Bonjour,

Je remercie très sincèrement les cinq personnes (stephanie1206, Kaori35, Ysabelle, IlenaT et N.S) qui ont commenté ma nouvelle histoire. Je pense que ça mérite un chapitre 2.

Pour les amoureux des vampires, ce n'est pas spécifiquement une histoire axée sur les vampires, mais plutôt une relation humaine/vampire avec les avantages et inconvénients de leur différence.

Pour information : Sherlock aura les caractéristiques « vampire » dans le genre de Vayl dans Jaz Parks pour ceux qui connaissent la série et ne sera pas un vampire comme dans Twilight (désolée aux fans).

Merci et bonne lecture!

Chapitre 2 : Le contrat prend forme

À Baker Street, Sherlock montra son laboratoire à Molly. Il était à la fine pointe de la technologie, encore mieux que celui de l'hôpital. Elle comprit rapidement que Sherlock Holmes était un homme extrêmement riche et ce qu'elle savait déjà, un génie. Elle rêvait depuis longtemps de pouvoir travailler dans de pareilles conditions. Son savoir pourrait être exploité à son maximum. De nombreux livres anciens jonchaient sur les différentes tables ou plancher où une main impatience semblait les avoir lancés. Elle en prit un et l'ouvrit; il était écrit dans un vieil anglais et d'après ce qu'elle pouvait comprendre, il parlait d'anatomie et diverses illustrations étaient présentes.

« Sherlock, j'aimerais beaucoup travailler dans ce laboratoire, mais je dois dire non. Je suis désolée. Je ne peux pas t'aider, je ne connais pas l'anatomie des vampires, je serai une gêne pour toi. Pourquoi, tu ne cherches pas un autre vampire de génie pour t'aider? » Surpris, Sherlock se demanda, ce qu'il avait raté. Ce qu'il lui avait montré était très alléchant pour une personne qui faisait des recherches avancées, elle aurait dû être enchantée de travailler pour lui, d'autant plus qu'il savait qu'elle était sensible à son charme.

« Il faudrait que tu m'expliques, Molly. Je te demande ton aide afin de me guérir. Je sais que tu travailles sur l'éradication des cancers. Non, ne me demande pas comment je le sais. Je le sais, c'est tout. Et tu refuserais l'opportunité de travailler avec moi afin de découvrir un médicament qui pourrait guérir mon mal. Je t'ai mal jugé, je croyais que tu souhaitais changer le monde. Il est clair que tu ne souhaites pas le faire. Tu préfères rester dans ta routine, te terrer dans ton petit laboratoire à St-Bart, telle une souris, ne pas ressortir du lot, un mouton en somme... » Sherlock ne put continuer à l'humilier davantage, car une main entra en contact avec son visage l'arrêtant dans son élan. Le son retentit dans la pièce, mais la gifle ne fut pas douloureuse. Les humains n'étaient pas assez fort physiquement pour faire mal aux vampires. Malheureusement pour Molly, les vampires étaient, par contre, des êtres qui réagissaient promptement aux affronts et il n'était pas une exception; Sherlock n'avait effectivement pas eu mal, mais il avait été insulté. Il s'approcha avec un air menaçant, les yeux remplis autant de colère que de surprise. La jeune femme recula en évitant son regard, il n'était pas question que l'épisode un peu plus tôt se répétât. Acculée au mur, elle ferma les yeux et attendit qu'il en finisse avec elle. Quitte à mourir, elle garderait au moins son esprit.

Sherlock s'efforça de reprendre le contrôle sur sa nature vampirique. Elle n'était qu'une petite idiote; frapper un vampire, c'était la pire chose à faire. Si elle avait giflé un autre de ses semblables, elle se retrouverait déjà par terre sans vie ou pire, transformée afin d'être maltraitée pour un temps indéfini. Les vampires avaient la rancune tenace. Il s'approcha le plus près possible de sa personne, il pouvait sentir sa peur, mais elle ne tremblait pas, ni ne le suppliait d'épargner sa vie. Malgré lui, il était impressionné. Si courageuse, elle ferait une merveilleuse compagne pour lui d'autant plus qu'il ne s'était pas lié d'amitié depuis la mort de son ami John Watson. Il pourrait donc la transformer et s'assurer qu'elle travaille avec lui pour l'éternité. S'il la rendait éternelle, elle devrait oublier son travail à la morgue et rester qu'avec lui. Une de ses mains glissa doucement sur le bras gauche de Molly, de plus en plus tenté par cette idée. John avait refusé la transformation et il avait respecté son choix, mais il était prêt à piller sur ses principes pour garder ce petit bout de femme à ses côtés. Ses canines sortirent, prêtent à percer le cou de la jeune femme. Heureusement, c'est ce mouvement qui lui rendit sa raison, il la lâcha et recula avec regret. Cette femme n'avait pas conscience de l'effet qu'elle produisait sur sa personne. Elle était à son appartement depuis trente minutes seulement et déjà il avait eu envie de boire son sang deux fois. Jamais, une personne ne l'avait autant attirée. S'il avait été une bonne personne, il aurait effacé sa mémoire et prit ses distances. Mais il était trop tard, car il la voulait et pas seulement parce qu'elle était la personne la plus capable de l'aider. Une agitation se fit sentir dans son pantalon, il durcissait simplement à la pensée de ce qu'il pourrait lui faire sur le plancher de son laboratoire en attendant les résultats. Non, Sherlock Holmes n'était pas un homme gentil, car il s'efforcera de convaincre Molly de rester et de l'aider, quitte à exacerber son désir et l'entrainer avec lui.

