Harry verrouilla ses genoux pour éviter de s'effondrer.

L'homme -son père?- semblait presque déçu. Comme s'il s'était attendu à ce qu'Harry saute de joie et court jusque dans ses bras. Mais Harry était occupé à examiner ce que Tante Pétunia avait dit - tu as balancé ton fils d'un an dans mes bras au milieu de la nuit, donné une explication précipitée de trente minutes, et disparut- et il ne pensait pas qu'il aimait beaucoup son père.

Tout ce temps il avait cru que ses parents étaient morts. Que s'ils étaient en vie ils seraient revenus le chercher et il aurait une vie comme les enfants dans les livres, avec des parents qui l'aimaient même s'ils étaient pauvres ou en cavale, fuyant des méchants ou affrontant des dangers.

Il avait tellement de questions qu'il ne savait même pas où commencer.

L'explication de James prit une heure.

Harry s'assit, silencieux et immobile tout du long, gardant son visage aussi neutre que possible. Ça perturbait clairement James, qu'Harry ne réagisse pas comme ça, mais il ne pouvait pas s'amener à en avoir quelque chose à faire.

Harry s'installa sur une des chaises du salon qu'il n'avait jamais été autorisé à toucher avant. Tante Pétunia et Oncle Vernon prirent le canapé, tandis que James prit un fauteuil à la gauche d'Harry, de l'autre côté de la table par rapport à son oncle et sa tante.

Et Harry apprit diverses choses à propos de sa famille :

James avait épousé Lily, la sœur de Tante Pétunia, dès la sortie de l'école. Une école de sorcier, apparemment, parce que sa mère et son père étaient une sorcière et un sorcier, et il y avait une école pour les gens avec de la magie. C'était à peu près la seule partie positive du discours, en fait -quand Harry sortit la lettre de son pantalon, il savoura le regard de dégoût qui traversa le visage de Tante Pétunia et l'excitation qui accompagnait le fait de savoir qu'il était peut être anormal mais qu'il n'était pas le seul et qu'il y avait un endroit dans lequel il pouvait aller pour apprendre plus.

Son père et sa mère luttaient dans une guerre contre un mauvais sorcier appelé Vous-Savez-Qui.

Quand sa mère tomba enceinte, ils partirent se dissimuler.

Elle donna naissance à deux frères jumeaux.

(Quand Harry apprit qu'il avait un frère jumeau né sept minutes après lui, appelé Julian, il oublia un moment comment respirer.)

Ils firent confiance à la mauvaise personne, et une nuit James sortit pour participer à une réunion entre ceux qui étaient de leur côté dans la guerre tandis que sa mère restait pour surveiller leurs fils endormis. Un combat se déclencha à la réunion et James fut retardé. C'était en réalité juste une distraction ; pendant qu'ils se battaient, un sorcier maléfique s'introduisit dans leur maison et tua leur mère avant d'essayer de tuer Julian avec le pire, le plus mortel sort existant. D'une façon ou d'une autre Julian survécut et parvint à détruire Vous-Savez-Qui ce faisant, ce qu'Harry trouva ridicule parce que Julian n'avait qu'un an à l'époque, donc ce n'était pas comme s'il avait lutter dans une grande bataille, mais il n'était toujours pas capable de former des mots donc il se contenta de hocher vaguement de la tête.

En une nuit, Julian devint le héro des sorciers britanniques, mais les partisans de Vous-Savez-Qui voulaient toujours grandement voir les derniers Potters morts, et dans le chaos il fut décidé que le jeune Harry devait être envoyé au loin jusqu'à ce que sa magie fasse son apparition et qu'il soit capable de se défendre. "C'était pour ta sécurité," avait dit James, suppliant presque Harry de le croire. (Ce qu'Harry ne faisait pas.) "J'étais une cible, et ton frère étais une cible, mais ça ne voulait pas dire- ça ne voulait pas dire que tu devais en être une, toi aussi."

Harry avait été laissé aux soins de la sœur de sa mère avec l'accord qu'elle appellerait un certain numéro quand Harry ferait preuve de "magie accidentelle", ce qui était apparemment le signe qu'un enfant sorcier avait de la magie. Ce que, évidement, elle n'avait jamais fait. Alors James avait supposé qu'Harry était quelque chose appelé un "squib", ou un enfant avec des parents sorciers qui n'avaient pas de magie, et qu'Harry serait mieux loin des sorciers puisqu'il ne pourrait jamais se défendre contre eux. Harry pensait que c'était ridicule, ça aussi ; il aurait au moins pu connaitre sa famille en secret, mais à ce point dans l'explication il était trop énervé pour dire quoi que ce soit à James Potter qui ne sortirait pas méchamment.

Alors quand le principal de l'école de magie avait posé des question à James à propos de son fils ainé, en prenant en compte le fait que l'école était d'une façon ou 'une autre capable de percevoir tous les enfants en Grande-Bretagne avec un talent pour la magie qui devraient s'y présenter, James sut immédiatement que Pétunia avait mentit et était venu le chercher.

"Je suis désolé," dit James, quand il était tombé à court d'explications et qu'Harry n'avait toujours pas dit un mot. "Je... Je ne peux pas expliquer à quel point je suis désolé. Et je sais que j'ai probablement ruiné n'importe quelle chance d'avoir une relation père-fils normale, mais j'espère qu'on pourrait.. au moins tenter de réparer certains des dégâts." Il prit une grande inspiration. "L'enveloppe... contient la liste de tes affaires pour l'école. Il y a un endroit à Londres où les sorciers vont acheter des choses comme ça. Si tu veux, je peux t'emmener là bas pour acheter tes affaires scolaires, et ensuite on peut aller- à la maison."

"La maison," dit Harry. "Ta maison ?"

"Oui."

"Et mon... Julian sera là ?" Tu as sérieusement appelé tes fils jumeaux Hadrian et Julian ?

"Oui."

Quelque chose qu'Harry ne pouvait pas définir traversa le visage de James.

Il y réfléchit.

Une part de lui voulait rester ici, où il avait ses amis serpents dans le jardin et où il savait comment éviter les dangers. Mais un coup d'œil au visage de sa tante lui apprit qu'elle et Oncle Vernon le haïrait encore plus maintenant qu'avant, et qu'il ne pouvait pas espérer que les choses continueraient de la même façon qu'auparavant pour les deux mois avant qu'il ne parte à l'école.

"Okay," dit-il doucement, faisant de son mieux pour imiter un enfant choqué, effrayé, et prudemment plein d'espoir (seule la première partie était vrai).

Le sourire de James était écrasant avec la force de son soulagement.

Harry ne lui dit pas qu'il pensait qu'il préférait Tante Pétunia et Oncle Vernon. Au moins sa tante et son oncle était honnête à propos de leur absence d'envie de le garder.

"Bienvenue à Diagon Alley," dit James avec un grand sourire.

Harry marcha lentement avec lui, ses yeux et sa bouche légèrement ouverts.

Il ne savait pas où porter son regard en premier. Tellement de boutiques, tellement de choses étranges, de personnes habillées étrangement. Les conversations qu'il entendait en passant était encore plus étranges.

"Jolie vue, pas vrai ?" fit James, regardant autour d'eux avec l'aise d'un homme retournant sur un terrain bien connu et aimé.

Ça fit reprendre ses esprits à Harry. "Magnifique," acquiesça-t-il, parce qu'il avait décidé de rester en bon termes avec son père pour l'instant.

"Où est-ce que tu veux aller en premier ?" dit James. Harry songea qu'il ressemblait un peu à un enfant lui-même. "On pourrait aller te chercher une baguette, ou à la librairie-" donc tu n'est pas un grand lecteur ; se dit Harry, notant une touche de dégoût- "ou à l'apothicaire, ou te chercher de meilleurs habits- sérieusement, je pourrait pendre Pétunia par les orteils pour t'habiller comme ça."

Harry était totalement d'accord avec l'envie de pendre Pétunia par les orteils, mais il était presque sûr que James rigolait, alors il garda ça pour lui-même.

"Je... me demandais," fit-il timidement. " Je n'ai jamais eut... d'argent, je suppose..."

James parut avoir avaler un citron. Harry ne lui dit pas à quel point cette expression ressemblait à Pétunia.

"Oh pour- bien sûr on... on a de l'argent. Écoute, je devrai expliquer -vient, je vais t'expliquer pendant qu'on va à la banque, d'accord ? Je dois faire un retrait de toute façon."

"D'accord," accepta Harry.

"Alors, il y a pas mal de vieilles familles dans la Grande-Bretagne des sorciers," expliqua James, gardant une prise ferme sur l'épaule d'Harry tandis qu'ils fendaient la foule. Il sourit et salua de la tête beaucoup de gens mais continua à marcher rapidement ; Harry était à peu près sûr qu'il évitait de vagues connaissances. "Beaucoup d'entre elles sont constituées de conna- pardon, heu- de personnes pas très gentilles. Ils se flattent d'avoir le sang "pur", et n'épousent que des sorciers, ce qui est un ramassis de sottises puisqu'il n'y a pas assez de sorciers au sang pur pour les empêcher d'entretenir une forte consanguinité comme les lignées royal médiévales, mais essai de leur expliquer ça. On est une des vieilles familles -la lignée des Potters- mais on est techniquement pas purs et on est pas non plus des abrutis qui entretiennent des préjudices de puristes."

Ça faisait beaucoup d'informations à enregistrer d'un coup ; et Harry fit de son mieux pour s'en souvenir pour plus tard.

"Bref. Les Potters ont un certain nombre de comptes à Gringotts -c'est la banque. Toi et ton frère avez tous les deux un compte de soutien duquel vous pouvez tirer cinq-cent galleons par an jusqu'à ce que vous ayez dix-sept ans, à partir de quoi vous gagnez un accès complet au compte. Quand je mourrais, Harry, tu héritera de la seigneurie Potter.

Harry perçut une tension certaine ici, et compris que James laissait beaucoup de choses de côté. Il décida de chercher des livres dans la librairie qui pourrait expliquer ça.

"Alors est-ce que je vais acheter mon matériel scolaire avec l'argent de mon compte ?" demanda-t-il.

