Titre : Un loup-garou au lycée?
Rating : K+.
Pairing : Aucun.
Warning : Aucun.
Summary : Alfred, un loup-garou de seize ans, vient d'avoir la pire des punitions imaginables pour un monstre de son âge. Laquelle? Celle de passer deux semaines... dans un lycée normie! Comment il va faire pour survivre à cette malédiction?
Disclaimer : Si vous reconnaissez les personnages, ils sont à Hidekaz Himaruya. Le concept est à Martel. Le reste est à moi.
Personnage(s) : Alfred/États-unis. Mention de Ivan/Braginski | Kiku/Japon | Samuel/Québec | Matthew/Canada | Nekhbet/Égypte Antique.
M/A : Second chapitre! Voici l'entrée en scène des Normies! D'ailleurs, je m'excuse de mettre autant en valeur le (magnifique) physique de Alfred, mais je suis une de ses grandes fans et j'aime trooooooooooooooooooop les loup-garous (sauf ceux de Twilight. Eux, je les hais). Ce sont les créatures folkloriques les plus géniales qui soit!
... Bon, c'est sûr, le fait qu'il existe d'innombrables histoires de loup-garous en Amérique du Nord, ça compte... Enfin, bref, bonne lecture!
Un loup-garou au lycée?
Premier chapitre : English class
Troublé, Alfred n'a de cesse de se regarder dans le miroir, incertain de son reflet. C'est donc à ça qu'il ressemble, quand il porte son collier métamorphique? Avant aujourd'hui, il ne s'est jamais réellement préoccupé de son apparence normie. Mais vu qu'il va devoir le porter cinq jours par semaine, il s'est pour la première fois demandé quel genre de « mec » il est (drôle de mot, ça, « mec ». Les Normies ont vraiment un étrange vocabulaire...).
Et il était resté bouche bée.
Hésitant, il pose une main sur sa joue, complètement glabre. Ça lui semble si étrange, de ne sentir aucune fourrure, sur sa peau! Peau d'ailleurs étonnament douce et claire. Sa main monte à ses oreilles, et il laisse ses doigts jouer avec le lobe et le cartilage, peu habitué à un contact pareil. En grimaçant dans le miroir, le jeune lycanthrope s'aperçoit que contrairement aux siennes, les oreilles humaines ne trahissent aucune émotion.
Un point pour eux, en tout cas.
Ses yeux tombent alors sur les nippes qu'il porte. En vérité, c'est plutôt un uniforme. Quand il l'a trouvé sur son lit, ce matin, il aurait été prêt à tout, même à s'excuser à Braginski, plutôt que de porter ça. Il n'a jamais mis d'uniforme, n'en voit pas d'intérêt et ne veut même pas comprendre ce qu'il y a de voltage à en mettre. Sa mère lui a dit que c'était pour contrer l'intimidation, le taxage et la guerre des modes, mais là encore, il ne comprend pas ce que c'est.
« Monsieur Jones? Vous allez bien? »
La voix de la secrétaire le fait sortir de ses pensées. Rapidement, il sort des toillettes, rassurant la femme et en lui souriant. Celle-ci manque de s'évanouir, pour une raison qu'il ne s'explique pas non plus. Il l'observe, se demandant quoi faire.
Une fois qu'elle semble ne plus sur le point de tourner de l'oeil, la Normie lui indique de la suivre, ce qu'il fait. Au passage, il regarde autour de lui. Tout dans ce lycée est différent du sien. Tout d'abords, il y a surabondance de lumières. C'est la première chose qu'il a remarqué, en entrant dans la bâtisse. Mais sinon, tout ressemble parfaitement à ces films normies qu'il a déjà écouté en cachette, car ils sont interdits, avec ses monstres, Kiku et Samuel, et Matthew; des couloirs étroits aux murs couverts d'affiches quelconques ou de casiers d'un vert-gris maladif, des planchers de céramique blanche et un silence digne des plus majestueux cimetières qu'il a pût visiter.
Enfin, le genre de cimetières où un vampire riche comme Crésus peut faire construire son tombeau.
Elle s'arrête face à une porte d'un rouge pétant. Via la vitre installée dans la porte, Alfred peut voir une classe d'étudiants normies, tout vêtus comme lui, en train de somnoler devant un homme dans la cinquantaine, bedonnant et tout ce qu'il faut pour imaginer le stéréotype parfait du prof normie ennuyant à faire mourir un fantôme. La secrétaire cogne à la porte, attirant l'attention sur eux. Un élève ouvre la porte, les laissant entrer.
« Monsieur Smith, voici votre nouvel élève. », résume-t-elle, avant de s'en aller. Le loup-garou la regarde un instant s'éloigner, puis dévisage son nouvel enseignant et ses nouveaux camarades de classe. Ceux-ci ont les yeux fixés sur lui, le détaillant comme s'ils sont des siens et lui un morceau de viande au Supermonstre.
-Qu'attendez-vous? , fait alors le vieux Normie.
-Euh... que vous me disiez où m'asseoir, répond Alfred.
-Présentez-vous d'abords.
-Et je dois dire quoi?
-Votre nom, vos passe-temps, d'où vous venez, ce genre de trucs, élabore le professeur.
