Salut !
Voici enfin le nouveau chapitre de cette fic ! Et pour le coup il est long, et j'ai mis deux jours à l'écrire… et j'aurai pu le continuer, mais à la place de deux chapitres en un, vous en auriez eu trois… Et je préfère avoir des idées sous la main ! J'écrirai le troisième chapitre incessamment sous peu voir même le commencer tout de suite je sais pas, mais il ne faut pas que j'oublie les autres fics ! Donc advienne que pourra.
Je vous laisse lire en paix ! Amusez vous bien, moi je me suis bien amusée à écrire ce chapitre… Ma bêta étant pas là dans l'immédiat, je publie et je republierai après sa correction…
+ Red-hair


Drago arriva devant la grande maison qui abritait le siège de l'ordre. Il se dirigea d'un pas décidé vers le bâtiment et entra. L'entrée était toujours aussi sombre. Il chercha presque à tâtons la porte de la cuisine et l'ouvrit. La réunion n'avait pas commencé, 'ouf, Granger m'aurait encore étripé !'. Il descendit les quelques marches et s'installa à la grande table. Il fut salué par ses collègues et amis d'intérêt. Il n'y avait là que ceux qui étaient plus vieux que lui. Soudain la porte s'ouvrit et le ''trio doré'' apparut laissant entrer dans la pièce les cris de Mrs Black qui n'avait toujours pas réussi à être décroché. Le rouquin, qui était en dernier ferma la porte. Potter était déjà en-bas, avec à son bras, Granger, la « femme de sa vie », l'histoire voulait qu'ils aient eu leur première fois ensemble, ils avaient eux aussi dix-neuf ans et allaient se marier dès le printemps… 'pathétique' songea Drago. Weasley se dépêcha d'aller s'installer à côté de son meilleur ami. Lui, il était fiancé aussi à une Gryffondor qui avait longtemps couru après Drago, avant de se résigner le voyant inaccessible à tout Gryffondor : Lavande Brown, mais il n'en était pas sûr, la vie de Weasley ne l'intéressait pas outre-mesure. La réunion commença avec le dernier arrivant, mais pas le moindre, McGonagall qui présidait l'Ordre à la suite de Dumbledore. Chaque membre dut faire le rapport de sa semaine. Drago écoutait distraitement les rapports, quelques mangemorts arrêtés, mais le nombre était minime, des détraqueurs repérés. Le tour de table arriva à lui, il s'apprêtait à dire son « R.A.S. » hebdomadaire, quand il se rappela la nuit précédente :

« Rien de la semaine, mais cette nuit il y avait un détraqueur, 'Ne dit rien au sujet de Faith', les mangemorts ne devraient pas tarder…
—Bien, rétorqua McGonagall, Hermione, Ron et Harry vous ajouterez la forêt de Fraivert à votre liste de patrouille. »

Granger acquiesça, c'était la seule qui écoutait vraiment, Weasley rêvait, et Potter fixait la table ou ses mains, Drago ne savait pas exactement et il ne semblait pas écouter le moins du monde. Le voisin de Drago commença son rapport, alors que celui-ci recommençait à penser. 'C'est toujours pareil, on trouve quelque chose et c'est aussitôt relégué au trio doré ! Ils se dédoublent ou quoi ? Ils ont au moins quarante lieux à visiter chaque nuit ! Je sais qu'ils seront en première ligne pour le combat final mais c'est pas une raison, j'y serai aussi normalement !'

La réunion s'acheva, Drago allait aller se coucher quand Potter vînt le trouver. Il annonça de but en blanc :

« Qui est Faith ?
—Une fille que j'ai rencontrée.
—Mais encore… quel rapport avec le bois ?
—Aucun, fit simplement Drago. Mais dit moi Potter tu fais de la légilimencie pendant les réunions ?
—Je ne veux pas que l'incident Rogue se reproduise, dit froidement le brun, puis il changea totalement de ton. Sinon, tu as prévu une sortie ce soir ?
—Comme chaque week-end que j'ai de libre, Potter. Tu veux venir t'encanailler avant ton mariage ?
—Non, je veux simplement sortir un peu, Ron est tout le temps avec sa Lavande, et Hermione passe ses soirées sur des dossiers ou sur ses études… Je l'aime mais c'est pas très amusant, j'ai besoin de me changer les idées.
—Et si je refuse ?
—Disons que je pourrais, sans faire attention, laisser entendre que tu caches des informations à l'Ordre…
—Ah, O.K.. Bah, je sors avec mes amis moldus, on va dans un nouveau bar qui fait boîte. Je passe te chercher à 23h. Ta Dulcinée sera couchée ?
—Ouais, pas de problème. A plus, j'ai du pain sur la planche. »

