Blabla : Alors, oui, cette histoire va suivre le cliché de la jeune fille pure et innocente qui tombe amoureuse du badboy de service, qui sera une ordure avec tout le monde sauf avec elle. Mais bon, ça ne sera pas pour autant guimauve, mielleux et dégoulinant de sucre. Enfin pas trop...

Blabla 2 : Merci pour les fav', les alertes et p'is les reviews ! Surtout les reviews, c'est ce qui, à mon goût, motive le plus. Mais être suivie c'est super gratifiant aussi. Bref. Contente que ça vous plaise.

Blabla 3 : J'ai essayé de bien différencier le langage des deux persos principaux... Mais des fois je me demande si ça ne fait pas un peu trop. Genre, Alice qui s'applique un peu trop à bien parler. Non ?

Joie : Ouiii, la première :D T'as intérêt à les aimer, ce sont les meilleurs ! Oui, vive le gnangnantisme ;) J'espère que la suite te plaira autant.

Lilllou : Et voilà la suite, j'espère que tu l'aimeras aussi ! Merci ;)


Chapitre 2


Alice était maintenant certaine d'au moins deux choses : elle était tombée amoureuse de Jasper, et elle n'avait absolument aucune chance avec lui car elle n'était pas le genre de fille à lui plaire.
Alors elle refoulait ses sentiments naissants.

Sauf que cela faisait déjà une semaine et c'était de plus en plus dur. En plus, elle voyait bien que Jasper était du genre à coucher à droite à gauche un peu tout le temps. Alors après deux ans enfermé dans neuf mètres carrés, il devait éprouver un certain "manque". Et elle, elle était bien incapable de l'empêcher de faire quoi que ce soit, en l'occurrence aller "se taper une minette en chaleur". Et malgré ses efforts, cette idée la frustrait au plus au point. Il fallait qu'elle trouve un moyen pour que cela n'arrive pas !

Déjà, point positif : Jasper avait arrêté de la regarder comme une moins que rien et avait plus ou moins laissé tombé son attitude froide et distante. Il s'entendaient même presque bien.
Point négatif : elle ne pouvait décemment pas se planter devant lui et lui dire : "écoute, je commence sérieusement à tomber amoureuse de toi, et je n'veux pas que t'ailles voir d'autres nanas. Alors si jamais t'as envie de tirer un coup, bah, ma chambre est fond du couloir."

Non, vraiment pas. Et puis, ça ne lui allait pas du tout de dire une chose pareille. D'un autre côté, il était bien connu que les garçons – et particulièrement Jasper – n'y connaissaient rien à la subtilité, et il valait mieux exprimer clairement ses intentions. Sauf que jamais ces mots ne pourraient sortir de la bouche d'Alice. De toute façon elle n'était pas du genre à baisser sa culotte pour garder un garçon près d'elle. Tant pis ! Elle ferait dans la subtilité. Il restait neuf jours avant qu'il ne reparte. Eh bien, elle avait intérêt à être efficace !

Elle se leva péniblement, rejetant la couette n'importe comment, et ouvra les volets. Elle bailla à s'en décrocher la mâchoire et entra dans le salon, où Jasper venait de se lever lui aussi. Avant même qu'il n'aient échangé un mot, quelqu'un sonna à la porte. Alice n'eut pas le temps d'esquisser un mouvement que Jasper avait déjà ouvert au facteur. En caleçon. Et il prit, pas gêné pour un clou, le colis que tendait le facteur, et signa à la place d'Alice.

Il lui tendit alors qu'elle le regardait, offusquée.

- Eh mais tu n'es pas gêné !
- Tu devrais me remercier, t'es en pyjama. Et il est pas vraiment sexy,
dit il en la jaugeant de bas en haut.
- Et toi t'es à moitié à poil ! Imagine si ça avait été un voisin, ou bien une amie! Ou pire, mes parents...
- Oui mais ce n'est pas le cas.
- Mais tu ne pouvais pas sav-
- Oh et puis regarde-toi cinq seconde. Ils n'auraient pas cru une seule seconde que je puisse être ton copain, ou un coup d'un soir. En plus t'es bien trop coincée pour ça. On va pas
du tout ensemble.

Crétin ! Bon, il lui faudrait persévérer, mais elle ne se laisserait pas abattre.

- En tous cas c'est un joli paquet. C'est quoi?
- Eh pas touche !

Alice enleva le ruban qui fermait la boîte plate d'un joli violet métallique, et souleva le couvercle. Pour l'embêter, Jasper se saisit du papier plié qu'il y avait dans la boîte, et le lu à voix haute. Elle essaya désespérément de le lui prendre des mains, mais il le maintenait en hauteur.

