draco faisait rebondir une balle sur le mur, provoquant un bruit régulier assez stressant pour les autres, vu que cela faisait bientôt une heure qu'il ne faisait que ça. Vincent et Blaise étaient déjà sortis du dortoir, excédés au possible tandis que Théo le regardait d'un air pensif, ne le lâchant pas des yeux.
Grégory craqua à son tour, sortant d'un pas lourd avant de claquer la porte derrière lui.
Théodore prit alors la parole :
-Tu hésites, Draco ?
-Peut-être, répondit évasivement le blond en continuant de frapper le mur.
Il n'était pas le moins du monde étonné que son ami prenne la parole comme s'ils poursuivaient une conversation, après tout c'était commun chez lui.
-Tu hésites sur quoi ?
-Ça ne te regarde pas Théodore.
-Alors je regarderais pas, répondit le garçon en parlant à nouveau de sa voix calme et lointaine qu'il arborait généralement en public, et non pas avec eux.
De toute évidence, il n'était nullement gêné par le ton froid de son ami, mais il n'appréciait pas pour autant d'être mit à l'écart de ce que Draco vivait en ce moment. Ce dernier soupira donc, et stoppa la balle entre ses longs doigts, la faisant rouler entre eux.
-J'ai sauvé la vie d'un type que je déteste, et j'ai assisté sans rien faire à la ''résurrection'' d'un autre type que je déteste par le baiser d'un ami. Est-ce que je n'ai aucune estime de moi ?
-Y avait-il une raison légitime pour que tu les détestes ?
La main de Draco se crispa sur la balle avant qu'il l'envoie de toutes ses forces contre le mur. Elle rebondit avec un grand bruit et atterrit loin des deux garçons, effectuant quelques petits bonds avant de rouler sous le lit de Blaise.
-J'en sais rien.
Se passant les deux mains dans les cheveux, le blond soupira lourdement.
-J'en sais fichtrement rien...
Théo ne répondit rien, et sortit à son tour, laissant Draco seul dans le dortoir.
.
Arabella passa un bras autours des épaules de son pupille et le fit se lever.
-On y va, Harry...
Il hocha la tête tandis qu'elle lui souriait d'un air encourageant tout en le dirigeant vers la sortie de l'infirmerie.
À cette heure là, tous les élèves étaient en cours, il n'y avait pas de risque qu'on le surprenne, et ça lui convenait parfaitement : il ne voulait voir personne, surtout quand il se sentait comme un petit vieux ou un handicapé qu'on aide à marcher car il ne peut le faire seul.
Harry jeta tout de même un dernier regard au château, silencieux, avant de suivre sa tutrice et Rusard vers la calèche qui l'attendait. Il écarquilla les yeux en voyant pour la première fois l'étrange créature qui tirait le véhicule mais ne fit aucune remarque, se contentant d'observer sans la moindre discrétion l'étrange cheval noir aux ailes de chauve-souris et aux dents pointues, avant de grimper à la suite de sa tutrice.
-Tu es sûr que tu veux bien rester à la maison jusqu'à la fin de l'année, Harry ? C'est vrai que ça me rassurerait, mais il faudra que tu prennes des cours de rattrapage à ton retour et que tu te coupes des autres élèves pendant plusieurs mois...
-Ici ou à la maison, je m'en fiche, tu sais... fit Harry d'une voix lasse. Et puis ça te rassure, alors tout va bien.
Elle ne répondit pas. Elle semblait triste quand elle le regardait.
Harry détourna les yeux et fixa à nouveau les sortes de chevaux noirs devant la calèche.
Il soupira, revoyant comme un flash le visage de Tom Jedusor lui dire qu'il était un raté, et que c'était pour ça qu'il était resté là-bas pendant deux années entières.
Saleté d'ectoplasme de merde...
.
Charlie n'était pas resté à l'enterrement. Il était partit dès que possible, et personne ne lui aurait reproché d'avoir fait ça.
Debout au milieu d'un enclos battu par le vent, il faisait face à un immense boutefeu chinois qui venait tout juste d'atteindre maturité.