« Tu peux ouvrir les yeux, Molly. Je ne contrôlerai pas ton esprit. Mais ce que tu viens de faire est stupide. Nous, les vampires, réagissons très mal à des offenses. Il faudra que je t'éduque aussi là-dessus lorsque tu travailleras pour moi. »

Molly ouvrit les yeux, c'était plus fort qu'elle, elle lui faisait confiance, mais pas question d'être son assistante, il était trop imprévisible. « Ma réponse est toujours non, Sherlock. Encore plus maintenant que la dernière fois. »

« Ta raison donnée était irrecevable. Je serai l'objet d'étude, tu me connais. Tu pourras faire tous les tests possibles sur moi. Prends la peine d'y penser, un terrain complètement vierge. Tu seras la première humaine à pouvoir le faire. À nous deux, on fera avancer la science. » Molly rougit, car les mots semblaient être remplis de sous-entendus. Or, le regard de Sherlock était neutre, alors elle s'ôta cette idée ridicule de la tête et réfléchit à sa proposition. Elle ne pouvait nier que travailler dans ce laboratoire était très attrayant, surtout le fait qu'elle serait la première humaine à étudier un vampire. D'un autre côté, elle était inquiète de la nature vampirique du détective, car même si elle le connaissait depuis quatre ans ce qu'elle avait vécu cette dernière heure l'avait amené à réviser sa position sur lui; il pouvait être dangereux. Mais elle reconnaissait qu'il ne lui avait fait aucun mal. Il faudra qu'ils discutent ensemble des limites entre eux. Sherlock sourit, il sut un instant avant qu'elle lui dise qu'elle acceptait sa proposition.

« C'est d'accord, j'accepte ta demande. Mais avant de commencer, j'ai besoin de connaître ce qu'il est acceptable ou non de faire en présence d'un vampire et dans le même ordre d'idée, je te ferai part de mes limites personnelles à ne pas franchir. »

« Ta demande est raisonnable. Va t'assoir au salon, je vais nous préparer du thé. »

« Tu ne bois pas du sang? »

Sherlock ne put s'empêcher de la taquiner. « Aussi. Es-tu en train de m'offrir de boire ton sang? »

Les yeux s'écarquillèrent d'horreur à l'effet qu'il puisse penser qu'elle s'offrait à lui. « Non. Non! Simple question. » Molly se dépêcha de quitter le laboratoire et entendit le rire de Sherlock, mais elle s'obligea à ne pas se retourner.

La jeune femme ne pouvait pas s'assoir tellement elle était nerveuse. Pour se calmer, elle regarda les différents cadres, vase et autres objets se retrouvant dans le salon. Elle n'en revenait pas, elle avait dit oui. Elle devra travailler avec un vampire et elle était certaine qu'il n'était pas le genre de vampire romantique et gentil comme dans les romans jeunes adultes qu'elle lisait parfois. Non, lui, c'était plutôt un dangereux et magnifique vampire doublé d'un caractère difficile. Il y avait aussi son attirance à contrôler, elle n'était pas près d'oublier le frisson de plaisir qu'elle avait ressenti lorsqu'il avait percé sa peau et aspirer quelques gouttes de son sang. Elle savait qu'elle avait fait une folie en acceptant, mais elle avait dit oui; pas question de retourner en arrière. De plus, elle avait hâte de travailler dans ce labo ultra moderne. Le seul hic, c'est son horaire de travail, elle imaginait très bien que son horaire serait de nuit, mais combien d'heures et nuits devra-t-elle travailler pour lui? Dieu, elle espérait qu'il ne lisait pas dans l'esprit des gens, a fortiori le sien, il la prendrait pour une demeurée.

