Chapitre deux

Notes de l'auteur en fin de chapitre

John se réveilla le lendemain au son des notes du violon de Sherlock. C'était bon signe, cela voulait dire qu'il réfléchissait et à en juger par le genre de la mélodie, ses pensées n'étaient pas trop sombres. Contrairement à ce que Sherlock avait l'habitude de jouer, cette musique était douce et légère.

John fut tellement curieux de connaitre les raisons de la bonne humeur de Sherlock qu'il descendit la moitié des escaliers pour se rendre dans la salle de bain avant de se remémorer son rêve de la veille.

Il se figeât, une main posée sur la rampe, ébranlé par le souvenir, saisi de panique.

Que se passerai-t-il si Sherlock réussissait à deviner son rêve en le regardant ? Si de quelque manière que ce soit, il comprenait que John s'était soulagé en pensant à lui ? Il ne savait vraiment pas si le brun serait capable de le démasquer. Les capacités de Sherlock avaient cela de déconcertant que John n'arrivait pas saisir comment son ami réussissait à comprendre les choses. Il ne s'en était jamais inquiété mais il n'avait jamais eu à lui cacher quoi que ce soit auparavant.

Il fut brièvement tenté de remonter dans sa chambre et d'y rester jusqu'à ce que Sherlock quitte l'appartement.

Le violon avait cessé de résonner :

"John?"

Trop tard, il devait faire un trait sur cette option. S'il décidait maintenant de remonter, cela ne ferait que rendre Sherlock curieux et il ne le lâcherai pas avant d'avoir trouvé la raison qui poussait John à agir si étrangement.

La seule solution était d'agir comme si tout était normal. Il ne pouvait décemment pas éviter Sherlock pendant les prochains jours, ou semaines, avant que cette folie ne le quitte. Dieu sait qu'il avait toujours été habitué à cacher des choses aux yeux d'Harry lorsqu'ils étaient petits, sa curiosité dépassant de loin celle de la plupart des grandes sœurs qu'il connaissait. Cependant, les pouvoir de déduction d'Harry étaient loin d'être aussi brillants que ceux du brun.

Il inspira profondément puis descendit et se dirigeât vers la salle de bain.

"Bonjour" lança-t-il avant de fermer la porte, ce qui sembla satisfaire Sherlock car il recommença à jouer.

Lorsqu'il émergeât de la salle de bain vingt minutes plus tard, propre et rasé, il se sentait plus apte à faire face à Sherlock et son regard scrutateur. Il avait laissé l'eau emporter le plus de souvenirs possible de la nuit précédente.

Sherlock posa un regard satisfait sur John.

"Parfait, tu es habillé, il y a du thé pour toi. Lestrade a appelé, je lui ai dit que nous serions là dès que tu serai levé. »

Reconnaissant, John saisit la tasse de thé fumante et s'assit à la table, quelque peu éberlué. Sherlock l'avait attendu alors qu'il venait d'être mit sur une nouvelle affaire ? Et il lui avait préparé du thé ? Il avala une gorgée et réalisa que le brun l'avait préparé exactement de la façon qu'il préférait, sans sucre et la parfaite quantité de lait. Il sentit une vague de chaleur lui traverser la poitrine, qui n'était pas due qu'au thé. Il camoufla son sourire derrière son mug, mieux valait qu'il ne s'habitue pas à tout ça—la bonne humeur de Sherlock disparaissait en général aussi vite qu'elle n'était apparue.

« Alors, cette affaire ? »

Il était entrain de ranger son violon dans son étui. « Il y a eu un meurtre dans une boucherie à Hammersmith... Lestrade n'a pas eu le temps de me donner les détails mais il semblerait que ce soit sinistre. »

Sinistre? Cela expliquait le ton joyeux de son ami. Le brun se redressa et posa les yeux sur John, il semblait radieux. Comme à son habitude, il portait son blazer sombre par-dessus une chemise bleu foncé. Le bleu de la chemise faisait ressortir ses yeux qui semblaient plus clairs que la normale, bien que cette impression puisse être due à la lumière matinale qui filtrait par la fenêtre.

Tout à ses pensées, John prit conscience qu'il était entrain de fixer le brun et il baissa les yeux. Il passa sa langue sur ses lèvres et bu une longue gorgée de thé.

