Bonjour !
Pour ceux qui l'attendaient, voici le 2e Chapitre ! ) Il est assez long et donc il s'y passe pleins de choses !
Vous allez y voir le couple katniss/peeta qui se rapproche un peu, une apparition de Gale (oui, je sais que pas beaucoup de personnes l'apprécient mais je ne peux tout de même pas le zapper !), la tournée des vainqueurs (bon, j'admets que je l'ai beaucoup avancé avec juste trois mois entre la tournée et les jeux, mais c'est pour les besoins de l'histoire ! ) ) et plein d'autres surprises !
Laissez-nous vos avis ! On se retrouve en bas ! )
Je suis réveillée par un léger bruit à côté de moi. Instinctivement je bondis de mon lit, prête à contre-attaquer. Mais ce n'est que ma sœur qui parlait dans son sommeil. Cette dernière s'étant d'ailleurs réveillée à cause de mes gestes brusques, me regarde calmement :
« - Katniss, on est à la maison, tu n'as rien à craindre. »
Je me rend alors compte de ma stupidité.
« -Excuse-moi, petit canard, je ne sais pas ce qui m'a pris.. C'est l'habitude tu comprends ! », dis-je en faisant un clin d'œil complice à ma sœur.
A présent, je comprends ce que disait Haymitch. Les jeux changent une personne. Pourtant, je me demande si un jour tout pourra redevenir comme avant. Mais j'en doute fort. J'ai vécu trop de choses horribles, vu trop d'enfants tomber. J'ai moi-même tué quatre personnes. Quatre personnes de trop. Alors que leurs visages défilent devant mes yeux, Prim me prend doucement la main.
« - Viens, on va prendre notre petit déjeuner.
-Oui tu as raison, lui dis-je avec un sourire, maintenant que nous avons toute cette nourriture, il serait bête de ne pas en profiter ! »
Prim me répond en riant. Hier soir, j'étais tellement fatiguée, que quand le maire m'a assigné ma nouvelle maison, j'ai laissé ma petite sœur choisir sa chambre et je me suis étalée sur le lit de celle restante. Mais mon petit canard est finalement venu me rejoindre au moment où je fermais les yeux. « Il ne faut pas qu'ils t'emmènent à nouveau. Je sais que ça n'arrivera pas, mais au cas où. » . Et cette saleté de Buttercup l'avait suivi sous la couverture.
Je n'avais donc pas eu le temps de découvrir ma nouvelle demeure. En descendant les escaliers de bois, je découvre une salle à manger si grande qu'elle couvre la même surface que toute mon ancienne maison. Ma petite sœur crie dans tout le premier étage que jamais elle n'arrivera à s'y faire, que cette maison va bientôt nous être reprise. Puis en voyant les canapés certes rustiques mais confortable installés devant la télévision, les placards remplis de nourriture jamais goutée et le jardin immense que Lady s'était déjà approprié, Prim décide que si. Finalement elle va s'y habituer.
Je rigole en la voyant faire tout son cinéma. Comme elle a pu me manquer. Je décide alors de prendre les choses en main et de préparer un petit déjeuner digne de ce nom. Mes yeux s'agrandissent au fur et à mesure que j'ouvre les placards et tiroirs de la cuisine. Il y a plus de nourriture dans cette cuisine que je n'en ai mangée de toute ma vie ! Ma mère arrive dans la cuisine, et nous nous mettons à trois pour préparer le repas. Je la voie avec ma sœur, plus complices que jamais, et cela me fais chaud au cœur. Enfin nous allons être une vraie famille.
Après ce petit déjeuner agité, je décide enfin d'aller me préparer. Ma salle de bain est aussi agréable que celle du capitole, les robinets sont rutilants, l'eau est chaude et les différents savons sont doucemenst parfumés. Prim va s'en donner à cœur joie !
En entrant dans ma chambre, je la découvre véritablement. Un lit en bois où on pourrait facilement dormir à trois, des couvertures colorées toutes plus confortables les unes que les autres qui croulent sous des coussins en plumes, un bureau immense en acajou, qui me fait tout de suite penser à Effie, des tapis moelleux et épais et une armoire imposante remplie de vêtement dont je reconnais la signature de Cinna.
