[Note de l'auteur] Un grand merci à tous pour vos reviews! ~_^

Lea Michaelson: Merci beaucoup! J'espère que la suite ne te décevra pas :)

Meline: Merci beaucoup! J'essaye de respecter un minimum de longueur au niveau des chapitres. J'avoue, en tant que lectrice, trouver ça assez frustrant lorsqu'on parvient à lire un chapitre en moins de cinq minutes :-s

Megane: Merci beaucoup! ~_^Ah ah! Tyler... est assez complexe dans mon histoire, mais tu verras par la suite. Quant à son interlocuteur... ah! Je ne peux pas encore trop en dire, promis, tu auras une réponse assez rapidement (tout du moins, une once de début de réponse ~_^)


Chapitre 2

La journée aurait pu bien commencer. Elle aurait pu. Caroline s'est réveillée en sursaut, encore un de ses cauchemars sans queue ni tête où se mêlaient souvenirs, sentiments et fantasmes. Cela faisait plusieurs nuits qu'elle faisait le même. Elle se revoyait sur le terrain de football du lycée de Mystic Falls, une sensation lui tiraillait l'estomac, avant de prendre conscience que ce n'était pas l'estomac mais le muscle cardiaque. Un trou béant lui tenait lieu de poitrine. Choquée, elle ne cessait d'appeler en vain du secours, personne ne se montrait. Une ombre pourtant finissait par apparaître, une ombre salvatrice, une silhouette qu'elle connaissait que trop bien pour l'avoir associée à celle de Klaus. Ce dernier se tenait devant elle et lui tendait son cœur en souriant pour ensuite terminer par lui remettre en place. Son cauchemar prenait ensuite une forme plus étrange, plus angoissante. Derrière elle se tenait Tyler. Ce dernier possédait une aura rouge sombre et l'on pouvait voir dans ses yeux toute la fureur et la haine dont il était capable. D'un geste plein de rage, il plongea sa main dans la poitrine de Caroline pour lui retirer son cœur avant de le dévorer en regardant la jeune fille mourir lentement.

Qu'est-ce qu'un tel rêve signifiait ? Caroline reposa sa tête sur l'oreiller et essaya de ralentir sa respiration tout en se jurant d'en parler à Bonnie, peut-être pourrait-elle y trouver une explication ? Encore faut-il que celle-ci revienne à Mystic Falls. A tâtons, la jeune fille mit la main sur son portable dans le but d'envoyer un message à son amie, un message qui resterait sans doute sans réponse. Elle rejeta sa couette et donna un coup d'œil à son réveil. 7h30. Elle avait près d'une heure de retard. Pour le coup bien réveillée, elle sauta de son lit et, à grande vitesse, s'empara d'un jean et d'un débardeur de couleur rouge, un coup de brosse dans les cheveux, un peu de gloss et se rua dans les escaliers, les descendants quatre à quatre. Au moment de sortir, son estomac manifesta sa présence par un grognement qui en disait long. Tout en râlant contre son besoin vital, Caroline ouvrit la porte du réfrigérateur dans l'espoir de trouver une poche de sang. Peine perdue, il fallait se rendre à l'évidence : le stock était vide.

« - Sérieux ? Pourquoi juste aujourd'hui ?! » s'énerva t-elle en claquant la porte du réfrigérateur.

N'ayant clairement pas le temps de faire une halte par l'hôpital de Mystic Falls, elle s'enfonça dans la forêt bordant sa maison, ruinant, par la même occasion ses toutes nouvelles bottes. Caroline mit tous ses sens en éveil, à la recherche d'une étincelle de vie, d'un battement de cœur. Elle perçut un craquement et identifia un lapin peut-être ou plutôt un lièvre tant il se déplaçait rapidement. Il devait se trouver à quelques mètres d'elle, sur sa gauche. Tout en se concentrant, elle se déplaça le plus silencieusement possible. Il devait être juste devant elle. Elle continua à avancer, scrutant la pénombre du sous-bois et ne put s'empêcher de sursauter lorsqu'elle croisa une lueur. Là où elle s'attendait à voir un lièvre, elle se trouva face, à nouveau, avec cet étrange renard. Son pelage était luisant, aux reflets rouge foncé, ses yeux dorés l'observaient en silence. A son arrivée, il pencha sa tête sur le côté, comme s'il analysait les déplacements de la jeune vampire. Elle distingua, derrière lui, un mouvement, un lapin. En une fraction de seconde, l'animal fut attrapé par le renard qui s'en alla en courant non sans avoir jeté un dernier regard à Caroline. Il s'éloigna rapidement. Bien trop rapidement au goût de la jeune fille. A sa connaissance, seuls les guépards pouvaient atteindre une telle vitesse, et pourtant, malgré le peu de connaissances biologiques qu'elle avait, elle pouvait faire la distinction entre un félin et un canidé. Rapidement, seules ses deux queues étaient encore visibles au loin. Ses deux queues ?!