"Penses-tu pouvoir être prêt dans cinq minutes?"

John acquiesça et Sherlock frotta ses mains:

« Très bien, je vais aller chercher un taxi dans ce cas. »

John réfléchissait tout en buvant son thé. L'incident Moriarty n'avait eu lieu qu'une semaine auparavant et il devait admettre qu'il n'était pas sur d'être capable de se lancer sur une nouvelle affaire. Il était conscient que les chances de se retrouver avec une bombe autour de la taille et un psychopathe ronronnant à ses oreilles était quasi nulles mais il ne pouvait pas empêcher l'inquiétude qui rampait sous sa peau comme un serpent.

Il aurait du se sentir chanceux que Sherlock ai une nouvelle affaire pour lui occuper l'esprit. Il se surprit à nouveau à fixer le brun alors que celui-ci enfilait son manteau, observant les mouvements de son corps élancé.

Il quitta la table, baissant les yeux. Même un aveugle aurai pu lire le désir dans son regard... Cette affaire était peut être ce dont John avait besoin aussi pour s'empêcher de penser à Sherlock.

La victime avait subit une vivisection. Le corps avait été abandonné dans l'arrière boutique d'une boucherie, étendu au sol, dans une marre de sang. Tout autour d'eux se balançaient des carcasses d'animaux.

Lestrade se tenait quelques pas en retrait, une expression de dégout peinte sur son visage. John n'aurai pas pu le blâmer, en matière de scènes de crimes, celle-ci était particulièrement infâme.

« Pensez vous qu'il puisse y avoir un lien entre le fait que la victime était un boucher et le fait qu'il ai été abattu de cette façon ? », demanda Lestrade.

"Evidemment" répondit Sherlock sans relever la tête, alors qu'il était accroupi à côté du corps, examinant les coupures sur sa poitrine. L'homme portait toujours son uniforme blanc de boucher le vêtement avait été découpé aussi facilement que la chair. « Il était toujours en vie quand ces incisions lui ont été infligées, probablement dans le but de lui infliger le plus de douleur possible. John, peux tu estimer l'heure de la mort ? »

En temps normal, John n'aurai pas été gêné le moins du monde. Il avait vu son lot de blessures dégoutantes et de morts, autant avec Sherlock que lorsqu'il était en Afghanistan. Cette fois cependant il était incapable de simplement regarder le corps. Lorsqu'il détournait les yeux, ils se posaient systématiquement sur les flancs découpés des cochons qui pendaient dans le vide, leurs côtes blanches exposées. Il senti la nausée le prendre.

"John?" Sherlock avait levé la tête en l'absence de réponse du blond.

Lestrade s'approcha de lui:

"Tout va bien?"

John remarqua qu'il mâchait un chewing gum. Menthe verte. Au moment même où il le sentit, il sut qu'il allait être malade.

« Désolé » haleta-t-il et il prit la fuite.

Il se retrouva devant la boucherie et trouva une poubelle dans laquelle il vomit. Lorsque son estomac fut calmé, il se dirigea vers la porte d'entrée et s'assit sur le perron. Ne pouvant supporter la vision des carreaux immaculés sur les murs, il enfouit son visage dans ses mains tremblantes.

Si la cloche au dessus de la porte ne l'avait pas trahis, il n'aurai pas entendu Sherlock approcher. Il ne s'assit pas, il descendit quelques marches et hésita à coté de John, nerveux. Le blond ne leva pas la tête mais il pouvait sentir l'inquiétude de Sherlock vibrant autour de lui.

"Tu vas bien?"

John laissa échapper un long soupir et essuya sa bouche du revers de la main. La nausée diminuait mais son front était toujours couvert d'une fine couche de sueur froide.

"Ouais. Désolé, je ne sais pas ce qui m'a prit. Je… Ce n'était même pas… » Il serra sa main gauche de manière compulsive, comme à chaque fois qu'il était stressé et laissa échapper un nouveau soupir.

Sherlock attendait en silence.

"C'est le chewing gum de Lestrade" dit John, camouflant ses yeux dans sa main, embarrassé.

« C'est le même que celui de Moriarty. C'était… », Continua-t-il d'une voix tendue.