Sherlock avait proposé le thé simplement pour prendre ses distances avec Molly. L'entretien ne s'était pas passé comme il le voulait. Il avait cédé à ses envies presque immédiatement. Il avait été surpris par l'odeur de son sang. Mais, il croyait que d'ici quelques jours, son désir serait plus facilement contrôlable et son odeur moins alléchante. Il n'avait tout simplement pas l'habitude que son parfum soit aussi fort, car ils s'étaient côtoyés exclusivement à l'hôpital où son odeur était partiellement camouflée par celles des détergents antibactériens ou autres produits forts s'y retrouvant. D'un autre côté, s'il cédait à ses pulsions peut-être finirait-il par se lasser d'elle. Ainsi il pourrait la voir exclusivement comme une scientifique et se consacrer à cent pour cent aux études. En toute logique, s'il couchait avec Molly, son désir s'étiolerait probablement d'ici quelques semaines et « qu'est-ce que quelques semaines peuvent changer lorsque j'ai l'éternité devant moi, » pensa le détective. Il avait brimé sa sensualité depuis si longtemps, il était plus que temps de joindre l'utile à l'agréable. Ses pensées prenaient un tour surprenant, mais pas inattendu. Ainsi soit-il, il en fera sa maîtresse, il ne manquait qu'édicter les règles entre eux, car ils devront être prudents; un humain avec un vampire n'était pas très bien vu par la société des vampires.

Molly dissimula un sourire à la vue de Sherlock apportant thé et biscuits. Il ne semblait pas dans son élément. Il déposa le plateau, versa le thé et ajouta un sucre et un peu de lait avant de lui donner. « Évidemment, il sait comment je prends mon thé, » soupira la jeune femme. Elle se demandait s'il lui arrivait de se tromper dans ses déductions. À la grande surprise de Molly, il répondit à sa question muette.

« Oui, quelquefois, je dis une déduction de trop. Non, je ne lis pas dans les pensées. Les vampires n'ont pas ce don. Tout est une question d'observation. Tout le monde peut observer, mais très peu savent déduire correctement les informations que le cerveau traite. Je fais partie de la très… très petite catégorie des gens qui le peuvent. Je dois avouer que les sens sont beaucoup plus développés chez les vampires, en particulier l'odorat. L'odeur du sang est différente sur chaque personne. J'ai toujours trouvé ce sens inutile et surfait jusqu'à aujourd'hui. » Il se leva et vint s'assoir près d'elle, sans lui laisser le temps de réagir, il l'enlaça et enfouit sa tête dans le soyeux de ses cheveux et aspira son parfum naturel, une odeur complexe de miel et de vanille. Le corps de Molly s'embrasa instantanément, cette fois, elle ne pouvait mettre la faute sur le contrôle de son esprit, il était inutile de feindre que la proximité de Sherlock la laissait indifférente, une petite voix cria dans sa tête qu'il était un vampire et qu'il pouvait la tuer dans un simple mouvement d'humeur, mais elle la fit taire et attira davantage Sherlock contre elle. Le détective heureux de sa réaction commença à grignoter la base de son cou et aussitôt les canines s'allongèrent, prêtent à percer le délicieux cou de la pathologiste. À regret, il releva la tête et captura le regard de sa douce. Loin d'avoir peur, Molly leva une main et délicatement toucha ses lèvres de ses doigts en s'arrêtant sur le pointu de ses deux dents. Sherlock la tira vers lui et prit possession de sa bouche. Il n'y avait pas de douceur dans ce baiser, la langue de Sherlock envahit la bouche de la jeune femme égratignant au passage ses lèvres, le goût de son sang enflamma le détective. Il la voulait maintenant, mais hélas! Il ne restait plus beaucoup de temps avant le lever du soleil. « Il n'avait pas envie de la prendre sur le plancher à la va-vite pour la première fois, mais il ne dirait pas non pour leur deuxième fois », se dit-il. Il brisa le baiser et se leva afin de mettre un écart entre eux. Il risqua un regard et voir Molly alanguie sur le divan confirma son idée. Les choses avaient évolué, il n'avait pas déduit que son attirance envers elle serait aussi forte, mais il était prêt à faire place à l'exigence de sa nature trop longtemps comprimée. Pour faire écho à ses pensées, il créa une nouvelle règle dans leur collaboration future.

« Il y aura un changement important sur tes futures tâches. À partir de cette nuit, tu peux te considérer comme ma compagne bien que nous n'ayons techniquement pas encore consommé. » Molly rougit et ouvrit la bouche pour protester contre sa proposition faite aussi cliniquement, mais Sherlock l'en empêcha, « Je sais qu'il est de coutume de protester au début, mais je tiens à passer outre cette étape. Je sais que tu as envie de moi et que tu finiras par me dire oui de toute façon. Dorénavant, tu m'appartiens autant de corps que d'esprit. Maintenant, il faut qu'on parle de ce que cela implique. Bois ton thé.»

J'espère que vous êtes intéressés de lire un chapitre supplémentaire. Merci à l'avance pour vos commentaires.