« - Mais qu'est-ce que tu es ? Un genre de mutation animale ou… ? » demanda t-elle sans attendre de réponse toutefois. Elle ne termina pas sa phrase ne sachant toujours pas comment identifier sa rencontre. Elle se souvint de son regard. Un regard attentif, compréhensif, un regard presque… humain ou, tout du moins, un regard où on pouvait noter l'intelligence. Il l'observait, peut-être même l'attendait. Ne sachant vraiment plus quoi penser, Caroline, fortement déstabilisée, sortit de la forêt rapidement. Tant pis pour la faim, ça attendra. Peut-être Elena aura-t-elle quelque chose à grignoter ? Elle se retourna et jeta un dernier coup d'œil à la forêt. Elle lui semblait différente … vivante… l'impression que les arbres… respiraient.

« - Ma pauvre Caroline, tu débloques totalement, ça doit être la faim… ou ces cauchemars… ou les deux ! ». Elle s'éloigna à grands pas pour s'engouffrer dans sa voiture en direction de l'université.


Il changea rapidement de direction. Évitant gracieusement les arbres et buissons, son pelage luisait au soleil lorsqu'il pénétra dans une petite clairière. Le lapin entre ses crocs était mort depuis un certain temps et il se réjouissait à l'idée de pouvoir déguster le chétif animal. Ses sens en alerte, il ralentit légèrement sa course avant de stopper au milieu de la zone herbeuse. Il scruta les environs avec attention, captant chaque souffle, chaque battement de cœur, chaque regard. Aucun être vivant (ou mort-vivant) ne demeurait dans les parages. Satisfait, il se concentra avant d'avancer doucement, une patte après l'autre. Il perçut le champ magnétique magique qui entourait son repère. Sans lâcher sa proie, il continua son chemin en avant et disparu entièrement.

Il se trouva dans ce que l'on pourrait qualifier de manoir. Un manoir aux mille sons. Terre, air, feu et eau, les éléments étaient tous réunis pour former une douce mélodie s'élevant dans les airs. Un bassin couvert de fleurs de lotus trônait au beau milieu de la pièce principale, au-dessous d'un vaste puits de lumière. Le marbre était omni présent et l'on pouvait compter une dizaine de fontaines dispersées çà et là agrémentant la pièce d'une douce harmonie. Un vaste escalier lui faisait face en haut duquel une jeune fille se tenait. Grande et fine, ses longs cheveux de couleur ébène se perdaient sur sa taille. Ses yeux bridés d'un noir absolu reflétaient une curieuse couleur dorée que l'on ne pouvait ignorer. Elle semblait âgée d'une vingtaine d'années environ, habillée simplement d'un kimono rose pâle qui révélait ses formes et ses courbes.

« - RYUKU ! s'écria t-elle lorsqu'elle le vit pénétrer dans la pièce principale. Où donc étais-tu passé ? »

Il la regarda une seconde puis déposa le cadavre de l'animal qu'il tenait dans sa gueule avant de fermer les yeux, un halo rouge se matérialisant peu à peu autour de lui. L'instant d'après, le renard avait pris forme humaine révélant un jeune homme donc les yeux étaient aussi sombres que ses longs cheveux qu'il avait négligemment laisser tomber sur ses épaules. De haute stature, il était pourtant très fin. Vêtu d'un ensemble de costume noir, seule sa veste était ornée de petites flammes rouges au niveau de ses manches.

« - Du calme Kamiko, j'étais juste partit faire un tour en forêt. Lui répondit-il en souriant.

