Bonjour, voici le deuxième chapitre. Je tenais à vous dire merci pour vos reviews. Je suis contente de voir que cette histoire vous plaît et j'espère que ça le restera. Ce que vous dites me pousse à vouloir écrire plus vite pour vous satisfaire au mieux. Merci.

Ombre et Lumière

Chapitre Deux

Un grand sourire se forma sur le visage enfantin de Stiles alors qu'il s'installait derrière le siège conducteur de sa jeep. Ses mains empoignèrent le volant avec une impatience non feinte. Il sautillait légèrement sur le siège, n'ayant qu'une hâte, celle de pouvoir la conduire comme il en avait l'habitude depuis deux longues années.

–Tu m'as manqué, amour de ma vie.

Un cognement contre la vitre le fit sursauter.

–Va en cours, Stiles, le réprimanda son père d'un ton ferme.

Stiles leva les yeux au ciel, un doux sourire rêveur collé au visage.

–Tu veux dire le lieu où des personnes adultes s'évertuent à nous faire apprendre des choses qui ne nous serviront plus à rien dans quelques années ? Le lieu de tous les malheurs des adolescents ? Mais avec plaisir ! Ma belle Tatiana va m'emmener.

Il adressa un clin d'œil à son père, alluma le moteur et démarra en trombe sa voiture. Sur le chemin il sifflotait lentement un air qui lui passait par la tête puis chantait à tue-tête des paroles de chansons qu'il croyait connaître à la perfection alors qu'en réalité, cela ressemblait plus à une bouillie informe d'où se détachait quelques mots qui n'avaient aucun rapport les uns avec les autres.

Ça n'embêtait pas Stiles. Après tout, il était comme il était, avec ses bons et mauvais côtés. Il avait accepté depuis longtemps déjà sa différence, si bien qu'il en jouait la plupart du temps, jouissant du regard troublé des autres posé sur lui.

Il adorait le pouvoir qu'il avait sur eux, mais surtout, il adorait les faire tourner en bourrique à chaque secondes, en parlant plus vite que la lumière et ne cessant jamais de passer d'un sujet à l'autre. Pour lui, cela relevait de sa plus grande qualité. Mettre le doute dans leur esprit trop fermé était jubilatoire.

Stiles se gara à une place de libre devant le lycée et sortit de sa jeep à regret. Il la caressa du bout des doigts, lui promettant intérieurement de la rejoindre au plus vite et de lui procurer tout l'amour dont elle avait besoin.

Ce qui se résumait à un bon nettoyage, intérieur comme extérieur. La pauvre n'avait pas supporté le voyage plus que turbulent qu'elle avait subit.

–Je peux savoir ce que tu fais ? Demanda une voix légèrement moqueuse.

–Je cajole l'amour de ma vie, ça ne se voit pas ?

Stiles se retourna allègrement pour faire face à un Isaac les bras croisés arborant un sourire en coin. Stiles se mit à sourire à son tour. A croire que celui de l'autre adolescent était contagieux.

–A propos d'hier, débuta Isaac.

–T'en fais pas pour hier, le coupa Stiles, peu désireux de s'épancher sur ce sujet bancal.

–T'es sûr ?

Il fit un vague signe de main, balayant l'air pour signifier son affirmation. Il n'allait pas perdre de temps à s'étaler dessus et à y penser jour et nuit. Pourquoi le ferait-il d'ailleurs ?

Il ne les connaissait pas assez pour les désigner comme des « amis », ce n'était donc pas suffisant pour que Stiles s'en soucie plus que de raisons.

–Tu devrais t'inscrire au Lacrosse. Tu rencontrerais d'autres gars de l'équipe, en plus de Scott et Jackson.

A la mention de ces deux noms, Stiles eut une légère grimace qu'il dissimula à Isaac. Il ne voulait pas l'offenser en lui avouant ne pas être enchanté à l'idée que ses amis soient dans l'équipe de Lacrosse du lycée. Moins de temps il passerait avec eux, le mieux il se porterait, il en était certain.

–Oh tu sais, le Lacrosse et moi, ça ne fait pas bon ménage, c'est comme avec les filles en fait. Je ne sais pas pourquoi mais je les fais toutes fuir. C'est parce que je ne suis pas assez attirant ? Tu me trouves attirant ?

–Tu ressembles à rien, le geek. Ne cherches pas pourquoi tu n'as aucune touche, c'est oralement impossible de te décrire pourquoi tu ne plais pas.

