Voila, on est jeudi et j'espère que l'attente n'a pas été trop longue ^^

Xim : Ah ! Tu vois comment je m'occupe trop de mes lecteurs ? x) Haha, je crois que les UA sont sous-estimés mais bon. Du moment que tu aimes, c'est ce qui compte ^^ Oui, Izuna ne fait pas dans la dentelle ! Mais c'est l'histoire comme ca :) J'espère que la suite te plaira =)

Mitfyx : Fais pas genre toi :x Petite nature, va !

Momo0302 : Ah, te revoilà ! Ta coloc n'est plus là non plus ? :( Oui, c'est original, et crois moi, tu n'aimeras pas plus Izuna plus tard :x

Angel : Haha :p T'imagines, un western !? Avec Hashirama en sheriff et Madara en hors la loi qui vient kidnapper la plus belle fille du village ! Avec des courses poursuites à cheval et tout ! xD Il fallait au moins un début de ce genre mais les prochains chapitres sont plus calmes (Surtout parce qu'Izuna ne sera pas là xD) Publi les jeudi, oui ! (Si j'oublie pas xD) Et la school fic suivra .. Peut être .. Je sais pas encore ^^

Mathilde-chan : J'espère que ça te plaira ^^

KuroNeko : T'inquiète, ca sera plus calme maintenant ^^ jiazrhapph ? ^^


Midori n'avait jamais aussi bien dormi de sa vie. Ou en tous cas, c'est l'impression qu'elle eut quand elle ouvrit les yeux, trois jours plus tard. Sous son corps se trouvait un matelas épais, cotonneux, doux et confortable. Divin, pour ainsi dire et même la couverture sur son corps était d'une qualité incroyable.

Le mur, face à elle, était d'un blanc cassé, pas spécialement beau mais ce qui l'inquiétait le plus était bien les ombres en formes de barreaux qui s'y portaient et Midori, effrayée, se redressa vivement en faisant volte face.

Une cellule. Une cellule beaucoup plus confortable que la précédente mais une cellule quand même. Celle ci était assez large pour qu'un lit y soit installé, ou une couchette, mais vu son confort, il était clair qu'ils n'avaient pas souvent de prisonniers, dans le coin. Ou des prisonniers sympa, pas trop violents.

Derrière les barreaux, il n'y avait rien de spécial. Seulement une petite caméra de surveillance pointée en sa direction et soudainement consciente qu'on l'observait sûrement, Midori baissa les yeux et soupira se soulagement en remarquant qu'elle avait été habillée d'une tunique blanche accompagnée d'un pantalon en toile. Une paire de geta attendait sagement à côté de la couchette et elle les enfila lentement seulement pour se rendre compte que son corps ne semblait plus du tout douloureux.

Sans attendre, elle regarda ses mains avec intensité, bougea ses doigts avec fluidité avant de glisser une main dans son dos seulement pour s'apercevoir qu'elle n'avait plus aucune des plaies qu'Izuna lui avait infligées. Seule la marque restait mais elle avait cicatrisé et Midori savait qu'il y avait peu de chances que ça soit naturel.

Prudente, la jeune femme se leva lentement pour s'approcher des barreaux, y posa les mains avec précautions, au cas où ils seraient électrifiés, comme les Uchiha faisaient, parfois et regarda à gauche, puis à droite. Un couloir s'étendait sur plusieurs mètres, de chaque côté de sa cellule. D'autres cachots s'alignaient de part et d'autre mais ils semblaient tous vides, les portes étaient ouvertes.

Déçue du peu de renseignements, Midori allait faire en sorte d'utiliser ses ailes pour arracher la caméra de surveillance, le temps de trouver une façon de s'échapper mais elle sursauta violemment en entendant une porte s'ouvrir et se précipita au fond de sa cellule, le coeur battant à toute allure.

La torture chez les Uchiha avait été insupportable, déjà, elle ne voulait pas revivre ça.

Sans qu'elle s'en aperçoive, les ailes ses déployèrent, prenant tout l'espace dans la cellule qu'elle trouva soudainement minuscule et serra les poings en voyant une silhouette se placer face à elle, dans une attitude sereine. Mais quand elle releva les yeux vers l'homme qui se tenait devant elle, Midori se sentit étrangement calme.

- Je m'appelle Hashirama Senju, dit-il d'une voix douce. J'ai soigné tes blessures avec l'aide de mon frère et je suis à la tête du clan Senju. Je sais que nous sommes ennemis mais j'aimerais savoir pourquoi tu as franchi la Séparation. Aucun mal ne te sera fait, que tu coopères ou non.

Effrayée par l'air gentillet de l'homme qui lui faisait face, Midori détourna la tête, les lèvres closes mais, bien décidée à faire comprendre à ce Senju là qu'elle n'allait pas se laisser faire aussi facilement, elle utilisa ses ailes pour tenter de lui faire peur, griffant les barreaux de ses griffes acérées.

