Les personnages appartiennent à SM.

L'histoire appartient à veronikice (lien sur mon profil), qui a très gentiment acceptée que je traduise sa fiction, appelée "Herederos de un amor".

Bonne lecture à tous.


Chapitre 1

Edward

Londres 1740

Je ne pouvais pas comprendre ces pensées qui avaient traversées mon esprit quand j'avais laissé mon frère et mon oncle me convaincre de me marier à nouveau. Cela faisait huit ans que ma tendre épouse était morte dans d'étranges circonstances, et pas même moi, le principal en deuil, ne pris la peine de chercher une explication. Peut-être que j'étais un lâche, ou que j'étais perdu dans la douleur, mais c'était plus facile de l'accepter, comme tout le monde l'avait fait : le décès de Corinne fut simplement la faute de la malédiction qui était tombée sur notre famille.

Peut-être la souffrance causée par sa mort ne suffisait pas, il fallait maintenant je veuille exposer une autre femme ?

« Je suis fou », je me flagellais mentalement à nouveau, et jetais avec force contre le mur le verre de Porto, maintenant vide, que je tenais dans la main droite.

Le verre sculpté explosa en mille morceaux.

- « Qu'est-ce qu'il s'est passé mon chéri ? » S'enquit tante Esmée, entrant à toute hâte dans la bibliothèque.

Elle paraissait inquiète. Elle balaya la salle des yeux, jusqu'à ce que se yeux rencontrent la raison pour laquelle elle était venue, devenue des petites particules cristallines disséminées à travers le parquet.

- « Ne me dit pas qu'il s'est passé quelque chose d'… »

Je levai la main pour arrêter sa funeste phrase, et de ce fait elle se tut immédiatement, gênée de voir mon affliction.

- « Ne le dis pas s'il te plait… Je suis terrifié chaque seconde que je vis, attendant une mauvaise nouvelle. Je souhaiterai que jamais ne me soit venue cette idée absurde de me remarier. »

- « Edward, chéri…, » dit-elle, le ton de sa voix comme toujours était maternel et compréhensif, « tu ne dois pas te torturer de cette manière. Tu es un homme instruit en plus d'être intelligent, c'est n'est pas logique que tu crois en d'absurdes et antiques superstitions. »

- « Ne pas y croire ? » grognais-je exaspéré, « Qu'est-ce que tu es en train de dire Esmée ! Tu fais partie de cette famille, et tu connais tous les malheurs qui arrivent à chaque fois que l'un de nous tombe amoureux ! Tu sais ce qui s'est passé avec Corinne… »

Mes mots se perdirent, je me tournai jusqu'à la fenêtre, tout en fermant les yeux car je ne voulais pas regarder le jardin qui me rappelait mes tourments, ce fatidique soir d'été qui fut un véritable cauchemar pour moi. Cependant, ce fut inévitablement que les images apparurent derrière mes paupières. Mon épouse, belle et vêtue d'une robe dorée comme le soleil, sortant pour profiter d'une promenade entre les roses, pour ne jamais revenir.

Son beau visage marqué par la mort, froid comme la glace, elle était allongée sur un lit de pétale improvisé, comme une annonce de son lit final, elle s'en était allée dans l'au-delà sans aucun signe de violence.

Je senti la main délicate d'Esmée sur mon épaule, dans un geste silencieux d'empathie.

- « Edward écoute moi ». J'ouvris mes oreilles et me tournai pour lui faire face. « Je sais que tu as vécus beaucoup de malheurs, mais je ne crois pas en la malédiction. De plus, il y a une exception à la règle, Carlisle est un Cullen et cela fait vingt ans que nous sommes ensemble ».

Si j'analysais ma situation de son point de vue, elle avait raison. Mon oncle et ma tante était un couple heureux et leurs enfants, jusqu'à aujourd'hui, n'avaient pas non plus souffert de notre cruel destin.

Les commissures de mes lèvres se levèrent en un soupçon de sourire. Converser avec la douce Esmée était comme parler avec ma mère. Elle était pour mes frères et moi aujourd'hui notre pilier.

- « Merci » murmurai-je un peu plus heureux, essayant de laisser derrière moi la terreur qui m'avait envahi. « Tu arrives toujours à voir les choses sous un meilleur jour ».

Je lui donnai une tendre étreinte.