Drago ne répondit pas, il allait devoir se coltiner Potter toute une soirée. Mais ça serait vite passer, il pourrait se trouver une jolie fille à draguer et lâcher Drago et ses amis. Drago sortit du manoir et alluma son téléphone portable pour appeler son meilleur ami, Fred et le prévenir qu'il viendrait à part parce qu'un de ses « amis » du boulot voulait s'inviter. Drago transplana chez lui et alla prendre quelques heures de sommeil. Il se réveilla sur le coup de quinze heures et décida d'aller faire un tour. Il rentra vers 20 heures pour se faire à manger et se préparer. Sur ce côté là il était pire qu'une fille ! Il était passionné de mode moldue depuis qu'il avait travaillé dans une boutique. Ce soir là pourtant il se décida vite pour un pantalon en cuir marron, une veste assortie et une chemise en lin blanc. Il partit à 22 heures de chez lui pour arriver chez Potter une heure plus tard. Le dit Potter l'attendait sur le perron, en le voyant arriver il s'avança dans l'allée :

« Sympa la voiture ! » fit-il en montant dans la décapotable de l'ancien Serpentard.

Sans un mot de plus, le blond démarra en trombe et fila vers le lieu de rendez-vous. Drago et Potter arrivèrent les derniers du groupe qui étaient déjà rentrés. 'Merde, ça me dit quelque chose cet endroit ? Je sais ! J'y suis passé la nuit dernière…' Ils entrèrent et s'installèrent avec les amis de Drago.

« Je vous présente Harry Potter, on bosse ensemble de temps en temps, présenta Drago. Harry voilà, Fred, mon meilleur ami, Jane, sa femme, Dany et Florent d'autres amis.
—Alors comme ça tu bosses avec Dray ? Il est aussi chiant que dans la vraie vie ? questionna Fred.
—On bosse pas souvent ensemble, mais on a été au collège ensemble…tenta Harry
—Tu nous en as pas déjà parlé ? interrogea Jane.
—Si, il fait parti du trio doré, précisa le sorcier blond.
—Aaaaah ! Alors tu es comme Dray ! On est tous au courrant ici, y a pas de problème, rassura Florent.
—Vous parliez de quoi avant qu'on arrive ? demanda Drago.
—Flo et Dany se demandait qui aurait la plus jolie fille ce soir entre vous trois, quatre si tu veux participer Harry, proposa Jane. Fred est hors compétition, mais on s'est rencontré comme ça, on se charge de repérer les filles
—Alors par qui on commence ? demanda Fred. Chérie, que dis-tu de la rousse au bar ? Je crois bien que c'est la plus sexy de la boîte après toi ! Les quatre garçons en course se retournèrent, Drago reconnu Faith au premier coup d'œil.
—Je prends ! » fit-il en se levant le premier.

Il se dirigeait vers le bar, Faith bien en vue, quand il fut plus proche, il la vit parler avec un gars, qui glissa quelque chose dans son sac avant de partir. La jeune femme lança un regard circulaire dans la salle et s'arrêta sur lui. Elle avait un haut qui laissait voir plus de peau que de tissu, la quasi entièreté de son dos était nue derrière plusieurs lacets, elle portait également un pantalon en cuir. Elle le fixa jusqu'à ce qu'il soit assis à côté de lui.

« Tiens, une tête connue !
—Salut ! Je te paye un verre ?
—Si tu veux…
—Deux vodkas.
—Gagné ! Qu'est ce que tu fais ici ?
—Je passe la soirée avec des potes. Et toi ?
—Je passe une bonne soirée.
—Seule ?
—Peut-être, je ne sais pas encore.
—Le type avant c'était…
—Une relation de travail.
—Tu fais quoi ?
—Commerce. Et toi ?
—Tout et rien.
—On va aller loin !
—Salut Drago ! Ben venait d'arriver.
—Ah salut … Ben c'est ça ? répondit le sorcier.
—Ouais. Tu vas bien ? fit chaleureusement le nouveau venu.
—Oui, répliqua Drago d'un ton sec.
—O.K. ! Je dérange peut-être ?
—Pas plus que ça, intervint Faith. Tu as fini ?
—Oui, maman !
—Bien, allez déguerpi maintenant, ordonna Faith.
—A tout à l'heure… peut-être…fit Ben avant de partir.
—C'est réellement ton petit frère ?
—Officiellement oui.
—Et officieusement ?
—T'es sûr que tu n'es pas flic ?
—Certain, je pense que je le saurai sinon !
—T'as raté ta vocation !
—Désolé.
—Embrasse moi.
—Quoi ? »

Drago eu à peine le temps de réagir que Faith était debout contre lui à l'embrasser. La jeune femme mit fin au baiser quelques secondes plus tard.