Charlie ne se tenait pas sur la défensive, mais il ne faisait pas non plus mine d'attaquer. Il était calme, serein et regardait le dragon droit dans les yeux en silence.
C'était à des moments comme ça, quand il était face aux monstres hantant les rêves des enfants, qu'il se sentait bien, détendu, en harmonie avec lui-même. D'un instant à un autre, les dragons pourraient se jeter sur lui, mais il y était préparé de toute manière, et il savait que le jour où il mourra, se sera sous les crocs et les griffes d'une des créatures qu'il avait lui même élevé.
-Weasley, tu devrais...
-Laisse le, même s'il est nouveau, ça se voit qu'il sait s'y prendre, Kylian. Regarde-les...
Charlie entendait tout ce qu'ils disaient dans son dos, et il ne bougeait pas. De toute manière, il s'en sentait incapable, il ne se sentait plus capable de rien, il avait mal, il était triste, terriblement triste...
-Oui mais...
-Laisse le je te dis. Va t'occuper du suédois et arrête de traîner dans les pattes de tout le monde.
Lentement le dragon s'était baissé jusqu'à ce que son museau soit au niveau du visage du rouquin. Un souffle extrêmement chaud balaya les cheveux mi longs du Weasley qui leva la main. Sans hésitation, il la déposa sur les écailles du boutefeu qui ne fit pas le moindre mouvement de recul.
-Ma sœur est morte, Dragon.
Il était seul dans l'enclos, il était seul partout, il se sentait seul jusque dans ses entrailles...
-Ma sœur est morte...
Il s'assit sur le sol avant de s'écrouler, puis entoura sa tête de ses bras, plié en deux par la douleur qu'il ressentait en lui, comme si on lui arrachait le ventre à coup de griffes. Il ne pleurait pas, mais avait si froid à l'intérieur qu'il en tremblait presque. Il gémit pitoyablement, se fichant bien que le dragon puisse le couper en deux sans qu'il ne voit rien.
Mais le boutefeu n'en fit rien, soufflant sur lui comme pour le réchauffer, et fini par s'enrouler autour de l'humain.
.
Hermione était assise sur le sol de la salle commune, en tailleur devant le feu, un énorme grimoire poussiéreux sous les yeux.
Personne n'allait la voir, elle n'allait voir personne et ça lui convenait parfaitement.
Harry lui manquait, cela faisait une semaine et demie qu'il était retourné chez madame Figg et elle se sentait un peu seule malgré tout.
-Granger, désolé de te déranger, mais tu pourrais m'aider en sortilège ? Demanda une voix à côté d'elle.
Sans lever les yeux de sa lecture, elle répondit sèchement à Neville de demander à quelqu'un d'autre car elle était occupée. Ce n'était pas totalement vrai, mais elle ne voulait simplement pas avoir le moindre contact avec quiconque, et encore moins les griffondors...
-Et ben, Granger, tu ne joues plus les miss je-sais-tout ?
-Dégage Potter.
-T'es vraiment bizarre depuis que Figg est parti...
Hermione frissonna et lâcha pour la première fois son livre du regard pour regarder le Survivant d'un air septique.
-C'est bizarre, la manière dont tu le dis, on dirait que ça te fait plus mal qu'à moi… Dit-elle lentement en l'observant se crisper à ses mots.
-Je vois pas de quoi tu parles...
-Oh si, tu vois parfaitement ce que je veux dire.
Wellan soupira, se passant une main dans les cheveux avant de s'asseoir à ses côtés d'un air mal à l'aise.
-Ok, je vois ce que tu veux dire.
-C'est ce qu'il me semblait. Alors, dit moi tout.
-Pas là, j'ai pas envie que tout le monde soit au courant en moins de trois jours. Et puis j'ai pas spécialement envie de t'en parler non plus...
-Tant pis pour toi, alors.
Sur ce, Hermione se leva et monta les escaliers de son dortoir sans un regard en arrière, le livre sous le bras.
Ainsi, elle ne vit jamais le regard déçu qu'eut Wellan, ni les œillades assassines des filles de Griffondor, et encore moins le poing de Ron se crisper contre sa cuisse.