Les rires de Charlotte et Alice se glissèrent à travers la porte, et quelques secondes après, toutes les deux radieuses et heureuses, elles n'avaient qu'une année de différence entre elles, nous ravirent de leur présence.

- « Qu'est-ce que c'est que ça Edward Cullen ? Tu essayes de me voler la plus belle mère du monde ? » cria ma cousine depuis la porte.

Je ris de leur apparition et déclara :

- « Ma chère Charlotte, je remercie seulement l'infinie patience qu'à Esmée avec moi ».

- « Charlotte ! », la réprimanda Esmée, « comment peux-tu dire ça à Edward ?

- « C'est juste un jeu maman », dit-elle en riant et en haussant les épaules.

Charlotte était une femme au grand cœur, toujours le sourire aux lèvres pour rendre heureux les personnes de son entourage.

- « Que dieu soit bénit ! » s'écria Esmée mortifiée, secouant la tête, « qu'est-ce que tu voudras pour toutes ces louanges sur ma personne ? »

- « Rien du tout je te le jure maman » répondit la jeune fille, un regard d'étonnement ornant son visage, « comment peux-tu croire ça de moi ? »

- « Peut-être parce que tu es ma fille… »

Charlotte ouvrit grand la bouche et haletait comme un poisson hors de l'eau, cherchant une réponse. Alice ria, amusée par la scène.

Le rire angélique ma sœur me rappela malédiction et je la regardai tristement.

Alice n'a jamais eu l'occasion de parler avec notre mère car elle était seulement âgée de quelques mois quand nos parents sont morts. Les seules figures paternelles qu'elle connaissait étaient Carlisle et Esmée qui, jusqu'à ce jour, s'en occupaient comme si c'était leur fille; et en faisaient également de même avec Emmett et moi. Nous avons grandi sous leur amour, ainsi que l'amour qu'avaient nos parents pour nous.

«J'espère que je n'aurai pas à supporter une autre mort sur les épaules » pensai-je mortifié, en vérifiant l'heure sur ma montre dans ma poche.

Je devais m'en aller, ma fiancée m'attendait pour le déjeuner. Nous devions finaliser ensemble les détails de notre mariage qui se déroulait trois jours après.

Je me séparai de ces belles femmes en les laissant en agréable compagne, et je me dirigeai à pas rapides vers le patio intérieur de la maison, où attendait la voiture qui m'amènerait à la rencontre de la femme avec laquelle j'espérais, si Dieu le permettait, partager le reste de ma vie.

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Les sabots des chevaux sonnaient contre les pavés comme une chanson heureuse, ajoutant à cette journée ensoleillée quelque chose d'inhabituel pour Londres. Mon humeur s'améliora ostensiblement. Je voulais croire que la chaleur des rayons du soleil était un bon présage pour notre mariage à venir. Cependant, en sortant de la voiture et en pénétrant dans le salon de thé, mon cœur tomba à mes pieds : le lieu était bondé.

Ce n'était pas une situation qui m'affectait particulièrement, mais ça l'était pour ma timide et jeune promise. Isabella détestait être le centre de l'attention et des ragots, malheureusement, à cette époque, une grande partie de la société de Londres croyait qu'elle se mariait avec moi par intérêt.

« Saletés de commères » pensai-je avec une colère non-contrôlée, pendant que je me dirigeai à la table que j'avais réservé. C'était des ignorants qui aimaient rire au détriment de la misère des autres.

Les bavardages qui courraient ces jours-ci étaient en lien avec les finances de la famille Swan, mais aussi par rapport à Isabella et à moi. Le premier venait du fait que les finances de la famille Swan n'étaient pas à leur apogée, et donc c'était pour cela que notre mariage était nécessaire. Le deuxième, et je pouvais presque les comprendre, était que quasiment aucune famille qui se respecte ne voulait exposer leurs filles à la malédiction Cullen.

Bien sûr, ce « petit » détail n'importait peu à Samuel Swan, qui vendrait sa petite-fille au diable s'il pouvait obtenir un peu d'argent. L'odieux monsieur en question était le tuteur d'Isabella, et ne lui portait que peu d'amour.

Isabella avait comme moi perdu ses parents précocement dans de tragiques circonstances. Cependant, malgré les faits, j'aimais à penser qu'il s'agissait d'un point commun entre nous, que nous n'avions pas eus la chance de profiter de l'amour de nos parents pendant très longtemps.

