Et voilà dix drabbles de plus ! Pour ceux-là... j'avais quelques envies de cross-over, un peu comme le drabble sur OUAT. Donc si vous voyez Star Wars et Maléfique (le film de 2014), c'est normal, ok ? Bonne lecture !


11. Un drôle de rêve.

Mal faisait souvent des rêves étranges, mais généralement ils ne concernaient pas sa mère. Autant dire qu'à son réveil, elle fut très confuse.

Depuis quand sa mère avait-elle des ailes blanches qui lui permettaient de voler ? Et pourquoi, par Merlin, sa mère aurait connu Aurore quand celle-ci était petite et aurait pris soin d'elle ? Et était-ce possible que les fées qui veillaient sur Aurore – Mal ne se rappelait absolument plus de leurs noms – soient si... incompétentes ?

À la simple idée que sa mère soit capable d'empathie, Mal frissonna.

Peut-être faudrait-il qu'elle ait une longue discussion avec Aurore...

.

12. Les VKs au musée.

C'était une très mauvaise idée d'envoyer les VKs faire une visite au musée. Mais Marraine la Bonne-Fée et Ben pensaient que ce serait une bonne idée. Oh, qu'ils l'avaient tort.

C'était facile à comprendre en les entendant dans tous les couloirs.

— On est obligé de regarder ces trucs poussiéreux ?

— Mal, tu sais que ton livre de sort est aussi un truc poussiéreux ?

— C'est pas la même chose, Ben !

Ben sourit à l'ennui qu'affichait Mal. Volontairement, il ignora les cris qu'il entendait derrière lui.

— Jay, tu peux pas voler ça !

— Mais je suis sûr que ça vaut très cher sur le marché noir, Evie ! Qu'est-ce que t'en penses Carlos ?... Carlos ?

— Y-y'a un chien géant à trois têtes !

— Oh, tu as remarqué, Carlos ! s'exclama la Bonne-Fée, apparemment inconsciente de la terreur du plus jeune. C'est un Cerbère, le chien des enfers.

— Les enfers où y'a Hadès ?

— Absolument, Jay ! Bravo !

Ben inspira profondément. Peut-être que tout se passerait bien, finalement. Mais, par précaution, il n'emmènerait plus les VKs au musée.

.

13. Jedi & Sith

Mal était agacée. Cela devait bien faire dix bonnes minutes qu'elle entendait des bruits insupportables qui provenaient du couloir et l'empêchaient de se concentrer. Elle avait bien tenté de les ignorer mais là, elle n'en pouvait plus.

Alors, oubliant ses bonnes résolutions – comme arrêter de crier sur tout le monde pour pas grand-chose – elle ouvrit brusquement la porte de la chambre, s'écriant :

— Vous voulez pas aller jouer ailleurs ?

C'est ainsi qu'elle se retrouva face à Carlos et Jay, qui tenaient chacun un sabre laser dans leur main, bleu pour Carlos, rouge pour Jay.

— Mais Mal, gémit Carlos, je suis un Jedi et je dois arrêter le tyrannique Dark Vador !

— Peuh, comme si j'allais être vaincu par un minus ! répliqua alors Jay avec arrogance.

Mal souffla d'exaspération et referma la porte.

Que la Force soit avec elle, pour qu'elle ne les étrangle pas tous les deux.

.

14. Comédie musicale.

Evie était en train de jouer les pom-pom-girls en faisant la roue, avec Carlos qui fredonnait gaiement en sautillant pendant qu'il promenait Camarade, tandis que Jay chantait à haute voix « Ce rêve bleu » en donnant des fleurs à toutes les filles qu'il croisait.

Même Marraine la Bonne Fée s'y mettait, en répétant à tue-tête son « Bibbidi-Bobbidi-Boo », pendant que la Reine Belle et le Roi Adam dansaient une valse en chantant « Histoire éternelle ».

Voilà pourquoi Mal devrait arrêter d'essayer de nouvelles formules magiques : cela amenait à des situations... improbables.

En plus, elle détestait les comédies musicales. Elle aimait bien Ben, mais pouvait-il arrêter de changer « Did I mention » ? Elle sentait qu'elle allait faire une crise à force.

Heureusement que ce sort ne la touchait pas. Elle ne voulait pas se mettre à chanter « If Only » devant tout le monde. Ce serait terriblement gênant.

.

15. C'est de famille.

Evie fut surprise en voyant débouler dans sa chambre une Mal plus qu'énervée, qui jeta violemment son sac sur son lit alors qu'elle attrapa son grimoire magique et, s'asseyant en tailleur, se mit à passer les pages frénétiquement à la recherche de quelque chose en marmonnant à voix basse.

Evie resta interdite quelques secondes, avant de demander d'une voix hésitante :

— Euh, Mal ? Il y a un problème ?

— Oui, il y a un problème, râla Mal sans la regarder. C'est Audrey, le problème !

Autant dire qu'Evie ne s'y attendait pas. C'était très improbable mais Audrey et Mal allaient beaucoup mieux ces derniers temps et s'étaient même rapprochées, en partie à cause d'Aurore. Cela faisait un moment qu'Evie ne l'avait entendu se plaindre d'Audrey.

— Pourquoi ? Qu'est-ce qu'elle a fait ?