"Merlin non, c'est le genre de truc pour lequel je vais payer," dit James, apparemment surpris. "Devoirs Parentaux et tout." Il parut réaliser l'ironie de parler de "devoirs parentaux" et grimaça et se dépêcha de continuer avant qu'Harry ne puisse lui rire au nez. Dans tous les cas, on va passer rapidement par ton compte pour en finaliser l'accès et mettre en place un sac Gringotts. Ensuite on va passer par le mien, je dois aller- aller récupérer quelque chose pour le principal."

Harry se dit que James tentait de lui faire poser plus de questions, alors il prétendit obstinément être divertit par une devanture de magasin présentant une collection de chapeaux élaborés.

Quand ils arrivèrent à Gringotts, Harry pris soin de saluer d'un hochement de tête respectueux les gobelins à la porte d'entrée tandis que James passait rapidement en les ignorant. Il fit de même au gobelin auquel lui et James parlèrent au comptoir, et puis à celui nommé Griphook qui les fit descendre jusqu'à leurs chambres fortes.

Ils s'arrêtèrent d'abord à celui d'Harry.

"Posez votre main sur la porte," expliqua Griphook d'un ton d'ennuis extrême. "Ça finalisera votre droit de sang à la chambre et fera en sorte que personne d'autre n'y ait accès."

Harry s'exécuta avec joie.

La porte brilla rapidement avant de redevenir d'une nuance gris-fer banale, puis s'ouvrit.

Il en fut bouche bée.

Des piles et des piles d'or et d'argent et de bronze. Harry n'écouta que vaguement Griphook lui expliquer la nomenclature de la monnaie, il était trop occupé à tenter de comprendre que tout ce temps où il avait tremblé, affamé, à Little Whinging, ça l'attendait.

Griphook claqua des doigts, et un petit sac de cuir noir joliment ouvragé apparut dans sa main. Il était juste assez large pour contenir un petit livre de poche si on l'enfonçait assez fort.

"Ceci vous permettra de retirer jusqu'à cinq-cent galleons par an de votre compte d'épargne, et autant que vous voulez du compte familial avec accord parental," expliqua-t-il. "Placez simplement votre main à l'intérieur et pensez à combien vous voulez retirer. Il y a aussi un Charme d'Expansion Indétectable ; vous pouvez y placer environ le volume d'une grosse chèvre de choses diverses."

"Merci."

Griphook lorgna dans sa direction -ce qu'Harry ne prit pas personnellement, puisque lorgner semblait être l'expression équivalente à un sourire chez les gobelins- et lui fit signe de sortir.

Ils remontèrent dans le wagon fou et brinquebalèrent plus profondément dans le ventre de la terre.

"Chambre forte de la famille Potter," annonça Griphook.

"Viens voir," fit James avec un clin d'œil.

Harry le suivit et s'arrêta subitement. Encore.

Si sa chambre forte avait été impressionnante, alors celle-là était... incompréhensible. On pourrait faire entrer la maison entière des Dursleys ici, et toujours avoir de la place pour marcher autour. La majorité était de l'argent, mais Harry vit définitivement quelques étagères autour d'une grande pile de knuts de bronze et ses yeux se plissèrent.

"Est-ce que je peux... jeter un coup d'œil ?" demanda-t-il, s'en s'embêter à dissimuler à quel point il était impressionné.

"Bien sûr," fit James d'un air absent, marchant déjà dans l'autre direction. "J'en ai juste pour quelques... minutes..."

Harry le laissa à sa recherche et se dirigea droit vers les livres, songeant à ce charme d'expansion indétectable sur le sac, et à quel point il sera en retard par rapport aux autres élèves s'ils avaient tous grandis autour de familles magiques.

Il sourit quand il vit les livres. Ils avaient l'air anciens, et denses, et fascinants. Mais il n'avait pas beaucoup de temps...

Ses mains s'élancèrent vers ceux qui avaient l'air les plus intéressants.

Une Étude des Potions Réglementées.

Marcher sur la Limite : Sorts et Malédictions considérés "Magie Grise".

Le Compendium Complet des Malédictions, Mauvais Sorts, Sortilèges, Contre-sorts et autres magies offensives.

Les Subtilités : De l'Arte de la Magicke de l'esprit.

Il fourra rapidement ces quatre là dans le sac et scanna à nouveau les étagères, son cœur battant violemment.

Ses yeux aperçurent un petit livre sur le sol autour du coin de l'étagère. Harry l'attrapa, compris vaguement que le titre avait quelque chose à voir avec des animaux, et l'ajouta à son sac sans réfléchir parce qu'il avait été distrait par-

Il avait vu James utiliser une baguette depuis le temps, bien sûr, et beaucoup d'autres. En fait, Harry n'avait vu personne accomplir de la magie sans baguette. Quand il lui avait posé la question, James avait répondu que seuls les sorciers les plus forts pouvaient accomplir de la magie sans baguette, et là encore pas avant des années de pratique ; ou alors les jeunes sorciers, dont les pouvoirs n'étaient pas contrôlés. Harry acquiesça et ne toucha pas un mot sur sa propre magie sans baguette. Il songea aussi qu'il attendait avec impatience de voir comme sa baguette l'aiderait à lancer des sorts, et prêtait un œil à la façon dont tout le monde semblait utiliser les leurs aussi naturellement.

Donc il reconnut l'étalage de baguettes pour ce qu'elles étaient quand il les vit, mais ce qui le prit par surprise fut à l'impression de pouvoir qui émanait d'elles.

Harry s'approcha doucement. Les baguettes en haut à gauche semblaient être les plus vieilles ; il y avait de petites plaques près d'elles, abîmées par l'âge et à peine lisibles. Lord Edmund Potter. Lady Caroline Potter. Chacune était suivie par des détails qu'Harry ne comprenait pas complètement qui avait probablement un lien avec les matériaux qui composaient la baguette.

En bas à droit se trouvait une baguette étiquetée Lord Fleamont Potter et après, sous celle-là, Lily Evans Potter avec plusieurs places vides en dessous de la sienne. Pas besoin d'être un scientifique spécialisé dans l'aérospatial pour comprendre que c'étaient de vieilles baguettes familiales.

Harry cligna des yeux pour se débarrasser d'un début de larmes et scanna à nouveau les baguettes, se sentant... attiré.

La baguette noire pulsa presque quand il la vit.

Harry plissa des yeux et s'approcha.

Vincent Gaunt-Potter , lisait l'étiquette, effacée et ternie par le temps. Frêne, plume de queue de thestral . La baguette en elle même était de taille moyenne, apparemment, et simple, taillée dans un bois d'un marron foncé. Elle était dans la colonne la plus à gauche et seulement à quelques place du haut. Une des plus vieilles ici, alors.

Harry tandis la main vers elle presque sans réfléchir.

Quand sa main se referma autour du manche, un sursaut d' énergie s'agita entre elle et lui. Puis cela se calma et s'affirma, et Harry eut l'impression que la baguette était... satisfaite.

La sensation se dissipa, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'indications de la connexion si ce n'est pour la chaleur subtile là où Harry tenait la baguette.

Il leva et examina le bois doux et polie, l'étudiant avec attention. Il se demanda si c'était commun pour de vieilles baguettes de trouver un nouveau propriétaire ; il ne pensait pas que c'était le cas, puisque qu'aucun des autres espaces n'étaient vides, ce qui signifiait que James et Julian avaient probablement leur propres baguettes.

Je ne devrait pas la prendre.

Mais l'idée de laisser la baguette derrière lui fit plisser les yeux et raffermir sa prise. Il y avait une sensation de pouvoir indubitable liée à cette baguette, et Harry ne pouvait nier à quel point ça l'attirait. Plus, elle l'aimait bien. Ce serait stupide de la laisser ici.

Décision prise, il la fourra dans son sac et se dépêcha de rejoindre l'entrée de la chambre juste au moment où James revenait.

"Harry, bien," fit James, souriant. "Vu quelque chose d'intéressant ?"

Harry réfléchit à ce qu'il avait vu, cherchant quelque chose d'approprié sur quoi poser des questions.

"Est-ce que ces balais volent ?"

Le sourire de James s'élargit. "Déjà un joueur de Quidditch né, je vois ! Oui, logiquement, mais ils sont très vieux. Je t'apprendrais à voler avant que tu ailles à l'école, tu vas adorer. Jules a commencé à jouer depuis ses quatre ans, je suis sûr qu'il sera ravi de te donner des conseilles..."

Il continua à parler de balais et d'un sport appelé Quidditch qui se jouait en les utilisant. Harry songea que ça avait l'air cool et qu'il voudrait complètement essayer, mais d'expérience admettre qu'il voulait quelque chose était un moyen sûr de se le voir refuser pour toujours, donc il ne le dit pas à James. Il fit une note mentale qu'un bon moyen de divertir James et/ou de le faire parler était d'amener le sujet des balais.

Il remarqua aussi James ranger un petit paquet emballer des papier marron dans sa poche et plissa des yeux. Donc c'était ça que James était venu récupérer ici pour ce mystérieux principal, dont le nom, selon la lettre, était Albus Dumbledore, un nom aussi ridicule que ce qu'Harry avait jamais entendu. James avait dit que c'était le nom d'une vielle famille, et s'il ne l'avait pas fait Harry aurait suspecté que l'homme avait choisit ce nom juste pour paraitre empoté et gentil, un genre de grand-père bienveillant, ce qui bien sûr rendit Harry immédiatement à peu près certain qu'il n'était aucune de ces choses. Bien sûr, puisque c'était un nom de famille, c'était un point mort, mais quand même.

Harry se détendit assez pour vraiment apprécier le trajet en wagon cette fois, laissant un sourire s'étendre sur son visage puisque James était à côté et ne pouvait le voir. Griphook, en face, semblait s'ennuyer. Harry ne pensait pas que faire ça même plusieurs fois par jour pourrait jamais devenir ennuyant, mais peut-être que les gobelins s'excitaient simplement moins facilement que les humains.

La lumière du lobby de marbre blanc le fit grimacer et cligner des yeux quand ils sortirent des tunnels. James rit en voyant sa réaction. Ce n'était pas un méchant rire, ou même un rire railleur, mais Harry avait passé assez de temps à être harcelé pour devenir tendu et froid, sa bonne humeur s'évaporant.

"Qu'est-ce que tu penses d'aller Chez Ollivander, hein ?" fit James. "Te trouver une baguette – tu sera un vrai sorcier comme ça !"

Ça, au moins, Harry pouvait cautionner. Il se fit sourire à son père -une touche de précaution et de réserve, aussi, parce que ce serait suspicieux s'il faisait preuve de trop d'affection, trop vite- mais un sourire.