Tout ici semble fait pour me plaire. Pourtant, un pincement au cœur me rappelle que le prix à payer pour vivre dans ce « palais », pour réemployer les termes de ma sœur, est de quitter la maison dans laquelle j'ai grandi, dans laquelle un jour, ma famille a été heureuse, avec mon père. Prise de nostalgie, je décide d'aller voir mon ancienne bâtisse.
Je me dépêche de m'habiller. Un pull et un pantalon unis feront l'affaire. En cherchant mes bottes de chasses habituelles, je me rends compte qu'elles doivent encore être dans la Veine. Raison de plus pour me presser. J'enfile une paire de bottines a peu près similaires à celles que je portais dans l'arène, une veste légère et je cours au rez-de -chaussé. Ma mère, dans le salon entrain de déballer nos maigres cartons me demande en riant :
« -Où cours-tu comme ça ?
-Je vais faire un tour. Pourquoi pas récupérer mon arc pour aller chasser.. Je ne sais pas encore, mais il faut que je me change les idées.
-D'accord, si tu passes à la maison, pourrais-tu penser à prendre le dernier carton posé dans l'entrée s'il te plait ?
-Oui bien sûr ! je réponds en souriant, ne m'attendais pas pour le déjeuner ! »
Et je claque la porte. Je me sens un peu coupable : je viens à peine de rentrer que déjà je leur fait faux bond pour le repas ! Mais elles sauront se passer de moi. Elles l'ont déjà fait.
Je marche tranquillement dans les rues matinales du District 12. Tous les passants me sourient, me félicitent. Je leur réponds que je ne suis pas seule, que Peeta aussi fait partit intégrante de notre victoire. Mais les gens insistent. Je me sens mal à l'aise à travers toute cette foule. Je presse le pas, tout en remerciant gauchement les gens qui m'abordent.
Quand j'arrive enfin à la Veine, les gens se font plus dicrets, n'esquissant qu'un sourire timide à mon passage. Je leur réponds pour ma part d'un bonjour honnête. Ici je me sens plus à l'aise, je n'ai pas à me cacher, les gens savent qui je suis réellement. Pas cette nunuche du capitole que j'essaye d'imposer à tout Panem, mais une fille discrète. Pourtant, j'espère pouvoir convaincre tout le monde dans le rôle de l'idiote. Ma vie et celle de ceux que j'aime en dépend.
J'y suis, ma maison. Elle semble plus noire et plus triste que dans mon souvenir. Je pousse le battant de la porte et pénètre à l'intérieur. Même si cet endroit va me manquer, je suis heureuse de pouvoir enfin offrir à ma mère et ma sœur un endroit plus sain et plus joyeux. Je jette un regard sur ce qui m'entoure. De la poussière, des murs crasseux, un carton. Voilà tout ce que je laisse ici. Je jette un coup d'œil au contenu de la boite.
Je n'y trouve que quelques photos de mes parents, un livre de plantes qui est dans la famille depuis plusieurs générations, ma besace en cuir, mes bottes de chasse et la veste de mon Père. Je mets la veste, retire mes bottines pour me chausser de mes vraies bottes et jette la besace sur mon épaule. J'y insère les photos et le livre.
Je lance un dernier regard à mon ancienne demeure, et pousse la porte. Je tombe alors nez à nez avec Gale.
« -Euh salut, lance-t-il gêné
-Salut. Qu'est-ce que tu fais là ? je lui demande. Tu me suis c'est ça ?
-Non pas du tout répond le garçon. Je suis juste venu pour voir si il ne restais rien, pour apporter à ta mère tes dernières affaires. Elle a demandé ce service à ma mère hier soir, quand tu es allé te coucher. »
Ma mère. Elle avait tout prévu. Elle aurait pu porter ce dernier carton. Il ne contenait presque rien. Mais elle l'a laissé pour que je croise Gale.
« - Ah oui, ma mère, je réponds.
-Bon, que vas-tu faire maintenant ? demande Gale après un long moment de silence.
-Je ne sais pas. J'avais l'intention d'aller faire un tour en forêt.
-Je t'accompagne. »
Je n'en ai pas spécialement envie, mais c'est une affirmation, pas une proposition. Nous avançons donc lentement et en silence jusqu' à la clôture qui sépare la nature sauvage et le district. Nous passons la faille habituelle et continuons à nous enfoncer dans la forêt. Gale se décide finalement à prendre la parole.