- Tu aurais tout de même pu me prévenir… Je me suis presque inquiétée… Tu l'as trouvé ? le questionna t-elle plus doucement tout en descendant les escaliers.

- Si c'était aussi simple, petite sœur, il y a longtemps que le travail serait terminé, soupira t-il. Il est doué pour se cacher. Pourtant, sa magie est omni présente. Elle irradie en tous lieux…. Ce n'est qu'une question de temps. Cette ville est… tout simplement envahit par le surnaturel, des vampires marchent en plein jour, des loups-garous se cachent à peine. Rares sont les fois où j'ai pu observer une telle concentration d'esprits ayant une essence magique.

- Hum… dit-elle tout en prenant son frère dans ses bras. Mais ils restent que des esprits de seconde classe. Et … ma foi… forts délicieux ! rit-elle en s'éloignant tout à coup.

- Kamiko ? Qui as-tu mangé ? » lui demanda t-il en fronçant les sourcils.

Pour toute réponse, la jeune fille lui fit un clin d'œil et rit tout en remontant l'escalier. Il soupira et reposa son attention sur le cadavre de l'animal qu'il avait rapporté. Tant pis pour Kamiko, il mangerait seul et sans plus attendre, il dévora le lapin sans en laisser un os. Son péché mignon, comment lutter contre sa nature ? Il sourit à cette pensée et se concentra sur un petit autel qui était établit dans un coin de la pièce. Autour d'une statuette représentant un renard, il y avait une dizaine de bougies disposées de telle manière à former un cercle parfait sans la moindre interruption. Il ferma les yeux quelques secondes à son approche et leva lentement les mains au-dessus du cercle de flammes. Un halo blanc vint soudainement irradier la pièce qui devint de plus en plus froide. Lentement, le bassin se couvrit de glace, une glace épaisse qui craquait en recouvrant sols et murs. Ryuku ouvrit alors les yeux. D'un noir de jais à l'origine, ils étaient devenus d'un blanc opaque. Ses cheveux se colorant peu à peu de la même teinte, des étincelles firent leur apparition au bout de ses doigts. Puis, en une fraction de seconde, tout redevint normal. Ryuku s'éloigna de quelques pas de l'autel, un sourire accroché aux lèvres.

« - Les croyants… Tous les mêmes. Une dévotion sans pareille et le même résultat en fin de compte.» lança t-il en secouant la tête.

Sa jeune sœur réapparu alors et dévala les escaliers. Elle s'était changée et portait une robe moulante d'un rouge écarlate et avait opté pour un khôl noir autour des yeux, un rouge à lèvre carmin et une touche de paillettes dorées au-dessous de ses yeux. Le tout faisait ressortir la pâleur de son teint et le sombre de ses cheveux.

« - Alors, comment me trouves-tu ? demanda t-elle en tournant sur elle-même

- Très… humaine. Tu es parfaite.

- Hum… Je sais, lui répondit-elle un sourire innocent aux lèvres

- Mais n'oublie pas la raison de ta présence…

- Ne t'inquiète pas grand frère, je sais ce que j'ai à faire. Mais il est vrai que… Ah ! Tous ces esprits concentrés en un seul endroit… un si petit endroit… soupira t-elle en se passant la langue sur les lèvres

- Kamiko… ne mange pas les humains…

- Juste leurs esprits, promis ! » lui répondit-elle comme si elle récitait une leçon mainte fois apprise. Elle attrapa un sac assortit à sa robe, enfila une paire d'escarpins noirs et sortit en courant.


Chicago. Cette ville avait un goût de « déjà-vu ». Des immeubles gris, vides, sans vies ou tout du moins sans une vie réellement importante, sans âme. Une succession d'esprits faibles, contrôlables et, de ce fait, détestables. Il était d'humeur massacrante. Depuis que la sorcière avait baissé le voile, il LA cherchait sans relâche. Encore et encore. Et pourtant, elle ne se manifestait toujours pas à lui. Sa seule solution a été de visiter chaque lieu auquel elle était attachée. Bien entendu, elle n'a jamais connu Chicago comme… Chicago. Là où il voyait du béton, il devait s'imaginer être entouré d'herbe, de forêts et d'un immense lac. Même si ce dernier était resté intact, les humains ont trop souvent bouleversé son essence naturelle pour qu'il ait conservé sa magnificence d'autrefois. Elle devait être quelque part. Il devait la trouver. Il voulait la trouver.

