Note de l'auteur : Coucou !!! : Merci pour les reviews !!! Voici le second chapitre. Alors, pour ce qui est du postage, là je suis partie en week end donc c'est une exception, sinon bah comme d'hab' normalement un chap' par jour, quoi qu'en ce moment avec les remises de dossiers et les "partiels"ca risque d'être short.
Bref.
A votre plaisir,
AZAAZEAL
Chroniques d'une garce
Chapitre 2. Je te présente
- Enchantéeeeeee
Tandis que j'écrasais, que dis-je, broyais, la main de ma « charmante » interlocutrice, celle-ci devenait de plus en plus pâle, ce probablement dû au fait que je lui coupais la circulation sanguine avec ma poigne. Mais ne vous inquiétez pas, mes géniteurs mon très bien élevée, je lui souris.
- Vous me faîtes mal !
Pendant que je continuais, plus à cause de la tentation d'un meurtre particulièrement douloureux dont j'étais prise que par envie. Mon sourire faux cul toujours collé à mon merveilleux visage,
- Ah bon ?????
- Oui.
Harry attrapait délicatement mes épaules, et me poussais derrière lui. La jeune femme tourna rapidement de l'œil à la vue de sa main bleu. Petite nature.
Et, pour détendre une atmosphère particulièrement malsaine.
- Bien ! Maintenant qu'Hermione à été présentée à la brigade, je propose que nous allions boire un coup !
Toute l'équipe que je venais de rejoindre salua la proposition par une affirmation collective alors que je restais stoïque, mon sourire refusant de quitter ma face.
Bandes de poivrots.
- Hermione ?
- Ouiiiiiiii.
- Tu te sens bien ?
- Ouiiiii.
Comment expliquer la chose.
Si le fait que Drago Malfoy se mariait, avec une parfaite salope, se révélait être aussi douloureux qu'un caillou dans une sandale Reppeto, la découverte de la présence de la dite salope dans MA brigade transformais ce dernier en un rocher particulièrement aiguisé. Ana Pietrov, 22 ans, tout juste sortie de la maternelle avec ses petits air de princesse des bacs à sable devenait, en plus d'un obstacle à écraser dans les délais les plus brefs, ma chef. Oui, vous avez bien lu.
Ainsi, et pour que tout sois clair entres nous, si je suis revenue en Angleterre, c'est pour rattraper la plus grande connerie de mon égocentrique existence : récupérer le seul homme que j'ai pu aimer, au moins un peu, Drago Malfoy.
La vache, les années qui passent me rendraient presque romantique.
Bref.
Je le veux, je l'aurais. Et ce n'est pas l'autre blondasse décolorée qui m'empêchera de le récupérer. Un mariage n'est jamais viable à 100% même une fois les alliances greffées à l'annulaire. Et je sais de quoi je parle.
Ainsi, alors que nous prenions la route du pub dans lequel la brigade ne se gênerait pas pour passer un agréable moment durant lequel, très probablement la moitié d'entres eux terminerons la gueule dans la cuvette des chiottes et les autres les chaussures bousillées, Ana s'approchait de moi.
La gamine m'arrivait presque à hauteur, et le fait qu'elle fut aussi fine qu'une brindille me donnait un avantage, ainsi, je priais pour qu'il y est une bourrasque de vent, avec un peu de chance, elle s'envolerait loin, ce qui m'éviterais de me salir les mains en l'égorgeant.
- Je sais qui vous êtes.
J'accélérais.
- Tout le monde sait qui je suis, suffit d'ouvrir un journal.
Elle galopa, guillerette, derrière moi.
- Je sais tout sur vous. J'ai…je vous admire…vraiment….
- Moi aussi je m'admire, comme ça on est deux.
Je continuais de l'ignorer pendant qu'elle tentait tout un tas de stratagèmes agaçant pour attirer mon attention. Je m'arrêtais brusquement sur le trottoir, tandis qu'elle me percutait.