« Ca te dérange de m'expliquer ? s'inquiéta Drago.
—Un de tes potes venait prendre la relève.
—Hein ? Drago regarda vers sa table, Dany se rasseyait, il y avait un certain temps pour conclure dans leur jeu au terme duquel il fallait laisser sa place.
—Vous faite un concours.
—Toi aussi t'as raté ta vocation !
—J'ai l'habitude des flics, j'ai appris à réfléchir comme les meilleurs d'entre eux, ça permet de les éviter. Ca te dit de danser ? »

Elle lui prit la main et l'entraîna sur la piste de danse pour le slow le plus langoureux que Drago ai jamais dansé. Il aperçu Fred et Jane danser aussi. Potter était avec une blonde peroxydé à qui il roulait pelle sur pelle. Flo était avec une brune. A la table il ne restait que Dany, mais qui était tout de même en bonne compagnie.

Après le quart d'heure slow arrivait un quart d'heure plus électronique, il le passa plus que collé contre Faith si c'était possible qui se déhanchait comme une forcenée. A la fin de ce quart d'heure Faith se mit sur la pointe des pieds pour lui murmurer :

« On va chez toi ?
—'Bâ ça pour aller vite, elle va vite ! Ca change des vierges effarouchées !' Il est encore tôt, non ?
—Je dois me lever aux aurores.
—Un dimanche matin ?
—J'ai un planning chargé, pas de jours de repos, ni de vacances !
—T'es exploitée ! J'espère que tu es bien payée !
—On ne peut mieux ! Alors on y va ?
—Non, la jeune fille arrêta de danser.
—Je ne te plaît pas ?
—Si beaucoup, mais justement ! Je voudrai mieux te connaître, si tu es d'accord.
—O.K., alors je te file mon numéro de portable, elle lui tendit une petite carte blanche où figurait son numéro. On se voit demain ?
—Je croyais que tu travaillait !
—Je suis mon propre patron, je prend autant de pause que je veux et quand je veux. Tu choisis le resto, tu réserves, tu m'appelles et on se rejoints à midi. A demain.»

Elle déposa un léger baiser au coin de ses lèvres et partit. Il était tôt, moins d'une heure du matin, mais Drago n'avait plus vraiment envie de rester, cette fille l'intriguait trop. Il salua Fred et Jane, ne voulant pas déranger les autres en pleine conquête. Il récupéra sa veste et sortit. Il vit un petit groupe d'hommes en cercle, 'Pas bon !' pensa-t-il. Il s'approcha discrètement et entendu des bribes de la conversation, mais surtout la voix de Faith :

« Je vous avez dit de ne plus venir !
—Mais… Patron, tu peux pas nous faire ça !
—Qui vous a dit que j'étais là ?
—Ton mec.
—Celui là il va m'entendre !
—Allez vous en, vous avez tout ce qu'il vous faut, vous irez voir Ben pour qu'il vous ravitaille en came.
—Ton mec prend des com. monstre ! C'est pas revendable !
—Diminuez la votre !
—On pourra plus vivre !
—Il prend combien ?
—50 £ pour 100 grammes.
—O.K., demain vous aurez ce qu'il vous faut pour un prix convenable, il va se prendre une rouste, ne vous inquiétez pas. Maintenant filez avant que je change d'avis et que je vous revire du réseau ! »

Les hommes se dispersèrent, Faith était au milieu d'eux et elle vit Drago instantanément, celui-ci lança, acerbe :

« Ton frère hein ?
—Non, ce n'est pas ce que tu crois !
—Qu'est ce que je crois moi ? Je crois rien… Allez salut, il se dirigea vers sa voiture.
—Laisse moi t'expliquer Drago ! il s'arrêta et lui fit face.
—Je crois que c'est très clair, ça tient en une phrase : Tu t'es foutue de moi ! 'Combien de fois on m'a dit ça ? Putain je pensais pas que ça faisait aussi mal. '

Drago se prit un coup de poing en plein visage. Il se plia en deux, la tête dans les mains, le nez en sang

—T'es tarée ! asséna-t-il.
—Tu me laisses parler ? elle n'eu aucune réponse. Attends fait voir, je t'ai pas louper. Viens j'ai de quoi te soigner dans mon coffre.