Comprenant qu'elle ne parlerait pas tout de suite, Hashirama lui adressa un léger sourire avant de repartir d'où il venait et quand elle fut de nouveau seule, Midori s'allongea sur la couchette, laissant ses ailes déployées pour profiter de la sensation agréable qu'elles lui procuraient.

Alors, c'était à ça que ressemblait un ange ? Les légendes à leur propos, que les Uchiha se passaient de génération en génération les avaient toujours décrit comme des créatures horribles, aux dents pointues, à l'air mauvais et capable du pire pour attaquer les Uchiha. D'ailleurs, Midori se souvenait clairement d'un passage qui disait que les Senju n'avaient pas d'âme.

Après tout, et surtout depuis l'érection de la Séparation, la guerre faisait toujours rage mais d'une manière plus froide, plus impersonnelle. Les légendes racontaient qu'au début, les deux clans s'entre-tuaient sur des champs de bataille boueux, qu'ils n'avaient aucune pitié, que le sang versé avait donné sa couleur à la Lune pendant ses éclipses. Et de tous les Uchiha vivants, aucun ne pouvait affirmer avoir vu un ange, un Senju, de ses propres yeux, ou très peu.

Mais la guerre avait continué. Parfois, une escouade partait pour attaquer l'autre côté de la Séparation, dans une mission suicide et on n'en entendait plus jamais parler. Il y avait aussi des rumeurs qui disaient que Madara Uchiha lui même avait franchi la barrière pour tuer de sa main le chef de clan Senju, cet .. Hashirama, sûrement, mais il en était revenu en disant que la guerre était terminée.

Et dire que les Uchiha avaient été confus par le comportement de leur chef de clan était un euphémisme. Ils l'avaient pris pour un fou.

Mais Midori devait se rendre à l'évidence au moins pour une chose. Si l'homme avait dit vrai, c'était lui qui l'avait soignée et elle n'avait jamais senti son corps être aussi sain, si bien qu'elle se demandait vaguement si Izuna lui avait vraiment fait autant de mal. Était-ce seulement possible de pouvoir être réparée aussi facilement ?

En entendant des pas s'approcher, la jeune femme serra ses bras autour de son ventre, pensant que son bourreau arrivait. Quoiqu'Hashirama ait pu lui dire, elle n'y croyait pas. La torture était utilisée par tout le monde, et eux ne faisaient pas exception à la règle. Peut être ne voulait-il pas faire le sale travail lui même, contrairement à Izuna qui n'avait pas hésita à la ..

En y repensant, Midori se tassa sur elle même, tremblant comme une feuille mais la personne qui arriva dans son dos ne semblait pas vouloir ouvrir sa cage. Il, ça se voyait à son ombre que c'était un homme, se baissa pour poser ce qu'il avait dans les mains près de la cellule de la jeune femme et sembla l'observer un moment tandis que Midori fermait les yeux.

L'homme était curieux. N'importe qui pouvait l'être, dans une situation pareille et jamais personne n'avait pu observer les ailes d'un démon d'aussi près, sans être attaqué. Lui qui possédait celles caractéristiques des anges était pourtant habitué à voir ces appendices apparaître dans le dos d'une personne mais celles ci étaient remarquable. Leur finesse, leur légèreté, sûrement sensible au moindre bruissement de vent. S'il n'avait pas eu peur de la réaction de la prisonnière, il les aurait touchées. Juste pour apprécier leur texture.

Puis, il remarqua les griffes à leur extrémité, qui s'étaient enfoncées dans un des murs en même temps que Midori avait serré les poings, se préparant à une attaque et il pensa qu'un autre jour serait peut être plus adapté. Quand son grand frère aurait préparé le terrain, sûrement.

Quand elle entendit l'homme faire demi tour et ses pas s'éloigner, Midori se redressa lentement, en regardant par dessus son épaule et eut l'eau à la bouche en voyant le plateau plein de bonnes choses posé près d'une petite trappe. Un bon morceau de viande, dont le fumet venait taquiner son odorat, quelques frites baignant dans de la sauce, un gobelet d'eau fraiche, des couverts, ce qui était étonnant. De vrais couverts, qui pourraient sûrement lui servir d'arme.

D'un pas lent, Midori s'approcha de la trappe pour attirer le plateau dans sa cellule et inspecta sa nourriture un long moment, assise sur sa couchette pour tenter de voir si elle était empoisonnée, si ça n'était pas un piège mais il n'y avait rien de suspect, alors elle déjeuna avec appétit, l'estomac vide jusqu'à lécher la sauce sur son assiette en plastique avant d'avaler le verre d'eau en deux longues gorgées et poser le plateau près des barreaux.