« C'est bon. » La voix de Sherlock était dure lorsqu'il répondit puis il reprit d'un ton adouci :

« Je veux dire c'est bon, tu n'as pas à te justifier. »

John hocha la tête, reconnaissant. Il ne se sentait plus malade, la nausée avait désormais laissé place à un profond sentiment de honte.

« Je ne pense pas pouvoir y retourner », lâcha-t-il entre ses mains, le ton maussade.

"Tu veux que…?" Sherlock leva la main puis la laissa retomber. "Je veux dire, vois tu un inconvénient si j'y retourne?"

"Non, vas-y. Je pense que je vais simplement… Rentrer en taxi, si ça te va.", dit John en secouant la tête.

"Bien sûr." Sherlock monta deux marches puis se retourna vers John.

« Je te vois plus tard alors ? »

John baissa sa main et hocha la tête :

« Oui, oui, on se voit plus tard. », dit-il, essayant d'utiliser une voix normale.

John passa le reste de sa journée à essayer d'effacer les images de la matinée de son esprit. Il était embarrassé d'avoir été affecté à ce point, mais à chaque fois qu'il pensait à y retourner, il était saisi d'effroi. Il se sentait coupable d'avoir abandonné Sherlock sur une toute nouvelle affaire mais il savait que c'était la meilleure décision. De plus, Sherlock était surement tellement immergé dans sa recherche des détails, qu'il ne seraient même pas gêné par son absence.

Cette nuit là, ses cauchemars furent particulièrement durs.

Il ne se souvenait généralement pas de ses cauchemars, il se réveillait simplement avec un sentiment de panique, mais celui-ci resta clair. Il était attaché à un billot de boucher, semblable à celui qu'ils avaient vu dans la boutique. Moriarty se tenait debout au dessus de lui, sifflant des notes sans queue ni tête, un long couteau à la main. Lorsque John se mit à se débattre, Moriarty lui adressa un sourire.

"Oh non, ne te lève pas. Je veux que tu reste éveillé, ça rendra les choses beaucoup plus excitantes. Je pensais commencer par ton foie, j'en ferai un bon pâté. Ensuite je prendrai quelques os de ta cuisse, pour en extraire la moelle et faire un bon ragout. Oh…Je pourrai y ajouter tes reins ! Miam, miam »

John le vit darder sa langue et la passer sur ses lèvres:

"Je te laisserai même gouter, si tu es encore vivant le moment venu."

Il se pencha au dessus de John, un souffle désordonné s'échappant de ses lèvres. John sentit la menthe verte et il en eu la nausée.

« Heureusement, je connais des moyen de faire durer notre jeuuuu »

Il lâcha le dernier mot d'une voix trainante, sa voix pleine d'insinuations sexuelles et John sentit la pointe du couteau contre sa cuisse nue. Il se débâti violemment, provoquant un rire chez Moriarty.

"Nous allons passer un merveilleux moment ensemble, attend de voir. Peut être que l'on peut jouer à un petit jeu avec de commencer les choses sérieuse. Faisons comme si le couteau était Sherlock, nous allons donner vie à tes fantasmes les plus sombres. Tu aimerai ça ? Ferme tes yeux et imagine que c'est lui. »

John sentit le couteau s'approcher de l'intérieur de sa cuisse. Le souffle de Moriarty était tremblant dans son oreille. La pression de la lame était tellement légère qu'elle s'apparentait presque à une chatouille. A sa grande horreur, il sentit son corps répondre au contact.

"Ca te plait Johnny boy? Je suis sur que oui, n'est ce pas? Tu aimerai le sentir en toi? Je pari que c'est le cas. Ouvre-toi un peu, pour papa. Voila, c'est bien. Comme ça."

La sensation de la lame fut remplacée par la main de Moriarty entre ses jambes alors que celui-ci se penchait à nouveau sur lui.

« Je vais te couper en tranches, de la colonne vertébrale au nombril, te démembrer, pour montrer à Sherlock. Je sais qu'il meurt d'envie de voir. Toutes ces jolies couleurs… Nous devrions commencer, n'est ce pas ? »

« Non, NON ! » John tira brusquement ses mains dans les entraves, son corps se contractant.