- "Ma petit 'Licette; je suis sincèrement désolée de ne pas avoir pu envoyer ça le jour J, mais tu sais bien que j'étais en voyage de noces. Et puis, tu ne peux pas en vouloir à ton adorable belle-soeur point virgule-tiret du haut-fermez la parenthèse. Enfin, voilà ton cadeau, avec seulement un mois de retard. Avec ça, tu va peut-être ENFIN te trouver un copain ! Allez bisous et à bientôt, Rosie. PS : t'as intérêt à le porter dès ce soir !"

Alice était à la fois honteuse, et remontée contre Jasper.

- Quoi 'Licette, tu n'as toujours pas de petit ami ?
- Rends-moi ça !
- Hm...Alors, qu'est-ce que t'as offert ton "adorable belle soeur"?
Demanda-t-il en l'ignorant totalement.

Il saisit la boîte et en sortit un... Un... Un magnifique déshabillé noir, et en grande partie transparent.

- Bah dis-moi... Enfin pour qu'il te serve, il faudrait déjà que tu ramènes un garçon chez-toi, haha !
- Eh mais... Eh ! Pose ça tout de suite !
- Ouais ouais... Eh dis, tu ne voudrais pas l'essayer maintenant ? Pour moi !

Mais comment Alice avait-elle pu craquer sur un crétin pareil ? Elle soupira.

- Va crever.

Et elle alla s'enfermer dans la salle de bain. Jasper frappa à la porte à peine deux minutes plus tard, alors qu'elle venait de se déshabiller.

- Je peux venir aussi?
- Dégage !

Il s'éloigna en riant. Embêter Alice était devenu son nouveau passe-temps favori, et il ne s'en cachait pas.

L'après-midi, ils allèrent acheter de quoi remplir le frigo que Jasper avait vidé à une vitesse folle. Il était tenu de venir, pour porter les sacs.
Peu de temps avant d'entrer dans le magasin, il s'arrêta net et empoigna Alice par le bras. Etonnée, celle-ci se retourna et Jasper lui prit le menton avant de poser ses lèvres sur celle de la jeune femme. Le cerveau de cette dernière mis du temps à recevoir l'information, et quand il l'eut reçue, elle se recula brusquement sous le regard plus qu'amusé de Jasper.

- Mais qu'est-ce que...
- T'emballes pas, chérie, c'était juste pour vérifier l'annonce là.

Il désigna du doigt l'affiche du kiosque à journaux derrière lui. Dessus, on pouvait lire "Une femme emb(a)rassée sait mieux cuisiner !"

- Mais c'est stupide. Et puis, t'as beau le multiplier par le plus grand chiffre qui soit, zéro restera toujours zéro. Bon, on y va?

Jasper l'avait embrassée. Jasper l'avait embrassée. Jasper l'avait embrassée et elle n'en avait même pas profité. Jasper l'avait embrassée et c'était à cause d'une stupide publicité sur la cuisine et la thérapie de couple. Et il la regardait avec nonchalance et se moquait d'elle. Elle en avait presque les larmes aux yeux. Tout ça aurait dû arriver plus tard, à un moment plus propice et dans un endroit mieux que la devanture d'une supérette de quartier ! Imbécile, idiot, crétin ! Finalement elle le détestait. Il n'avait aucun coeur et était incapable de se rendre compte qu'il l'avait blessée.

-Eh Alice, redescends sur Terre, poupée. Je sais que je fais un effet dévastateur aux filles, mais là 'faut y'aller.

Elle se vengerait. Le soir-même !

Sauf que le soir même...

- Eh Alice, j'ai plus d'clopes. Et j'arrive à court de... Enfin tu vois très bien de quoi je parle.
- Tu sais, tu ne devrais pas fumer ça. D'une part, si la police l'apprend, c'est pas demain la veille que tu reverras la lumière du jour. Et d'autre part, dans neuf jours tu ne pourras plus en fumer, alors ne redeviens pas accro, s'il te plait.
- C'est bon, fous-moi la paix Madame la petite Sainte. Bon tu viens ? Je ne tiens pas à me prendre un coup d'jus.
- Mais il est tard et je suis fatiguée ! Je n'ai même pas encore fait à manger.

Jasper saisit le poignet d'Alice sans aucune douceur et la mit contre le mur.