James parut heureux, malgré une touche de gêne.

Harry décida que son père de naissance n'était pas beaucoup plus observant que la majorité de ses professeurs.

Chez Ollivander était exigu, poussiéreux, et sentait le bois et le vernis. La sensation de pouvoir et de magie venant des baguettes des Potters dans la chambre forte avait été puissante ; ici, c'était presque oppressif dans sa force. Les petits côtés de longues boites étroites rassemblées en paquets désordonnés étaient visibles sur les étagères qui couvraient les deux murs, s'allongeant bien plus loin que ce à quoi on s'attendrait en voyant la devanture du magasin. Harry ne pouvait même pas voir la fin du hall. Les fenêtres de devant, bien que libres de toute obstruction, étaient poussiéreuses et sinistres et ne laissaient qu'une sorte de semi-lumière dorée à l'intérieur de la boutique. Harry était à peu près sûr que les propriétaires avaient fait ça exprès pour créer un effet.

"Ahhhh," respira quelqu'un. "Mr. Potter, l'ainé. Je me demandais si je vous verrais ici..."

Le petit homme âgé aux yeux étrangement larges lança un regard à James en disant ça et – était-ce une trace de réprimande dans sa voix ?

Harry décida qu'il aimait bien cet homme, même s'il était flippant.

"Harry, voici Mr. Ollivander," dit James. "Le plus connus fabricant de baguettes en Angleterre. Et le meilleur."

Harry se demanda si la baguette qu'il obtiendra d'Ollivander correspondra à celle qu'il avait pris de la chambre forte.

Le petit homme commença à prendre toutes sortes de mesures. Harry ne prêta pas d'attention au flot de paroles continue qu'il émettait, de toute évidence conçu pour déranger et intimider et fasciner le client avec les connaissances oh-tellement-impressionnantes du créateur de baguettes. Même s'il se devait d'admettre que c'était cool, qu'Ollivander puisse se rappeler de toutes les informations concernant la baguette de James, ainsi que celle de la mère d'Harry.

Son attention se porta sur les baguettes en elle-même.

Il ne savait pas s'il s'en serait rendu compte avant de tenir la baguette de Vincent Potter, mais il y avait un certain... caractère, émanant des différentes boites tandis qu'Ollivander sortait une boite dénué de notation après l'autre des étagères pour les poser sur le comptoir. Certaines paraissaient têtues, d'autres fières, d'autres lentes, d'autres fuyantes, d'autres capricieuses, d'autres cruelles, d'autres strictes, d'autres gentilles.

"Ici, ici. Douze pouces, if, crin de licorne. Essayez..."

Harry prit la baguette et l'agita, se sentant stupide, mais elle fut arrachée de ses mains presque instantanément.

"Évidemment que non. Quatorze pouces trois-quarts, cerisier, ventricule de dragon-"

Harry agita la baguette, et un bol sur le comptoir explosa.

Il sursauta en arrière, des excuses s'élançant déjà vers ses lèvres par réflexes, une mains levées pour bloquer un coup de poing-

Mais Ollivander se contenta d'émettre un tsk et agita sa propre baguette en direction du bol, le réparant, et ne sembla pas percevoir la réaction d'Harry.

Ce qui ne fut pas le cas de James, en revanche. Harry glissa un regard vers son père et vit la culpabilité et l'horreur et la réalisation écrites en gros sur le visage de l'homme. Il était vraiment aussi subtile qu'une brique. Harry avait onze ans et il pouvait dissimuler ses émotions mieux que ça.

Une baguette après l'autre fut testée et abandonnée. Certaines d'entre elles ne réagissaient pas du tout ; d'autres faisaient tomber ou cassaient quelque chose ; la majorité se contentait de transmettre à Harry un sentiment subtile mais distinct de désapprobation, de rejet. Il pouvait en général dire presque aussi vite qu'Ollivander qu'une baguette ne correspondait pas.

Il se débattit contre l'embarrassement et la culpabilité -le sentiment que bien sûr il était bizarre et anormal, même ici, où la magique était réelle et acceptée- et n'y serait probablement pas parvenu si James n'était pas resté assis ici, pas le moins du monde préoccupé, tandis qu'Ollivander devenait juste de plus en plus excité. Aucun des deux ne réagissaient comme si c'était bizarre, ou quelque chose de honteux, d'avoir du mal à trouvé sa baguette, donc Harry se mordit la lèvre et ravala ces sentiments.

Il ne laissera pas Tante Pétunia provoquer sa honte maintenant qu'il n'était plus là. Il ne la laissera pas.

"Une minute, Harry," dit James, et Harry lança un coup d'œil dans sa direction pour voir l'attention de son père capturée par quelqu'un en dehors de la boutique. "Je reviens tout de suite -j'dois m'occuper de ça, truc du boulot, tu sais."

Harry savait, en effet. Oncle Vernon avait été pareille, partant pour laisser tomber n'importe quel engagement familial si des "trucs du boulot" se présentaient. Il regarda James partir et se retourna vers l'artisan juste alors que le petit homme, dont l'apparence délicate, Harry en était sûr, était trompeuse, disparaissait dans l'ombre de l'arrière-boutique. Seule sa voix lui parvenait.

"Un client délicat, hein ? Pas d'inquiétudes, pas d'inquiétudes... Ah... oui, je me demande... pourquoi pas... pourrait être intéressant, au moins..."

Ollivander émergea, tenant délicatement une boite entre ses mains. Il la glissa le long du comptoir jusqu'à Harry, un nouvel éclat dans les yeux.

"Onze pouces, houx, centre de plume de queue de phœnix."

Harry regarda la baguette. Elle semblait -plus jeune que celle dans son sac, jeune et curieuse et désireuse. Prête à être utilisée, prête à partir et faire de grandes choses. Elle sentait le pouvoir à sa façon.

Il la ramassa, sachant déjà, au fond, que c'était la bonne.

La chaleur se déclencha dès qu'il récupéra. Le pouvoir de cette baguette était définitivement moins retenu que l'autre. Pas encore mis à l'épreuve, dénué d'expérience.

Il l'agita dans l'air et une explosion d'étincelles dorées jaillit de l'extrémité.

Harry réalisa qu'il souriait, ce sourire au bord coupants qu'il portait à l'intérieur et que personne ne voyait jamais. Mais Ollivander ne parut pas en être perturbé.

"Curieux," murmura-t-il, "curieux..."

Il détestait poser des questions, aucuns des adultes dans sa vie, mis à part Mme. Smithy, ne les avait jamais appréciées, mais-

"Pardon, sire- qu'est-ce qui est curieux ?" demanda Harry.

Il s'avachit sous le soulagement quand Ollivander ne sembla pas le prendre mal.

"Vous voyez, Mr. Potter, le phœnix dont la plume de queue repose dans cette baguette en donna juste... deux autres. L'une appartient désormais à ton frère, et la troisième... hé bien, la troisième baguette possédant ce centre a donné sa cicatrice à votre frère."

La main d'Harry s'éleva presque instinctivement vers son front, mais il déguisa le mouvement en frottant son nez.

"C'était- ce sorcier noir dont personne ne veut dire le nom."

"Treize pouces et demi. If. Je me suis toujours demandé ce qui se serait passé avec Voldemort si je ne lui avait pas vendu sa baguette," acquiesça Ollivander. "Bien que je ne recommande pas que vous répétiez le nom ; la majorité n'y réagissent pas bien." Le vielle homme un peu fou avait disparu, et il y avait définitivement une allure dangereusement intelligente à son expression maintenant. "Que les baguette sœurs de celle du Dark Lord choisissent toutes deux l'Enfant-Qui-a-Survécut et son jumeau... est très ... curieux."

Il glissa la boite emballée à travers le comptoir vers Harry mais ne la laissa pas partir.

"Je pense qu'on peut s'attendre à de grandes choses de votre part, Mr. Potter. Après tout, Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom accomplit de grandes choses... terribles, certes, mais grandes."

Harry baissa les yeux sur la boite contenant la baguette et songea qu'il aimait l'idée de faire des choses que d'autres qualifieraient de "grandes".

Il parvint à hocher la tête juste alors que James Potter débarquait à nouveau dans la boutique, brisant l'immobilité.

"Tu en a une ? Excellent. Qu'est-ce que c'est ?"

"Onze pouces, houx, plume de phœnix," articula Harry automatiquement.

"Bien, bien," dit James absentement, passant sa main dans son sac d'argent, semblable à celui d'Harry en un peu plus grand. "Les sept gallons habituels ?"

"En effet, Lord Potter," dit Ollivander.

Harry remarqua alors qu'ils quittaient la boutique que les yeux d'Ollivander ne quittèrent pas son visage.

"On vas où maintenant ?" demanda Harry.

James grimaça. "Je, ah, je vais apparemment devoir gérer... quelque chose. Je suis- mon boulot, c'est auror, comme un agent de police dans le monde des Sorciers -on aurait aperçut un sorcier dangereux, pas du tout près d'ici mais je vais peut être aller devoir m'en occuper -est-ce que tu penses pouvoir gérer seul un moment ?"

"Je pense," répondit Harry, tentant de ne pas paraitre trop peu sûr de lui. Il ne voulait pas errer dans ces rues chaotiques et inconnues sans guide, mais il n'était pas sûr de vouloir James Potter non plus.

"Reste sur la rue principale, en vue de Gringotts," dit James strictement, s'agenouillant devant lui. 'Stricte' ne passait pas bien sur son visage. Harry pensa que son apparence suggérait qu'il devrait être en train de rire, sans un soucis. "Tu as ta lettre, pas vrai ? Passe par Dyson, Bagages et Matériel de Voyage et achète toi un coffre avec un sort de rapetissement ; ensuite tu peux te promener et récupérer tes livres et ton chaudron et tes affaires de potion." Encore une fois, cette touche d'aversion en parlant de livres et de potions. Harry se fit une note mentale de prêter une attention toute particulière en potion. "Si je ne suis pas de retour, tu peux aller chez Madame Malkin ou Twilfit et Tatting pour tes robes... en fait, mieux vaut te prendre une complète nouvelle garde-robe tant que tu y es. On pourra aller t'acheter des vêtements de Muggle plus tard. N'oublie pas de prendre une cape chaude ; les hivers à Hogwarts sont rudes. Je te retrouverai en revenant. Si ça prend vraiment longtemps, va au vendeur de glaces et attend moi là-bas.