Merlin bénisse mes entrainements, elle en tomba à terre.
- Oops.
- C'est rien, je vais bien…
Elle se releva. Remis sa parfaite petite robe de pucelle en place.
C'est pas possible ! Drago va pas épouser une godiche !!!! Et encore une godiche aurait l'air moins cruche qu'elle.
Alors qu'Ana se recoiffait, mon œil lorgna sur un anneau en or qui brillait à son doigt. Je profitais de la perche.
- Vous avez une très jolie bague.
Ce qui eu pour effet de remettre la pipelette en route. Elle tortilla le bijou en s'extasiant, tandis que je reprenais la marche.
- C'est mon fiancé. Je vais me marier vous savez ???
Mes dents grincèrent.
- Ah bonnnn ???? Et qui est le malchanceux ?
- Hein ?
- C'est de l'humour.
Tic, tac, tic…
Elle gloussa.
- Vous êtes drôle !!!!
Nan, vraiment, c'est grave, il va pas épouser ça ! Après moi je m'attendais à mieux.
Je suis tellement contente, vous savez c'est si dur de trouver l'homme parfait bla blaaaa blaaaa sur le bonheur eternel, les petites fleurs et les cloches…
- Effectivement…Ah on y est.
Merlin soit béni.
Nous entrions dans le bar, prenions nos boissons, et allions nous installer. La dinde, se colla à moi.
Evidement, quand vous avez pas de chance…
-….les roses, mais lui ne voulais pas de rose, j'ai du me battre pour qu'il accepte d'en mettre, qui n'aime pas les roses….Hermione ?...
Je devais en être à mon 6 eme verre de Whisky et malgré ça, je continuais de l'entendre. Sa voix était aussi délicate que le grésillement d'une télévision sur le point de lâcher prise. En gros, un calvaire.
- …Vous avez des enfants ???? Un mari ????
- Et vous dîtes que vous me connaissez…
- Je sais ce qu'on raconte sur vous, les amants, la boisson mais je me refuse de croire que votre vie ne se résume qu'à cela, se serait si triste, finir seule…AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !!!
AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
- QUOIII ?
Elle sauta de sa chaise, traversa tel un courant d'air la pièce et alla se jeter dans les bras d'un homme que je plaignis aussitôt. Le pauvre.
Alors qu'elle étouffait le nouvel arrivant, certains de mes "collègues" ne se génèrent pas pour lorgner sur ma poitrine en me lançant des regards qui en disaient long, sur leur libido. J'allais être servie moi avec eux.
- Allleezzzzz viennnns approche, elle va pas te mooordre….
La voix d'Ana résonna à nouveau dans mes oreilles, signe qu'elle approchait de la table, en trainant par le bras la pauvre âme qui avait eu le malheur de croiser sa route ce jour là.
- Hermione ????
Je me retournais.
Et, le choc.
- Je te présente Drago, mon futur mari !!!!
Devant moi, parfaitement stoïque, se tenait un Malfoy plus beau encore que le jour où j'avais eu la bonne idée de le quitter. Tout comme son père avant lui, le temps, au lieu de flétrir sa beauté n'avait fait que la magnifié, si je n'avais pas si bien connu l'homme j'aurais cru à une hallucination ou une apparition divine. J'exagère certainement, mais sur le coup c'est exactement ce que sa présence me fit ressentir. Entre autres choses.
Il demeurait neutre, de corps s'entend parce que ses yeux eurent vite fait de se voiler, passant de la surprise à une certaine forme de colère. Je sais pas vous mais je crois bien qu'il ne m'as pas pardonné.
Devinant le malaise de la situation, Ana eu un reflexe qui fut tout à son honneur.
- Viens mon chéri, on va chercher à boire.
Et ils partirent. Plus je le regardais, parce qu'évidemment il est impossible de faire autre chose en sa présence, plus je me rendais compte de ma regrettable erreur.