L'œil gauche de Stiles frémit alors qu'il retenait sa colère. Qu'avait-il donc fait pour que ce Jackson le méprise autant ?

Il ne pouvait pas dire que c'était à cause de sa copine parce qu'il ne l'avait certainement pas dragué.

Il savait que s'il l'avait fait, il serait déjà six pieds sous terre, et non là en train de « discuter » diplomatiquement.

–Jackson arrête ça, râla Isaac.

Jackson ne fit que lever les yeux en l'air alors qu'il les dépassait pour rentrer dans le lycée, affichant toute sa richesse aux yeux de tous, rien que par sa montre accrochée à son poignet droit.

Il avait la classe, Stiles ne pouvait pas le nier, mais il restait un être stupide.

–Je suis désolé pour lui. Il peut être vraiment con quand il s'y met, s'excusa platement Isaac.

–Ça va. Pour en revenir au Lacrosse, j'ai deux pieds gauches donc je préfère éviter. De plus, je ne suis pas très coordonné dans des mes gestes.

La sonnerie coupa Isaac dans son élan et Stiles le quitta pour se rendre à son premier cours d'une longue journée.

Et en effet, la journée s'était déroulée au ralenti pour le plus grand malheur de Stiles qui attendait avec impatience la fin des cours pour rentrer chez lui et se reposer.

Alors quand enfin la délivrance sonna, il fut le premier à ouvrir les portes et à dévaler les escaliers joyeusement, n'ayant en tête que le simple but d'aller retrouver sa jeep et de la nettoyer comme elle le méritait pour le travail qu'elle accomplissait chaque jour.

Une fois à l'intérieur de sa jeep, il vit Isaac et ses amis qui rejoignaient tous une camaro scintillante que Stiles n'avait pas vu, trop prit dans sa course.

Le conducteur lui était caché par des vitres teintées mais dès que celle avant s'abaissa il pu voir son visage. Quelle ne fut pas sa surprise quand il vit la figure trop sérieuse de Derek apparaître devant lui.

Stiles fronça les sourcils quand Isaac ainsi qu'un adolescent black qui tenait par la main une fille blonde montèrent dans la voiture. S'il se souvenait bien, ils étaient assis à la table où il avait été rejeté comme un malpropre.

Les trois autres amis restant se dirigèrent vers une autre voiture à côté et démarrèrent rapidement. Les deux voitures disparaissaient au loin quand Stiles mit enfin la clé dans le contact.

La veille déjà lui avait parut étrange et ce, même s'il ne s'y était pas attardé, étant trop bouleversé émotionnellement pour la moindre pensée rationnelle.

Pourquoi un homme de cet âge prenait des adolescents dans sa voiture pour les emmener il ne savait où ? Peut-être qu'il n'était pas aussi âgé que Stiles le pensait mais tout cela portait à confusion. Est-ce qu'il devait le mentionner à son père, ou du moins lui en faire part de façon contournée ?

Le temps qu'il détermine ce qu'il devait faire ou ne pas faire, Stiles était arrivé devant sa maison. Il descendit de sa voiture et couru à l'intérieur chercher un sceau, du savon et une éponge, oubliant ses précédentes pensées.

–Qui c'est qui a droit à un bon bain pour devenir toute propre ? Hein c'est qui ? C'est toi Tatiana, amour de ma vie.

Stiles passa une heure voire deux heures à passer et repasser son éponge sur sa jeep, la nettoyant de fond en comble. Son lavage s'accompagnait de déhanchements plus ou moins fluides et de quelques bribes de chansons dont il se souvenait vaguement.

La nuit tombait lorsqu'il eut finit. Stiles rentra chez lui et commença à préparer le dîné pour son père et lui.

S'il y avait bien quelque chose que Stiles aimait par-dessus tout, c'était la cuisine. Il tenait cette adoration pour la cuisine de sa mère qui passait son temps à lui faire des gâteaux quand il n'était encore qu'un petit garçon. C'était aussi la seule chose qu'il avait hérité d'elle.

La beauté qu'elle dégageait naturellement, lui ne l'avait pas eu.

La confiance qu'on lui accordait sans même la connaître, lui ne l'avait pas eu, les autres se méfiaient plutôt de lui.

Le calme et la gentillesse qu'elle avait en toute épreuve, lui ne l'avait pas eu, étant hyperactif et sarcastique en toute circonstance, ce qui était très mal perçut par les autres adolescents de son âge qui ne le comprenait pas.