La tête d'Harry lui tourna alors qu'il tentait de se souvenir de tout ça. "Okay..."

James prit son sac d'argent, posa une main dessus, et dit clairement, "Moi, Lord James Potter, tête de l'Ancienne et Noble Maison Potter, donne la permission à mon fils Hadrian Remus Potter de retirer jusqu'à deux milles galleons de la chambre forte de la famille Potter aujourd'hui pour l'achat de son matériel scolaire.

Il le lui rendit avec un clin d'œil. "Bon, ne va pas t'acheter un chaudron d'or massif ; contente toi de celui en étain de la liste, et ne songe même pas à t'acheter quelque chose d'aussi ridicule qu'un balais ; on en a de bons à la maison. Les vêtements... vas y et dépense autant que tu veux, d'accord ?"

Harry agrippa le sac d'argent et hocha la tête. Il se sentait totalement dépassé, et aussi comme si James tentait de l'acheter, ce qui était ennuyant mais utile.

"On se revoit dans environ deux heures," dit James, avant de déranger les cheveux d'Harry, et de tourner sur un pied pour disparaitre.

Harry partit en arrière à cause de la disparition subite et déglutit, fort, soudainement très conscient d'être seul dans un monde dont il n'avait pas la moindre idée du fonctionnement.

Enfin. Ce n'était pas totalement vrai. Il savait exactement comment l'argent fonctionnait, et Diagon Alley était juste une rue pavée plutôt droite avec Gringotts d'un côté et le Leaky Cauldron de l'autre, d'où ils étaient sortis d'un foyer de cheminé (un foyer de cheminé !). Ce serait difficile de se perdre. Et il s'était débrouiller seul autour de Little Whinging pendant des années.

Déterminé, il commença à marcher, s'agrippant fermement à la boite de sa baguette d'une main et sa poche d'argent de l'autre. Il était particulièrement conscient de ses vêtements, qui étaient moches et en mauvaise état, en plus d'être de mauvaise qualité même chez les Muggles, et donc le faisait sortir de la foule ici comme Dudley dans la chorale quand ils avaient huit ans et que Tante Pétunia avait passé deux mois convaincue qu'ils devaient tous aller à l'église. (Harry avait été immensément soulagé quand elle avait abandonné.) Il décida qu'il irait chez le tailleur dès qu'il aura son coffre, pas chez le libraire, peu importe ce que James lui avait dit.

Là. Dyson, Bagages et Matériel de Voyage. Harry lança un coup d'œil aux sacs exposés dans la vitrine et entra.

Il y avait sept ou huit autres clients ; l'homme au comptoir semblait particulièrement impliqué avec une famille de blonds glacial. Harry songea que les parents avaient l'air acceptables, bien que strictes, mais le fils avait un air boudeur et égocentrique collé au visage qui faisait inconfortablement penser Harry à Dudley, et il décida de rester loin d'eux.

Tandis que le propriétaire s'occupait des autres clients, Harry examina les coffres. Il y avait des coffres scolaire exposés sur un côté. Il dépassa les deux premiers, qui étaient, il le vit d'un coup d'œil, moins chers et de moins bonne qualité. Le troisième et quatrième présentaient mieux -ils étaient clairement fait d'un meilleur matériel, et un peu plus grands.

La description du troisième indiqua à Harry qu'il contenait un compartiment bibliothèque avec rangement automatique et une capacité de cinq-cents livres, un compartiment pour les vêtements qui pouvait contenir deux garde-robes moyenne, un pour le matériel de potion avec "des charmes de préservations haut-de-game" et un emplacement pour chaudron extensible, un compartiment pour usage commun, et un plus petit et secret qui ne pouvait être accessible que via mot-de-passe. Le quatrième était semblable mis à part le fait qu'il avait une capacité de mille livre, une demi garde-robe de plus, et beaucoup plus d'espace pour les ingrédients de potion. Il coûtait aussi deux-cents galleons, ce que même l'exposition limitée d'Harry aux boutiques des sorciers savait être une grosse somme.

Il considéra ses finances. Il n'était pas sûr qu'il voulait que James sache qu'il avait acheté une malle de haute qualité ; Harry paraîtrait profiter de la générosité de James, ou tenter de garder des secrets, ou avide, ou les trois. Il ne voulait pas non plus creuser à ce point dans son compte personnel.

Il m'a laissé chez les Dursleys pendant dix ans, pensa Harry avec une colère soudaine. Il peut m'acheter ce foutu coffre.

Il attendit jusqu'à ce que l'homme au comptoir ne soit plus occupé. "Excusez moi," dit poliment Harry. "J'aimerai acheter un coffre pour l'école."

L'homme leva la tête. Son visage rappela Piers Polkiss à Harry, mais sans la cruauté. "Bien sûr. Hogwarts ?" demanda l'homme, passant l'angle.

"Oui, sire."

"M'en doutais. On vous vois pas mal à cette période," dit l'homme en avançant vers les coffres scolaires. "Alors, lequel qui t'intéresse ?"

"Celui-là, sire," répondit Harry, qui désigna le meilleur des quatre.

L'homme le considéra du regard. "C'est deux-cents galleons, mon gars."

"Je sais, sire. Je peux payer."

L'homme haussa des épaules. "Pas de problème alors, c'ton argent. Veux une démonstration ?"

"S'il vous plait," dit Harry.

"T'as une baguette ?"

"Oui, sire," dit Harry avant de sortir sa baguette de frêne de sa pochette d'argent, puisque celle de houx était toujours emballée. Il fut soulagé de confirmer à nouveau que comme il l'avait pensé, bien qu'elle soit d'un vernis noir, sa teinte et sa couleur n'était pas trop différente sa baguette de houx.

"Bien. J'ai besoin de la moitié du payement avant de te lier au coffre, par contre," dit l'homme.

Harry sortit sa poche Gringotts, plaça sa main à l'intérieur, et pensa bruyamment : Compte de la Famille Potter, cent galleons.

Un plus petit sac en cuir rencontra ses doigts, étrangement lourd. Il l'en sortit, en faisant attention à ne pas bousculer les livres, et le tendit au commerçant, qui jeta un coup d'œil à l'intérieur et acquiesça. "Ça fera l'affaire. Maintenant tapote la malle avec ta baguette et donne ton mot-de-passe."

"Est-ce que je pourrais le changer plus tard ?"

Le commerçant sourit. "Futé, l'gamin. Oui, faut juste placer ta baguette ou ta main dessus et dire "changement de mot-de-passe", puis le vieux mot de passe, puis le nouveau.

Harry acquiesça avant de taper le couvercle avec sa baguette de frêne. "Magie."

L'homme renifla, amusé. "Bien. Maintenant, tu vois le bouton là ?" Il désigna un bouton placer au centre du devant du couvercle, entre les deux loquets. "Tourne le vers le compartiment qu'tu veux. Tu dois fermer et rouvrir le coffre pour changer de compartiment. Y en a que quatre d'apparents là, mais si ton place un doigt au milieu et réutilise le mot de passe, il t'ouvrir le compartiment secret."

Harry s'y essaya et ouvrit la section potion. Le commerçant lui montra les différents rangements disponibles, des cubbies et des procédés de confinements à foison pour une grande variété d'ingrédients, tous disposant d'un charme d'Expansion en fonction du volume, qui les fera s'étrécir ou grandir pour contenir la quantité de trucs qu'on plaçait dedans. Les réceptacles du haut se transformaient en kit de potion portable d'un coup de baguette- "Tu mets ça dans ton sac et t'as pas à trimballer tout ça jusqu'à la classe de potion," dit le commerçant avec un sourire- et il y avait de la place pour un chaudron au plus grand taille 3, avec une plateforme pour chaudron rétractable rangée dans le coin du bas. "Pour faire des potions en route, t'vois."

Le compartiment bibliothèque fascinait Harry ; il montrait trois rangées de livres tranche vers le haut, basé sur les lectures les plus récentes et les sujets liés, mais si il écrivait un mot de recherche sur un bout de parchemin, comme un titre, un auteur ou un sujet et le laissait tomber dans les bordures obscures de la bibliothèque, les étagères s'arrangeraient pour lui montrer ce qu'il voulait. Il ne pouvait pas attendre de la remplir et de jouer avec ces options et n'examina que très rapidement les autres compartiments, dont l'un paraissait plus que convenable pour contenir ses vêtements et l'autre était simplement un espace vide, comme l'intérieur très simple d'une malle Muggle normale. Il essaya le compartiment secret et y découvrit une organisation simple, basique, qui fera totalement l'affaire.

Il accepta de payer cinq galleons supplémentaires pour que le commerçant place des charmes anti-vol, poids-plume et de rétrécissement, et fit ajouter ses initiales (HRP), gravées en argenté au dessus. Sur un coup de tête, il acheta aussi un sac d'un gris charbon avec un charme d'Expansion Indétectable pour un usage journalier et étui à baguette en cuire charmé pour ne pas être remarqué qui s'attachait à l'intérieur de son bras d'arme. Le commerçant le salua d'un clin d'œil et Harry ressortit avec un coffre rétrécit dans sa pochette d'argent, sa poitrine baignant dans le genre de bonne humeur qu'il n'avait ressentit que rarement dans sa vie.

Il se rendit ensuite chez Twilfit et Tatting ; il était presque entré dans Chez Madame Malkin mais vit le garçon pâle et blond à l'intérieur et décida de choisir une autre boutique. Il était plus léger de trois-cents quarante-quatre galleons et dix-neufs knuts en sortant, mais Harry portait aussi des robes de sorciers d'été d'un gris clair au dessus d'une tunique violette, de pantalons noirs et de bottes en peau de dragon, avec une garde robe complète de casuel au formel, en passant par le scolaire dans sa malle, donc il considérait ça comme de l'argent bien dépensé. Particulièrement quand il aperçut son reflet dans la vitrine et manque presque de se reconnaitre, avec des vêtements à sa taille.

Harry tenta de lancer un sourire à son reflet. Il avait l'air un peu incertain, mais aussi indubitablement heureux.

Il n'avait pas eut le temps d'examiner ses sentiments envers son père pour l'instant, mais il était à peu près sûr qu'ils étaient dans le très négatif. Il devait gérer une mère-d'un-coup-héroïne, un frère jumeau, un père absent et négligent, et un tout nouveau monde dont il ne savait rien.