Mes poings se serrèrent avec rage au souvenir du jour où j'avais demandé la main d'Isabella.

En tant que gentleman, j'avais essayé d'expliquer à Samuel Swan que je prendrais soin d'elle autant économiquement que moralement, mais lui ce qui l'importait c'était combien d'argent il obtiendrait, coupant mon discours en plein milieu.

- « Je veux seulement savoir si j'aurai des bénéfices en acceptant qu'Isabella se marie avec vous. » murmura t'il sans une once d'embarras, « ce que vous décidez de faire avec elle après le mariage je m'en moque… » il s'assit sur le bord du fauteuil comme pour me dire un secret, entrecroisant ses mains sur le bureau, et le regard narquois, il continua, « je crois que j'ai été assez clair en exposant mes conditions, Lord Cullen. Si ce n'est pas vous qui épousez Isabella, ce sera Bestwich, et vous êtes au courant de combien ça l'intéresse de le faire. Maintenant, pour pas que vous m'incriminez de ne pas être un homme, bien sûr, vous êtes prioritaire, après tout vous êtes le premier à l'avoir demandé. »

- « Comment pouvez-vous parler de cette manière de Mademoiselle Isabella ? Vous êtes en train de la vendre comme si c'était un objet ! » grondai-je, outré de voir à quel point il tenait si peu à sa petite fille, « la marier avec Bestwich… » ai-je sifflé, secouant la tête devant une telle folie, « On connait la réputation de cet escroc, en plus d'être un porc qui abuse des femmes. Il n'y a que l'argent qu'il possède et la corruption des membres importants de la noblesse qui l'ont empêché d'aller en prison. Vous laisseriez votre petite-fille dans les mains de ce monstre ?

- « Arrêtez de jouer au plus malin, Lord Cullen », ria le vieux avec perfidie, « celui qui détient le pouvoir ici c'est moi, et je crois dans vos intérêts, il ne vaut mieux pas que je continue à vous écouter… Vous non plus ne jouissez pas d'une bonne réputation, voulez-vous que je vous rappelle la malédiction qui pèse sur votre famille ? ».

« Vieil homme astucieux », j'inspirai profondément, serrai les mâchoires, et contre ma volonté, gardai le silence.

- « Bien, Lord Cullen, je vois que vous avez compris le message » dit-il satisfait devant mon silence, « ni vous, ni personne ne pouvez décider de ce qui me convient, et ceci inclut de donner la main de ma petite-fille à qui il me plait. »

« Ou au plus offrant » pensai-je, gardant mes mains gantées serrées sur mes genoux afin de contenir la rage que me provoquait cet homme méprisable.

- « Après tout, » dit le vieux comme si nous parlions de la météo, et agitant sa main dédaigneusement, « c'est une femme, et elle doit obéir aux ordres de son mari ».

J'avais été stupéfait, le vieux Swan ne s'intéressait pas un minimum du destin de sa petite-fille. Ce qui l'importait uniquement était d'obtenir une bonne somme d'argent grâce à cet accord, pour après pouvoir le gaspiller dans le jeu, ou dans Dieu ne sait quoi d'autre. Sans y penser, j'avais doublé la somme qui avait été prévue comme dote, afin de ne pas permettre à Bestwich ou à d'autres bêtes similaires de poser leurs sales mains sur une fille aussi pure et douce qu'Isabella.

- « Lord Cullen ? » la voix timide de ma promise me sortit de mes souvenirs.

Debout à côté de moi, comme un ange tombé du ciel se trouvait Isabella, rougissante et mal à l'aise devant mon absence de réponse, ses petites mains recouvertes de macramé blanc se tordant nerveusement devant sa robe.

- « Je suis arrivée trop tôt ? Vous êtes occupé ? » demanda-t-elle avec le ton un petit oiseau, pendant que j'observais sa femme de chambre, ou plutôt notre chaperon, qui se postait discrètement deux mètres plus loin.