Me débarrasser de la gourde serait simple. Par contre, regagner Drago serait un peu plus compliqué, mais faisable. Largement faisable.
Il revinrent quelques minutes après, alors qu'un Auror me collait aux basques avec ses blagues lourdes à fortes connotation porno-charmeuse, ce genre de blabla que les mecs du bled vous sortent en se croyant irrésistibles. Pathétique.
- J'ai si chauuudddddd – Tout en posant sa main boudiné sur moi.
Je lui renversais mon verre sur la tête.
- Voilà qui régulera ta température.
Et il retourna s'abreuver auprès de ses compagnons d'infortune. Charmant.
Je me retrouvais seule, en compagne de Drago et de l'autre.
Où est le survivant quand on à besoin de lui….
- Alors Dray, comme je disais à Hermione, il nous faut des roses….
Je regardais Malfoy, qui, au lieu de fixer amoureusement sa future femme, comme cette dernière le faisait avec lui, soutenait mon regard de façon particulièrement intéressée. La greluche ne remarqua pas que son homme l'ignorait pour mieux se concentrer sur moi.
Je répondais à sa place.
- C'est vrai qu'il n'est pas de ceux qui apprécient les fleurs…
Si je ne lâchais pas, lui non plus. Bon point pour moi.
- Vous vous connaissez ???????
Il répondit.
- Vaguement.
Je le prenais au vol.
- Nous avons seulement été mariés.
La russe força le passage au regard de Drago.
- C'est vrai ce qu'elle dit ?
Mais il continua de regarder dans ma direction.
- C'était une erreur. Ca n'as pas compté. J'ai fini mon verre, tu peux m'en ramener un autre ?
La blonde baissa la tête, aussi peu convaincue que moi, mais résignée. Elle partit au bar, pendant que je récupérais mon sac et me dirigeais vers la sortie. Moi les drames c'est pas mon truc…
Je sais qu'il me suivra.
Bingo.
Une fois sur le trottoir je me mis à marcher au hasard des rues.
Moi loin devant, lui loin derrière.
- Tu aurais pu éviter ce genre de connerie.
- De quoi ? De lui dire que tu à été marié ?
- Exactement.
- Pourquoi ? Ca te gène tant que ça.
- Je n'ai pas à te répondre.
- Et moi j'ai pas à me faire excuser. Il fallait bien qu'elle le sache.
Nous avancions tout deux très rapidement, écartant les passants, évitant les poteaux électriques, traversant inconsciemment les divers routes et la ville qui se dressait devant nous.
- Pourquoi tu es revenue ?
- Ca te regarde pas.
- Si.
- J'ai pas à m'expliquer.
Je tournais au coin d'une ruelle. M'arrêtais. Il fit pareil. Nous nous faisions face. Il repris.
- Ca t'amuse ?
- Quoi ?
Il se mordit la lèvre, nerveux.
- Tu pouvais pas rester là où tu était !
- De quoi ?
- J'ai refais ma vie ! J'ai enfin réussis à refaire ma vie, avec une fille formidable loin, très loin d'être la garce que tu es. Et toi, comme une fleur, tu réapparais.
- Si tu crois que je suis revenue pour toi tu te …
- Peu importe les raisons pour lesquelles tu es ici. Laisse moi tranquille, n'approche pas Ana. Fait ta vie et laisse-moi en dehors.
- Et si je ne veux pas ?
- Fais-le.
- Je ne t'ai pas écouté il y à cinq ans, pourquoi le ferais-je ?
Il se dirigea vers la grande rue, qui grouillait de monde.
- Parce que je te le demande. S'il te plaît. Fais en sorte de rester loin de ma vie. Ne gâche pas tout, encore une fois.
- Avant ça demande à la dinde que tu vas faire l'erreur d'epouser d'enlever MA bague, de son immonde doigt.
Il ne se retourna pas. Je le regardais partir.
Ok, se sera pas SI simple que ça. Mais j'y arriverais.