Malgré tout ça, il adorait être un sorcier.

Harry fit ce que son- ce que James avait suggéré, et se déplaça ensuite jusqu'à l'apothicaire. Il acheta deux des kits de potion pour première année et un de ceux pour sixième année, pour pouvoir faire quelques expériences, un chaudron basique, et une trousse d'instruments de potions de qualité moyenne. Il ne voulait pas sortir du lot en ayant des affaires de luxe, mais ne voulait pas non plus se priver de toute option possible. Ils avaient une section de ivres correcte, aussi, et puisqu'Harry supposait qu'ils auraient de meilleurs livres spécialisés ici qu'à la librairie, il en attrapa quatre qui avaient l'air intéressant mais à un niveau raisonnable pour quelqu'un sans expérience.

Il traina tout ça dehors, trouva un coin sombre à côté de la boutique, et rangea toutes ses affaires de potion avec précautions. Harry avait jeter un coup d'œil à certains de ses livres et se disait que faire des potions ressemblait un peu à cuisiner, sauf que ça pouvait t'exploser à la figure. Il avait hâte d'essayer. Il aimait cuisiner, quand il ne le faisait pas avec Tante Pétunia soufflant dans son cou, et il s'y débrouillait bien même avec Tante Pétunia qui lui soufflait dans le cou.

Il réfléchit à ce que James lui avait dit de faire, tenta de se rappeler s'il avait oublié quoi que ce soit, et relut la liste de matériel qu'il avait plié et rangée dans sa poche.

Télescope. C'est vrai. Il y avait eut une boutique avec beaucoup d'appareils qui semblaient être de précision un peu plus haut; il trouvera sûrement un télescope là-bas.

La boutique s'appelait Phénomènes, et elle sentait le métal. Harry fut fortement rappelé la fête d'Halloween à thématique steampunk à laquelle il avait été trainé avec Dudley une fois, sauf qu'ici rien n'était faux. Ça aurait été un bordel confus et chaotique si ce n'était pour un étale sur le côté étiqueté HOGWARTS en lettre brillantes. Il se dirigea directement dans cette direction et attrapa un télescope pour première année standard.

"Hogwarts, toi aussi ?"

Harry se tourna. "Heu- hey, ouais."

Il se décala pour que l'autre enfant, un garçon un peu plus grand qu'Harry aux cheveux marrons sable et aux yeux noisettes intelligents, puisse atteindre les télescopes.

"Theo Nott," dit l'autre garçon, passant son télescope dans sa main gauche et présentant sa droite.

"Harry Potter," répondit Harry en la serrant.

Les yeux de l'autre garçon s'étrécirent. "Un quelconque lien avec Julian Potter ?"

"C'est mon jumeau."

"Je ne savais pas que l'Enfant-Qui-a-Survécut avait un jumeau," dit Nott, avec juste une touche de raillerie sur "l'Enfant-Qui-a-Survécut" qui poussa Harry à l'apprécier immédiatement.

"Jusqu'à ce matin, moi non plus," dit Harry. "J'ai été élevé par des muggles."

Les sourcils de Nott s'arquèrent. " Vraiment ."

Harry haussa des épaules. "Je suppose que je vais avoir beaucoup de retard à rattraper..."

"Nah," dit Nott, continuant à donner un regard appréciateur à Harry. "Il y a plein d'élèves qui sont né-muggles et qui n'avaient jamais entendu parlé de magie avant de débarquer. Ils s'en sortent bien. Au niveau du travail à la baguette en tout cas, la plus grande partie du temps ils n'ont aucune idée de comment agir par rapport à la culture ou aux politiques sorcières." Il roula des yeux. "Tu devrais t'en sortir. Vieille famille comme les Potters- j'suis sûr que tu as plein de magie."

"Je lirai sur la culture alors," dit Harry, se faisant une note d'acheter des livres sur le sujet à son prochain arrêt.

"Pas une mauvaise idée. Comment c'était, avec les muggles ?" fit Nott, un éclat faisant une subite apparition dans ses yeux. "Je n'ai jamais vraiment passé de temps dans la partie Muggle de Londres."

"Ça allait, je suppose," répondit-il lentement. Il ne pensait pas qu'il voulait que tout le monde et sa grand-mère soit au courant des Dursleys et de comment ils l'avaient traité. "Je veux dire... Ma mère était née-muggle. J'ai grandis chez sa sœur -ma tante." Il haussa des épaules. "Elle, son mari et mon cousin n'étaient -ne sont- pas géniaux. Mais l'école était cool." Harry marqua une pause. "Tu n'as jamais vu de film, si ?"

"De quoi ?" répondit Nott.

Harry le fixa un moment. "C'est- okay, c'est assez bizarre, mais bref. Je sais pas. Ils ont beaucoup d'avancées technologiques que les sorciers n'usent apparemment pas." Il regarda en direction du plafond, qui était éclairé par des lumières magiques placées comme des constellations. "L'électricité, par exemple."

Nott inclina la tête. "Qu'est-ce que c'est ?"

"Heu- c'est comme- en simple, de la foudre," fit Harry, tentant de se souvenir de ce qu'il avait appris pendant ses classes de sciences. "On- ils- produisent de l'énergie à parti d'eaux en mouvement, ou de combustion, et ensuite ils le tournent en la même chose que l'énergie présente dans la foudre et ils l'utilisent pour faire fonctionner leur maisons et d'autres trucs.

"Intéressant," réfléchit Nott. "Je suppose qu'ils doivent compenser d'une manière ou d'une autre pour leur absence de magie. Ça me rendrait fou."

"J'ai passé moins d'une journée à savoir à propos de tout ça et je ne peux pas m'imaginer l'abandonner," acquiesça Harry avec ferveur. Il n'était pas certain de ce qui le rendait aussi volubile chez l'autre garçon, puisqu'il était d'habitude plutôt silencieux, mais il pensait prudemment qu'il aimait bien Nott.

Nott eut une expression étrange. "Le frère de l'Enfant-Qui-a-Survécut, grandissant muggle... La presse deviendrait folle."

Harry se tendit.

Nott rit et se dirigea vers le comptoir, Harry sur ses talons. "Oh, calme toi, je ne sous-entendais pas- j'vais pas aller jaser." Son visage pris une expression rêveuse. "Juste, oh, pense au drama."

"Ce serait scandaleux," admit Harry, payant pour son télescope. Nott fit de même, et le fourra dans un sac pendant qu'Harry se penchait pour ranger le sien dans le compartiment standard de son coffre.

Ils ressortirent, clignant des yeux, dans la rue. Harry lança un regard de côté à Nott, réticent à abandonner la compagnie de l'autre garçon si aisément, mais ne sachant pas vraiment comment gérer tout le concept de... d'amitié.

"Je vais à la librairie," fit Nott avec aise. "Toi ?"

Apparemment, on s'y prenait comme ça. "Pareille, en fait."

Nott lança à Harry un sourire qui lui rappela celui qu'il voyait parfois dans le miroir. "Excellent."

Ils errèrent le long de Diagon Alley. Nott posa beaucoup de question à propos des muggles et Harry fit de son mieux pour y répondre avant de tourner la conversation et de poser des questions sur Hogwarts.

"C'est une des plus anciennes écoles de sorciers au monde," dit Nott avec une fierté visible. "Et une des meilleurs. Je dis "une des" parce que les exigences ont plutôt baissées ces vingt dernières années, grâce à notre principal du moment, qui est moins intéressé dans l'école et plus dans les politiques." Encore une fois, ce soupçon de raillerie.

"C'est celui qui s'appelle Dumbledore," dit Harry.

"Exacte."

"Un nom ridicule," murmura Harry.

Nott souffla, amusé. "J'peux pas nier celle-là. Dans tous les cas, les classes de bases sont la transfiguration -tourner quelque chose en quelque chose d'autre- les charmes -les sorts "de base"- potions, qui s'explique tout seul- botanique, même chose -Défense Contre les Force du Mal, qui est plus au moins une blague parce qu'aucun professeur ne dure plus d'un an, plein de gens pensent que le poste est maudit- histoire de la magie, une autre blague, c'est enseigné par un fantôme et ma cousine, Roxanne, dit qu'il serait capable de faire s'endormir une brique- et astronomie, ce pour quoi on a les télescopes."

Harry cligna fortement des yeux, tentant d'enregistrer tout ça. Ça paraissait faire beaucoup de travail, mais du travail amusant.

"Pas de maths ou d'écriture ?" demanda-t-il, incertain.

"On écrit beaucoup d'essais," dit Nott. "maths- mathématiques ? Comme l'arithmétique ?"

"Ouais, mais l'arithmétique c'est comme... des maths de base," dit Harry. Il avait assisté à des session de soutien en maths pendant des années à la bibliothèque, à cause de l'ennuie. Il n'adorait pas le sujet mais la délimitation claire, oui ou non , vrai ou faux , l'attirait.

"Huh. Ça doit être un truc de muggle. Ça ne fait pas parti des classes principales, mais ça ressemble à l'arithmétique -tu peux prendre ça en troisième année- c'est plus ou moins ressemblant ?" Nott fronça des sourcils, peut-être parce que les muggles avaient quelque chose que les sorciers, eux, n'avaient pas.

"Et comment les dortoirs sont organisées ?" fit Harry.

Nott grimaça. "Hé bien, selon Roxanne, tu dois partager une chambre avec certains des autres enfants de ton année, en fonction de combien il y en a."

"Mais on a des lits ?" vérifia Harry.

Nott lui lança un regard étrange. "Pourquoi est-ce qu'on aurait pas de lit ?"

Harry réalisa son erreur et rougit, détournant le regard. "J'ai, uh. J'ai vécu dans un placard sous l'escalier dans... la maison de mon oncle et ma tante," admit-il. "J'avais juste un matelas sur des planches. Partager une chambre ne me gêne pas."

Nott eut l'air furieux mais Harry garda simplement sont visage vide d'expression et continua d'avancer jusqu'à ce que l'autre garçon hausse les épaules et se lance dans une description des dortoirs de sa cousine dont elle lui avait parlé dans une lettre, tandis qu'Harry se bataillait avec la chaleur soudaine qui venait du fait de voir quelqu'un se mettre à ce point en colère pour lui par rapport au placard.

Harry avait su que c'était une mauvaise manière de traiter un enfant. Pendant des années. Mais le savoir et le savoir étaient deux choses différentes.