M'apercevant de mon manque de courtoisie, je me levai d'un bond, faisant grincer des dents de peur Isabella. Mon cœur se serra devant sa réaction : pauvre petite, habituée à vivre dans la peur de se faire maltraiter par son grand-père. Grâce à Dieu, bientôt s'arrêteront ces abus, et une fois qu'Isabella sera devenue ma femme, je veillerai personnellement à ce que ça ne se renouvelle pas, ni de la part du vieux Swan, ni de personne d'autre.

- « Vous ne devez pas avoir peur de moi Isabella », assurai-je d'une voix douce, et avec gentillesse je lui offris ma main droite, et avec la gauche je tirai la chaise pour l'inviter à s'asseoir à côté de moi.

Elle hésita quelques secondes, puis la pris à contre cœur, et un agréable picotement, malgré nos mains couvertes, me parcouru de la tête aux pieds.

Une fois assis, je commençai à m'excuser « Je vous prie de m'excusez » dis-je en berçant sa main délicate entre les miennes sur la table, « j'ai été maladroit, j'étais perdu dans mes pensées ».

Un petit sourire leva la commissure des lèvres d'Isabella et doucement, hocha la tête.

Je la contemplai quelques secondes, sa beauté me coupait le souffle. Le teint rosé de ses joues, la profondeur et la sincérité de ses yeux aux couleurs du chocolat fondu, encadrés par de longs cils. Sa bouche… De douces lèvres roses pâles, qui invitaient à être embrassées, et sa peau satinée, crémeuse et inexplorée…

Je fermai les yeux un moment pour calmer les envies que j'avais d'elle, Isabella était une jeune fille de seulement 17 ans, et moi un homme de quasiment le double de son âge. Cela faisait longtemps que je n'avais pas été avec une femme de manière intime, et c'était pour cela que mon corps, inévitablement, réagissait devant son innocente beauté.

- « Vous êtes très belle aujourd'hui, Isabella ».

Le charmant rose qui recouvrait ses joues devint cramoisi, et nerveusement elle répondit :

- « Mer… Merci, Lord Cullen. J'espère que je ne vous fait pas honte »

- « Comment ? » demandai-je incrédule, « me faire honte ? Jamais ! Ne dites plus jamais ça Isabella. Vous êtes une femme très belle, seul un fou aurait honte de vous. »

- « C'est très aimable, Lord Cullen. »

Je voulais lui rendre hommage avec de belles paroles, lui expliquer que mes intentions envers elle n'était pas seulement de l'amabilité, mais le serveur s'approcha avec le menu, interrompant toute tentative de galanterie.

Isabella, quasiment sans le regarder, accepta la fine carte. Elle l'ouvrit, et la referma la seconde d'après, la laissant sur le côté.

- « Vous savez déjà ce que vous commanderez, Isabella ? » lui demandai-je, étonné de la rapidité de sa décision, une attitude complétement en opposition avec la jeune fille.

J'aimais la voir décidée, beaucoup même.

Elle fixa son regard dans le mien interrogatif, et ouvrit ses lèvres roses pour dire : « Bien sûr, monsieur… », mais s'interrompit immédiatement comme si elle avait dit le pire des blasphème, et après bégaya, « Oh, non ! Pa-par-do-donnez ma mala-dresse, Lord Cullen. Ce que v-vous voulez po-pour moi sera très bien. »

- « Non ! Non, tout va bien ! », secouai-je la tête d'exaspération, et sans le vouloir ma voix s'éleva d'un décibel de plus que ce que j'espérais, ma promise s'enfonçant encore plus dans sa chaise, et les commères des tables voisines recentrant leur attention sur nous, contentes de voir comment je réprimandais ma promise maintenant elles avaient un bon sujet sur lequel commenter pendant l'heure du thé.

Je soupirai, frustré. Ce que je voulais le moins était qu'Isabella ait peur de moi, beaucoup moins que de l'avoir réprimandé en public, mais cela me rendait fou d'imaginer l'origine pour laquelle elle était une femme si soumise.

Cela nous avait mis dans de beaux draps, comme si tous les ragots par rapport à notre arrangement ne suffisaient pas. Eh bien, s'ils voulaient parler, je leur donnerai matière à parler.