Voulant profiter de leur présence, Midori retourna ensuite s'asseoir sur sa couchette en s'entourant de ses ailes et posa le regard sur la caméra qui enregistrait sûrement chacun de ses mouvements. Et qui avait surement relevé le fait qu'elle avait gardé son couteau en main, au cas où.

Dans son esprit, c'était clair. Elle ne resterait pas longtemps en vie. Elle était en terrain ennemi, enfermée dans une cellule, à la merci de ses hôtes. Il n'y avait aucune chance pour qu'elle soit rassurée.

Et puis .. ce qu'Izuna lui avait fait. Pas les coups qu'il lui avait donnés, non. Ni ceux d'Inabi mais .. sa façon de forcer son intimité avec autant de violence, de haine. Elle ne lui avait jamais rien fait, à lui. Ne l'avait jamais dénigré, l'avait toujours respecté en chef de clan et l'admirait, d'une certaine manière. Il était charismatique, franc, effroyablement beau. Il ne doutait de rien. Elle l'avait su cruel, aussi, sans pitié envers les traitres et il était craint pour ça mais jamais il n'avait montré autant d'antipathie pour elle. D'ailleurs, habituellement, il l'ignorait, comme la majorité du clan. Tant qu'elle ne faisait pas de vague, qu'elle ne gênait pas, personne ne la faisait attention à elle. Mais il n'avait fallu qu'une erreur, dont elle n'était même pas responsable pour qu'il s'acharne sur elle.

Après un long soupire, la jeune femme ferma les yeux en remontant la couverture sur ses épaules et se laissa somnoler pour tenter de reprendre un maximum de forces au cas où elle aurait l'occasion de fuir, même si l'idée lui semblait stupide.

Quand elle se réveilla, Midori sursauta en remarquant que cet Hashirama était installé sur une chaise pliable, dans sa cellule. Elle ne l'avait pas entendu entrer, malgré son sommeil léger, ne s'était même pas réveillée alors qu'elle était plausiblement en danger, sans parler du fait qu'elle était allongée sur le lit, dans une position vulnérable et ses ailes s'étaient rétractées.

Pourquoi ne l'avait-il pas poignardée dans son sommeil, c'était un mystère pour Midori mais l'air bienveillant qu'il affichait lui indiqua qu'il tenterait surement de l'amadouer, au début. Profiter de son côté le plus faible pour mieux l'achever par la suite.

- Tu acceptes que je te tienne compagnie pendant quelques temps ? Demanda-t-il simplement. J'aimerais te poser quelques questions.

Consciente que ça n'était peut être pas la meilleure chose à faire, Midori lui lança le regard le plus noir dont elle était capable avant de s'écarter au maximum de lui, tentant d'ignorer son envie de se rendre à la salle de bain.

- Bien, je comprends, sourit Hashirama d'un air paternel. Ton petit déjeuner ne devrait pas tarder, à présent, et nous le prendrons ensemble.

Comme s'il avait été entendu, des bruits de pas résonnèrent dans le couloir, dans les cellules et le même homme que la veille fit glisser un plateau dans la cellule, qu'Hashirama récupéra avec expertise et beaucoup d'équilibre. Il le posa sur la table pliante qu'il avait ramenée pour l'occasion, servit un bol de chocolat chaud à la jeune femme tandis que lui se contentait de café bien chaud et attrapa un morceau de pain ainsi qu'un couteau pour y étaler de la confiture de fraise.

- Je préfère la rhubarbe, confia-t-il avec un sourire tandis qu'il déposait les tartines faites du côté de Midori. Mais on n'en a pas beaucoup, dans la région.

Avec lenteur, Hashirama déposa les tartines près du bol de son invitée et l'invita à commencer son petit déjeuner alors qu'il prenait sa tasse pour gouter son café.

- Nous ne savions pas quels étaient tes gouts. Mais tu peux demander ce que tu veux, exposa-t-il.

Méfiante, la jeune femme se redressa sur sa couchette, la couverture autour de ses épaules et son couteau à la main sans que ça ne semble déranger son vis à vis. Il la regardait avec tellement de gentillesse qu'elle ne savait pas comment réagir. Mais après une inspection détaillée de ce qui se trouvait en face d'elle, Midori posa son arme sur ses cuisses et souleva son bol pour en avaler une gorgée avant de croquer dans une des tartines, sans lâcher Hashirama des yeux.

Lui semblait totalement détendu, malgré la situation et l'observait avec attention en tentant de déterminer ce qu'il pourrait faire pour l'aider à comprendre qu'il n'était pas l'ennemi qu'on lui avait sûrement décrit.

Ils prirent leur petit déjeuner en silence et Midori évita de finir son breuvage pour ne pas augmenter la pression qu'elle ressentait en bas du ventre mais alors qu'Hashirama rangeait leur repas sur le plateau, pour débarrasser la table plus facilement, il tendit la main vers elle, lui indiquant qu'il voulait récupérer le couteau, aussi.