"Et- oh, tu ne connais pas les maisons, pas vrai ?"

"Maisons ?" dit Harry, se sentant assez stupide.

"Ne te sens pas stupide," fit Nott. Harry rougit à nouveau ; l'autre était bien trop perceptif. "Personne ne peut s'attendre à ce que tu connaisse ces choses. Il y en a quatre, tu te fais classer en fonction de tes valeurs, en gros. Hufflepuff, ils louent la loyauté, le fair play, travailler dur, l'honnêteté. N'embête pas un Puff, tu aura la maison entière près à te dévorer vivant. Les Ravenclaws louent la créativité, l'intelligence, la présence d'esprit. Ils sont stéréotypé à "la maison intelligente" mais Rozanne m'a dit qu'ils rendent la moitié des professeurs fous avec des questions qui sortent de nul part et des devoirs qu'ils n'ont pas fait parce qu'ils ont été distraits et sont restés debout toute la nuit pour rechercher un quelconque charme obscure. Ils sont brillants, par contre. En général ils ne garde pas rancune et ne s'implique pas dans les conflits, mais ils se chamaillent avec les Hufflepuff et quand les Claws font une blague ou n'importe quoi, apparemment c'est toujours vicieux, intelligent et compliqué. Puis il y a les Gryffindor, la maison des braves, nobles et chevaliers." Nott roula des yeux. "En se basant sur les Gryffs que je connais, et ce que Roxanne a dit, ils sont une bande d'idiots impulsifs imprudents. Facile à berner. Mais je suppose qu'ils ont leurs intérêt. Et finalement, Slytherin. La meilleur maison." Il lança un sourire en coin à Harry. "Slytherin est la maison de l'astuce, de l'ambition et de l'ingéniosité. C'est là où j'espère aller. Slytherin a une réputation pour produire des tas de sorciers Noirs, ce qui je suppose est plus ou moins vrai, mais les autres maisons ne sont pas en reste. Slytherin et Gryffindor entretiennent une rivalité depuis très longtemps. Apparemment les parties de Quidditch entre ces deux là sont folles."

"D'accord," dit Harry, pensant secrètement que Slytherin et Ravenclaw avait l'air intéressants, et qu'il serait prêt à parier l'intégralité de son compte d'épargne que James était un Gryffindor. "Quidditch. Est-ce que tu peux m'expliquer ça un peu plus ?"

"Je- tu sais quoi, je peux juste te recommander des livres sur le sujet ?" demanda Nott. "Franchement, ce n'est pas ma passion."

"Pas de problème," dit Harry. "Pile au bon moment, regarde- on y est."

Nott maintint la porte ouverte pour Harry. "Mon Seigneur Frère de l'Enfant Qui a Survécut," fit-il avec un sourire moqueur, mais qui n'était pas mauvais, plus comme s'il invitait Harry à partager la blague. Harry lança un sourire narquois en retour et passa entre les portes avec autant de drama qu'il pouvait en créer, prenant sa taille et son allure frêle en compte.

Nott le suivit à l'intérieur, riant silencieusement.

Ils passèrent les rayons de livres pour les premières années de Hogwarts, récupérant leurs livres et, pour Harry, une réserve de plumes, encre de carnet de note reliés cuire et de parchemin. Nott se plaignit d'à quel point les livres étaient basiques et Harry découvrit, à sa plus grande joie, que sa nouvelle connaissance-peut-être-ami partageait son amour des livres.

"Oh tu n'as pas idée d'à quel point c'est un soulagement,' annonça Nott quand Harry admit qu'il avait attendu avec impatience de pouvoir dépenser une grande somme d'argent dans la boutique de livres toute la journée. "Tous les autres enfants de mon cercle de connaissance sont insupportables dans leur refus de lire. A te rendre fous."

"J'ai passé beaucoup de temps dans une bibliothèque publique en grandissant," fit Harry. "J'adore lire."

Nott eut l'air curieux, et ensuite Harry dût passer dix minutes à répondre à des question sur les bibliothèque publique et comment elles fonctionnaient tandis qu'ils épluchaient les étagères. Au bon d'un moment, par contre, Nott fut distrait par les livres et ils tombèrent dans un silence confortable. Harry trouva un recueil de charmes massif listé par ordre alphabétique, un livre de théorie sur la transfiguration que Nott indiqua comme sec mais très utile pour comprendre les concepts sous-tendant la discipline, un duo de livres de potion intéressant, et s'arrêta ensuite avec un sourire quand il vit la grande section labellisée "Self-Défense".

"Intéressé par les sorts d'attaques, hum ," fit Nott avec un sourire.

Harry acquiesça, laissant ses doigts trainer au dessus de Se Défendre Sois-Même, sa Famille, et ses Possessions.

"Oh, tu sera juste à ta place chez Slytherin. Viens, je vais t'en recommencer certains. Pas ça," Nott lança un regard décapant au livre qu'Harry considérait, "c'est juste des stupidités de peureux approuvées par le ministère sur les réponses passives."

Il chargea Harry de neuf livres sur la défense personnel, la magie offensive, les sorts de protections, les sorts de garde et les sorts d'alarme. Harry ne pouvait pas attendre de se plonger dans ceux-là. S'il avait eut accès à ces trucs des années plus tôt, il aurait pu se protéger contre Dudley et tous les autres ; il aurait pu empêcher Tante Pétunia et Oncle Vernon de lui donner les cicatrices qui couvraient son dos et ses épaules et ses bras. Dans le monde sorcier, juste faire de la magie n'était pas un avantage en soit, puisque tout le monde pouvait le faire. Donc il devait juste s'assurer d'être un des meilleurs pour être sûr que personne ne lui fasse du mal à nouveau.

Harry n'était pas assez naïf pour penser que le harcèlement et les préjudices se limitaient au monde des muggles.

Nott décida d'abandonner sa propre recherche de livre et sembla apprécier guider Harry à travers la boutique et les divers sujets. Il indiqua quelques bons livres sur la culture sorcière, l'histoire, l'étiquette, la loi, et la politique ; Harry acheta tout ce que Nott lui recommanda et plus encore. Il prévoyait de passer la plus grande partie de son été à lire et il avait beaucoup de choses à rattraper.

Ils se penchèrent sur l'étagère de sujets divers en dernier. Harry se saisit de deux livres sur les traditions concernant les baguettes et leur création pour tenter de savoir s'il devrait utiliser la baguette de frêne ou de houx plus que l'autre, et les ajouta à son panier.

Un livre sur des aspects inhabituel de la magie attira son attention. Harry l'attrapa et le tourna vers lui. "Qu'est-ce qu'un animagus ?" demanda-t-il.

Nott s'appuya contre une étagère et fit rapidement le tri dans quelques livres placer sur un bout de table. "Quelqu'un qui peut se transformer en animal à volonté," répondit-il absentement. "C'est... forme différente... de self-transfiguration. Pas aussi dangereuse -une fois que tu l'as maitrisée en tout cas- et c'est beaucoup... plus simple à contrôler. Ridiculement dur à faire, par contre."

Harry fouilla dans sa pochette d'argent et en sortit le petit livre qu'il avait trouvé dans la chambre forte de la famille Potter, à moitié dissimulé sous les étagères. La Transformation en Animagus.

"Où t'as trouvé ça ?" demanda Nott d'un ton tranchant.

Surpris, Harry leva les yeux. Il avait cru l'autre garçon trop perdu dans ses propres lectures pour remarquer, mais apparemment non. "Heu- pourquoi ?"

Le regard de Nott se fixa à nouveau sur celui d'Harry. "C'est... pas totalement légal."

"Soit c'est légal, soit ça ne l'est pas," dit Harry, rangeant le livre dans le sac en lançant un regard renfrogné à Nott.

Celui-ci haussa des épaules. "Ce n'est techniquement pas illégale de le posséder , mais c'est illégale de l'imprimer, le copier, ou l'acheter. C'est aussi illégal d'être un animagus sans t'enregistrer au ministère de la magie. Tu recevrais un peu... d'attention négative si tu étais vu avec ça.

"Merci pour l'avertissement," fit Harry sèchement, n'appréciant pas que l'autre garçon gagne de l'influence sur lui. Il devra vérifier que même une recherche surprise de ses affaires ne laisse personne découvrir le livre. Il ne connaissait pas les droits à une vie privée dans élèves.

"Ton secret est sauf avec moi," dit Nott, puis il pausa, son sourire joueur tournant pensif. "Tant que tu me promets de me faire participer si tu utilises un jour ce truc pour t'apprendre l'animagery."

Harry s'interrogea sur le partit pris de l'autre qu'Harry serait partant pour faire quelque chose d'illégal -un partit pris entièrement correct, mais quand même un que la plupart des gens ne feraient pas- et la volonté de Nott de participer.

Il glissa le livre sur les talents magiques peu communs dans son panier. "Marché conclus."

L'autre garçon acquiesça sèchement et promena un regard autour de la boutique. "Je pense en avoir finis ici.

Harry regarda autour de lui. D'une façon ou d'une autre, bien que Nott avait sembler passer la majorité de son temps à aider Harry à choisir des livres, le panier de Nott était presque aussi plein que celui d'Harry. Heureusement que les paniers en question possédaient des charmes d'expansion et de poids plumes, donc aucun des garçons n'eut de problème à porter ou équilibrer leur achats conséquents.

Entre eux deux, ça prit bien dix minutes avant qu'ils ne paient pour tous leurs achats. Nott feuilleta un livre qui semblait traité de magie aquatique pendant qu'Harry trouvait un coin de la boutique près de la section Lois Sorcières Pré-Romaines, qui était petite et horriblement poussiéreuse, pour ouvrir son coffre et y ranger ses livres. Cacher de Nott par le couvercle de son coffre, Harry déballa sa baguette de houx et la plaça dans son étui, avant de ranger celle de frêne et les livres qu'il avait pris du coffre des Potters dans le compartiment secret.

Trente secondes plus tard, le coffre rétrécit était rangé dans son sac à dos gris avec ses immondes habits muggles, qui ne restaient avec lui que le temps qu'il trouve un moment de calme et de solitude pour les brûler.

"Est-ce que tu as une chouette ?" demanda soudain Nott alors qu'ils quittaient la boutique. "Si tu es partant, bien sûr, j'aimerai t'écrire. On a encore un bon mois avant que l'école ne commence."