Elle ne vit rien, et ne chercha même pas à regarder.
Cela lui importait peu, en ce moment elle se sentait bien loin de tout cela.
.
Draco frappait à répétition dans le sac de toile qu'il avait fait apparaître dans la Salle sur Demande qu'il avait découverte il y a quelques jours, un peu après le réveil du poufsouffle. Depuis, il venait chaque jour la visiter, la trouvant plus qu'utile pour se défouler.
-Drake, t'es sûr que c'est vraiment utile de frapper dans ce coussin ?
-C'est ce que font les moldus pour se défouler.
-Depuis quand tu t'intéresses aux moldus ? Et puis c'est dégoûtant, tu es couvert de sueur.
-M'en fous !
La conversation avec Théo tournait encore dans sa tête, sans qu'il parvienne à savoir si sa haine était effectivement justifiée ou pas. Son incapacité à se décider avait rendu ses nerfs à vif et c'est là qu'il avait décidé de se défouler pour penser à autre chose, en l'occurrence, la meilleure façon de frapper un sac de toile sans se casser un doigt, ce qui n'était pas aussi évident qu'il n'y paraissait.
Ce qu'il n'avait pas prévu, par contre, c'est que Blaise le suivrait à chaque fois pour tenter de le calmer, et qu'il serait aussi persistant dans ses remarques désagréables.
-Tu pues, je peux le sentir de là.
-Silence, Blaise.
-En plus t'es décoiffé.
Draco se figea aussitôt pour porter ses mains sur son crâne, inquiet.
Blaise éclata de rire avant de lui assurer entre deux hoquets qu'il plaisantait, et que le sort qui le maintenait toujours coiffé était encore en place.
Furieux, Draco se jeta sur son ami. Ils roulèrent tous deux sur le sol, Blaise gigotant sous les assauts des chatouilles de son meilleur ami. Au bout de longues minutes insoutenables, Draco consentit enfin à s'arrêter et regarda le mulâtre avec un air supérieur.
-Alors, qui c'est le meilleur ?
-C'est... c'est toi... souffla Blaise, un sourire encore hilare étirant son visage.
Draco prit une pause avantageuse, bien que le fait qu'il soit à cheval sur Blaise gâche un peu l'effet de style.
-N'empêche, ce n'est pas mieux de faire un combat de chatouilles pour se défouler ?
-Si, répondit Draco en souriant.
.
Jamais Harry ne s'était senti aussi malade.
Depuis qu'il était rentré dans leur nouvelle maison, sur l'île qu'avait hérité Arabella, il avait eu quelques vertiges et nausées, mais en général ça ne l'avait jamais vraiment dérangé au quotidien : il avait même pu aller marcher un peu sur la plage sans rester accroché au bras de sa tutrice...
Mais à présent il ne se sentait même pas la force de bouger de son lit.
Arabella lui avait diagnostiqué une forte fièvre, mais sans véritable raison particulière.
Harry perdait régulièrement connaissance où ses délires étaient traversés de souvenirs sans qu'il puisse vraiment les différencier. Quand à ses moments de réveils, ils étaient consacrés à essayer de boire ou manger sans tout recracher sur le champ tant il lui semblait que son estomac était retourné.
-Harry, fais un effort mon chéri ou tu ne vomiras bientôt plus que de la bile...
Il n'eut pas le temps de répondre, l'inconscience l'avait de nouveau engloutit pour lui montrer des bribes de souvenirs de Là-Bas, montrant Daniel en train de hurler, montrant les dents trop blanches de Fierz, montrant les arbres défilant si vite autour de lui parce qu'il devait courir, il fallait courir, tout le temps où le soleil est levé, ne dormir que d'une oreille en craignant une attaque n'importe quand, fuir encore et encore... Et si on s'arrête, si on a le malheur de s'arrêter...
Combattre.
Combattre et croiser les doigts pour survivre à ce que l'on doit affronter.
Il ouvrit les yeux, seul dans la chambre.
En entendant les pas de sa tutrice au rez-de-chaussée, il prit la cuillère et mangea quelques bouchées avant de la reposer, à nouveau au bord de la nausée.