- Tu n'en auras pas besoin, souffla-t-il.

Mais dans le regard de la jeune femme, il pouvait facilement lire qu'elle ne le croyait pas, et vues les blessures qu'il avait dû lui soigner, ça n'était pas étonnant. Alors, Hashirama se redressa, replia sa chaise qu'il laissa dans un coin de la cellule avec la table et fit un petit signe à la caméra. Le verrou de la porte fut enlevé dans la seconde et au moment où la porte s'ouvrait, Midori vit sa chance de fuir.

Décidée à sortir, elle se leva de sa couchette, couteau à la main mais alors qu'elle allait se jeter sur Hashirama pour le blesser, ou même le prendre en otage, celui ci la regarda par dessus son épaule en faisant apparaître ses ailes.

L'effet fut suffisant pour que Midori recule d'un pas devant une telle beauté. Ces ailes là étaient majestueuses, aux plumes d'un blanc nacré et presque aveuglant. Mais alors qu'elle était effrayée qu'il réplique, qu'il lui fasse du mal, Hashirama ne bougea pas. Il se contenta de la regarder avec beaucoup de douceur, comme s'il cherchait à lui faire comprendre que non, il n'allait pas lui faire du mal. Mais qu'elle ne sortirait pas non plus.

Sans un mot, il fit ensuite un pas en dehors de la cellule, en referma la porte tout en rétractant ses ailes et resta un instant immobile avant d'indiquer, sans la regarder :

- Ma femme va arriver pour t'accompagner dans une des salles de bain. C'est elle qui s'occupera de toi et de ton confort pendant que tu seras en cellule.

Puis, le plateau entre les mains, il s'en alla, l'air de rien.

Mais Midori ne savait plus quoi penser d'un tel comportement. Elle avait été prête à le tuer, à lui enfoncer le couteau entre les omoplates et pourtant, au moment où elle avait vu ses ailes, elle avait comprit que ça serait une très mauvaise idée de le faire. Alors qu'il était un ennemi. Bon, à présent, vu qu'elle avait fui les Uchiha, elle n'avait que des ennemis mais cet homme, Hashirama, lui avait semblé sincère, dans son dernier regard. Il ne voulait vraiment pas lui faire du mal mais si elle n'y mettait pas du sien, ils ne pourraient sûrement pas avancer.

Cependant, alors qu'elle s'était résignée à être sage, Midori remonta la couverture sur ses épaules en entendant que la personne dont Hashirama avait parlée arrivait et fronça les sourcils en voyant une femme à la chevelure rouge s'arrêter devant sa cellule. Cette femme était d'une beauté exceptionnelle et même si les Uchiha avaient une plastique en général très agréable, Midori ne pouvait pas se mentir, cette femme là était magnifique. Et elle lui inspirait confiance. Ou bien, peut être était-ce seulement le fait que ce soit une femme qui la rassurait un peu.

- Je m'appelle Mito, sourit la femme avec douceur. Comme tu peux le voir, je ne suis pas armée, et je n'ai pas de menottes à te faire mettre alors je compte sur toi pour être calme.

Avec un petit signe de la main, elle indiqua à la caméra de sécurité d'ouvrir la porte de la cellule et Midori pesa un instant le pour et le contre.

D'un côté, il serait fou qu'elle ne tente pas sa chance et tente de fuir, mais de l'autre, .. personne ne l'avait encore menacée. Au contraire, même, elle se sentait comme invitée dans cet endroit et on la traitait parfaitement. Son propre clan ne l'avait jamais aussi bien considérée.

Sans un mot, Midori se leva lentement, relâchant la couverture seulement pour frisonner légèrement et passa devant Mito qui lui indiqua de prendre la direction opposée de celle par laquelle elle était arrivée. Ainsi, elles longèrent le couloir sur plusieurs mètres, passant devant une petite dizaine de cellules jusqu'à une grille qui s'ouvrit devant elles. Mito la mena ensuite jusqu'à une salle de bain lourdement chauffée où elle les enferma et la jeune prisonnière regarda autour d'elle.

Au moins, le rideau de douche était opaque, se dit-elle, soulagée, et les toilettes se trouvaient derrière une petite cloison qui lui donnerait de l'intimité. Sur un petit banc avait été déposé des vêtements propres, ainsi que des serviettes molletonneuses qui lui donnaient déjà envie de s'enrouler dedans et ne jamais les lâcher. Et tout ce confort était loin de la salle de bain miteuse qu'elle avait dû partager avec son voisin de chambre.

Mito verrouilla la porte avant de prendre place sur le banc, patiemment et Midori s'approcha du miroir au dessus d'un lavabo pour observer son état avec attention. Malgré qu'elle avait été visiblement lavée après avoir été soignée, quelques tâches de sang persistaient sur son visage et des cernes importantes soulignaient ses yeux. Mais au moins, elle n'avait plus de traces de ce qu'Izuna lui avait fait subir.