Harry le fixa un moment. "Chouette ?"

"Ah, pardon. Chouettes postales*." Nott se tordit le cou, puis désigna quelque chose du doigts ; Harry protégea ses yeux du soleil et plissa des yeux pour voir un grand oiseau brun faire des cercles descendants en direction d'une boutique près de Gringotts avec quelque chose attaché à ses jambes. "On les utilise pour le courrier. Les premières années ont le droit à une chouette, un crapaud ou un chat." Il sourit en coin. "Plein de gens brisent cette règle ; tant que c'est petit et inoffensif et que tu es un peu discret à ce sujet, les professeurs tournent les yeux. Ce qui veut dire, plein de Slytherins et de Ravenclaws brisent cette règle, parce que les Hufflepuff font plus attention au règlement et les Gryffindors sont aussi subtils que des pierres."

Harry sourit. Il n'aimait pas rire, en règle générale ; c'était un peu plus expressif que ce qu'il n'aimait être. Mais il pensait que Theo Nott n'était pas le genre de personne à s'offenser ou être irrité par le silence, ou Harry restant réservé. Ce qui était un soulagement.

"J'aimerai bien," dit-il. "Écrire, je veux dire."

"Oh, bien," dit Nott. "Je vais avoir besoin d'un partenaire d'étude et tu as l'air d'un type bien."

Harry lui lança un regard en coin. Il se sentait assez confortable autour de Nott maintenant pour le titiller un peu. "Même si je suis chez les Gryffindors ?"

Nott soupira bruyamment. "Je suppose que je pourrai faire une exception dans la rivalité entre les Slytherins et les Gryffindors. Tant que tu ne te transforme pas en imbécile téméraire."

"Je pense que je peux faire ça," fit Harry. "Je doute que je finirai Gryffindor de toute façon, selon ce que tu m'as dit."

Nott sourit d'un air suffisant. "Exactement ce que je pensais."

Harry hésita. "Je- est-ce que tu sais dans quel maison était mon père ?"

"Oh, Gryffindor, bien sûr," dit Nott. "Tes deux parents. J'imagine que ça causera un certain scandale si le jumeau du parfait Gryffindor, fils du couple du couple de parfaits Gryffindors, se retrouvait chez les Slytherins. Où est ton père de toute façon ?

"Il avait... des trucs au boulot," fit Harry. "C'est un auror ?"

"Ouais, les représentants de la loi sorciers. Chef auror." Nott sembla lutter pour contenir une grimace ou s'empêcher de rouler des yeux. "Un des plus jeune a gagner la position."

Harry remarqua le choix de mots. "Gagner ? Pas tenir ?"

"Il est nouveau," fit Nott. "Promu il y a un an et demi. Il y a des paris sur le temps qu'il va tenir. Ne lui dit pas, je suis à peu près sûr qu'il n'est pas au courant. C'est as exactement... les gens avec lesquels il passerait du temps."

Harry considéra Nott du regard, yeux étrécit. Il avait remarqué plusieurs choses au fil du temps, et il était à peu près sûr qu'il y avait quelque chose concernant les politiques des sorciers que Nott ne lui disait pas. "Pourquoi est-ce que j'ai l'impression que ta famille et la mienne ne s'entendent pas ?"

"Parce que tu es bien trop observateur," répondit Nott en fronçant des sourcils.

Harry réfléchit. "Glaces ?" De son expérience très limité, c'était dur de rester irrité en mangeant de la crème glacée.

"Ouais. Je vais expliquer celle là autour d'une glace.

Harry pris un bol simple. Nott commanda une sorte de truc massif qui ressemblait à une crise de fois n'attendant que de frapper et en mangea la moitié avant de ralentir assez pour parler.

"Donc, il y a cette situation," commença-t-il avec un air déterminé. "Dans la guerre que- dans laquelle tes parents ont participé-"

"Qui a tué ma mère," interrompit Harry. "Celle où Vol-, pardon, Tu-Sais-Qui a tenté de tuer mon frère et ça l'a tué lui et tout le monde en a fait des caisses."

Nott émit un reniflement amusé. "Ouais, ça. Pardon. C'est pas drôle. Mais ton résumé l'était. Bref... Le gros problème pendant la guerre était que les vieilles familles de sang-purs n'aimaient pas que le ministère viennent et nous disent quoi faire et comment le faire. Il y avait aussi beaucoup de croyances de puristes -en gros que les muggles sont des animaux inférieurs, que les sorciers devraient diriger le système par droit de force et de supériorité, et que les sorcières et sorciers nés-muggle sont inférieurs au moins, des usurpateurs à torturer et tuer au pire, en fonction de à qui tu demandais."

Harry se sentit virer un peu au vert. Il perdit soudain de l'intérêt pour sa glace. "Et... est-ce qu'il y a... un fond ? Est-ce que les nés-muggles sont généralement moins forts, magiquement parlant ?"

"Pas de ce qu'on peut mesurer," dit Nott, poignardant vicieusement sa crème glacée. Il ne semblait pas vraiment satisfait, probablement parce que la crème glacée a tendance a être douce et donc pas très satisfaisante à poignarder. "Ça avait été crée comme excuse pour le débat sur la culture. En gros que la culture sorcière commence à s'éroder à cause de l'afflux de né-muggles qui ne connaissent pas nos coutumes et nos traditions, et plus important, n'essaient pas de s'intégrer du tout. Mes parents sont dans le second camp. Tu-Sais-Qui a débarqué et a construit sur cette peur et soit lavé le cerveau, soit terrifié, soit convaincu pleins de gens de le suivre. Il était partit dans cette croisade de renverser-le-ministère-tuer-les-né-muggles-et-régner-sur-les-sales-muggles. Seuls, ses partisans n'auraient pas été vraiment dangereux en l'état. Avec lui... La victoire fut serrée. Et même là, le dénommé côté de la Lumière n'a gagné que parce qu'un bébé a triomphé de la malédiction de mort et personne n'arrive a comprendre comment."

"C'est mon frère, donc," fit Harry, pas certain de ce qu'il devrait penser de son frère étant une célébrité.

"Yep. En fait, je suis surpris que personne ne soit venu pour te serrer la main ou demander un autographe," dit Nott. "Peut-être les yeux. Ceux de ton frère son marrons. Ou l'attitude ; il est bruyant et totalement impossible a manquer. Ce qui me fait penser, tu as passé la journée à plisser des yeux ; est-ce que tu dois aller faire corriger tes yeux ?"

3Peut-être. Donc, le côté de la "Lumière" a gagner," pressa Harry, qui ne se sentait pas de faire une tangente sur la Potter Sitcom pour l'instant.

"Ouais, et ensuite... un groupe de partisans de Tu-Sais-Qui a utilisé ce qui fut appelé la Défense de l'Imperius. Il y a ce sort de contrôle de l'esprit appelé Imperius et beaucoup d'entre eux ont prétendus qu'ils étaient affectés. Presque impossible à prouver d'un côté ou de l'autre, puisque le veritaserum -potion de vérité- n'avait pas encore été inventé."

Harry pouvait voir où ça allait. Nott ouvrit la bouche juste au moment où une voix bruyante coupa l'air de l'espace aménagé du vendeur de glace.

"Harry !"

Harry sursauta tellement fort qu'il renversa presque sa glace, des souvenirs de Vernon, de sa voix bruyante et énervée, de poings levés-

Mais Oncle Vernon ne l'avait jamais appelé par son prénom.

Il cligna des yeux pour se débarrasser des images et se concentra sur son père, qui traversait le patio d'une démarche colérique.

"Merde," murmura Nott. "Potter, je devrai y aller-"

Il était à moitié debout quand James arriva à leur table. "Harry," fit James entre ses mâchoires serrées. "On doit y aller."

Harry fronça des sourcils dans sa direction. Il ne voulait pas aller où que ce soit avec quelqu'un qui ressemblait à ça. Des adultes en colère signifiaient des battues. Et James n'avait pas semblé le genre avant, mais sa colère soudaine était inquiétante, et sa mère Lily était le sœur de Pétunia, ce qui voulait dire- ce qui voulait dire que peut-être Pétunia n'était pas l'exception dans sa famille, peut-être que sa mère n'était pas plus gentille, et quelqu'un qui n'est pas gentil a tendance a attirer d'autres personnes qui ne le sont pas, Harry savait ça-

Ce qui signifiait qu'il n'avait aucune assurance que James Potter était une meilleur personne que Vernon Dursley. Juste meilleur à cacher son côté désagréable.

"Je n'ai pas fini," fit-il aussi poliment qu'il le pouvait. "J'aimerai terminer ma glace."

James s'assit avec raideur, lançant un regard noir à Nott.

"Je peux partir," dit Nott, semblant admirablement ennuyé et sans préoccupation. "J'ai a peu près finis. Ravi de t'avoir rencontrer, Potter."

"De même," répondit Harry en regardant son premier allié précaire s'éloigner pour rendre le bol de glace à la boutique.

James se tourna immédiatement vers lui.

Harry s'écarta vivement, plaçant ses épaules en avant. Puis il se força à se détendre- ils étaient en publique ; James ne pouvait rien lui faire ici.

Quand il leva les yeux de sa glace, il vit quelque chose d'autre sur le visage de James : de l'horreur. Choque. Culpabilité.

"Harry," fit-il, sa voix soudain beaucoup plus douce. "Je sais... que c'est un sujet sensible et que tu n'as aucune raison de me faire confiance. Mais... est-ce que les Dursleys te frappaient ?"

Harry serra les poings sous la table et laissa un peu de sa colère toucher son visage. (Ce qu'il ne savait pas était que, lorsqu'il leva la tête, ses yeux brillaient presque, et de la même teinte de vert que la Malédiction de Mort.)

"Poings," dut-il. "Principalement. Oncle Vernon aimait beaucoup sa ceinture. Parfois avec un anneau décoré. Tante Pétunia a cassé un balais sur mon dos quand j'avais neuf ans. Et m'a frapper sur la tête avec une poêle à frire quand j'en avais sept." Avec chaque mot, il regardait le couteau tourner dans la plaie, les yeux de James devenir juste un peu plus vides. De quoi supposer que James n'allait pas abuser physiquement un enfant. Ou peut-être juste qu'il ne voulait personne d'autre abusant son enfant.

Dans tous les cas, blesser son père comme ça- c'était agréable.