— Ce qu'elle a fait ? Elle a fait comme sa mère ! De tous les maudits fuseaux qu'y peut y avoir dans ce royaume, il fallait qu'elle touche celui du musée et maintenant elle est endormie et je dois trouver une solution pour la sortir de là, vu que Tchad est incompétent à la délivrer avec un baiser, cet idiot.

Evie se contenta d'hocher lentement la tête, ne sachant pas quoi dire.

Les problèmes de Mal avaient beaucoup évolué avec le temps...

.

16. Disparition.

Evie était inquiète. À ce stade là, ce n'était plus une simple paranoïa : des vêtements à elles disparaissaient. Ils s'agissaient pratiquement toujours de veste ou ce genre de choses, qu'elle portait assez rarement, mais quand même ! Pourquoi ses vêtements, qu'elle avait confectionné elle-même, disparaissaient ?

Évidemment, Mal n'avait aucune idée de pourquoi ses vêtements disparaissaient et, surprenamment, ses vêtements, à elle, n'avaient pas bougé. Peut-être que le voleur n'aimait pas le violet ?

Alors elle était allée à Carlos et Jay. Pas pour leur demander si c'étaient eux les coupables – pourquoi lui prendraient-ils ses vêtements ? – mais pour qu'ils l'aident à retrouver le voleur.

Sauf qu'elle comprit rapidement la raison de la mystérieuse disparition de ses vêtements quand elle entra dans la chambre des garçons et vit Camarade emmitouflé dans les vêtements d'Evie qui lui servaient, apparemment, de lit de fortune.

Elle allait avoir une sérieuse conversation avec Carlos.

Et tenter de comprendre pourquoi c'était ses habits qu'il prenait pour son chien, et pas ceux de Mal.

.

17. Disparition fréquente.

Evie, Jay et Carlos avaient remarqué que Mal disparaissait souvent, ces derniers temps. Et lorsqu'ils se décidèrent à aller trouver Ben – parce que là où Ben était, Mal n'était pas loin, et vice-versa – le jeune roi aussi était porté disparu.

Puis Mal et Ben réapparaissaient comme si de rien n'était.

Bien sûr, ils voulurent savoir ce qui se passait entre ces deux-là et, un beau jour, se mit à les suivre alors que Mal et Ben s'en allaient loin de l'école.

Ils les retrouvèrent au Lac Enchanté, en train de nager.

Ils apprirent ainsi que Ben apprenait à Mal à nager.

Depuis, Evie, Jay et Carlos aussi disparaissaient fréquemment.

.

18. Cadeau.

— Evie ? Ce bracelet me dit un truc. Tu l'as eu où ?

À cette question, Evie ne put s'empêcher de sourire, à la confusion de Mal.

— Quoi ? Qu'est-ce que j'ai dit de drôle ?

— C'est toi qui me l'as donné, Mal, rappela Evie. Tu ne t'en souviens pas ?

Mal fronça les sourcils, comme si elle essayait de se rappeler quand est-ce, une fois dans sa vie, elle avait été gentille au point de donner quelque chose à quelqu'un.

— Oh... finit-elle par dire. Ah oui, tu as raison. Pff, je n'arrive pas à croire que tu as gardé ce vieux truc, ajouta-t-elle en souriant.

À cela – la gêne évidente que Mal tentait de dissimuler –, Evie se contenta de secouer la tête.

Comme si elle allait se débarrasser d'un présent que lui avait offert Mal, surtout en sachant que cela devait être le seul cadeau que Mal avait fait à quelqu'un.

Même si ce n'était qu'un petit bracelet que Mal lui avait donné en prétextant que « de toute manière, le bleu n'était pas sa couleur ».

.

19. L'amour d'une mère.

Mal ne savait pas vraiment comment agir en présence de la Reine Belle. Ben et Belle elle-même disaient qu'il fallait qu'elle la traite comme n'importe qui, mais d'un autre côté, c'était non seulement la reine, mais aussi la mère de Ben.

Autant dire que Mal était vraiment mal à l'aise avec la reine.

Jusqu'à ce qu'elle s'endorme accidentellement dans la bibliothèque royale que Belle lui avait permis d'utiliser et qu'à son réveil, elle se rende compte qu'on lui avait donné une couverture pour la tenir au chaud.

Elle fut aussi surprise de voir la Reine Belle assise dans le fauteuil d'à côté, lisant tranquillement, comme si de rien n'était.

Mal n'était plus mal à l'aise. Elle était confuse.

Et une petite part d'elle appréciait cette étrange chaleur qui se répandait dans son cœur en présence de la reine Belle.

.

20. Pièce de théâtre.

Cela partait d'une bonne intention. Sauf que même avec les meilleures intentions du monde, il fallait que quelque chose ne se passe pas comme prévu.

Pourtant la pièce paraissait simple à réaliser. Sauf que personne n'avait prévu que Mal se transforme accidentellement en dragon durant la représentation, que le chien de Carlos s'invite sur scène, que Jay oublie son texte – pourtant très simple – et qu'Evie soit en retard pour son rôle parce qu'elle se maquillait.

Qu'importe combien la reine Belle tentait de minimiser le tout en prétextant que malgré tous ses incidents, la pièce n'avait pas été si mauvaise – puisqu'elle avait fait bien rire –, il fallait se rendre compte de la vérité : cette pièce avait été un désastre.

Pourtant elle était si simple, à la base...


... Non, ne me demandez pas d'explications concernant ce dernier drabble. Je pense beaucoup au théâtre, ces temps-ci. Il faudrait que j'y aille...