Après un regard gêné en direction de sa surveillante, Midori commença par utiliser les toilettes avant de se cacher derrière le rideau de douche pour se déshabiller. L'eau chaude sur ses épaules la réveilla un peu plus qu'elle ne l'était déjà et elle y passa au moins une heure, à s'assurer que sa peau blanchâtre ne présenterait plus aucune trace du sang qu'Izuna avait fait coulé. Le savon qui lui avait été préparé était doux, le shampoing avait rendu ses cheveux soyeux et elle se sentait déjà un peu mieux. Comme si l'eau avait emporté avec elle ses soucis les plus importants.

Pudique, elle passa la tête sur le côté du rideau de douche pour croiser le regard de Mito mais celle ci se leva simplement pour lui donner les serviettes dans lesquelles Midori s'enroula avant de sortir de la douche et elle alla se placer sous le radiateur soufflant, emmitouflée sur elle même.

- Tu as froid ? demanda Mito avec douceur.

Frissonnant légèrement, Midori acquiesça en se détournant.

- Si tu en ressens le besoin, je peux te faire apporter des vêtements plus chauds. Mais tu ne pourras pas utiliser tes ailes ..

Ne comprenant pas de quoi son hôte pouvait bien parler, Midori fronça les sourcils en relevant les yeux et Mito lui tourna le dos pour lui montrer les deux ouvertures verticales dans sa tunique, coupée de sorte à ce que les tissus se chevauchent. Comme l'ouverture d'une taie d'oreiller, en fait. Puis, elle montra la tunique que Midori avait déchirée à cause de ses ailes.

- Nous ne savions pas si tu les pouvais les utiliser aussi facilement. Nos renseignements sur les Uchiha sont limités depuis quelques années.

Remarquant que le sujet gênait sa prisonnière, Mito se retint de lui continuer cette conversation et lui sourit.

- Je te ferais apporter des vêtements chauds, dit-elle.

Sans la lâcher des yeux, Midori hocha lentement la tête pour la remercier et enfila lentement ses nouveaux vêtements. Déjà, parce qu'elle était trop méfiante pour détourner les yeux trop longtemps, mais surtout pour faire attention à ses gestes, afin de ne pas montrer son corps. Rien que savoir qu'Hashirama, sûrement, l'avait vue nue la dérangeait terriblement.

Quand elle fut habillée, que ses cheveux furent démêles et séchés à la serviette, Mito lui adressa un sourire détendu avant de la mener vers sa cellule où elle la cloitra à nouveau et s'éloignant en la saluant.

Quelques minutes plus tard, un gardien, sûrement, apportait un pull chaud ainsi que des chaussettes et même une écharpe que Midori s'empressa de mettre, ravie d'avoir un peu plus chaud.

À vrai dire, il ne faisait pas aussi froid que pendant les hivers du côté Sud du Pays. Loin de là, même et Midori avait souvent eu plus froid que ça mais l'air était léger. Elle n'aurait pas sut l'expliquer, si on le lui avait demandé mais la raison à cela était simple. De ce côté de la Séparation, l'air était infiniment plus pur, plus sain que de l'autre côté et même si le soleil n'était pas rare, l'air gardait un fond frais. Alors que, du côté des Uchiha, l'industrie excessive et la pollution avaient crée un épais bouclier entre le ciel et la ville qui rendait l'air lourd, nauséabond et humide. Et Midori n'avait connu que ça dans sa vie, ce qui la rendait beaucoup plus sensible à l'atmosphère particulière de son nouvel environnement.

Les mains rentrées dans ses manches et les genoux remontés contre elle même, Midori posa le regard sur la caméra en se demandant combien de personnes pouvait bien observer ses mouvements. Les habitants de la cité étaient-ils seulement au courant qu'elle était là, prisonnière ? Les .. Uchiha savaient-ils qu'elle était toujours en vie, ou assumaient-ils qu'avoir traversé la Séparation l'avait tuée, comme les légendes le racontaient ?

Dérangée de se sentir épiée, la jeune femme tira la capuche de son haut sur sa tête, ferma les yeux en posant le front contre ses genoux. Cette situation ne lui plaisait vraiment pas.

Le lendemain matin, Hashirama était de nouveau dans sa cellule à son réveil. Contrairement à la veille, il avait attaché ses cheveux en une queue basse et semblait fatigué. Mais le sourire qu'il lui adressa quand elle croisa son regard était bienveillant et rassurant. La veille, elle ne l'avait pas revu, mais un gardien avait apporté ses repas et s'était assuré qu'elle n'émettrait aucune demande. Il n'avait pas semblé effrayé d'elle, ni fasciné d'une façon aussi dérangeante que l'homme qui avait observé ses ailes, le premier jour. Il l'avait traitée avec respect.

