Posté le : 27 Octobre

P'tit mot : Ma fiction se concentrera majoritairement sur le livre mais il n'est absolument pas nécessaire de l'avoir lu. Pour m'en éloigner, j'ai décidé de m'intéresser principalement au personnage de Newt. Ma fiction débute donc bien avant l'arrivée de Thomas, bien qu'il s'agisse d'un Newtmas ! J'espère que vous l'aimerez, et que vous ma laisserez un p'tit avis, ça fait toujours plaisir (même si c'est négatif, ça aide à avancer ;) )

Musique qui m'a inspiré dans l'écriture : All Comes Down de Kodaline


AFTER THE FALL

CHAPITRE I - PARTIE 2


« L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous. » - Sartre


Tous les garçons se rassemblèrent après avoir retrouvé leurs esprits. Il s'avéra que tous avait oublié leurs existences passées. Seul leur prénom revenait. Newt écoutait les uns et les autres prendre la parole. Il aurait voulu dire quelque chose, leur ordonner de se taire parce que personne ne s'entendait, parce que ce n'était pas dans un tel désordre qu'ils comprendraient ce qui leur était arrivé. Certains restaient silencieux comme lui, semblant réfléchir, mais personne n'intervenait. Il fallait agir.

Newt sortit alors du groupe pour se diriger vers les caisses. Elles reposaient toutes sur une sorte de grille. C'était la seule partie de la plaine qui n'était pas recouverte d'herbe. Il s'agissait d'une grande plaque métallique avec au centre cette grille recouverte de boites en bois. Certaines étaient énormes, en vérité il y en avait de toutes les tailles. Il s'agenouilla devant l'une d'elle et passa sa main sur les inscriptions. Ce «Wicked is Good » était absolument partout et Newt n'en comprenait pas le sens. Le méchant est bon. Ça ne voulait rien dire. Il y avait tout un mystère qu'il n'arrivait pas à lever.

- Eh toi ! Qu'est-ce que tu fous ?!

Toujours la même voix. Le même blond baraqué. Newt avait apprit qu'il se prénommait en fait Gally. Et, de ce qu'il avait vu de lui, ce n'était pas le type de personnes qu'il aimait côtoyer. Il faisait trop son dur à cuire avec les autres, il était brusque et avait une assez forte personnalité.

- Je me dis qu'on trouvera peut-être des infos en les ouvrant, lui répondit Newt en se tournant vers lui.

D'autres garçons avaient suivis la discussion et se rapprochaient d'eux. Un grand gars noir, encore plus grand que ce Gally, écarta tout le monde pour pouvoir arriver au premier rang.

- Pas bête, dit-il de sa voix grave. Toi, dit-il en indiquant Gally, tu nous aides. Les autres vous bougez pas.

A trois ils ouvrirent une bonne dizaine de caisses. A l'intérieur, il y avait tout le matériel utile pour se créer un habitat confortable : des outils, de l'engrais, et ils découvrirent même une vache enfermée dans une cage. Tous comprirent qu'on attendait d'eux qu'ils apprennent à vivre dans ce lieu. Mais pourquoi ? Tout ça était incompréhensible.

- J'sais pas vous mais moi je compte pas rester ici plus longtemps ! s'exclama un petit rouquin que Newt n'avait pas encore remarqué.

- Ah oui ?! Et tu comptes aller où tocard ? s'exclama le gars à la peau noire.

Sa carrure effraya un peu le rouquin qui se recula mais il remit vite-fait d'aplomb et prit une position bien droite pour lui faire face.

- Ses fentes dans les murs sont pas là pour la déco ! Je vais me barrer d'ici et ceux qui sont d'accord avec moi me suivent !

