Auteur : Azalea
Origine : Gundam Wing
Genre : Dramatique.
Couple : 2+1 et 3+4
Disclamer : Je ne fais qu'emprunter les personnages… Snif !
Résumé : Heero garde bien des choses pour lui, des événements qui s'avèrent dramatiques dans sa vie. Un psychologue l'envoie dans un centre très spécial où il y fera la connaissance de Duo Maxwell en qui il s'identifie peu à peu.
Note : Un grand merci à ornaluca, Yami ni hikari, Magical Girl Kiki, Mayu-chibichan, Yami-Rose Aka, Florinoir, Téyana et Sheina (bisous à vous deux les copinous), nass, Kirane, eal, Laura Kaede, Shinigami girly, didilove37, DemonLoulou et Sharak pour votre review.
Chapitre II : Rêves impossibles.
(Heero)
Le lendemain matin, je me réveillais avant qu'une femme ne passe dans la chambre vers huit heures pour nous dire de nous préparer. Le déjeuner était à neuf heures, nous avions donc une heure pour nous doucher et nous habiller. Environ vingt minutes plus tard, j'étais prêt. Trowa me demanda de ne pas l'attendre vu qu'il aimait se prélasser sous l'eau chaude restante.
C'est ainsi que je me dirigeais seul vers la salle à manger. Là-bas, je vis Duo, seul, assis et qui semblait plongé dans la contemplation de son bol de céréales.
Je décidais d'en profiter pour aller lui parler.
- Bonjour, dis-je.
- Salut.
Au son de sa voix, on aurait dit qu'il avait perdu toute agressivité et arrogance. Mais après tout, peut-être était-il encore tout simplement endormi.
- Je t'ai vu parler avec Quatre hier soir, continuais-je.
- Ah ? Et alors ?
- Rien. Je trouve juste étrange que quelqu'un comme toi puisse être gentil avec un autre.
Un long silence suivit mais paroles. Du moins jusqu'à ce qu'il se décide à le briser.
- Quelqu'un comme moi ? Répéta-t-il.
- Oui.
- Ecoute-moi bien, Heero Yui. Tu ne me connais pas. Quatre est d'ailleurs la seule personne qui a, un jour, essayé de me comprendre. Je le considère comme un ami et maintenant qu'il est mal en point, je veux être à ses côtés. Je n'abandonne jamais mes amis ! Ca t'étonnes tant que ça !
- Non. Ce n'est pas ce que je voulais dire.
- Pff, laisse tomber, tu peux pas comprendre !
Sur ce, il se leva en renversant son bol dont le lait et les céréales envahirent la table et sortit de la pièce. Je savais pertinemment qu'il valait mieux le laisser tranquille, mais je ne voulais pas rester sur cette dispute.
- Attends ! M'exclamais-je en me levant à mon tour.
Je le rattrapais à l'entrée de la pièce et le saisi par le poignet, mais son attitude fut alors brutale. Il se dégagea sans ménagement.
- Ne me touche pas ! S'écria-t-il.
Et il me bouscula avant de sortir.
J'ignorais pourquoi il se comportait ainsi. La veille encore il semblait méprisable et aujourd'hui, j'avais eu l'impression de déceler une certaine tristesse dans son regard. J'essayais tant bien que mal de comprendre son comportement, mais je n'y parvenais pas.
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(Duo)
Pour qui se prenait-il ? Il ne croyait tout de même pas pouvoir entamer une conversation avec moi ou même devenir mon ami ?
De toute façon, mis à part Quatre, plus personne ne parviendrait à me comprendre. Mon cœur était devenu de pierre et rien n'y changerait.
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(Heero)
Peu de temps après que Duo soit parti, Trowa m'avait rejoint. Il m'avait prévenu qu'une infirmière était passée dans la chambre et lui avait demandé de me prévenir que le docteur Kushrénada m'attendait à dix heures et demi pour une consultation.
Etonnement, il retourna ensuite à la chambre sans rien dire de plus. D'abord le changement de comportement de Duo, maintenant le sien… Décidément, ils s'étaient tous levés du pied gauche ce matin !
Mais qu'importe, je terminais de déjeuner et me levais ensuite pour me rendre jusqu'au bureau du docteur Kushrénada. J'avais appris durant mon enfance qu'il était impoli d'être en retard et y allais donc à l'avance.