- Ah, j'étais pressée que tu te réveilles, sourit Hashirama en avalant une gorgée de thé. Je suis resté éveillé toute la nuit pour lire les vieux bouquins que nous avons sur les Uchiha.

Sans un mot, Midori s'approcha de son repas, bien décidée à le laisser parler dans le vide, une nouvelle fois, et entama son bol de céréales.

- A vrai dire, continua le Senju, je ne savais plus à quoi correspondait la marque, dans ton dos. Enfin, je sais que c'est le symbole des Uchiha, bien entendu mais .. Tu sais .. ce qu'elle veut dire. Je suppose que tu es au courant, mais c'était un acte très important et un honneur, à l'époque, de recevoir cette marque.

Méfiante, Midori hocha lentement la tête.

- Sauf que j'ai dû la soigner, parce qu'elle saignait abondamment, avoua Hashirama. Donc, tu l'as reçue que très récemment. En même temps que tes autres blessures ? Tenta-t-il, et Midori acquiesça. Je vois, souffla-t-il.
- C-c'est … commença Midori.

Mais elle s'interrompit en voyant Hashirama relever les yeux, très intéressé de l'entendre parler et de ce qu'elle allait dire. D'abord, la jeune femme pensa s'arrêter là, parce qu'elle n'avait pas du tout envie de parler à cette personne là mais après tout, elle pouvait bien lui dire ça, au moins.

- C'est la marque .. de la honte, murmura-t-elle en se détournant. L-les prisonniers la reçoivent du bourreau e-et ils deviennent … du gibier s'ils s'échappent. N'importe qui peut les tuer. Même les humains.

Comprenant que ce sujet était particulièrement sensible, Hashirama acquiesça, visiblement dégouté par un tel comportement et força un sourire pour rassurer la jeune femme avant de lui indiquer de continuer à manger. Au moins, elle avait osé lui parler, même si elle en tremblait et c'était déjà une bonne chose. Surtout qu'elle était vraiment secouée par ce qu'elle avait vécu.

Si les Uchiha attaquaient même les siens, alors ils avaient vraiment perdu toute leur raison.

Quand Midori eut terminé son repas, Hashirama commença à remballer le plateau, perdu dans ses pensées.

- Mito m'a dit que tu t'étais bien comportée avec elle, hier, sourit-il. Pour l'instant, nous n'en attendons pas plus de toi, d'accord ? Tu ne seras pas interrogée ni torturée. Nous voulons surtout te protéger.

Voyant que Midori s'était renfermée sur elle même, Hashirama soupira longuement en se disant qu'il allait lui falloir beaucoup de patience et s'en alla d'un pas léger. Qu'elle ait parlé était une avancée non négligeable.

Mais alors que la jeune femme pensait qu'elle ne reverrait Hashirama que le lendemain, au petit déjeuner, elle fut surprise de voir un homme se présenter à elle avec une caisse dans les bras. Le regard rougeoyant de l'homme la fit se reculer légèrement mais il n'avait rien d'un Uchiha, quoiqu'au premier coup d'oeil, elle avait pensé qu'Izuna avait envoyé quelqu'un pour l'achever. Ses cheveux gris en bataille était fascinants et son air embêté manqua de la faire sourire. Il ne savait pas quoi dire, et n'avait sûrement pas voulu se retrouver là, avec elle, mais à peine eut-il regardé en direction de la caméra que la porte se déverrouilla et il entra dans la cellule avec Midori.

- Je m'appelle Tobirama, dit-il simplement. Je suis le petit frère d'Hashirama, et il m'a demandé de t'occuper un peu alors j'ai ramené des jeux de société.

Ne comprenant pas leur intérêt dans ce geste, Midori chercha un instant son couteau des yeux et l'attrapa d'une main tremblante pour menacer le nouvel arrivant mais celui ci garda ses distances, se contentant de la regarder. Et même si elle hésitait à déployer ses ailes, pour se donner un air plus intimidant, Midori finit par baisser son arme et se détourner, embrouillée.

Pourquoi ne se comportaient-ils pas normalement ? Ou comme elle en avait l'habitude ?

- Tu t'appelles comment ? Tenta le jeune homme.

Mais devant le manque de réponse de la prisonnière, il prit place sur la chaise que son frère avait occupée, un peu plus tôt et poussa la caisse vers la couchette pour que Midori choisisse elle même ce à quoi elle voulait jouer. A vrai dire, Hashirama lui avait demander de tester les capacités militaires de leur prisonnières et ce genre de jeux étaient idéaux pour cela. Si elle appliquait ses compétences stratégiques à des jeux simples, il le verrait tout de suite et ça lui permettrait d'en apprendre un peu plus sur elle. Cependant, la jeune femme ne bougea pas, beaucoup trop mal à l'aise pour ça. Le regard de Tobirama sur elle lui donnait envie de disparaître.

- J'ai trouvé tes ailes très belles, tu sais .. ?