Harry avait si chaud qu'il avait l'impression de mourir...
-Venez à moi.. Siffla-t-il.
Il avait besoin de ses serpents.
.
Wellan était silencieux.
Depuis la mort de Ginny il ne disait rien en fait. Les membres de la Confrérie du Secret le surveillaient avec attention et supposaient que l'amour de Wellan était en réalité dirigé vers la dernière des Weasley, d'où sa déprime.
Mais c'était inexact, puisqu'en réalité, Wellan était silencieux depuis la disparition de Figg. L'avoir retrouvé dans cet état, avoir pu contempler son corps suspendu au dessus du vide ne l'avait en rien aidé à s'en remettre.
Et maintenant que Figg était réveillé... et bien, cela ne changeait rien.
Il n'arrivait pas à reprendre pied, il était complètement bloqué dans ses sentiments, c'était effrayant mais il avait vraiment l'impression que tout son être était tourné vers ce connard de Poufsouffle, comme s'il était attiré par lui pour une obscure raison...
La seule compagnie qu'il acceptait vraiment était Ron, en réalité.
Aucun des deux ne cherchait d'explication ou de justification, cela s'était fait naturellement. Ron avait besoin de soutient, Wellan avait besoin de ne plus penser à Figg, ça leur avait suffit sans qu'ils aient besoin de se le dire à voix haute.
Alors ils restaient tous les deux, renfermés, et jamais Seamus, Dean ou Neville avaient tenté de s'interposer entre eux. Ils étaient devenus trop proches pour cela.
Seamus se demandait si finalement Wellan n'allait pas remplacer Figg par Ron, mais il en doutait pourtant : il avait pu voir comment Wellan réagissait à propos du poufsouffle, et ce n'était pas du tout la même chose que ce qui le liait à Ron.
Alors Seamus se disait qu'il y avait simplement plusieurs sortes d'amour, sans vraiment chercher plus loin.
.
Ernie était allongé sur son lit, les yeux fixés sur le plafond. Justin le regardait sans un mot, les poings un peu crispés contre ses cuisses.
-Ernie ?
-Hm ?
-A quoi tu penses ?
Ernie releva légèrement la tête pour le regarder avant de la laisser retomber sur l'oreiller pour répondre :
-A tout ce qu'il s'est passé cette année. C'est bizarre, non ?
Justin se leva de sa chaise et vint s'asseoir sur le lit de son ami sans cesser de le fixer, finissant par lui demander :
-Qu'est-ce qui est bizarre ?
-Il y avait un monstre dans Poudlard, et tu as été pétrifié. Même un fantôme a été pétrifié ! Et maintenant les professeurs font comme si rien ne s'était passé : « JOIE, les élèves vont bien et le monstre a été terrassé. Soyons heureux ! »
Ernie secoua la tête en grinçant des dents avant de reprendre :
-Personne ne semble se souvenir des dégâts qu'il y a eu.
-Tu étais inquiet pour moi ? Demanda brusquement Justin.
-Bien sûr...
-Mais tu étais plus inquiet pour Figg.
Ernie se redressa vivement.
-C'est faux !
Justin leva un sourcil, attendant la suite.
-C'est vrai que je me suis rapproché de Harry ces derniers temps, mais c'est parce qu'il est seul, Justin, pour rien d'autre. C'est toi mon meilleur ami, tu es le seul !
Il le regarda en silence, le regard impénétrable et le visage impassible, sans que Ernie ne sache s'il le croyait ou non. Il ne se démonta pourtant pas, soutenant son regard sans la moindre hésitation quand il répéta d'une voix claire :
-Tu es vraiment le seul, Justin.
Justin eut alors l'ombre d'un sourire, il avait l'air bizarre mais Ernie ne sut pas pourquoi. Justin se leva alors et sortit du dortoir.
Voila pour ce chapitre ! J'espère qu'il vous a plu et que vous êtes fiers de moi pour la rapidité du postage (ne rêvez pas trop, ça ne va pas durer...).
Portez vous bien !
Yume u_u
