Oui, je sais ce que vous allez dire "la r'voilà déjà celle-là". Eh oui, parce que "celle-là" a été très inspiré pendant son cours de philo (et même de la journée entière ...) et vous a donc concocté un joli petit deuxième chapitre ! En espérant qu'il sera à votre goût ... bonne lecture !

Note : les personnages et l'univers (sauf Sora) ne m'appartiennent pas !

Le lendemain matin, le réveil fut quelque peu compliqué pour Sora. En effet, elle eut une perte de mémoire partielle dû au sommeil encore présent. En se réveillant dans une chambre qu'elle ne connaissait pas, suivit d'un lit qu'elle ne connaissait pas non plus et encore moins à qui appartenaient les vêtements qu'elle portait, elle fut prise de panique et tomba du lit, emportant les couvertures dans sa chute.

Le bruit alerta Hiro qui arriva presque en courant dans la chambre et comprit vite ce qu'il s'était passé en voyant la pauvre rousse sur le sol. Il entendit Sora se relever et un « aïeeeeeuuuuh » sortit tout en se frottant la tête. On aurait dit une enfant de dix ans. Il alla l'aider à s'asseoir sur le lit et regarda si tout allait bien. Apparemment, oui. Ouf … Comme elle semblait sommeiller encore malgré sa chute, Hiro la laissa et sortit de la chambre.

Sora l'avait laissé faire sans rien dire, se remémorant les événements de la soirée précédente. Décidément, il fallait quand même qu'elle essaye de se réveiller plus vite, parce que là, elle était vraiment longue à la détente … Elle regarda l'heure inscrite sur le réveil posé à côté du lit et vit qu'il n'était que six heures du matin. Elle pensa d'abord à aller se recoucher puis se souvint qu'il fallait qu'elle voit le directeur de Shibusen pour son inscription avant le début des cours. Elle soupira et se leva, piquant au passage un gilet qui traînait. En sortant de la pièce, une douce odeur de toast la titilla et la fit venir jusque dans la cuisine où elle découvrit Hiro en pleine préparation du petit-déjeuner. Lorsqu'Hiro la vit, elle eut le droit à un franc sourire de sa part.

- Tu ne t'es pas trop fait mal tout à l'heure ?

- Non, ça va, merci …

- Tant mieux alors, tu prends quoi le matin ?

- Ce qu'il y a en général, tant qu'il y a du sucre …, répondit-elle simplement, avant de s'apercevoir de la quantité de nourriture qu'il y avait sur la table. Tout ce que tu as fait … Si c'est parce que je suis là c'est vraiment gentil ça, rougit-elle.

- Ben euh … Je savais pas ce que tu prenais alors …

Et ils rougirent comme ça tous les deux, plantés dans la cuisine, et laissèrent passer quelques anges. Jusqu'à ce que le ventre de Sora manifeste sa présence et que sa propriétaire daigne enfin manger. Ce qu'elle fit sans plus attendre. Elle se goinfra de tout ce qui était à sa portée : toast, confiture, chocolat, lait, … Quand elle se sentit enfin repue, elle poussa un léger soupir de bien-être.

- T'es sûre que t'es pas plutôt la cousine de Soul ?

- Ben non pourquoi ?

Elle regarda la table et vit qu'elle avait réussi à presque gober plus de la moitié de ce qu'il s'était trouvé un jour sur la table.

- Flûte, j'ai encore trop mangé …

- T'inquiète, c'est pas grave.

- Ben si ! T'as même pas mangé le quart de ce que j'ai pris ! C'est pas juste !

Hiro lui fit signe qu'il s'en fichait. De toute façon, jamais il n'aurait pu avouer qu'il n'avait pas avalé grand chose parce qu'il était absorbé à la regarder engloutir la nourriture, la trouvant trop mignonne, elle et ses manches trop longues.

- Faut qu'on se dépêche si on doit aller voir Shinigami-sama, lui dit-il.

