Il y a peu de ça quelques temps, notre ville a subi un soulèvement populaire, comme la plupart des villes de la région, du pays voire du monde.
Tout cela a commencé par des tensions entre les états, puis entre les citoyens et les gouverneurs, puis entre les citoyens eux même. Au début il ne s'agissait que de vulgaires querelles, la divergence d'opinons faisaient se disputer tout le monde. Au fur et à mesure, ces querelles ont pris de l'intensité. Les mouvements révolutionnaires se multipliaient comme des champions, les différents groupes se confrontaient tout le temps, les hommes ne se battaient plus avec des mots ou avec des coups, mais avaient choisit les armes, c'était bien plus facile pour imposer ses points de vue. Au bout de quelque temps un climat de peur s'est installé, lançant la rage des hommes gouverner nos vies. Les bombes, les mines, les balles, c'est ce qui fait notre quotidien. Il n'y a plus de président, plus de gouvernement, toute trace de démocratie a disparue, emportant avec elle tout espoir de paix.
Nous essayons tous de survivre ici mais pourquoi vouloir survivre dans un monde rongé par la haine ?
- Clarke, approches, poses ta main ici, et compresses, m'ordonne ma mère
- J'arrive… Mais elle se vide de son sang… j'ai besoin de tissus pour stopper les saignements, criais-je. Qu'est ce qui lui est arrivée ?
- On la retrouver sur le sol, elle essayait de s'échapper mais s'est fait tirer dessus par un des groupes de l'Est de la ville. me répond un des hommes à ma droite. Elle est sacrément amochée. Finit-il en me montrant la plaie du doigt.
Je regarde le corps de la blessée, en effet, elle a une énorme plaie dans le dos, le sang ne cesse de couler, je dois calmer l'hémorragie. Ses agresseurs ne se sont pas contentés de lui tirer une simple balle, mais en ont profité pour vider leur chargeur. L'homme est devenu fou, il vit pour tuer, il est pire qu'un animal sauvage. Certains d'entre eux s'amusent à traquer les personnes, pour ensuite les torturer et les enfin abréger leur souffrance dans d'atroces souffrances. Penser à ce que ces hommes infligent à d'autre personne me glace le sang.
- Je l'ai ! j'ai la balle ! il faut que je la sorte maintenant, une pince, vite! dit ma mère.
La blessée se met alors à bouger, ma mère me fait signe de la maintenir. Je pose sort mes maisn de sa plaie et les dirige vers ses bras, une fois celle-ci immobile, je m'approche légèrement d'elle et lui murmure.
- Chuuut… courage, essaye de ne pas bouger, tu vas t'en sortir, on est là maintenant !
Nous finissons notre opération, nous l'allongeons ensuite doucement sur un des lits que nous avons pu récupérer avant les attentats. Je prends une chaise dans le coin de la salle et la place à proximité de son lit. Elle est si jeune, elle doit avoir mon âge, elle a les cheveux long bruns. Je la fixe pendant de longues minutes. Son visage m'est familier, je l'ai déjà vu mais je n'arrive pas à mettre de nom sur ce dernier. Alors que je me perdais dans mes pensées, ma mère me sort de ma torpeur.
- Allez, je vais veuillez sur elle cette nuit vas te coucher, me dit elle en s'approchant de moi et en posant ses mains sur mes épaules.
- Non, c'est bon, tu en a fais beaucoup aujourd'hui, c'est toi qui a le plus besoin de sommeil entre nous deux. Lui répondis-je en posant ma main gauche sur la sienne.
- Tu es sûre ? j'hoche la tête, elle reprend. Comme tu veux, s'il y a quoi que ce soit, appelles moi. Je t'aime, bonne nuit.
- Bonne nuit, reposes toi bien.
Je recommence à la fixer. Elle est si jolie, elle semble sereine dans cette position. Elle frisonne, je décide donc de lui donner la couverture que j'avais pris au cas où elle était prise de frisons. Vu son état, ce n'est pas le moment qu'elle tombe en hypothermie cela ne ferait qu'aggraver son cas.
Mes paupières sont lourdes, je sens la fatigue arriver. Alors que je suis sur le point de m'endormir, la jeune fille se réveille. Elle se redressa difficilement et porte immédiatement sa main droite dans le bas de son dos et pousse un léger râle de souffrance.
- Où suis-je ? demanda t'elle d'un ton paniqué.
- Tu es en sécurité ici, ne t'inquiète pas…. Tu as été attaquée hier et des personnes t'ont trouvé sur le sol. Ils t'ont ramené ici et on t'a soigné. Lui répondis-je d'un ton rassurant
- Où est mon frère ? ajoute-t-elle en inspectant la salle.
- Tu étais toute seule quand ils t'ont trouvé, mais je suis sûre qu'il va bien. Reposes toi, tu es très affaiblie, tu dois essayer de ne pas bouger pour cicatriser plus vite. On en reparle demain.
- Je dois absolument retrouver mon frère, laisses moi partir, me dit-elle, les yeux légèrement humides alors qu'elle essaye de se lever du lit.
- Je ne peux pas, tu viens de te faire attaquer, je sais que tu as peur, mais tu n'as pas assez de force pour partir à sa recherche. J'approche une main de la sienne. Moi c'est Clarke et toi ?
- Octavia, Octavia Blake. Me répond-elle doucement.