- Aïe !
- Ecoute ma cocotte, ch'us vraiment pas d'humeur et je commence déjà à ressentir les effets du manque. Alors j'en ai rien à foutre que tu sois pas en forme ou que t'aies faim. J'attendrais pas demain, alors magne-toi de mette tes putains de godasses et de sortir !
-Non j'en ai pas envie ! Et puis lâche-moi, tu me fais mal !

Mais il ne la lâcha pas et ne désserra pas sa prise non plus.

- Alice, je ne me répèterai plus : dé-pêche-toi !
- Arrête, je t'ai dit que je ne veux pas ! Et tu me tords le poignet, Jasper arrête !
hurla presque Alice, les larmes aux yeux.

Soudainement, Jasper la lâcha et lui tourna le dos. Il jure en silence et s'assit sur le canapé, se prenant la tête entre les mains.

- Je... Je...

Alice se frotta le poignet, les yeux rivés sur le sol.

- Je ne t'ai tenu qu'une main... Pourquoi tu n'as pas utilisé cette saleté de télécommande?
- Mais... Parce que je ne voulais pas te faire mal !
- Mais t'es stupide toi, hein ! Tu crois que j'en ai quelque chose à faire, moi, de te faire mal quand je suis dans cet état ? Bien sûr que non. Alors la prochaine fois que je ne me contrôle pas, fais-moi le plaisir d'utiliser cette foutue télécommande. Même si je n'ai
aucun regret d'avoir supprimé mon ex, je ne tiens pas à te faire du mal. Alors n'oublie pas : la télécommande.

Télécommande, télécommande... Mais bien sûr, la télécommande ! Alice la sortit de sa poche et la tendit à Jasper.

- Tiens !
- Qu'est-ce que tu fous encore...?
- C'est si tu t'éloignes de ça que le bracelet d'active. Alors si tu la gardes avec toi, tu ne recevras pas de décharge.
- ... T'es sérieuse?
- Bien sûr !
- En fait tu n'es pas stupide, mais complètement inconsciente. Tu te rends compte que si tu me files ce truc, il y a de grandes chances que je ne revienne jamais...?
- Je te fais confiance.
- Là par contre, c'est de la connerie.
- S'il te plaît, reviens.
- Pfff.

Il prit l'objet, enfila son blouson, attrapa les clefs et sortit.

Au bout de trois heures Alice s'impatienta et commença à angoisser. Il était presque minuit et Jasper n'était toujours pas revenu. Elle ne pensa pas un instant qu'il s'était enfui - trop naïve. Elle avait plutôt peur qu'il ne lui soit arrivé quelque chose.
Elle commença à lui écrire un mot comme quoi son repas était au frigo. Elle ne doutait toujours pas de son retour.
En réalité, il profitait juste du fait qu'Alice ne soit pas là pour faire des choses auxquelles elle se serait opposée si elle avait été avec lui.

Elle allait tout juste se coucher quand il revint.

- Ah !
- Ouf, tu n'es pas encore couchée !
- Je, j'allais le faire, d
it-elle timidement.

Jasper vint vers elle et, par réflexe, Alice recula d'un pas. Il pinça les lèvres, culpabilisant un peu. Mais juste un peu alors !

- Tiens, dit-il en tournant la tête dans une autre direction, tendant un paquet à Alice.
- Mais... Qu'est-ce que c'est ?
- Pour me faire pardonner, pour toute à l'heure.
- Mais...
- Bon, tu le prends ? Je vais pas rester cent ans comme ça.

Elle s'empara du paquet et l'ouvrit. Et failli s'évanouir.

- Mais... T'es complètement malade !
- Disons que c'est aussi pour ton anniversaire.
- Mais ce n'est pas mon-
- Je sais, c'était le mois dernier. Mais tu ne peux pas en vouloir à ton "adorable colocataire".
- Très drôle. Mais tout de même... Cette robe est hors de prix !
- Tu bavais sur la vitrine à chaque fois qu'on passait devant.
- Et... Mais comment as-tu payé ?
- Ah oui à ce propos, fais-moi penser à te rembourser.
- Quoi ?
S'étrangla Alice
-Je plaisante. Une... Vieille connaissance me devait pas mal de fric.
- J'espère qu'il n'y a pas eu de mort pour payer cette robe !
- Bien sûr que non.
- Et... Imagine qu'elle ne m'aille pas.
- Ne sois pas si pessimiste.
- On ne peut pas l'échanger.
- Je suis sûr qu'elle t'ira.
- Comment peux-tu en être aussi certain ?
- Facile. Tu es plutôt petite... Et tu as des formes. Donc... Petite et large.
-Mais... Mais ?
- Je plaisante Alice, ne prends pas la mouche. Tu es certes petite, mais très bien foutue. Eh, rougis pas, je suis sûr que c'est pas la première fois qu'on te le dit.
- En fait... Si.