Elle hocha la tête, se leva, puis l'aida à ranger la cuisine. Ensuite, ils allèrent se préparer chacun de leur côté pour enfin partir.

Aucun des deux ne sortit un mot pendant le trajet. En arrivant près de l'école, Sora se sentit tout de suite mal. Les chuchotements augmentaient au fur et à mesure qu'ils s'approchaient. Elle voulut dire quelque chose mais la tête que faisait Hiro l'en empêcha. Elle supposa donc fortement que les chuchotements qu'ils entendaient autour d'eux étaient très loin d'être glorifiants. Elle suivit Hiro jusqu'à l'entrée du bureau du directeur. Mais quand il lui fit signe d'y aller, elle refusa et le tira par la manche, obligeant Hiro à la suivre. Sur le chemin menant au directeur, Sora pensait. Elle pensait aux gens qui commentaient le long de la route.

- Les gens tout à l'heure disaient des trucs …

- Je suis toujours tout seul donc c'est normal qu'ils fassent un commentaire sur le fait que je sois avec quelqu'un et une fille en plus …

Sora eut un pincement au cœur en entendant cette phrase. Les gens étaient méchants à ce point là ? Alors que lui faisait si gentil …

- *Sniff*

Hiro sursauta et se retourna vivement vers une Sora qui pleurait.

- Ben, qu'est-ce qu'il t'arrive ?!

- C'est triste ce qu'il t'arrive, t'es gentil, je comprend pas pourquoi les gens sont comme ça avec toi …

- C'est parce qu'il s'est passé certaines choses que les gens n'ont pas vraiment apprécié. Ne t'en fais pas, ça va et puis j'ai l'habitude de toute façon.

- Mais c'est encore plus horrible que t'en ai l'habitude !

Hiro soupira. Comment fallait-il qu'il la console ? Il n'en savait absolument rien. Il s'approcha simplement d'elle et lui caressa la tête.

- C'est pas grave, tu sais, ça leur passera. Viens, Shinigami-sama doit nous attendre.

Elle essaya ses larmes et le suivit.

Quand ils arrivèrent devant le directeur, celui-ci se jeta sur Sora.

- Ma petite Sora ! Comment vas-tu ? J'espère que ton voyage jusqu'ici n'a pas été trop dur.

- Oui, merci, ça va. Non ça a été.

- Bon, bon tant mieux. Comme tu le sais, le but de cette école est de former des armes et des meisters, donc as-tu trouvé un meister depuis la dernière fois ? Et combien d'âmes as-tu déjà ?

- Je crois que oui, dit-elle en se retournant vers Hiro. Et j'en ai actuellement cinquante deux.

- C'est pas mal. Et tu es sûre de ton choix ?

- Oui, Shinigami-sama.

- Bien. Donc tout est en ordre alors. Vous pouvez y aller.

Sora lui adressa un grand sourire et sortit du bureau avec Hiro. Il lui indiqua brièvement vers où se trouvait le prochain cours pour qu'elle puisse se repérer.

Au détour d'un couloir, ils tombèrent nez à nez avec le fils du Shinigami en personne. Sora s'attendait à le voir en allant dans l'école de son père mais pas aussi tôt. Une vague de souvenirs la submergea ainsi que quelques larmes. Et elle se mit à courir dans la direction opposée de là où il était.

De son côté, Hiro n'y comprenait plus rien. Il jeta un coup d'œil vers Kid qui semblait plus dépité qu'autre chose. Il partit néanmoins à la suite de Sora.

Après plusieurs dizaines de minutes à la chercher, il la trouva enfin sur le plus haut balcon de l'école. Elle se retourna doucement vers lui puis reporta son regard sur l'horizon. Hiro n'eut rien le temps de dire qu'elle répondait déjà à sa question muette.

- Kid a été mon seul et unique meister jusqu'à maintenant. Il m'avait choisi parce qu'il me trouvait symétrique et dans ma forme humaine et dans ma forme démoniaque.

Il ne put que simplement hocher la tête. Ils partirent quelques minutes après rejoindre leur salle de cours.