Une jeune femme, sans doute trop pressée, ne l'ayant pas vu toute perdue dans son téléphone qu'elle était, le percuta de plein fouet. Elle s'excusa maladroitement mais lorsqu'elle croisa son regard sombre, un son lugubre se fit entendre et son cou prit soudainement un angle improbable. Sans un regard, il enjamba le cadavre et continua sa route. C'était vraiment pas le jour, il était vraiment de mauvaise humeur.


Elena claqua la porte de la pension Salvatore en sortant. Trop c'est trop ! Pour la énième fois, Damon et Jérémy s'étaient disputés. Une sordide histoire de jus d'orange, allez savoir ! Toujours est-il qu'il en avait pas fallut plus entendre pour perdre patience. Mais que faire ? Jérémy était d'humeur massacrante et Damon… c'est Damon. Presque deux siècles passés à parfaire ironie, sarcasme et exaspération, cela ne pouvait pas s'éclipser en quelques jours. Il lui fallait trouver une solution. Quelque chose de durable. Elle ne pouvait pas à nouveau renvoyer son frère à Denver, Bonnie le lui avait suffisamment reproché la fois précédente, sans parler du danger que cela puisse représenter… Elle avait bien pensé à Stefan, peut-être pouvait-il emmener Jérémy dans une de ses quêtes mystères qui semblaient tant le préoccuper depuis le début de l'été… Cependant, quelque chose avait changé chez le jeune homme et elle ne pouvait se résoudre de le laisser seul avec Jérémy. Bien entendu, il était grand, il pouvait faire ses propres choix… mais… Ah ! Si seulement Alaric était encore là, il aurait la solution…

La jeune vampire tenta de se calmer les nerfs en montant dans sa voiture et mit le volume de la musique à fond. Chantant à tue-tête, elle prit la direction de Mystic Falls pour ensuite opter pour la ville suivante et son campus universitaire. Il ne lui fallut que trente minute pour parcourir le chemin. En fait, vingt mais elle n'avait pu s'empêcher de s'arrêter et de penser à ses parents, ainsi qu'à sa propre mort lorsque son chemin la conduit à traverser le Wickery Bridge. Cette période de l'année était toujours un peu cruciale pour elle, alors en alliant la date et le lieu…

Elena choisit une place de parking un peu à l'écart des autres. Une toute nouvelle vie s'offrait à elle. Enfin une vie... une non-vie ou une non-mort… Est-ce qu'elle regrettait d'avoir donner le remède à Katerine ? Pas vraiment. Quoique… Une vie simple, telle qu'elle l'avait prévu quelques années plus tôt ne lui aurait pas déplu. Un mari, des enfants, des petits-enfants. Seulement, si il y avait bien une personne sur cette Terre qui savait que rien ne se passe jamais comme prévu c'était bien Elena et elle en étant la preuve vivante… ou non-morte. Katerine avait fichu le camp, impossible de la retrouver. En même temps, elle ne l'avait pas vraiment cherchée… Elle devait sans doute essayer de s'adapter. Cette pensée la fit sourire en imaginant son double devant faire face à la fragilité humaine. Elena sursauta lorsque son portable se mit à sonner. Rapidement, elle extirpa l'objet de son sac pour identifier son interlocuteur avant de décrocher.

« - Bonjour Caroline, dit-elle simplement.

- Hey Elena ! Tu es où ? Il faut absolument que je te parle… lui répondit son amie un brin de nervosité dans la voix.

- Je suis sur le parking, je viens d'arriver, Tout va bien Ca… ? Elle n'eut pas le temps de répondre que déjà la jeune vampire blonde déboulait dans sa voiture en vitesse rapide.

- Non, pas du tout. J'ai faim, j'ai horriblement faim. Le réfrigérateur était vide ce matin et… tu peux pas me dépanner ? la supplia t-elle du regard.

- Tiens ! Sourit Elena en attrapant une poche dans l'espace réfrigéré de sa boîte à gants. Comment ça se fait que tu n'ais pas fais le plein ?

- Eh bien… Si je te dis que j'ai oublié, tu me crois ? Sérieusement, entre la rentrée, Tyler, l'absence de Bonnie, les cauchemars… Répondit Caroline en portant la poche à sa bouche.