Arrivé dans la petite salle d'attente, je m'assis sur une chaise et attendis patiemment mon tour. Plusieurs jeunes passèrent avant moi. J'observais leur attitude à chacun ; Soit ils restaient sérieux jusqu'au bout, soit ils stressaient à l'idée de sans doute devoir s'expliquer sur leur comportement ou tout simplement ils semblaient impatients d'arriver à leur tour pour pouvoir plus vite repartir dans leur chambre respective. En ce qui me concernait, j'appréhendais plutôt mon passage devant le docteur. Vingt minutes passèrent ainsi avant que le dit docteur finisse par m'appeler.
Une fois dans son bureau, il m'invita à parler et commença à me parler.
- Alors, Heero ? Ton premier jour ici t'a-t-il aidé à trouver des réponses à certaines questions que tu te posais ?
- Je ne vois pas de quoi vous voulez parler, niais-je ouvertement.
Il se mit alors à feuilleter un dossier avant de relever la tête et de me regarder.
- Le docteur Merquise m'a dit que tu avais tenté de te suicider, tu veux m'en parler ?
- Je n'ai rien tenté comme vous le dites.
- Je vois. Peux-tu alors m'en dire un peu plus sur les blessures que tu t'es faites aux poignets ?
Que cherchait-il en me demandant cela ?
- Non, répondis-je tout simplement.
- Pourquoi ?
- Parce que vous êtes comme le docteur Merquise, comme tous les psychologues. Vous voulez par tous les moyens me faire dire que j'ai tenté de me suicider.
- C'est ce que tu penses réellement, Heero ?
- Oui.
Son ton était sérieux. Sans doute tentait-il de me mettre en confiance. Mais avec moi, il n'y arriverait pas.
La consultation dura environ un quart d'heure durant lequel le docteur Kushrénada tenta de me faire avouer ma tentative de suicide et de me faire comprendre que le centre était une aide pour me permettre de me remettre en question, mais je ne l'écoutais pas réellement. Tout ce que je voulais à cet instant précis, c'était quitter cet endroit et retourner retrouver Trowa et Quatre. Quand enfin le moment vint, je sortis de la pièce en poussant un profond soupir de soulagement.
Lorsque je revins dans la chambre, je ne vis pas Trowa. J'en conclu donc qu'il devait être sorti regarder la télévision dans la salle de séjour ou qu'il faisait tout simplement une activité. Je ne m'en souciais pas trop. Non, j'avais autre chose en tête et à présent, je ressentais le besoin d'en connaître un peu plus sur Duo Maxwell. Je savais que je n'avais aucune raison pour cela, mais il m'intriguait. Beaucoup de questions se bousculaient dans ma tête. Pourquoi prenait-il tant de plaisir à narguer les gens ? Etait-il vraiment fou ? Et ce regard triste, ce matin, que signifiait-il ? Je voulais comprendre son comportement et je savais à qui m'adresser pour cela.
Arrivé devant la porte, je toquais jusqu'à obtenir une réponse.
- Entrez !
Je m'exécutais donc et vis Quatre allongé dans son lit comme la veille.
- Bonjour Quatre.
- Bonjour Heero, dit-il avec un grand sourire.
Apparemment, le fait que je vienne lui rendre visite semblait lui faire plaisir.
- Trowa n'est pas avec toi ? Me demanda-t-il.
- Non, je ne l'ai plus revu depuis le déjeuner.
Il parut alors déçu et devant ce visage attristé, je ne pu m'empêcher de lui dire quelques mots gentils.
- Ne t'inquiètes pas, le rassurais-je. Il ne tardera sûrement pas à venir te voir.
- Je l'espère, me répondit-il en retrouvant un peu son doux sourire.
Je choisi alors ce moment pour lui faire part de mes questions.
- Quatre ?
- Oui ?
- Je ne veux pas te paraître curieux ou indiscret, mais hier en allant chercher mes médicaments, j'ai vu Duo te parler.
- Oh, je sais ! Ca étonne tout le monde ici !
- Tu veux dire que Trowa est au courant aussi ?
- Bien entendu ! Tu sais, ne te fis pas trop aux sarcasmes de Duo. Il faut toujours apprendre à connaître quelqu'un avant de le juger.
- Tu es incroyable, tu vois une part de bien en tout le monde.
- Pas vraiment. Il suffit juste d'être patient.
- Qu'est-ce que tu veux dire par patient ?
- Je l'ai simplement mis en confiance et il a commencé peu à peu à se confier à moi.
- Mais je ne comprends pas, pourquoi nargue-t-il les autres ici ?