Sora vit Maka arriver de loin, elle laissa Hiro rentrer en classe pour la rejoindre. Sa cousine avait l'air heureuse de la voir visiblement. Elles discutèrent un peu avant que Maka ne lui pose une grande question.

- Mais, au fait, tu viens d'arriver, tu ne dois pas avoir de meister encore ! Tu viens à la maison le temps que tu te trouves un bon partenaire ?

- C'est gentil, mais non merci, Maka.

- Hein ? Mais attends tu ne vas pas dormir dehors ?

- Juré non ! Les armes vivent avec leur meisters n'est-ce pas ? Eh bien moi, je vais vivre avec Hiro.

En voyant la tête de sa cousine, Sora eut l'impression d'avoir dit une horrible grossièreté.

- Tu plaisantes ? Tu sais qu'il est vraiment nul ?

- Est-ce que quelqu'un a déjà essayé de lui donner une chance ?, répliqua Sora.

- Oui et ça a été une catastrophe à chaque fois !

- Eh bien sache qu'il m'a maniée, et que ça a très bien fonctionné.

- Comment se fait-il ?

- Je ne sais pas … Nos âmes ont réussi à trouver un terrain d'entente je crois.

Maka n'en croyait pas ses oreilles. Il y avait pas mal de meisters un peu plus compétents dans cette école, et sa cousine qui, bien que Maka n'est jamais vraiment réussi à la soulever, était une bonne arme, il a fallu qu'elle prenne le pire meister ?

Le soir, Hiro et Sora rentrèrent à leur – à partir d'aujourd'hui – appartement commun. En entrant dans le salon, Sora eut la bonne surprise de trouver ses affaires. En revanche, elle se demandait encore où elle pourrait s'installer, il n'y avait qu'une chambre. Même si le lit était très grand, elle n'allait pas dormir avec son meister …

Hiro la regarda un moment tourner en rond autour de ses affaires. Il savait que ce qui la tracassait, c'était l'endroit où elle allait stocker tout ça et surtout comment allaient-ils cohabiter ? Il eut soudain une idée.

- Dis Sora, mon lit, c'est deux lits simples. Si tu veux, on les sépare et voilà.

Cette idée émerveilla Sora. Personne n'aurait à dormir sur le canapé à cause d'elle comme ça !

La soirée fut donc consacrée à l'installation totale de Sora. Chacun avait son lit de chaque côté de la pièce et chacun avait une armoire pour lui seul. Quand ils allèrent se coucher, Hiro remarqua qu'elle avait remis le T-shirt qu'il lui avait donné la nuit dernière comme pyjama.

Deux semaines passèrent ainsi, entre les remarques des uns et des autres sur le fait qu'Hiro est une arme, les cours et un quotidien qui s'était tranquillement installé : Hiro préparait le petit-déjeuner, Sora s'occupait de la cuisine le soir et chacun s'était réparti une liste de tâches à faire. Tout ce qu'elle savait, c'est qu'elle se plaisait très bien comme ça et elle était convaincu que pour Hiro c'était similaire.

Mais une nuit, Sora se réveilla en sueur et en pleurs. Elle tremblait et avait le visage extrêmement pâle. Quand elle vit qu'Hiro s'était redressé pour voir ce qu'il se passait, elle sauta hors de son lit et courut rejoindre celui de son meister. Il n'eut pas d'autre choix que de l'accepter et rabattit les couvertures sur elle. D'un geste instinctif, elle se colla contre lui et il put voir qu'elle possédait encore un de ses T-shirts. Ça faisait la quinzième fois au moins depuis qu'elle était arrivée qu'elle lui piquait ses vêtements. Il sourit intérieurement et la serra un peu plus dans ses bras.

Depuis cette nuit, ils avaient rapprochés les lits, puisque Sora avait insisté pour dormir avec lui maintenant.

Bon j'avoue le chapitre est pas violent mais ça sera mieux la prochaine fois promis !