Elle le tira vers sa belle berline dont elle ouvrit le coffre. Elle assit Drago sur le bord et le soigna tout en lui racontant :

« Je te connais depuis très peu de temps mais j'ai envie de tout te dire. Alors tu te tais et tu m'écoutes. Je suis née en France. Quand j'avais huit ans, ma mère m'a abandonnée devant une gare pour recommencer sa vie avec son amant. J'aurais du prendre un train et aller chez ma grand-mère. Mais un homme s'est approché de moi et il m'a emmenée. Pendant une semaine j'ai été une vraie petite princesse, j'avais tout ce que je souhaitait. Mais la semaine d'après, j'ai du payer. Cet homme m'a violée, plusieurs fois par jour, avant de m'abandonnée à son tour dans une petite ruelle, une semaine plus tard. J'était petite, mais assez débrouillarde, j'ai fait la manche durant un mois. Un jour un ado est venu, il m'a dit que je pourrai gagner beaucoup plus d'argent si je l'aidait, j'avais très faim donc j'ai dit oui. Ce garçon était un petit dealer, il me donnait 1 Franc à chaque paquet que je vendais. Au bout d'un mois j'ai voulu plus, mais il ne pouvait ou ne voulait pas me le donner. Alors je suis allée voir son fournisseur, il m'a donné un paquet en l'échange de cinquante francs, je l'ai vendu 100. Je me suis fait des clients fidèles, ils avaient un bon service et une vendeuse mignonne. Plus ça allait plus je gagnais de l'argent. En un an j'avais de quoi manger à ma faim tous les jours. J'ai décidé d'apprendre à me battre, c'était important pour moi, j'avais vu des gars se faire tuer à coup de pieds parce qu'ils avaient pas assez vendu, moi c'était pas le cas, je vendais bien, mais je voulais monter dans le réseau et ça pouvait être risqué. Donc j'ai appris à me battre. Un an avait passé depuis que ma mère m'avait abandonnée, cinquante deux semaines dans la rue c'est long. J'ai voulu me trouver quelque chose où je pourrai vivre, mais pour ça il fallait que je soit majeure, ou accompagnée d'un majeur, là j'ai rencontré Sam, un dealer un peu plus haut que moi, il me faisait partager son appart' me nourrissait à peu près bien et me faisait payer le loyer en nature. L'année d'après j'ai commencé les cours par correspondance, ça m'a bien aidé et j'ai vite passé des classes. Un jour j'en ai eu marre, j'avais treize ans et c'était un peu ma crise d'ado, j'ai vidé le coffre de Sam, argent et came et je suis partie en Angleterre. Là j'ai acheté le hangar, petit à petit, j'ai eu des vendeurs, des dealers, j'ai monté mon réseau. J'ai appris à faire ma came seule. Au début j'avais pas de papier en règle, j'était passé en Angleterre sans carte d'identité. J'ai demandé à mes dealers si ils connaissaient quelqu'un, et ils m'ont présentés Ben. Le courrant est tout de suite passé, il m'a fait une nouvelle vie, mais j'ai gardé mon prénom, parce que la foi c'est ce qui fait un Homme, il faut avoir foi en quelque chose. J'ai toujours eu foi en moi et en la vie et j'ai eu raison. J'ai planqué Ben, je l'ai nourri, logé, et aussi contenté sexuellement . Il ne pouvait pas sortir, il était trop occupé et je voulais pas qu'il file. Il a fait plein de démarche pour que je puisse vivre légalement avec ma fausse identité. Ça a prit un an, mais j'étais pas pressé, je gagnais assez d'argent pour nous faire vivre dans un certain luxe et acheter le silence de n'importe qui. Officiellement, nous sommes frère et sœur, on dirige une entreprise d'import export, qui existe vraiment et j'ai 20 ans. Voilà, t'es guéri, enfin à peu près. T'as pas le nez cassé déjà.
—Et officieusement ? demanda Drago.
—Officieusement, il n'y a rien entre Ben et moi, on vit ensemble, c'est tout, nous sommes amis. Bon je dit pas qu'on couche pas ensemble de temps en temps quand on a personne mais enfin c'est clair pour nous qu'on ne s'aime pas. Je dirige un réseau de drogue assez étendu, qui me rapporte beaucoup d'argent.
—Mais tu n'as pas vingt ans.
—Non, c'est vrai, j'en ai que seize.
—Et Ben ?
—Il a vingt ans. Officiellement, je suis plus vieille que lui d'une heure.
—O.K. Bon, je vais y aller moi. Je dirai rien. Bonne nuit Faith. »