Il se réveilla en se débattant, haletant, tirant sur les draps dans lesquels il était enchevêtré. Il s'assit, passa ses mains tremblantes sur son visage et manqua de hurler de panique et voyant la silhouette assise au bout de son lit.

Il ne lui fallut qu'un quart de seconde pour reconnaitre Sherlock mais l'adrénaline qui déferla dans ses veines en le voyant, suffit à le faire sursauter violemment.

"Bordel de merde, Sherlock! Qu'est ce que tu fout?"

Sherlock était assit au pied du lit du blond, dans une position irréprochable, quoi que décontractée. Comme si il était parfaitement normal de se trouver là en plein milieu de la nuit.

"Je t'ai entendu hurler, je suis donc venu pour être sur que tu n'étais pas entrain de te faire assassiner dans ton lit. »

John se rendit compte que Sherlock était quelque peu offensé par le ton qu'il avait employé, sa voix légèrement vexée. Le cœur de John battait la chamade, il mit son visage dans ses mains, la nausée le prenant.

"Est ce que c'était…?" Sherlock se coupa lui-même puis reprit « Tu était entrain de faire un cauchemar. »

John acquiesça, la tête toujours dans les mains. Il aurai du être touché par l'inquiétude de Sherlock mais il ne se sentait pas capable sur le moment de gérer les émotions délicates de Sherlock. Il ne pouvait se défaire de son rêve, il voyait toujours les lumières fluorescentes au dessus de sa tête, il pouvait toujours sentir le souffle humide de Moriarty dans son oreille. Il se sentait… sale, honteux.

"Ce n'était qu'un… cauchemar. Je me sens mieux maintenant.", dit-il en déglutissant et baissant ses mains.

"Tu hurlais.", répondit Sherlock, peu convaincu.

"Ouais, je fais souvent ça quand je fais des cauchemars", lança John, agacé.

"Non, c'est faux. Tu fais régulièrement des cauchemars et je ne t'ai jamais entendu crier."

John ne répondit rien, il y avait trop d'informations qu'il devait analyser dans cette déclaration. Sherlock savait qu'il faisait des cauchemars et il avait suffisamment analysé ceux ci pour connaitre les réactions de John. Merde.

"Il t'arrive de tomber du lit et tu donnes souvent des coups, mais tu n'as jamais crié. Cette fois c'était différent. »

John poussa un long soupir, il était inutile de nier.

« C'était à propos de Moriarty, il était… », Il ferma les yeux, il n'avait jamais évoqué ce qui s'était passé ce soir là devant Sherlock. Il n'avait jamais parlé de ce qui lui était arrivé entre le moment ou il avait quitté l'appartement et celui ou il s'était avancé dans la piscine, lorsque Sherlock était arrivé. « On était dans cette boucherie, celle de ce matin. J'étais sur le billot. »

"Qu'est ce qu'il t'a fait?" Sherlock avait parlé sur un ton sans expression. Son visage était fermé, indéchiffrable dans le clair de lune.

"Ca ne sert à rien de ressasser les mauvais souvenirs."

Il passa une main dans ses cheveux et remarqua avec une pointe de honte qu'il tremblait, son corps parcouru de secousses. Il ne voulait pas que Sherlock le voit dans cet état. Il avait honte de voir à quel point ça l'atteignait, à quel point cinq minutes avec un fou l'avaient abîmé. Il avait toujours pensé être plus solide que ça. « Je vais bien, tu n'as pas à t'… » Il se coupa lui-même avant de dire « inquiéter ». Ca ne semblait pas être le genre de chose à dire à Sherlock.

Sherlock ne dit rien, il restait ou il était, son corps tourné vers John.

John serra les poings sous les draps:

« Je ne pense pas pouvoir t'aider sur cette affaire. »

"Le boucher? Je l'ai résolue. Un imbécile contre les droits des animaux. Il voulait faire croire que des défenseurs des animaux avaient fait le coup, mais il y avait des preuves partout pour l'accuser lui. Il avait des antécédents. C'était évident. Lestrade l'a déjà mit en détention. Je viens juste de rentrer du commissariat."

John laissa échapper un soupir de stupéfaction. « Extraordinaire ». Il n'avait même pas besoin de voir Sherlock résoudre l'affaire pour être impressionné. Il lui avait fallu moins de douze heures cette fois, c'était vraiment incroyable.