Je me raclai la gorge pour attirer l'attention autour de nous et ensuite, je demandai sur un ton un peu plus fort aux personnes de la table d'à côté, je ne voulais pas non plus être une source d'ennuie :

- « Dites-moi, Sir Whiterdale, croyez-vous que c'est bien que ma belle promise repousse ce bijou que je veux lui offrir comme promesse de notre futur mariage ? » je présentai à Isabella la boite de velours noir que je gardai dans la poche de ma veste, et l'ouvrit devant ses yeux des exclamations d'émerveillement accompagnant le mouvement, « comment une femme peut-elle rejeter des diamants ? Ce n'est pas bien, n'est-ce pas ?

Isabella ouvrit ses yeux expressifs comme des soucoupes en contemplant le collier et les boucles d'oreilles qui appartenaient à ma mère. Certaines dames autour de nous étirèrent le cou, faisant leur possible pour voir, d'autres étaient aussi étonnées que ma jeune promise, et les autres se mirent à chuchoter.

- « C'est vrai, Lord Cullen. C'est n'est pas bien », répondit Sir Whiterdale en riant, son ventre proéminant suivant le mouvement, « Et vous, Mademoiselle Isabella, acceptez le cadeau, après tout, c'est de la part de votre époux », l'encouragea-t-il d'un clignement d'œil.

A la fin, mon Isabella esquissa un grand sourire, et hocha la tête à Sir Whiterdale et ensuite à moi.

La vénéneuse Lady Morrel, la plus bavarde de Londres, ne pouvait pas laisser les choses ainsi :

- « Fillette, laisse-le t'offrir des bijoux tant qu'il a encore envie de le faire. Après, il les offrira à certaines de ses maitresses. Tous les hommes sont égaux, pas vrai mesdames ? » dit-elle alors qu'elle parcourut des yeux les dames présentes.

Peut-être que beaucoup de femmes pensaient de la même façon, mais aucune n'hocha la tête à sa remarque déplacée. Le moment passa et la conversation à chaque table repris.

Je regardai Isabella. Elle souriait, mais on pouvait dire qu'elle était très mal à l'aise.

J'ai repris ses petites mains entre les miennes. Je lui demandai des excuses pour mon audace, et lui expliquai que c'était quelque chose de nécessaire pour que les gens comprennent que je la voulais pour de bon. Je la rassurai aussi que les horribles paroles de Lady Morrel n'arriveront jamais. Comme je l'espérai, elle accepta chacun de mes mots sans me contredire. Isabella était éduquée pour être une esclave, et pas une épouse beaucoup moins la compagne de son mari.

Néanmoins, et au contraire de la plupart des hommes de l'époque, je voulais une compagne, et non une femme qui me redoutait, et cela parce que j'ai été éduqué de cette manière. L'opinion d'Isabella m'intéressait, et je voulais écouter la douce cadence de sa voix, exprimant ses points de vue. Je ferai tout ce qui est possible pour qu'elle me fasse confiance, et qu'elle perde petit à petit sa timidité.

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L'après-midi, nous étions allés nous promener en voiture, et avions réglé les derniers détails de notre mariage.

Contrairement à son attitude contenue dans le salon de thé, maintenant que nous étions seuls, Isabella paraissait aimé ma compagnie, en plus de profiter de l'extérieur ce que je prendrai en compte pour nos futures sorties. C'était la dernière fois que nous nous voyions comme célibataires, le samedi nous nous rencontrerons en habit de mariés, afin de nous marier devant la présence de Dieu.

En arrivant à la résidence Swan, mon épouse sorti de la voiture sans me laisser le temps pour l'aider à descendre, et alors que je m'apprêtai à aider ma promise, elle me prit le bras, m'empêchant de sortir du véhicule.

- « Merci beaucoup pour la promenade, Lord Cullen », susurra-t-elle en me tendant sa main, et me regardant à travers ses cils longs et épais.

- « Ce fut un plaisir, Isabella… » répondis-je en prenant délicatement son extrémité, et sans pouvoir me retenir une seconde de plus, la tirai près de moi pour déposer un chaste baiser sur ses lèvres douces et rosées.

Mon corps frissonna de plaisir de cette proximité, et Isabella, surprise, se détourna immédiatement. Cependant, pendant cet infime moment, elle oublia le « Lord Cullen », et m'appela Edward un simple geste qui me rendit immensément heureux.

Mon nom sur ses lèvres avait le gout du paradis.


Voilà le premier chapitre. N'hésitez pas à dire ce que vous en pensez.

Je suis toujours à la recherche d'une béta.

A bientôt.