Bonjour bonjour !
Merci beaucoup à ceux qui ont pris la peine de me lire, et de commenter. Merci à celles auxquelles je ne peux malheureusement pas répondre, mais Aaaah, j'ai retrouvé des connaissances de mes anciens écrits, ça m'a mis une pêche d'enfer, les filles ! (Elles se reconnaîtront :P)
Voici sans plus attendre la suite, mais pas la fin, ne vous inquiétez pas. Ce chapitre est très court.
It's Draco's turn!
Je pense que vous allez attendre le troisième (et je pense dernier) chapitre avec hâte :3 désolée pour le suspense!^^
Bonne lecture !
2. Perdu, il est.
Le garçon fixait le barreau de la porte quand celle-ci s'ouvrit. Il pensait encore à elle, comme chaque seconde depuis qu'il était ici.
Prisonnier illégitime. Arrêté par les Aurors du Ministère avant d'avoir pu prouver son innocence. Car non, il n'était pas du côté du Lord. Il ne l'avait jamais été. Mais de par son nom, et sa parenté, il n'avait pas été jugé.
On l'avait enfermé immédiatement, dans les souterrains du Ministère, alors qu'il se rendait au sommet d'une école en ruines. On avait dû masquer sa disparition, on avait dû le faire passer pour un déserteur, ou pour mort. Et désormais il était là.
Là où la loi ne s'applique plus. Là où il était torturé quotidiennement, avec quelques autres, afin de payer pour tous les autres. Tous les partisans. Payer pour tous les crimes qu'il n'avait jamais voulu. La seule chose qu'il ait jamais souhaité, lui, était une chance avec elle. Elle qui devait le détester, désormais. Ou pire, l'avoir oublié. Alors il subissait, tortures, coups, sorts sans ciller. Parce qu'il n'avait plus de raison de vivre, d'espérer, plus rien à se raccrocher.
Il attendait que la mort vienne, et ce depuis près d'un an.
.
- Debout, morveux.
Il ne broncha pas, comme à son habitude. Le gardien tira sur ses chaînes, le faisant tomber à terre, pour le faire réagir.
- Je ne vais pas me répéter. Il y a quelque chose pour toi. Une lettre.
Le prisonnier releva la tête, haussant un sourcil. Qu'est-ce qu'il lui racontait? Plus personne ne se souciait de lui, plus personne n'accordait de crédit à son existence. Et quand bien même, on ne le lui transmettrait pas, ici.
- Je ne comprends pas moi-même, alors ne me questionne pas des yeux, gamin. On m'a juste dit que ça allait exploser si tu ne l'ouvrais pas rapidement, et aucun contre-sort n'a pu désamorcer cette magie, alors grouille-toi et prends-la!
L'autre frissonna. Il ne connaissait que peu de sorciers capable d'un sort aussi ingénieux. Non, cela ne pouvait...
- Qui l'a envoyé?
- J'en sais rien. Ce genre de lettres apparaissent comme ça, à l'endroit où se trouve leur destinataire. Personne d'autre ne peut l'ouvrir, d'ailleurs. Allez, dépêche-toi!
Il lui balança le petit carré blanc, et s'éloigna dudit destinataire. Il observa sa réaction, tendu. L'autre tremblait. Ses mains aux multiples hématomes et brûlures extirpèrent un morceau de parchemin de l'enveloppe.
Le gardien le vit blanchir, encore plus que de raison, puis vaciller. Il entre-aperçut ses yeux s'écarquiller avant que sa bouche s'ouvre pour laisser s'échapper un cri rauque et épouvanté. Le vieil homme fut figé sous le coup de la surprise. Jamais le jeune Malefoy n'avait laissé percevoir sa carapace impassible, et cette lettre semblait l'ébranler comme jamais.
- Ça dit quoi? dit-il tout de même.
Cependant, il n'eut jamais le loisir de le savoir, car le prisonnier avait bondi sur lui avec une force titanesque. Malgré qu'il soit affamé, affaibli et maltraité, il sut qu'il n'aurait aucune chance.
Parce que dans les yeux cendrés du jeune homme brillait une lueur terrible. Ses yeux explosaient de colère, d'inquiétude, de rage... et d'amour.
- Qu'est-ce que...?
Il sentit la main du jeune s'emparer de sa baguette, dans sa poche.
- Quelle heure est-il? Quelle heure ? hurla-t-il, comme possédé.
- Je...Vingt-deux heures...
Il reçut un coup de pied dans l'estomac, avant de le voir se relever, d'un coup.
- STUPEFIX!
Il hurla.
- Je ne peux pas arriver trop tard, je ne peux pas! Tout ce temps...
Il balança son poing dans le mur le plus proche. Le sang coula, mais il ne sentait rien. Rien à part cette crainte infinie.
- S'il lui arrive la moindre chose, connard, la moindre... Je jure devant Salazar que je reviens ici et je vous le ferai payer de vos vies, à tous.
Le gardien n'avait jamais vu une telle hargne.
Il reçut un autre coup, avant de comprendre que le jeune était enfin parti. Il pouvait seulement entendre les sorts qu'il lançait à tout va à ceux qui seraient sur son chemin, bloquant la sortie du sous-terrain. Et, malgré la douleur qui le lançait, il était persuadé d'une chose. Le jeune Malefoy réussirait à sortir d'ici, il l'avait lu dans ses yeux, il y avait vu une détermination inouïe.
Il se passait quelque chose au-dehors qui l'appelait, et il irait, qu'importe son état déplorable. Il semblait guider par son âme, pas par son corps. Et Merlin savait que l'esprit d'un homme pouvait faire des miracles...
Et pour la première fois, il se dit que peut-être, la guerre n'avait pas eu le dessus sur un Mangemort, mais que c'était son humanité qui le guidait.
Cela vous conforte-t-il un peu dans le rôle que joue Draco?
Il n'est pas une ordure, pas ici tout du moins.
Mais arrivera-t-il à temps? (Je pense que vous avez compris que le lieu en question est symbolique de leur histoire;) )
Bises!