« -Je suis content que tu sois revenu. Tu t'en es bien tiré.
-Merci, je réponds.
-Bon, il faudra que je te remontre les collets, je t'avouerais qu'à certains moments c'était à se demander si écoutais pendant nos leçons ! dit-il en riant
-J'aurais bien voulu t'y voire ! Je lui répond sur un ton qui se veut énervé. Mais je ne peux pas me retenir de rire.
-Tu m'as manqué, me dit-il tout un coup en redevenant sérieux.
-Toi aussi. Mais je suis avec Peeta maintenant. Bon Dieu mais qu'est-ce qui m'a pris de lui dire ça ! Peeta me déteste, et même pour les besoins du Capitole je n'ai pas à l'annoncer comme ça !
-Oui, c'est vrai. Tu es ma « cousine » maintenant, dit Gale en se renfrognant. »
Une voix se fit entendre.
« -Pour le Capitole peut-être, mais vous ne trompez personne ici. »
Peeta. Gale et moi nous retournons d'un seul coup.
« -Qu'est-ce que tu fais là ?! Qui t'a montré le chemin pour aller en forêt ?! dis-je surprise et à la fois énervée.
-Nous bien sûr, me répond froidement Gale.
-Non, dit calmement Peeta. Enfin, pas aujourd'hui. J'ai déjà vu Katniss faire ce chemin plusieurs fois. Petit, je me cachais près de la clôture pour vous observer, ton père et toi, aller en forêt. Je savais que vous seriez là. Il faut qu'on parle.
-Je n'en ai aucune envie pour le moment, je réplique.
-Ce n'est pas avec toi que je veux avoir une discussion Katniss.
Je regarde Gale, qui a l'air tout aussi surpris que moi par cette réponse inattendue. Il me lance un regard que je n'arrive pas à déchiffrer puis se place en face de Peeta.
-Oui ?
-Pas ici, répond Peeta. Pas devant Katniss.
Pour le coup je me sens vraiment tomber des nues. Pourquoi ? Pourquoi veut-il avoir une discussion avec Gale, qu'il n'a jamais apprécié ? Ils me lancent tous les deux un regard étrange. Cette fois ci, je comprends très bien ce qu'il veut dire.
Je quitte alors la prairie dans laquelle nous étions pour rentrer chez moi, non sans leur avoir lancé un regard noir auparavant. Non mais qu'est ce qui leur prend ?! Je traverse le district furibonde, en regardant droit devant moi. Cette fois ci, je ne m'arrête pas pour saluer les gens, pour leur répondre. Arrivée chez moi, je rentre en claquant la porte. J'entends une voix qui s'élève de la cuisine.
« -Katniss, c'est toi ?
-Oui Maman, je réponds à la hâte en montant les escaliers.
-Mais tu.. »
Je n'entends pas la fin de la phrase qui est recouverte par le bruit du claquement de ma porte. J'en ai marre. Je viens à peine de rentrer chez moi, et déjà tout le monde m'en veut ! Est-ce que Gale croit que c'est de ma faute si Prim a été tirée comme tribut ? Est-ce qu'il m'en veut de m'être portée volontaire pour elle ?! Parce que si c'est le cas, je n'ai plus rien à faire avec lui ! Et pourquoi lui ai-je dit que « maintenant je suis avec Peeta » ?
Je sens quelque chose de mouiller rouler sur mes joues. Des larmes. Je ne sais pas si ce sont des larmes de colère, de peine, de fatigue... Je m'allonge sur mon lit tout en continuant de pleurer. Je ne sais pas combien de temps j'ai mi pour m'endormir, mais je sais que juste avant, je me suis juré de ne plus faire aucun effort avec Peeta et Gale. Les choses iront comme elles iront.
Le moi suivent c'est résumé à des parties de chasses en solitaires, quelques interviews pour le Capitole à l'hôtel de ville, jouer les amoureux avec Peeta devant les caméra et à passer le plus de temps possible avec ma sœur.
Puis, au bout de 3 mois, tout ceux qui m'avaient encadrés pendant les jeux débarquent tout d'un coup chez moi et je comprends que mes trois courts mois de répits sont passés et qu'il est à présent temps de partir pour la tournée de la victoire. Peeta et moi nous retrouvons donc ensemble de nouveau et devons jouer la comédie de l'amour encore une fois, pour le plus grand plaisir de Panem.