Il s'éloigna rapidement, se dirigeant vers le mur le plus proche. Newt ne savait pas quoi faire. Il n'avait aucune envie de rester dans cette endroit inconnue mais ces hauts murs ne lui disaient rien qui vaille. Il suivit tout de même le rouquin comme tout le monde. Plus il s'approchait, plus le mur se dressait devant eux de toute sa hauteur, c'est là que Newt remarqua qu'il avait sous-estimé sa hauteur. Ils arrivèrent près de l'entrée – ou bien était-ce la sortie ? - et se stoppèrent. Le long couloir était sombre, personne ne pouvait voir où il venait. Le rouquin avait à nouveau perdu de son assurance en voyant ça. Il se tourna vers les autres garçons et hocha la tête.

- J'y vais !

Il se détourna et avança de quelques pas incertains. Quand les autres virent qu'il ne lui arrivait rien, certains le suivirent alors. Newt hésitait encore. Et il n'était pas le seul. Gally et le gars à la peau noire était resté avec lui.

- On n'en sait pas encore assez, je veux pas prendre de risque ! s'exclama un blond avant de s'éloigner du mur et de retourner vers les caisses.

Un asiatique se posta à côté de Newt, les bras croisés. Son visage était à premier abord impassible mais Newt vit dans ses yeux le doute. Ce type avait clairement le goût du risque, ça se lisait dans ses yeux, il avait cette sorte d'excitation. Et pourtant...

- Vous voyez quelque chose ?! s'exclama t-il à l'intention de ceux qui était partis.

- Juste d'autres couloirs! lui répondit une voix lointaine.

- Revenez là ! cria le grand noir.

A ce moment-là, une secousse les fit tous vaciller et reculer. Newt ne comprenait pas ce qui se passait. Le sol tremblait et, devant leurs yeux ébahis, les portes se refermèrent. Newt tourna le regard vers les autres portes. Elles aussi se refermaient.

- Revenez ! crièrent t-il tous ensemble.

Le mur de droite se déplaçait alors vers celui de gauche. Ils remarquaient tous à présent que le mur de gauche possédait des trous énormes qui correspondaient parfaitement aux pointes du mur de droite. Des garçons revinrent alors en courant vers eux et se jetèrent quasiment sur eux. La porte était quasiment refermée. Le rouquin et deux autres couraient toujours vers eux, criant. Newt et les autres ne pouvaient rien faire pour les aider. S'ils entraient, ils se retrouveraient bloqués aussi et il n'y avait aucun moyen de bloquer la porte. Elle se referma alors dans un gros « boum », bloquant l'accès. Trois d'entre eux étaient coincés à l'intérieur.

Newt avait bloqué sa respiration. Son voisin avait décroisé ses bras qui se serraient à présent en poing.

- Faut faire quelque chose ! s'exclama un brun.

La nuit était tombé à présent et, s'étant servi des outils dans les caisses, certains gars avait commencé à employer plusieurs techniques pour écarter les deux portes mais rien n'y faisait. Ils étaient tous en sueur et pantelants à présent, à regarder la haute porte.

- Ça sert à rien..., souffla l'asiatique.

Il était bien le seul à dire à voix haute ce que tout le monde pensait tout bas. Il n'y arriverait pas.

Un bruit attira l'attention de Newt. Comme si quelqu'un tapait une barre métallique contre de la pierre. Il remarqua une sorte de mouvement sur sa gauche, derrière les branches de lierres qui recouvraient le mur. Il les écarta alors et recula d'un bond. Une petite vitre permettait de voir de l'autre côté du mur. Et il venait de voir ce qui faisait ce bruit étrange.

- Venez-là ! dit-il aux autres.

Ils se précipitèrent vers lui et regardèrent à leur tour à travers le carreau. Une chose énorme, mi-métallique mi-bête, glissait sur le sol. Ils ne pouvaient pas voir exactement ce que c'était parce qu'il faisait nuit mais ils savaient qu'ils en avaient peur. Ses extrémités étaient terminées par des instruments bien coupants comme des cisailles ou bien des lames. Ils s'éloignèrent tous et firent retomber le lierre sur le carreau.

Cette nuit-là, aucun d'eux ne dormit. Ils attendirent jusqu'au petit matin pour voir si un changement s'effectuait. La porte de droite s'écarta alors de celle de gauche au petit matin. Et il n'y avait plus aucune trace de la bête ni de leurs trois compagnons.