Stiles était donc extrêmement fier d'avoir sa qualité de cuisiner comme un chef. Ainsi, il pouvait surveiller le régime de son père tout en lui faisant manger des choses comestibles et bonnes pour sa santé.

Lorsque le dîné fut près, il appela son père et tous deux se mirent à table dans un silence confortable.

–Comment se passe les cours ? Lui demanda pourtant son père.

–Comment se passe le travail ? Répliqua Stiles.

Son père grogna et enfourna une fourchette d'haricots dans la bouche pour éviter la question.

–Très bien, on n'aborde pas ce sujet, finit-il par déclarer.

–Tu n'as pas une petite affaire à me raconter ? Que je puisse t'aider ?

Sous le regard réprobateur de son père, Stiles lui fit un sourire innocent.

Ce n'était tout de même pas de sa faute s'il tombait parfois sur certaines de ses enquêtes en cours qu'il laissait traîner un peu partout et qu'il se retrouvait par la suite sur la scène de crime.

–Tu n'as pas des devoirs à faire ?

–Papa, tu sais parfaitement que je les fais en dix minutes et que je n'ai plus rien pour m'occuper pendant la soirée. Aller, rien qu'une petite affaire. Et ce n'est pas obligé que ce soit un meurtre !

–Trouve-toi une occupation au lieu de vouloir résoudre mes enquêtes. Fais du bénévolat, trouve-toi un job, donne des cours, prends des cours de guitare. Je sais pas mais fais quelque chose d'autre que de fouiner dans mes affaires.

–Du bénévolat pour que personne ne me remercie mais qu'on me lance des regards noirs à chaque fois parce que j'aurais vu leur visage, non merci. Trouver un job ? Je ne sais rien faire et je ne suis pas aimable, je ferai plutôt fuir les clients ce qui résulterait à me faire expulser en moins d'une journée. Donner des cours alors que je passe déjà toutes mes journées à suivre des cours ennuyeux donnés par des professeurs stupides, je passe. Franchement, des cours de guitare ? T'es tombé sur la tête ou quoi ? Tu me vois resté concentrer pendant plus de cinq minutes avec une guitare dans les mains ? Même une mouche qui vole sera plus intéressante.

–C'est bon t'as gagné ! Souffla son père en se massant les tempes, fatigué d'entendre les jérémiades de son fils qui s'efforçait de faire de sa vie un enfer quand il le voulait vraiment.

Et à ce moment précis, il le voulait et faisait tout pour y arriver, ce qu'il réussissait en beauté. Le grand sourire de Stiles mit un peu de baume au cœur du sheriff qui émit un petit sourire à son tour.

–Les collègues m'ont rapportés tout un tas d'affaires non résolues depuis ces trois dernières années. Des meurtres barbares dans la forêt. Douze au total. Eux pensent que ce n'étaient que des coyotes qui n'ont pas fait la différence entre humains et cerfs mais ce que j'en dis c'est que Beacon Hills est une ville remplie de créatures surnaturelles…

C'était reparti pour un tour ! Stiles soupira et laissa son père énumérer les raisons qui faisaient qu'il pensait que de terribles êtres inhumains se cachaient dans cette forêt.

Parfois, il aurait voulu que son père soit réaliste et réalise enfin que rien de tout cela n'existait. Qu'il soit un père normal.

Mais si Stiles lui disait ce que lui pensait de sa stupidité, ils s'affrontaient pendant des heures jusqu'à ce que le sheriff lui ordonne de rester dans sa chambre.

–Écoute papa, l'interrompit Stiles. Tu as raison, je vais me trouver un job, ça me fera passer le temps et au moins je gagnerai de l'argent.

Son père lui lança un regard indéchiffrable mais finit par hausser les épaules. Si son fils se trouvait une occupation décente plutôt que de traîner sur des scènes de crimes macabres, il en était plus que rassuré.

Après avoir essuyé plus de cinq refus (ce n'était pas faute d'avoir essayé pourtant), Stiles trouva enfin un emploi où il travaillerait après les cours.

Il avait demandé à ses voisins s'il pouvait promener leur chien mais au vu des regards peu amène qu'ils lui ont lancés, Stiles avait renoncé à leur poser la même question pour leur chat.

Il avait postulé dans une boulangerie, dans un magasin de vêtement, à l'hôpital, dans un restaurant mais non, il n'avait pas été accepté, n'ayant pas assez de pratique.