Ils s'en allèrent chacun de leur côté. En rentrant chez lui, Drago repensait à tous ce qu'il avait appris. Cette jeune fille avait eu une vie infernale pendant 8 ans. Quand il arriva chez lui, il s'allongea sur son lit et s'endormi tout habillé. Dans sa voiture Faith pensait qu'elle avait tout gâcher, elle rentra la tête assez basse. Ben lui sauta dessus avec questions et avances mais elle le repoussa gentiment et alla se coucher sur le canapé vert…

Tous deux dormirent peu cette nuit là, et ils se levèrent avec le soleil, qui faisait triste mine comme chacun d'eux.

- Chez Drago -

A peine levé Drago décida de se recoucher, c'était sans compter sur son appartement mi-sorcier, mi-moldu. Le tableau au dessus de son lit, une nymphe, amoureuse de lui depuis toujours, le demandait en mariage à chaque réveil. Dès qu'il ouvrait l'œil il avait le droit à :

« Tu as réfléchi, Dray d'amour, à ma proposition ? Dray se cacha sous son oreiller.
—Oui, et je te répète que je ne PEUX pas t'épouser ! C'est impossible !
—Mais tu le voudrais bien, n'est ce pas ?
—Je n'ai jamais dit ça ! Flora, je ne PEUX et ne VEUT pas t'épouser ! »

Et comme tout les matins la nymphe se mit à pleurer, obligeant Drago à quitter la chambre. Il avait prit le soin d'emmener sa couette et il allait s'affaler de sommeil sur le sol quand les bruit de pleurs vinrent tout près de lui. 'J'ai fermé la porte pourtant'. Il leva les yeux, Flora était dans le tableau à côté de la porte de sa chambre qui représentait sa mère, lui aussi emporté du manoir. Sa chère mère, décédée depuis bientôt trois ans. Elle n'avait pas survécu à la mort de son mari, tué par magie dans un raid mangemort, où il portait la cagoule. Celle-ci fit d'une voix douce :

« Mon chéri, pourquoi l'as tu emmenée ? Elle était si bien dans ta chambre au manoir. Les nouveaux propriétaires auraient été ravis !
—Je ne sais pas Maman, tu sais on ne pense pas quand on a 17 ans…
—Allons Mademoiselle Flora, gronda légèrement le portrait de Mrs Malefoy, vous pensez bien que ce ne serait pas possible. Mon fils à besoin d'une femme en chair et en os pas d'un tableau ! Si vous l'aimez vraiment, vous devez l'aimer en silence mais continuer à veiller sur lui.
—Je vais vous écouter Mrs Malefoy ! »

La nymphe s'échappa du tableau et retourna dans la chambre où elle reprit sa place. Drago put rêvé encore un peu. Puis il se souvînt de la mission dont Faith l'avait chargé, il appela le resto où il allait souvent avec son ex-petite amie, ce n'était pas très romantique mais c'était le meilleur restaurant qu'il connaissait, il appela et réserva une table puis il se mit à la recherche, premièrement de son téléphone portable, et deuxièmement du numéro, il fouilla presque toute la maison avant de se rappeler qu'il avait glisser la carte dans sa veste, il allait chercher sa veste quand il s'aperçu qu'il avait dormi avec… Il composa le numéro et laissa sonner. Il tomba sur le répondeur, 'vu la taille de la baraque ça ne m'étonne pas, j'ai du mal à trouver mon téléphone dans mon appart' alors elle dans son hangar…', il laissa un message et raccrocha. Il décida de prendre une douche, mais son ventre lui rappela qu'il y avait des priorités dans la vie. Il prit un bon petit-déjeuner avant de finalement se préparer. Quand il sortit, il n'avait pas de nouvelles de Faith. Et là ce fut panique à bord :

'Qu'est qu'il se passe ? Elle aurait put rappeler ! Ou alors elle ne veut plus me voir… Elle regrette de m'avoir raconter sa vie… Merde ! Je pense comme une fille moi maintenant ! Putain Drago ressaisit toi ! Qu'est ce qu'un homme ferait ? Rappeler, et puis aller voir ? Je sais pas si un homme avec un grand H ferait ça… mais moi oui !'