Les soirées, les bals, les interviews, le train, des baisers. Et puis au fur et à mesure, je me rends compte que toute cette effervescence me plait. Peeta est parfait dans son rôle d'amoureux transi et je tâche d'en faire de même. A certains moments, j'ai même l'impression que ce n'est plus un rôle. Que nous rions vraiment aux larmes ensemble devant une foule de personnes qui bois nos paroles. A certains moments, j'ai vraiment l'impression que ses baisers représentent quelque chose pour lui. Je me surprends moi-même à chercher sa bouche quand la foule scande nos deux prénoms. Sa présence me rassure. Haymitch est ravi du spectacle que nous donnons. Quand il me regarde m'esclaffer à la dernière blague de Peeta, à l'égal de notre publique, j'entends presque sa voix me dire « Tu vois Chérie. C'était pas si difficile. ».
Au bout d'une semaine, quand les cauchemars se font trop fréquents et trop durs à supporter, je sens ses bras autour de moi, comme un rempart à tout ce qui pourrait essayer de me blesser. Et ils me protègent.
Au bout de deux semaines, la main de Peeta posée sur ma hanche est devenue une habitude. Il est là, tout simplement. A certains moments, je me demande si tout pouvait vraiment fonctionner, si nous le voulions. Peeta et moi. Une histoire. Pourtant, une partie de moi-même ne peut pas accepter ça. Il n'y a pas d'amour dans le monde dans lequel nous vivons. Pas de place pour l'amour.
Les festivités s'enchainent, et bien vite je me rends compte que nous sommes rentrés au District 12.
Je garde toujours une bonne relation avec Peeta. Quand je le croise dans le quartier je le salu, prend des nouvelles.
Mais j'ai oublié un détail. Gale.
Un matin, alors que je rentre chez moi après avoir accompagné Prim à l'école, je le vois, assis devant ma porte. Il n'attend pas que je sois proche de lui pour entamer la conversation. De loin il me lance :
« -Ça t'amuse n'est-ce pas ?
-Ecoute Gale, je n'ai vraiment pas envie de parler de ça maintenant. Je ne sais pas ce que tu t'as dit avec Peeta la dernière fois mais ça m'est égal, je lui réponds sur un ton exaspéré.
-Moi non. Katniss ça fait 4 mois qu'on ne s'est pas adressé la parole. Tu me fais les yeux doux et après tu vas embrasser ton vainqueur devant toutes les caméras de Panem.
-Quoi ?! Moi je te fais les yeux doux ?! Mais où vas-tu chercher tout ça ?!
-Tu le sais très bien Katniss.
-Non Gale, je ne le sais pas ! Je ne sais pas pourquoi tu es comme ça depuis le début des jeux, je ne sais pas pourquoi tu ne fais aucun effort. J'ai vécu des choses horribles, tu aurais dû te douter que je changerais. Tu aurais dû voir à quel point j'étais mal. Peeta a su le voir. Il a vécu les mêmes choses que moi peut être mais il a su prendre soin de moi. Tu te fous de ce que je fais, de comment je passe mes journées. Et bien je les passe seule figure toi ! Seule Gale ! Et toutes les nuits je vois les portraits des enfants que j'ai tués. Toutes les nuits je revis la scène du moment où Prim a été tirée au sort. J'ai failli mourir Gale, et toi tu t'en contre fiche. AVOUS LE QUE TU AURAIS PREFERE QUE JE NE REVIENNE PAS DE CETTE FOUTUE ARRENE !
Et c'est en pleurant de rage que je le pousse et rentre chez moi.
Bon alors j'admets que cette fin de chapitre est un peu bizarre, mais bon ! ) Je n'ai volontairement pas parlé trop de la tournée des vainqueurs parce que tout le monde connait et pour tout vous dire j'avais un peu la flemme de l'écrire ! ) Je l'ai aussi déplacé chronologiquement mais c'était volontaire, vis-à-vis de ce qui va se passer après ! )Mais j'espère que le rapprochement Peeta/Katniss vous aura plu ! ) Laissez des reviews pour que Marie et moi on puisse avoir des avis sur la suite de la fic ! Et excusez les fautes d'orthographe !
A bientôt !
Mae