Bon Dieu il avait même postulé chez un tatoueur qui lui avait plus fait peur qu'autre chose !

Mais finalement, au prix de plusieurs jours de recherches intensives et de rejets plus humiliants les uns que les autres, Stiles avait déniché un petit café en bordure de ville à l'opposé de chez lui.

C'était un café plutôt chaleureux si on ne comptait pas la peinture au mur qui s'effritait, ni les tasses un peu sales que l'on servait, ou bien l'humidité de l'endroit qui s'écoulait du plafond à cause d'une fuite d'eau de l'appartement du dessus.

Stiles était satisfait d'avoir réussi à trouver un job. Ses weekends seraient occupés ainsi que quelques unes de ses soirées qu'il passerait à servir les trois habitués qui flânaient dans le café. Des soirées assez calmes en perspectives. Il apporterait un peu de vitalité à cet endroit par son excentricité et sa jovialité.

Il y alla pour son premier jour un mercredi vers la fin d'après-midi. Le patron, Hank, l'accueillit chaleureusement et lui donna son uniforme, qui ne contenait qu'un tablier à l'effigie du café.

–Petit, l'appela son patron, il n'y a jamais grand monde qui s'attarde par ici alors je te libèrerais en conséquence

Stiles lui répondit par un sourire et alla vers un des clients accoudé au bar.

–Vous voulez encore quelque chose à boire Monsieur ?

Le vieil homme secoua la tête et Stiles repartit derrière le comptoir, où il essuya des verres et des tasses pour faire passer le temps. De temps en temps il sifflotait légèrement et se laissait emporter par une douce musique imaginative.

Son patron le libéra à seulement vingt-deux heures. Stiles profita d'avoir le reste de soirée de libre pour faire un tour dans la ville avec sa voiture.

Il eut un mince sourire lorsqu'il passa devant le commissariat de police et qu'une pensée pour son père qui travaillait actuellement lui traversa l'esprit. Il continua jusqu'à arriver à l'orée de la forêt.

Il réfléchit un instant, hésitant à s'enfoncer dans les profondeurs des bois puis il haussa les épaules et continua sa route entre les arbres, sur le chemin sinueux qui se profilait sous les roues de sa jeep.

Un léger coup contre la portière de côté passager le fit sursauter. Stiles pouffa devant sa propre bêtise.

Ça devait simplement être une branche d'arbre qui avait cogné contre la vitre. Il devait arrêter de laisser son père lui raconter ses histoires auxquelles il croyait dur comme fer.

Il continua de rouler doucement, regardant à droite et à gauche, mémorisant la forêt pour qu'il puisse y revenir lorsqu'il ferait jour.

Ce serait plus rassurant de bien voir ce qui l'entourait alors que le soleil brillait plutôt que maintenant quand il ne voyait rien à moins de trois mètres.

Brusquement, son pied appuya fortement sur le frein. Un cerf qui s'enfuyait à toute allure traversa la route.

La voiture de Stiles pilla d'un coup sec. Il retînt son souffle un instant, tous ses sens en alerte. Il était à l'affut du moindre bruit suspect qu'il entendrait.

Une silhouette se découpa dans l'ombre et Stiles sentit son cœur s'accélérer alors qu'il imaginait déjà ce qu'il adviendrait de son corps.

Il ne put retenir un soupir de soulagement de s'échapper de ses lèvres quand il vit le visage fermé et dur de Derek qui s'avançait vers sa voiture.

–Je peux savoir ce que tu fais là ? Demanda-t-il d'une voix grave et autoritaire.

Stiles bafouilla un semblant de réponse avant de retrouver ses esprits et formuler une phrase cohérente.

–Euh… je me baladais ? Je peux savoir ce que vous, vous faîtes là à traîner dans une forêt ?

–Je vis ici.

–Quoi dans la forêt ? Et votre maison, c'est cet arbre là-bas ? Demanda-t-il ironiquement.

Les yeux de Derek se remplir de colère et un éclair fugace traversa ses iris. Stiles resta coi un moment. Il lui semblait que les yeux de son homologue avaient brillés légèrement dans le noir qui les entourait. Chose tout à fait impensable.

–Rentre chez toi, la forêt n'est pas un endroit où passer une soirée. Surtout pour un adolescent dans ton genre.

Stiles s'offusqua du ton employé pour le décrire. Comment ça « un adolescent dans son genre » ?