Il prit son portable et recomposa le numéro de Faith. Il tomba une nouvelle fois sur le répondeur, il répéta son dernier message presque mot pour mot puis raccrocha. Il attendit un long moment, soit en tout et pour tout un quart d'heure avant de se décider à partir. Il rassembla ses affaires éparpillée dans l'appartement, son elfe passerait dans l'après-midi, il ne le payait pas mais lui donnait pas mal de temps libre durant lequel il faisait il ne savait quoi. Mais ses vêtements étaient toujours propres, bien repassés et son appart' bien rangé, même si la tornade Drago dévastait tout sur son passage à chaque fois. Il se mit donc en route vers le lieu où vivait Faith, tout sauf tranquillement, on aurait put croire qu'il voulait conduire pire qu'elle. Il arriva plus rapidement qu'il ne le pensait mais en était content. Il frappa à la porte et attendit, il attendit longtemps, il refrappait régulièrement. Il serait resté là toute la journée si une armoire à glace n'était pas arrivée et lui avait dit :

« T'es sûrement nouveau toi !
—Pardon ? demanda Drago.
—Pour ne pas savoir qu'on entre sans frapper ici, faut être nouveau ! Le Patron le dit à la première livraison en général, sa baraque est trop grande pour qu'elle puisse entendre, pour peu qu'elle soit en train de faire du sport ou de produire elle entendra rien ! »

L'armoire à glace passa et entra. Drago le suivit dans le grand couloir.

-Chez Faith –

Faith ne se recoucha pas ce matin là, elle avait mal dormi mais beaucoup de chose à faire. Elle commença par son heure quotidienne de sport, footing et musculation. Puis elle repensa à sa conversation avec ses dealers la veille et alla réveiller Ben, elle le sortit de son lit et lui ordonna de s'habiller. Il alla vers son armoire et en tira un jean.

« Non, ce matin j'ai besoin d'un punching ball !
—Enervée ?
—Par beaucoup trop de choses.
—Commotions ?
—Prévois un coma et un trauma crânien !
—A qui tu en veux à ce point ? Au blond d'hier soir ? Si il a pas voulu de toi c'est qu'il est vraiment con, il reçu un beau coup de poing dans les côtes. Ouch, mauvaise réponse ?
—Finit de t'habiller vite ou je commence maintenant.
—O.K. j'arrive. »

Il finit de se plaquer des protections partout, puis d'enfiler un short et un maillot. Il la suivi à la salle de sport et ils montèrent tout deux sur le ring, elle enfila des gants rouges et bien rembourrés sur ses fines mains déjà bandées. Et commença à lui taper dessus tout en parlant :

« J'avais un comité d'accueil hier soir à ma sortie de boîte.
—Des flics ? Ouch…
—Non, les dealers que j'avais renvoyé dans l'après-midi.
—Qu'est ce qu'ils voulaient ces cons ? Argh…
—Il voulait reprendre, il paraît que tu prends 50 £ au 100 grammes.
—Et alors ? Umph…
—C'est beaucoup trop ! Si je gagne autant d'argent c'est parce que mes com. sont assez petites ! Si tu prends 50 £ par paquets, ils en achèteront moins, ou iront voir ailleurs, et c'est pas bon ! Ben, je t'adore tu sais, mais ce réseau c'est le mien ! »

Un uppercut envoya Ben à terre. Il se releva avec l'aide de son bourreau qui continua de parler :

« Tu vas réduire tes com. de 80.
—C'est toi le chef, il s'adossa aux bord du ring.
—Qu'est ce que tu fais ?
—Je récupère !
—J'ai pas fini !
—Quoi ? Encore ? Je vais vraiment l'avoir le trauma !
—Allez ! elle reprit les coups.
—Grmph
—C'est au sujet du mec d'hier.
—Qu'est ce qu'il s'est passé ? Bouach…
—Je lui ai tout dit… elle s'arrêta
—Tout ?
—Tout.
—Tu me racontes depuis le moment où je suis partis ? Ca avez l'air de bien se passer pourtant… Faith repris ses sautillements signe qu'elle allait continuer de frapper.
—Il faisait un concours avec ses potes, et son temps était presque passé, comme les autres me plaisait pas, je l'ai embrassé.
—Tu sais bien que les gars… aiment pas être pris de cours !
—Ouais mais ça me faisait chier, enfin il l'a plutôt bien prit. Et je l'ai invité à danser, environ une demi-heure. Et je lui ai proposé d'aller chez lui, et là il m'a dit non.
—Quoi ? Mais il est taré ce mec ! Y as pas un gars saint d'esprit qui refuserait de … Ouch…
—Moi j'ai trouvé ça très bien ! fit-elle en le relevant après un direct du gauche dans la poitrine un peu trop fort. Il voulait mieux me connaître, et je lui ai laissé mon numéro de portable avec un rencard ce midi, je suis sortie et c'est là que j'ai eu le comité d'accueil. Après dispersion je l'ai vu. Tu sais les dealers ils pensent qu'on est ensemble, et ils en parle comme tel quoi qu'on fasse, donc pour te définir c'est : « ton mec ». Et juste avant je lui avait assuré qu'il y avait rien entre nous, qu'on était frère et sœur quoi, mais il avait encore des doutes. Entendre plusieurs personnes parler de toi comme, Ben prit un crochet du gauche, mon, un crochet du droit, mec, et un second uppercut moins fort que le premier si bien que Ben ne fit que chanceler, ça lui a causé, j'ai voulu lui expliquer, lui il voulait plus rien entendre alors je lui est foutu mon poing dans la figure, elle joignit le geste à la parole. Et je lui ai raconté mon histoire en entier. Et maintenant je suis énervée parce qu'il voudra sûrement jamais, nouveau crochet du gauche, plus, crochet du droit, me, uppercut, revoir, coup de pied dans le ventre. Je suis H.S.. Pfiou ! Ca va ?
—Question idiote ! répondit la poupée de chiffon qui reposait sur le ring.
—Allez viens. »