- Les cauchemars ?

-Oui, tous les jours, ou presque, le même. Exactement le même. Je rêve de Kl… de Tyler… il m'arrache le cœur avant de le manger.

- Charmant…

- A qui le dis-tu…

- Tu veux toujours pas adopter le « régime lapin » ?

- Non, pas si j'y suis pas obligée… J'aurais pu ce matin, j'étais même partie pour ça. C'est dire à quel point j'avais faim… Mais… je sais pas, j'aime de moins en moins aller dans la forêt en ce moment. Je ne sais pas… une sorte de mauvais pressentiment, comme si… oh ! peu importe ! Merci Elena pour l'encas, t'es adorable ! Donc auj… »

Brutalement, Caroline s'interrompit. Un jeune homme à moitié nu les regardait. Pourtant ses yeux semblaient totalement dénués d'expression. Un peu comme s'il avait été contraint par un vampire. Il pencha la tête, la coucha presque totalement sur son épaule gauche en ouvrant la bouche et laissant un filet de bave s'échapper. Maladroitement, il avança, pas après pas. Très lentement il se positionna en face de la voiture d'Elena avant de brusquement abattre ses points violemment sur le capot. Choquées, les deux amies sortirent du véhicule pour tenter de l'éloigner. Elena arriva à son niveau. Le jeune homme cessa de frapper la voiture pour se retourner vers elle. Son regard était vide. Entièrement vie, il avait complètement perdu les étincelles de vie. Elle n'était même pas certaine qu'il la voyait ou, tout du moins, que son cerveau interprétait la vision. Il fit demi-tour, se heurtant tour à tour à un arbre et un banc mais continua d'avancer sans sourciller.

« - Qu'est ce que c'était que ça ?! S'écria Caroline

- J'en ai pas la moindre idée… Peut-être une sorte de … bizutage ?

- Non mais c'est flippant ! Il avait tout du zombi ! Quoi, c'est le nouveau film de Romero qui se tourne dans le coin ?! Si ça c'est juste un échantillon de bizuts, je ne veux même pas voir le reste…

- Allez viens Care, restons pas là. » Dit Elena sans lâcher la silhouette du jeune homme qui s'éloignait tant bien que mal tout en prenant le bras de son amie.

Les deux jeunes filles partirent en direction du campus. L'une et l'autre perdues dans leurs pensées. Essayant d'identifier leur rencontre des plus étranges. Si seulement Bonnie pouvait être là. Elle était un peu le côté rationnel de leur groupe. Un antagonisme si on prend en considération le fait qu'elle est une sorcière, mais elle reste la personne droite de leur trio. Elena et Caroline tentaient de s'orienter et de se frayer un passage parmi la foule des étudiants. Bien qu'étant un établissement de seconde zone, cette université réunissait un bon nombre d'élèves. Elles arrivèrent au milieu de ce qui semblait être le hall principal. Des panneaux de bois avaient été dressées çà et là sur lesquels figuraient des dizaines de listes. Chacune mentionnait une série d'options et de cours et indiquaient l'heure et la zone dans laquelle ils se déroulaient. Caroline s'était inscrite en Histoire de l'Art tandis qu'Elena avait optée pour les Lettres Modernes. Les deux amies se séparèrent donc pour relever l'ensemble des informations les concernant. Elena constata rapidement que le département des Lettres était très sollicité à la vue de la foule qui trônait devant le panneau et regretta ne pas avoir suivit le choix de Caroline où les têtes semblaient moins nombreuses. En jouant des coudes et s'excusant à chaque fois qu'elle marchait sur le pied d'un étudiant, Elena parvint devant le panneau et commença à noter scrupuleusement. Elle releva la tête que lorsqu'elle sentit un frisson parcourir son échine au contact de la personne qui venait de se glisser à sa gauche. A sa grande surprise, il s'agissait d'une jeune fille typée asiatique. Cette dernière lui sourit largement avant de lui tendre la main.

« - Bonjour, je m'appelle Kamiko, et toi ? »


[Note de l'auteur] J'ai encore et toujours besoin de vos reviews... Que serez une histoire sans avoir des avis? Lâchez-vous, promis, je mors pas (souvent) ~_^