Était-il vraiment du « genre » à passer toutes ses soirées enfermé dans sa chambre à jouer à des jeux vidéo qui lui ramollissaient le cerveau ?

Ou bien ressemblait-il vraiment à un matheux boutonneux qui passait sa vie sur ses cahiers de chimie et de maths, ne voulant pas se décoller de ses expériences plus que bizarre ?

–Je ne suis pas sûr de ce que c'est supposé vouloir dire mais je ne vais pas m'attarder dessus, en espérant que j'ai rêvé cette scène. Oh et pour votre gouverne, je travaillais. J'étais sur le chemin du retour avant que vous ne vous pointiez. Et j'ai l'habitude de traîner le soir sur des scènes de crimes, alors ne vous inquiétez pas pour moi.

–Ce n'était pas dans mon intention, en effet, grogna Derek.

L'adolescent remonta la vitre avant de sa voiture et partit sans lui répondre, vexé sans qu'il ne puisse l'expliquer.

Le lendemain à la pause déjeuner, Stiles chercha frénétiquement Isaac dans tout le lycée, allant même jusqu'à chercher dans des coins insolites et improbables.

Il avait vraiment besoin de lui poser des questions sur ce Derek, sur ce qu'il cachait et renfermait, et surtout sur le fait que lui et ses amis semblaient si bien le connaître, tellement bien qu'ils n'hésitaient pas à monter dans une voiture avec lui.

Sans prendre la peine de se prendre à manger, il fila tout droit jusqu'à leur table et apostropha Isaac dans un concerto de bruits qui ne voulaient absolument rien dire.

Il l'empoigna de force par le bras et le força à le suivre dans une salle de classe vide. Il ferma la porte derrière lui et se retourner vers Isaac qui le regardait surpris.

–Tout va bien Stiles ?

–Oui oui. Je voulais te poser quelques questions qui me taraudent l'esprit depuis quelques jours.

Isaac l'enjoignit d'un geste de la main à poser ses questions.

–Qui est Derek Hale ?

Un silence inconfortable prit place. Stiles le regardait avec un sérieux dont il ignorait faire preuve et Isaac évitait de croiser ses yeux d'où il était certain, il pouvait voir deux point d'interrogations flotter.

–Si tu veux connaître des choses sur Derek, tu devrais lui demander toi-même. Je ne suis pas le mieux placé pour te renseigner.

–Dis plutôt que tu ne veux pas.

–Oui aussi. Encore une fois, ce n'est pas à moi de t'en parler.

–Très bien. Deuxième question : qu'est-ce qui vous lie, toi et tes amis, à Derek Hale ?

–Il était dans ce lycée il y a quelques années, c'est tout. On ne le connaît pas si bien que ça.

–Au point de monter dans sa voiture, Isaac je pense que si au contraire !

Stiles soupira de frustration devant la nonchalance d'Isaac. Comment ne pouvait-il pas se rendre compte de l'importance de ce qu'il faisait, lui et ses petits amis ?! Que se passait-il donc dans leurs têtes ? Que se passait-il plutôt dans cette ville de fous ?

–Ecoute Stiles, vraiment je t'apprécie, tu es un type sympa, mais ne te mêle pas de ce qui ne te concerne pas.

Sur ces paroles, Isaac le planta sans ménagement. Plus confus encore qu'il n'y a quelques minutes, Stiles soupira une nouvelle fois.

Il ne savait pas quelle impression lui disait que quelque chose de louche se passait avec Derek et Isaac et ses amis, mais c'était ancré dans son esprit.

Il restait accroché à cette idée que tous se connaissaient parfaitement et cachaient un lourd secret qui ne tenait qu'à Stiles de découvrir. Après tout, les secrets étaient fais pour être découverts sinon ils ne seraient pas secrets.

Et Stiles se promit de découvrir la vérité à leur propos. De nature curieux, cette fois-là lui tenait encore plus à cœur.

Était-ce parce que ce Derek Hale était si mystérieux qu'il dégageait une aura qui l'attirait ? Ou bien parce que son instinct lui disait qu'il y avait qu'il y avait quelque chose à découvrir ?

Peu importait ce que c'était, Stiles ferait en sorte d'y arriver, il s'en donnerait tous les moyens possible et imaginable. Surtout lorsqu'il vit Isaac penché sur la camaro, à la fin des cours, semblant s'énerver vivement en faisant de grand geste. Oui, il y avait vraiment quelque chose de louche.

A suivre