Elle l'emmena dans le coin de la salle où était l'armoire à pharmacie et commença à désinfecter les plaies au visage du blond qui était ce matin là dépourvu de tout métal. Il en profita pour lui exposer son avis :

« Tu sais tu devrais quand même l'appeler, savoir ce qu'il en est…
—Pas possible, j'ai pas son numéro !
—T'es conne ou quoi ?
—Je te signale qu'il ne tient qu'à moi de te renvoyer au tapis.
—Scuse moi, enfin tu avouera que c'est un peu bête !
—Ouais, j'ai plus qu'à te taper dessus tous les matins jusqu'à ce que je l'oublie…
—Youpi ! Pourquoi je me défends pas ?
—Tu taperai jamais une fille ! Il est déjà neuf heures, je dois y aller, c'était un plaisir de discuter avec toi frérot !
—Plaisir partagé ! »

Faith s'éloigna vers sa chambre puis sa salle de bain où elle prit une longue douche sans réfléchir à rien. Après s'être changée, elle se dirigea vers son laboratoire, où elle commença l'élaboration de ce qu'elle devait distribuer aujourd'hui sur fond de musique très forte. Elle passa une bonne partie de la matinée entre ses éprouvettes et ses produits chimiques qui allait faire planer beaucoup de monde aujourd'hui. Elle se dirigea vers la petite serre et arrosa les différentes herbes et plantes qui lui servait à fabriquer comprimés, poudre et barre. Ben vînt la chercher, elle enleva sa blouse et le suivit au rez-de-chaussée. Ben se dirigea vers le dealer qui attendait, quant à Faith, elle fut surprise de voir Drago.

« Désolé de passer comme ça … t'as pas répondu à mes messages alors je suis venue pour me rendre compte par moi-même…
—Quels messages ?
—Les deux messages que j'ai laissé sur ton répondeur de portable pour te prévenir du lieu de notre déjeuner…
—Oh, merde ! Désolée, hier soir j'était tellement sûre que tu allais jamais m'appeler, que j'ai un peu fait l'impasse sur le portable. D'habitude je joins les autres et ils ne m'appellent pas, donc j'ai pas eu l'ocas'. La réservation est jusqu'à quelle heure ?
—midi et demie…
—On y sera jamais où que ce soit ! Tu manges ici ?
—J'ai pas vraiment d'autres choix, je suis affamé.
—Allez viens, elle l'emmena à la cuisine, ouvrit le frigo et proposa plusieurs plat à Drago.
—C'est mieux qu'au resto ! fit celui-ci. Qui-est-ce qui fait tout ça ?
—Moi, quand j'ai un moment. Je fais toujours plus pour avoir à manger quand j'ai plu le temps de le préparer, et puis si il y a du monde à la maison…
—On pourrait croire tu as vingt ans.
—Tu veux bien oublier ce que je t'ai dit hier ?
—Pourquoi ?
—Je trouve Faith Sullivan beaucoup plus fréquentable !
—Je m'en fou que tu sois fréquentable ! Ce qui m'importe c'est toi ! Tu es une fille incroyable !
—Si on veut… Bon tu préfères quoi ?
—J'ai plus très faim.
—Moi si ! J'ai eu une matinée très chargée !
—Tu me racontes ? elle s'assit à la table-bar à côté de lui avec une assiette.
—Disons que j'étais levée aux aurores, comme promis, que j'ai commencé ma journée, comme chaque jour, par une heure de sport puis par plus d'une heure de boxe sur Ben…
—D'où les jolies taches violettes sur son visage.
—Exactement et j'ai passé le reste de la matinée à déprimer dans mon labo.
—Pourquoi ?
—Figure toi que je produit ce que je vends !
—Non, mais pourquoi tu déprimais ?
—Hier j'ai revu un garçon très mignon, qui m'avait sauvée d'un bois la nuit précédente. C'était la première fois que je rencontrait un gentleman qui ne cherche pas à abuser de moi. Alors je me suis dit que ça pourrait valoir le détour. Mais comme une conne je lui ai tout raconté sur moi et je me suis mise à penser que j'avais raté quelque chose d'intéressant. Et maintenant je me dit que je suis fille trop stupide !
—Je ne pense pas que ce soit le cas…
—Ah est qu'est ce que monsieur gentleman pense de moi ?
—Je pense que tu es une fille qui a vécu trop de chose pour l'âge qu'elle a, mais qui en a tiré le meilleur. Je pense que tu pourrai apprendre beaucoup de chose à n'importe qui. Tu mérite d'être connue, et surtout pas d'être le coup d'un soir.