Surprise par la remarque, la jeune femme releva les yeux avant de se racler la gorge, gênée et murmurer, peu sûre d'elle :

- J-je peux les sortir .. ?
- Bien sûr, tant que tu ne m'attaques pas, sourit Tobirama.

Sans oser le regarder, Midori enleva son sweat qui l'avait réchauffée jusqu'ici et déploya ses ailes autour d'elle, utilisant tout l'espace de la cellule pour les étirer lentement. Pendant un instant, elles restèrent engourdies d'avoir été renfermée pendant autant d'heures, comme une jambe qu'on n'aurait pas bougée et qui fourmillerait mais elle finit tout de même par trouver une position assise confortable, ses appendices nouveaux pour elle repliés dans son dos avec grâce.

- Tu veux voir les miennes ? Demanda le jeune homme, malicieux.

Midori acquiesça, en se demandant si son plumage serait aussi majestueux que celui d'Hashirama et Tobirama fit apparaître ses ailes aux plumes grises. Mais les nuances qu'elles présentaient rendaient le tout agréable à l'oeil, et pour le moins différent.

En effet, Midori savait que ses plumes à elle avaient été blanches. D'un blanc pur, immaculé puis taché de son propre sang. Et à présent, celles qui étaient repliés dans son dos étaient noires, au niveau de leurs articulations et tendaient vers un gris ambré à ses extrémités.

Visiblement embêté par une plume en particulier, qui semblait cassée, Tobirama la décrocha en faisant une petite grimace, se disant que de toutes façons, elle repousserait et en remarquant que la prisonnière était intriguée par se geste, il lui tendit la plume en disant :

- Dans deux jours, j'en aurais une nouvelle à la place. Les plumes cassées sont .. désagréables.

Faisant tourner la plume entre ses doigts, Midori acquiesça lentement et l'observa d'un peu plus prêt.

- Tu n'as pas envie de jouer ? Tenta-t-il en regardant la caisse au sol.

Après avoir déposé la plume sur la table, Midori secoua la tête de gauche à droite et souffla :

- Je préfère .. lire.
- Je peux te ramener quelques bouquins de la bibliothèque de Konoha, si tu veux, affirma-t-il. Mais seulement en échange du couteau.

Tendue par la déclaration, et ses ailes frémissant dans son dos, Midori posa le regard sur son instrument, qui se trouvait à côté d'elle et Tobirama ajouta :

- Tes .. griffes sont bien plus mortelles qu'un couteau de si mauvaise qualité, tu peux en être certaine.

Méfiante, Midori regarda un instant ses ailes, se demandant vaguement si elles étaient aussi puissantes. Plusieurs Uchiha, au fil du temps, les avaient sorties pour se vanter, ou pendant leurs orgies en disant que les sensations étaient décuplées comme ça mais jamais elle n'avait vu un membre de son clan les utiliser pour les patrouilles.

En entendant Tobirama se lever, la jeune femme sursauta en le dévisageant mais il s'approcha d'un air serein, posa doucement les doigts sur son aile droite et la caressa assez lentement pour qu'elle ne prenne pas peur. Immédiatement, Midori sentit ses appendices frémir sous la caresse, un frisson remonter le long de son dos pour se perdre dans sa nuque et Tobirama se griffa volontairement.

L'effet fut rapide et son sang perla dans sa paume sous le regard à la fois surpris et gêné de de la jeune femme.

- Tu vois ? Murmura-t-il. Bien plus efficace qu'un couteau.

Sans ciller, il posa sa main intacte sur l'autre et un halo vert l'entoura un instant avant qu'il montre une paume totalement soignée, quoique le sang était resté sur sa peau. Et il tendit la main à la jeune femme, attendant qu'elle lui donne le couteau.

Comprenant où il avait voulu en venir, la jeune femme lui donna son arme en se détournant et Tobirama déposa le couteau dans sa caisse en lui disant qu'il allait voir ce qu'il pouvait lui rapporter de la bibliothèque. Et quelques minutes plus tard, il lui rapporta cinq gros romans mais la laissa seule, en se disant qu'elle préférait sûrement lire tranquillement.

Mais même si le livre lui paraissait vraiment intéressant, Midori n'arrivait pas à se concentrer dessus. Déjà, parce qu'elle se sentait observée, via la caméra de surveillance mais par dessus tout parce qu'elle repensait au comportement de ses hôtes. Et elle arrivait à se dire qu'elle s'était peut être trompée en pensant qu'ils allaient lui faire du mal. Tobirama était même allé jusqu'à se blesser lui même pour lui prouver qu'elle n'avait pas besoin d'arme pour se défendre, et il n'avait pas non plus gêné d'être dans la même cellule qu'elle, malgré ce fait.