- Simplement parce que tout comme Trowa, Wufei, toi ou moi, il y a des raisons pour lesquelles il est ici.
- Lesquelles ?
- Je suis désolé, Heero, mais ce n'est pas à moi à te les dire, c'est à Duo que revient ce choix.
- Je comprends. Mais je ne parviens même pas à lui parler sans qu'il ne se mette à me narguer ou à se vexer.
- Prends juste ton mal en patience.
- Hn.
Je devais avouer que je n'étais pas vraiment convaincu. Pour moi, parler à Duo était synonyme d'impossible. Mais je restais tout de même pensif sur ce que m'avait dit Quatre. D'après lui, il fallait juste faire preuve de patience avec Duo ? Je restais perplexe.
Je laissais donc Quatre tranquille, ne voulant pas abuser de sa gentillesse en lui posant trop de questions et rejoins ma chambre, pensif.
Lorsque je rejoins Trowa, je le trouvais assis sur le sol, les yeux dans le vide. Je n'y prêtais pas trop attention et allais m'installer sur mon lit. Quand brusquement, il se mit à parler.
- Heero, il faut que tu sortes de cette pièce.
- Pardon ? M'étonnais-je.
- Je t'en supplie, laisse-moi tout seul pour le moment.
- Mais enfin, Trowa… Qu'est-ce qu'il se passe ?
Il ne répondit pas et je m'aperçu alors qu'il tremblait.
- Je t'en pris, reprit-il. Tu gâches tout.
- Gâcher quoi ?
- Tout ! Cette chambre était en ordre avant que tu ne reviennes. Maintenant regarde, tu viens de défaire ton lit.
Je ne comprenais pas ce qui arrivait et encore moins ce qu'il voulait dire. En le regardant, j'avais plutôt l'impression de voir quelqu'un d'autre. Ce n'était pas le Trowa que je connaissais jusqu'alors.
- S'il te plaît, retires-toi de ton lit. Commença-t-il à s'énerver.
Ma conscience me disait en cet instant de ne pas le contrarier et je me mis donc debout près de la porte. Et là, ce que je vis m'effraya ; Trowa était en train de remettre convenablement les draps, mais il répétait chacun de ses gestes une dizaine de fois.
- Trowa, m'inquiétais-je. Qu'est-ce que tu as ?
- Je t'en pris, Heero. Sors d'ici.
- Je vais chercher une infirmière, répondis-je.
Je voyais bien qu'il n'allait pas bien et je ne pouvais faire que ça. J'ignorais ce qu'il se passait avec Trowa, mais le voir dans cet état m'effrayait et je ne pouvais pas le laisser ainsi sans aide.
Je me mis donc à courir dans le couloir à la recherche d'une infirmière. Du moins jusqu'à ce que je me heurte à quelqu'un et me retrouve par terre.
- Encore toi ! Mais c'est pas vrai ça ! T'as vraiment décidé de me pourrir la vie !
Lorsque je relevais les yeux, je remarquais immédiatement que cette personne n'était autre que Duo qui tout comme moi se relevait.
- Pourquoi faut-il toujours que tu sois sur mon chemin ! S'exclama-t-il méchamment.
Cependant, j'avais d'autres préoccupations en tête.
-Tu n'as pas croisé une infirmière ? Lui demandais-je.
- Pourquoi j'en croiserais une ? Je vois déjà assez ces cinglées !
- Bon sang, réponds-moi sérieusement ! Ce n'est pas pour moi, c'est pour Trowa !
Je vis son visage prendre une expression méprisable.
- Oh ! On ne t'a pas averti des crises de Tro-man à ce que je vois ! Ria-t-il.
- Quoi ? Quelles crises ?
- Tro-man souffre de TOC, autrement dit de troubles obsessionnels compulsifs ! Et c'est bien fait pour lui !
- Comment sais-tu cela ? M'étonnais-je.
- C'est une bien longue histoire. Mais demande lui, il te la racontera peut-être ! Me nargua-t-il.
Que voulait-il dire par là ? Que signifiaient ces paroles ? Et pourquoi Duo semblait-il autant en vouloir à Trowa ? Tant de questions auxquelles je n'avais pas de réponse. Mais ce n'était pas le plus important pour l'instant. Je devais rapidement trouver de l'aide. Je bousculais donc Duo et parti à travers les couloirs espérant trouver quelqu'un qui pourrait aider Trowa.
Tsuzuku.