-Oh... Ben, je m'appelle Alfred Fitzgerald Jones, j'ai seize ans, je viens de Manhattan, j'aime le sport et les jeux vidéos, je travaille au café de mes parents les fins de semaine, je suis le capitaine de... de basket-ball masculin de mon lycée, hésite-t-il, cherchant le correspondant normie du skull-ball. Je fais aussi partie de l'équipe de... foot-ball et je suis l'aîné de ma famille.
-Z'êtes combien, chez vous? , questionne un élève.
-En comptant moi, on est quatorze enfants.
-Quatorze?! , s'étrangle-t-ils tous. Il fronce les sourcils, perplexe. Pourquoi ça les impressionne? Les loup-garous ont toujours eu de grosses portées. Pourtant, même le professeur semble choqué. Au bout d'un long silence, il finit par demande où il peut s'asseoir. Sortant de ses pensées, le Normie lui indique de la main une place libre, pas très loin du centre de la salle de classe, où il se rend. Au passage, il étudie sommairement les lieux. Des affiches colorées partout, une surabondance de luminosité (il va avoir mal au sarcophage à la fin de la journée, c'est sûr et certain), des bureaux séparés en bois clair et en métal beige, des chaises de plastique... Une véritable caricature de classe normie.
P.O.V. Normie
Les élèves suivent des yeux le nouvel arrivant, qui se rend à sa place attribuée, jasant entre eux de diverses choses; plusieurs de sa famille nombreuse (quatorze enfants! Comment est-ce possible, de leurs jours?), les garçons parlant également de son active participation aux équipes sportives (capitaine de l'équipe de basket-ball et membre de l'équipe de foot-ball? Un véritable athlète!), et les filles de sa beauté.
Car oui, pour eux, cet étrange adolescent est beau. Un teint clair sans imperfection, des cheveux blonds comme du blé, de magnifiques yeux bleu ciel, des épaules carrées, une bonne carrure, un joli profil... Bref, un véritable Apollon vivant. Le plus discrètement possible, certaines étudiantes prennent des photos de leur nouveau camarade, qui ne remarque rien.
En s'assoyant, le garçon sourit à sa voisine, qui détourne le regard, souriant niaisement.
Vraiment, s'il est en plus intelligent et mystérieux, on le croirait tout droit sorti d'un roman!
P.O.V Monstre
Après un moment de silence, l'enseignant reprend son cours, déclarant qu'ils vont commencer le test sur le texte lu récemment. Aussitôt, des grognements, des gémissements, des soupirs et des protestations se font entendre, étonnant Alfred. Pourquoi ces jeunes Normies se plaignent d'avoir un examen? C'est pas voltage, il l'avoues, mais rien ne sert à se plaindre comme une Banshee.
Le vieux Normie distribue les feuilles, hésitant lorsqu'il arrive au lycanthrope. Celui-ci, le remarquant, tend une main, pour lui faire signe de lui en donner une -ce qu'il fait, non sans trop de plaisir.
En lisant le titre de l'oeuvre, toutefois, le jeune monste écarquille les yeux.
Le Masque de la MortRouge? C'est une blague? J'ai fait ça en dixième(1)!
Il n'arrive pas à y croire. Ça n'a aucun sens! Les Normies sont moins avancés qu'eux? Comment est-ce possible? Il lit rapidement les questions. Sans étonnement, il trouve immédiatement les réponses, sans même avoir lu le texte. Elles sont presque identiques à celles du propre test de Littérature monstrueuse qu'il a fait, l'an dernier. Quelques différences, mais rien de bien difficile.
Profitant du fait que le professeur explique les questions (mais c'est quoi ça? Pourquoi pas donner les réponses, tant qu'à faire!), Alfred s'empresses d'y répondre. Elles sont aussi bien de l'ordre de la lecture que de l'orthographe.
Au moins, je risques pas d'avoir un Gamma(2)...
Une fois qu'il a terminé, l'adolescent monstre vérifie en vitesse ses réponses, avant de lever la main et de déclarer;
« M'sieur, j'ai terminé! »
De nouveau, les regards se posent sur lui. L'enseignant cligne des yeux, surpris.
« Déjà? Impossible! »
-Vérifiez si vous me croyez pas, répond Alfred, en tendant la feuille. Perplexe face à cette situation, le Normie vient récupérer l'examen, regardant au passage le jeune lycanthrope, qui supporte aisément le regard brun mouillé de l'homme.
Alors que celui-ci retourne à son bureau pour possiblement la corriger, le monstre se met à réfléchir sur la suite. Il voit bien que les règles de ce lycée sont déjà différentes des siennes. Du coup, pas question de quitter le cours, comme on peut le faire quand un examen est terminé, à Monster High. Et il hésite à sortir son ICercueil pour jouer à un jeu ou à texter à ses monstres.
D'ailleurs, à cette heure, ils sont en quoi? Ah, ouais : Maths Abominables.
Bizarrement, il aimerait mieux être avec madame Nekhbet et ses formules antédiluviennes compliquées que dans une classe normie retardée d'un an.
Kiku Honda : Fils de la Yuki-onna. Personnification japonaise de l'hiver.
Samuel Tremblay : Fils du Bonhomme Sept-heures. Croque-mitaine québécois.
Nekhbet : Momie.
(1)Équivalant de la seconde, en France.
(2)Troisième lettre de l'alphabet grec, correspond à la lettre g.
M/A : Visiblement, Alfred commence à regretter s'être battu. Et ça risques de continuer ainsi pour plusieurs chapitres! Personnellement, je me suis bien marrée à l'écrire, celui-là.
À la prochaine!