Hashirama, lui, semblait très paternel et patient avec elle, comme s'il cherchait réellement à la mettre en confiance. Bien sûr, Midori ne pouvait pas se l'avouer directement, pendant toute sa vie, on lui avait appris à haïr les Senju mais maintenant qu'elle en avait rencontrés plusieurs, elle se rendait compte que les choses étaient surement différentes de ce qu'on avait pu lui raconter. Et personne, jusqu'ici, ne lui avait fait du mal. Mito l'accompagnait même à la salle de bain à heures fixes pour qu'elle puisse se laver, être digne dans sa détention alors qu'elle le savait, les Uchiha n'auraient jamais eu ce genre d'attentions, même envers les leurs.

Et puis, elle pensa un moment que ça pouvait être un piège. Qu'ils tentaient de l'attendrir pour qu'elle parle, qu'elle révèle ce qu'elle savait sur le clan mais il y avait peu de chances pour que ce soit le cas. Sinon, ils auraient insisté un peu plus, auraient posé des questions personnelles, lui auraient mis la pression.

Sans parler du fait qu'elle en voulait à Izuna. À Izuna, Inabi, tous les Uchiha pour l'avoir traitée de cette façon.

Ces réflexions finirent par se dissiper alors qu'elle s'allongeait sur le ventre pour lire le roman qu'elle avait entre les mains, les ailes étendues de sorte à les dégourdir, se les approprier et elle se plongea dans la lecture jusqu'à ce qu'il n'y ait plus assez de lumière dans sa cellule pour qu'elle puisse voir les caractères imprimés sur le papier.

À son réveil, Hashirama n'était pas présent, contrairement aux jours précédents, même si son petit déjeuner était en place sur la table qui était restée dans sa cellule et Midori mangea lentement, jetant des regards presque inquiets vers la caméra de surveillance. Elle qui s'était décidée à parler au chef de clan Senju, voilà qu'il ne se montrait pas. Mais en pensant que ça ne pressait pas, Midori savoura son repas, moins méfiante que précédemment et reprit son livre pour que le temps passe un peu plus rapidement.

Ça ne fut qu'à midi qu'Hashirama fit son apparition. Pour lui montrer son respect, Midori l'accueillit en se levant, même si elle gardait les bras croisés sur son ventre. Elle avait remballé ses ailes en pensant qu'elle aurait sûrement l'air moins menaçante comme ça. Hashirama remarqua immédiatement son changement de comportement et il lui sourit, avec tendresse.

Sans un mot, il pénétra dans la cellule pour prendre place sur la chaise, et Midori s'installa sur sa couchette, emmitouflée dans son pull et elle murmura :

- Vous ne me ferez pas de mal .. ?
- Non, répondit simplement Hashirama. Je veux seulement te poser deux questions, pour commencer. Rien de compliqué.
- J-je vous écoute.
- Pourquoi avoir traversé la Séparation .. ?
- Je devais fuir, affirma Midori en le regardant dans les yeux.
- Ton clan ..
- C-c'est mon clan qui m'a .. torturée, dit-elle en se détournant. Et c'est mon chef de clan qui tenait le bâton.
- Rappelle moi qui est à la tête du clan, à présent .. ?

Midori tiqua sur la question, en se disant que c'était sûrement une façon détournée d'obtenir des informations mais après tout, jamais elle ne retournerait au Sud de la Séparation. Et jamais elle ne reverrait ce clan de consanguins sans cervelle.

- Izuna Uchiha, indiqua-t-elle, visiblement hargneuse.

Hashirama ne bougea pas. Pas d'un cheveux et ce fut sûrement ce qui effraya le plus Midori en cet instant. Le voir calculer, réfléchir à ce propos, comme s'il cherchait déjà un moyen de se débarrasser de cet homme était intrigant. Et terrible.

Pendant que son hôte était immobile, Midori prit tout de même quelques secondes pour le regarder plus en détails et apprécia ses cheveux bruns qui descendaient sur ses épaules. Ses yeux marrons étaient expressifs, pétillants, sauf en cet instant précis et il avait un corps sculpté par les exercices, ça se voyait. Mais son attitude était celle d'un père, d'un ami.

Cependant, elle avait du mal à se dire qu'il était frère avec Tobirama.

Après quelques secondes, Hashirama, se rendant compte qu'il était très impoli, força un sourire pour rassurer sa prisonnière et passa une main dans ses cheveux.

- Ma .. seconde question, alors .. Comment tu t'appelles ? Demanda-t-il avec bonté.
- Midori. Je m'appelle Midori Uchiha, répondit la jeune femme en hochant lentement la tête.

L'information sembla mettre plusieurs secondes à atteindre l'esprit de l'homme mais quand celui ci réalisa quelle personne il avait devant lui, qui se tenait là en toute innocence, il se redressa vivement, s'excusa poliment et sortit de la cellule en courant, sous le regard intrigué et un peu perdu de Midori.

Ces anges étaient vraiment bizarres, quand ils s'y mettaient.