La porte s'ouvrit sur le dealer avec qui Drago était entré. Il avait un balai à la main et s'apprêtai à l'utiliser dans la pièce quand il aperçu Faith et Drago.

—Je dérange ?
—En effet Will. C'est toi qui fait le ménage de la cuisine aujourd'hui ? Je pensai que ce serait encore Gary.
—Gary nettoie la salle de sport. Il va avoir du boulot !
—Oui, c'est vrai qu'aujourd'hui là où il y a le plus de boulot c'est dans le gymnase. Tu as fait combien hier ?
—4 paquets…
—C'est peu. Et Gary ? tu as une idée ?
—Je crois qu'il a rien vendu hier.
—O.K., bon on te laisse bosser. Drago, tu viens ? »

Le couple déserta la cuisine. Faith emmena Drago dans sa chambre, devant son hésitation, elle le rassura :

« Tu sais je vais pas te violer petit garçon. Et ma chambre et l'endroit où le moins de monde entre, surtout à cette heure, les gars qui ont le moins vendu doivent faire le ménage chez moi à partir de midi, il n'y a que deux pièces que je nettoie moi-même, le labo et ma chambre. Tu veux rencontrer tout le réseau et changer de pièce toutes les 5 minutes pour revenir ici, ou oser entrer ?
—Après tout je suis déjà venu…
—C'est vrai, elle poussa la porte. Encore merci d'ailleurs. Au fait, maintenant, tu veux bien me dire pourquoi je ne peux plus retourner dans ce bois ?
—Il va devenir dangereux
—Il va ? Tu lis dans les feuilles de thé ?
—Non, simplement 'Je lui dit ou pas ? Oh et puis merde je parle pas de moi'. Simplement, l'esprit que tu as rencontré dans ce bois est un éclaireur d'autres plus dangereux. Si l'esprit qui t'a trouvé…
—Que j'ai invoqué ! rectifia Faith avec fierté.
'Si seulement tu savais ce que tu as invoqué Faith !'
—D'accord si l'esprit que tu as invoqué t'avait attrapée, tu ne serais pas là !
—J'avais bien compris qu'il n'était pas gentil !
—Faith je ne rigole pas, ce bois va devenir dangereux !
—Qu'y faisais-tu d'ailleurs ?
—Une patrouille. Mais je ne fais pas parti de la police, ni de l'armée, je n'ai rien à voir avec l'Etat !
—Alors pourquoi tu faisais une patrouille ? Ce sont les flics ou les militaires qui font des patrouilles !
—Je n'ai pas le droit de te le dire, je suis désolé. C'est injuste mais je n'y peux rien ! C'est un secret d'Etat !
—L'Etat ? Et après tu n'a rien à voir avec ! Et hier c'est moi qui me foutait de toi ?
—Ecoute Faith, je vais y aller, si j'obtiens le droit de t'en parler je reviendrai, sinon, je te laisserai tranquille… J'aurai du réfléchir avant de te demander des comptes hier, je sais, je m'en excuse. Mais je ne peux absolument rien te dire au sujet de ma présence dans ce bois avant-hier. J'aimerai beaucoup crois moi ! Mais je ne le peux absolument pas ! »


Voilà fin du chapitre ! Oubliez pas la review !