Mais il n'avait pas à tout dire. Alors Harry garda d'autre chose pour lui- l'absence de nourriture comme punition, parfois jusqu'à deux semaines a rester bloquer dans le placard avec seulement un accès limité aux toilettes, le travail forcé, les os brisés à peine traités. Tout ça pourra servir de munitions un autre jour, et il n'avait pas besoin de balancer toute son enfance tordue en plein jour d'un coup.

Il se força à relaxer ses mains, ternir ses yeux, et retourna à sa glace.

James prit une grande inspiration. "Harry, Je suis- je suis désolé. Je n'en avais aucune idée. Je te le jure, si j'avais su-"

"Mais tu ne le savais pas," dit Harry aussi légèrement qu'il le pouvais. "C'est sans importance maintenant." Il prit une autre cuilléré, et quand James ne dit rien d'autre, décida qu'il préférait en parler en publique, parce que la plupart des gens se retenaient plus en publique. "Pourquoi est-ce que tu étais aussi énervé ?"

"Est-ce que ce- garçon t'as dit son nom ?" dit James.

"Oui. Theo Nott."

"Son père est un Death Eater."

Harry marqua une pause, et quelques choses s'alignèrent. "Un de ceux de Tu-Sais-Qui ?"

James fronça des sourcils. "Comment tu sais ça ?"

Harry haussa des épaules.

"Oui, un des partisans de Tu-Sais-Qui," dit James. "Il a dit pendant son procès qu'il avait été sous contrôle mental, pas eut de rétribution." Donc c'est ça que Nott ne voulait pas me dire. Peut pas l'en blâmer. "Que des mensonges, bien sûr. Il n'a pas été le seul. Je ne veux pas te voir t'associer avec son fils, Harry."

Harry se concentra sur sa glace pour gagner du temps. Il n'était pas près à abandonner le seul contact qu'il avait avec ceux de son âge, mais il ne voulait pas n'ont plus pousser sa chance. Il n'y avait aucun intérêt à déclencher une dispute avec son père aussi tôt.

Il se fixa sur : "Il a été gentil avec moi. On a acheté nos livres ensembles. Il m'a parlé d'Hogwarts."

"Qu'est-ce qu'il t'as dit ?" dit James, assumant clairement que Nott ne lui aurait que parlé de ses préjudices.

Harry réprima un sourire. "Que c'est une des plus anciennes et meilleures écoles de sorciers du monde, bien qu'elle soit descendue dans le classement en terme de résultats pendant les vingt dernière années. Il y a quatre maisons. Pas mal de sorciers Noirs sortent de Slytherin. Hufflepuff est la loyauté et l'équité, Slytherin l'ambition et l'astuce, Ravenclaw la créativité et l'intelligence, Gryffindor la noblesse et la bravoure. Elles s'affrontent au Quidditch, on dort dans des parties séparées du château et on va en classe avec nos camarades de maison."

James cligna des yeux. "C'est... globalement vrai."

"Globalement ?" demanda Harry.

James fronça des sourcils. "Okay, complètement vrai. Mais écoute, Harry- Tiberius Nott est un oiseau de mauvaise augures. Il est totalement possible qu'il ait demandé à son fils d'être gentil avec toi ou Julian pour se rapprocher de vous et vous blesser."

"J'en doute," dit Harry. "Puisque personne ne savait que j'existai jusqu'à ce matin, et la majeur partie du monde sorcier n'en a toujours probablement aucune idée.

"Bon point," dit James, sourcils toujours froncés.

"Il a l'air d'être un chic type," fit Harry, observant son père avec attention. Il ne pouvais pas juste crier Je vais être poli avec lui et tu ne peux pas me dire ce que je devrai faire ! sans lancer une disputer dont il n'avait pas besoin. "Il a dit qu'on devrait étudier ensemble, peut importe dans quel maison on fini. Et m'a demandé s'il pouvait m'écrire avant que l'école ne reprenne."

James laissa un soupir lui échapper. "Je suppose que te contenter d'écrire ne peut pas faire de mal. En parlant de ça, tu vas avoir besoin d'une chouette."

"Ah, c'est vrai," fit Harry. "Les chouettes. Nott en avait parlé. Vous utilisez des oiseaux pour faire passer le courrier ? Ça a l'air très lent."

James agita sa baguette, et le bol vide d'Harry flotta jusqu'au chariot pour vaisselle salle. "C'est beaucoup plus efficace qu'il n'y parait. Les chouettes ont dans leurs veines une magie qui remonte à des siècles. Les muggles ne remarquent pas, mais quand elles passent du temps autour de sorciers et de magie, elles deviennent plus intelligentes et plus rapides, plus aptes à survivre. Les faucons et les éperviers, aussi. Ils sont moins communs, par contre. Je suppose que tu veux un oiseau ?"

Haussement d'épaule de la part d'Harry. "Ça a l'air utile."

"Le sont certainement," fit James avec un sourire. L'expression n'était pas aussi chaleureuse ou large que tout à l'heure, mais il semblait avoir fait la paix avec la rencontre avec Theo Nott, ce qui était un soulagement. Harry continuerai quand même de le regarder de près. "Julian a déjà une chouette des neiges. Il l'a appelée Ghost."

Harry décida de ne pas prendre de chouette des neiges.

L'Empire d'Eylops était sombre et sentait vaguement le moisis, bien que pas d'un façon négative. Des bruissement et des ululement et des cris bas sonnaient en écho dans l'espace. Harry vit plusieurs autres enfants d'environ son âge et les évita tous, désormais plus informé de sa célébrité, et des l'impacte que son frère et donc Harry avait sur les gens, il n'était pas sur le point de déclencher une scène dans l'animalerie.

Il ressortit une demi-heure plus tard avec la cage d'une jeune femelle faucon Taita. L'oiseau semblait intelligent et rapide, avec une tête, un dos et des ailes noires, une poitrine et un ventre beige, et quelques tâches orange au niveau de sa tête et son cou. Ses yeux étaient clairs et brillants et son bec paraissait vicieux et acéré. Harry repensa à sa phase de mythologie Grec d'il y a quelques années et se dit qu'il voulait la nommer Alekto, d'après l'une des trois Furies de la juste sentence. Sauf qu'il devrait probablement le changer en Alekta pour que l'origine du nom soit moins évidente.

Puis Harry mentionna à James que sa vision n'avait pas été vérifiée depuis un moment, et James le traina chez un optométriste sorcier. Harry lutta contre la panique pour les quelques minutes qu'il passa sans ses lunettes pendant que l'optométriste testait ses yeux. Il haïssait être vulnérable comme ça, le monde entier était flou et sa perception de la profondeur disparaissait complètement. N'importe quoi pouvait lui arriver.

Il récupéra ses lunettes avec soulagement une fois terminé.

Tu peux soit récupérer une nouvelle monture, soit garder celle-là et la réparer," dit la sorcière, les yeux sur l'endroit où ses lunettes étaient brisées et maintenues ensembles avec du scotch. Harry toucha le scotch -Dudley les avait cassées quelques jours plus tôt et Harry n'avait jamais réussi à réparer des choses cassées. Il serait prêt à parier qu'il y avait un sort pour ça et se promit de bientôt l'apprendre.

Il lança un coup d'œil à James, qui portait aussi des lunettes rondes, et se demanda s'il devrait prendre la même forme pour manipuler son père... ou une forme différente pour sa propre satisfaction.

Vas pour du rectangulaire.

Harry choisit une monture avec une forme rectangulaire de métal solide et les tandis avec son plus meilleur sourire reconnaissant.

La sorcière sourit en retour. "Je vais être dans le fond une minute," dit-elle, avant de se diriger par là, probablement pour transfigurer ou remplacer magiquement les lentilles, devina Harry.

"Quand est-ce que tu t'es fait examiner pour la dernière fois ?" demanda James doucement.

Harry y réfléchit un moment.

"Il y a cinq ans."

Les lèvres de James se pincèrent mais il ne dit rien de plus.

Harry commença à lui poser des questions à propos de l'école juste pour passer le temps. James semblait aimer parler, donc ça tombait bien. Il se rendit rapidement compte que la description des maisons de Theo était beaucoup moins biaisée ; James décrivit Slytherin comme "la maison des serpents sournois et traitres," les Ravenclaws comme "des rats de bibliothèque sans espoir," les Hufflepuffs comme "sympas, mais assez ennuyant," et Gryffindor comme "le top du top, où les braves et justes vont."

Harry ne souligna pas que "justes" ne voulait pas toujours dire "avoir raison".

Il fut soulagé quand la sorcière revint avec ses nouvelles lunettes. Et encore plus quand il les enfila et ce fut comme s'il ouvrait les yeux pour la première fois.

"Je peux voir," lui échappa, ayant oublié le temps d'une seconde d'être réservé et indépendant.

James rit. "Tu peux certainement. Un sentiment agréable, hein ?"

Harry acquiesça et lui lança sont sourire le moins réservé jusqu'à maintenant. Il avait besoin que son père l'aime. Au moins jusqu'au moins prochain.

"Ton coffre est dans ton sac, je suppose ?" dit James. "J'aime tes nouveaux vêtement, au passage. Tu ressemble a un jeune sorcier très propre sur lui. Bien plus ordonné que Jules, c'est certain !"

"Merci," dit Harry. "Et- ouais, il a un charme de rétrécissement."

"Parfait." James paraissait soudain peu sûr de lui. Il tentait de le cacher, mais Harry avait passé des années à observer les Dursleys pour un indice d'émotion qui indiquerait qu'il avait besoin d'être ailleurs, et James n'était clairement pas assez subtile. "Rentrons à la maison, ouais ? Je suis sûr que tu dois être excité de rencontrer ton frère."

Mon frère jumeau, dont je ne connaissait pas l'existence jusqu'à ce matin. Mon frère jumeau, qui est apparemment une sorte de héro pour quelque chose qu'il ne se souvient pas avoir fait et que personne ne peut expliquer. Mon frère, que Theo Nott, le fils d'un Death Eater, a décrit comme le parfait Gryffindor, fils du couple du couple de parfaits Gryffindors.

"Je meurs d'impatience," dit Harry, et son sarcasme passa droit au dessus de la tête de James.


Note du traducteur : Merci beaucoup pour vos retour, les chapitres deviennent très longs donc ne vous étonnez pas si je prends plus d'une semaine à les traduire et les publier.