"Donc, est ce que je devrai dormir ici cette nuit?"

Il fallu quelques secondes à John pour comprendre, il fixa Sherlock:

« Quoi ? »

"Est ce que je dois dormir avec toi cette nuit? Les cauchemars sont moins durs quand tu ne dors pas seul. »

"Comment est ce que…?"

"John, s'il te plait. Tu es mon colocataire depuis tous ces mois, comment aurai-je pu manquer ça ? A chaque fois que tu as invité une femme à passer la nuit, tu as dormi comme un bébé. Enfin, c'est une simple proposition… »

"Non." Bien que le visage de Sherlock soit dans la pénombre, John pu clairement y lire l'expression offensée qui s'y était dessinée.

« Merci de proposer, mais je… Je préfère dormir seul. » Tenta-t-il de se rattraper.

"Bien sur que non! Je viens de te dire que…"

« S'il te plait Sherlock ! J'aimerai vraiment être seul cette nuit. »

Le brun quitta le lit brusquement.

« Bien. Mais demain matin, ne t'avise pas de te plaindre de ta mauvaise nuit. »

"Sherlock…"

Mais le brun avait déjà quitté sa chambre, claquant la porte au passage.

John enfouis à nouveau son visage dans ses mains. Que se passait-il? Sherlock lui offrait de dormir avec lui pour préserver son sommeil ? Il éprouvait peut être de la culpabilité, étant donné que techniquement c'était sa faute si John avait faillit se faire exploser par Moriarty. Ou alors, dans le monde merveilleux du cerveau de Sherlock, c'était peut être une chose tout à fait normale à proposer.

John n'arrivait pas à décider.

Sa conversation avec le brun avait eu le mérite de lui faire oublier l'étrange excitation qui l'avait saisit à son réveil. Excitation qui était la principale raison de son refus de laisser Sherlock dormir avec lui. Dieu seul savait ce qu'il pouvait bien grogner dans son sommeil et si Sherlock avait été si près de lui… Il frissonna à cette pensée. Le simple fait d'imaginer Sherlock à quelques centimètres de lui, dans l'obscurité, provoquait une drôle de chaleur dans ses entrailles.

John se rallongea, remontant les couvertures au dessus de ses épaules, se forçant à penser rationnellement. Il était déterminé à ne pas penser au corps de Sherlock, pressé contre le sien, à la sensation de ses hanches sous ses mains. Il ne devait pas imaginer le goût de la bouche du brun ou encore penser aux muscles de son dos se contractant quand John bougeait sur lui. Ni penser à l'odeur que ses cheveux dégageaient ou à leur douceur sous ses lèvres… Il ne devait pas se poser de questions sur la façon dont il jouissait, silencieusement ou bien avec force cris. John frissonna à nouveau et glissa sa main le long de son ventre, pour attraper son sexe, lorsqu'une pensée le figea.

Si Sherlock l'entendait lorsqu'il faisait des cauchemars ou lorsqu'il dormait paisiblement, cela voulait-il dire qu'il l'entendait aussi lorsqu'il se masturbait? Sa main resta posée sur sa hanche, il vallait mieux ne pas tenter le diable.

Il poussa un soupir et ferma les yeux. C'était mieux ainsi. Il s'était promis le matin même de ne plus penser à Sherlock en se caressant. Il serait peut être même mieux de ne plus se masturber pendant un moment, le temps de reprendre le contrôle de ses pensées.

Peut être qu'il le ferai seulement lorsque Sherlock serai absent, autrement, les semaines risquaient d'être longues.

Notes de fin de chapitre (de l'auteur) :

Le prochain chapitre arrive bientôt ! Laissez un commentaire si vous le souhaitez. Les reviews ont quelque chose de magique… :)

Note de la traductrice :

Je tiens à m'excuser sincèrement à vous toutes qui lisez cette fiction pour le temps énorme qu'il m'a fallu pour sortir la suite de la traduction.

Il y a eu quelques changements dans ma vie ces derniers temps et un manque de motivation évident aussi. Mais soyez rassurées, je suis de retour et c'est parti pour durer )

En attendant la suite, j'espère que ce chapitre vous aura plu et à la prochaine =)