En même temps, Jasper était une des seules personnes à l'avoir vue pas très habillée.

- Au fait, c'est quoi cette veste ? T'as quoi en-dessous pour que ça ne recouvre presque pas tes jambes ?
- Euh.. Mais, eh, qu'est-ce que tu fais ?

Jasper finit d'ouvrir la veste d'Alice et découvrit le fameux déshabillé noir. Oh. L'effet fut immédiat.
Il se retourna aussitôt. Pour cacher qu'il était déstabilisé et que son corps avait une réaction incontrôlable, il lança :

- Mouais pas mal... C'est pour moi que t'es habillée comme ça ?
- Pas du tout qu'est-ce que tu crois ! Je pensais que tu allais rentrer plus tard de toute façon.
- Dommage. Enfin, ta belle soeur a bien choisi, tu risques d'avoir du succès. Mais au risque de me répéter, encore faut-il que tu aies l'occasion de le montrer en ramenant quelqu'un.

Elle reboutonna sa veste et alla serrer Jasper, toujours de dos, dans ses bras. Sa tête arrivait à peine au-dessus du milieu du dos du jeune homme.

-Merci. Pour la robe.

Mais comment voulait-elle qu'il retrouve son "état normal" si elle se collait à lui, comme ça ?

- Dis, tu veux bien me lâcher ?
- Bah quoi, qu'est-ce que tu as ?

Elle le contourna pour être en face de lui.

- Ah.
- Eh, vas-t'en !

Il se retourna à nouveau.

- Va pas te faire des idées hein. C'est pas à cause de toi, c'est jusque que ça fait très longtemps que j'ai pas vu une nana aussi peu habillée. Oh et puis fous-moi la paix.
- O-ok. Tu as à manger dans le frigo. Tu... Tu veux que je reste avec toi ?
-Je préfère pas... Allez, t'es crevée, non ? Alors va te coucher.

Alice se glissa sous la couette sans trop savoir quoi penser. Certes, Jasper avait dit que ce n'était pas elle en temps qu'Alice qui lui avait fait cet effet. N'empêche qu'il aurait pu ne rien se passer du tout. C'était un point positif, non ? Tout n'était pas perdu d'avance : il la trouvait attirante !

Le lendemain matin, Jasper évitait clairement le regard d'Alice. Ca ne lui ressemblait pas, mais alors pas du tout.

- Quoi, ça te dégoûte à ce point d'avoir eu cette réaction en me regardant moi ? Il y a pire quand même...
- Tiens, je ne t'avais pas rendu ça. Merci.

Il lui rendit la télécommande, qu'elle fourra dans sa poche et elle lui tendit une assiette en retour.

- Bon app'.
- Et mon café alors ? T'as encore du boulot avant d'être l'épouse idéale.
- Oui, mais j'ai une chance de le devenir. Alors que toi et mari idéal, c'est un oxymore.
- Un quoi ?
- Rien. Mais ça se contredit.
- M'en fous. Je compte pas me marier. Toutes les filles de la Terre sont mes petites amies, ça serait bête de me limiter à une seule.
- Et quand tu auras soixante-seize ans, plus sexy pour un clou, tu feras quoi ? Tu comptes finir ta vie seul ?
- Non. Je vais sûrement claquer jeune de toute façon. A cause d'un règlement de compte, ou un truc du genre. Tu sais, quand je sortirai définitivement, je me transformerai pas en petit Saint ou en agneau docile.
- Tu me sembles bien résigné. Tu n'as jamais été amoureux ?
- Si. Une fois. Et après ça, j'ai juré que ça ne m'arriverait plus jamais.

Bon...c'était gagné d'avance. Il fallait qu'elle élabore un plan pour qu'il s'intéresse un peu plus à elle. Et de préférence, autrement que comme un coup d'un – ou quelques – soir.


Ceci n'est que le début, l'histoire va bien progresser ensuite. Je sais que j'ai sauté toute une semaine, mais je préférais me concentrer sur la deuxième partie de leur cohabitation.
Pour celle qui ont déjà lu mes précédentes histoires, vous savez que tout ne sera pas rose et que sadique comme je suis, notre 'tite Alice va en baver ! :D

Ah, et bien sûr, les personnages sont ceux de Stephenie Meyer (ce qui est bien dommage), même si leur caractère n'a rien à voir, etc, etc. Bénie soit-elle d'avoir inventé des persos qui m'inspirent autant !

A Mercredi prochain :)