- Très bien, je vais voir ce que je peux faire pour ton frère, mais pendant ce temps promet moi de te reposer.
Elle me regarde, hoche la tête, me sourit, puis murmure :
- Merci Clarke.
- De rien, je suis juste là à coté s'il y a un souci d'accord ?
Elle me fait un hochement de tête suivie d'un petit sourire, je prends ça pour un oui.
J'attends qu'elle s'endorme pour me diriger vers la réserve afin de vérifier les stocks, Sur mon chemin je croise Marcus, un vieil ami de ma mère, il se stoppe devant moi.
- Comment va-t-elle ? me demande ce dernier l'air inquiet.
- Son état est stable, elle est hors de danger la balle à été extraite, maintenant il lui faut du repos et tout ira bien, lui répondis-je accompagné d'un sourire.
Il hoche légèrement la tête pour approuver ma réponse puis se tourne pour aller dans la direction opposée à moi.
Je descends dans la réserve, il fait noir, la lumière ne s'allume pas, je suppose que les batteries sont presque à plat, il va falloir qu'on remonte à la surface pour les recharger. Au début des émeutes nous avons découvert ce refuge sous terrain avec ma mère, nous avons décidé de nous installer ici pour être en sécurité, c'est un ancien bunker je pense, il peut accueillir de nombreuses personnes. Nous devons être une vingtaine à vivre ici.
Je m'approche des étagères où nous stockons nos produits médicaux, je remarque qu'on commence à être à court de bandages, de désinfectants et de médicaments. Il faut impérativement qu'on aille en chercher. On nous apporte tout les jours de nouveaux blessés, on a besoin de tous ces produits. Sans, on ne pourra rien faire. Le seul problème est que la pharmacie la plus proche a été ravagée par des bombes il y a de ça un mois. Il faut donc que nous nous rendons à l'hôpital, mais il est bien trop loin, et nous ne sommes pas assez équipés pour y aller.
- Clarke, tu es sûre ? me demande ma mère, en se frottant l'arrière du cou.
- Oui ! Affirmais-je. On est presque épuisé, la semaine dernière il nous en restait un fond mais là c'est limite vide, il nous reste quelques bandages, on n'a plus aucun médicaments… on a deux solutions, soit on laisse les blessés souffrir le martyr soit on va là bas et on ramène tout ce qui nous manque.
- C'est une mission suicide ! rétorque Marcus, en tournant en rond dans la pièce. L'hôpital est à l'est de la ville. Il se stoppe, me fixe et reprend. A l'Est Clarke, là où les groupes les plus dangereux ont décidé de s'installer. Là où ton p… Il se stoppe net dans son explication, regarde ma mère d'un air compatissant, et reprend de nouveau. Peut importe c'est beaucoup d'autre dangereux.
- Je sais, dis-je en le coupant, mais on ne peut pas laisser les plus faibles mourir. C'est tout de même notre peuple, on doit les aider. On ne peut pas laisser ces hommes, ces femmes et ces enfants sans soin médicaux !
Après un court silence ma mère intervient :
- On va tenter de trouver une solution. Sans kits de soins on ne peut en effet rien faire. On pourra juste soigner les plaies superficielles.
Je décide de sortir de la salle pour les laisser réfléchir à une solution, pendant que moi je vais m'occuper d'Octavia. Depuis la semaine dernière nous avons sympathisé, elle m'a avoué avoir hâte de partir pour retrouver son frère. J'arrive près d'elle.
- Hey, lui dis-je avec un grand sourire. Comment tu te sens aujourd'hui ?
- Hey, me répond-elle. Ca va, j'ai connu mieux, mais ca va.
- Je viens changer ton bandage. Penches toi vers l'avant s'il te plait.
Je prends les bandages et le désinfectant posés sur la table à ma gauche et commence à défaire son bandage.
- Ouuh ! c'est pas joli joli.
- Pas grave, ca me fera une belle blessure de guerre, aha, dit-elle en rigolant.
- Ah vu comme ça, oui ! Lui répondis-je.
- Clarke… chuchote-t-elle
Je sens dans sa façon de dire mon prénom qu'Octavia est très hésitante.
- Oui ?
- Dans combien de temps tu penses que je peux repartir ? Me demande cette dernière après quelques minutes de silence et de réflexion.
- Dans un à deux jour… Mais… O, tu es sûre ? Fin tu es vraiment sûre de vouloir partir ?
- Oui… je sais que tu voudrais que je reste mais il faut que j'aille retrouver mon frère. C'est la première fois que l'on est séparé aussi longtemps, je… fin… c'est mon frère Clarke, je dois le retrouver, c'est ma seule famille.
J'entends dans le son de sa voie qu'elle est sur le point de pleurer, je termine son bandage et décide de la prendre dans mes bras.
- Ne t'inquiète pas, il va bien j'en suis certaine, il a du trouver un endroit où se caché, et s'il est comme toi il va survivre, vous êtes des battants.
Elle s'esquisse un sourire, que je lui rends.
Hello tout le monde, donc voici, le second chapitre de ma fiction, j'espère qu'il vous a plu, je sais que c'est un lent mais je souhaite juste mettre les bases pour ensuite vous en mettre plein la vue... ou du moins essayer. N'hésitez pas à m'envoyer des review si cette histoire vous plait, histoire que je sache si je la continue ou pas. En tout cas je vous fais plein de bisous.
-Océane.
