Bonjour,
Je tiens à remercier les personnes qui ont commenté (Petitbebefille, Stephanie1206, Lorina, Lyra monirosez, HortenseDK (merci pour ton enthousiasme) et Saku-chan06), mon histoire ainsi que celles (ceux, peut-être) qui l'ont lu. D'après le nombre de vues, mon introduction semble avoir été aimée ce qui m'a encouragé à écrire cette suite…plus tôt que prévu.
Lorina, merci de t'avoir identifié lorsque tu postais tes commentaires ainsi je peux personnaliser mon message . Je sais que tu attends aussi une suite de « sombre passé », ce ne sera pas pour tout de suite, mais je vais la continuer. Il ne fait pas t'inquiéter à ce sujet. Merci aussi pour ton commentaire pour cette fic.
Lyra, dès qu'on fait un univers alternatif, nous dénaturons un peu Sherlock. Si je le faisais exactement comme il est dans la série de la BBC, il n'aurait pas d'histoire entre Molly et Sherlock. Par contre, étant donné que c'est une série et que nous ne connaissons pas ses pensées, j'en profite pour y mettre les miennes. Qui peut savoir ce qu'il se passe dans sa tête. Il combat tellement « ses sentiments » dans la série; ce qui me fait dire qu'il en a beaucoup et qu'il doit y penser. J'aime croire que Molly en fait partie. En tout cas, Sherlock aura à travailler pour gagner le cœur de sa dame dans cette fic. Pour information, il gardera son caractère habituel (défauts et qualités) accompagné d'ajouts de mon cru.
Chapitre 2 : L'originale
Sherlock salua intérieurement le changement de danse au lieu de danser un quadrille, ils danseront une valse. Bien qu'il danse pour la première fois cette sorte de danse, il était assez satisfait de la danser avec cette jeune femme, ainsi elle sera toute à lui, l'espace d'un moment. Il remarqua un fait étrange, la jeune femme resta silencieuse alors que la coutume voulait qu'ils échangent des banalités. Il était irrité par son silence, mais aussi soulagé ne le contraignant pas ainsi à parler de la pluie et du bon temps. Il conduisit Molly, car il était hors de question qu'elle soit Margaret pour lui, vers une extrémité de la salle de bal pour avoir une certaine intimité et éviter les yeux scrutateurs de sa mère et de l'homme qui accompagna sa promise. Il sursauta au mot « promise », il était hors de question de mariage. Mais qu'est-ce qu'il se passait avec lui pour qu'il veuille se marier avec cette personne inconnue? Subitement il regretta de l'avoir invité, il s'apprêtait à agir comme un mufle et l'abandonner sur place, mais il se reprit et avec un sourire crispé, il encercla la taille de la jeune fille au lieu de simplement poser sa main sur son dos. Leurs postures n'étaient pas tout à fait convenables pour cette danse, mais il a toujours fait fi des convenances et il était à peu près certain que Molly était comme lui. Il la sentit frissonner à son contact, il constata qu'il était capable de l'émouvoir autant qu'elle l'émouvait. Il ferma son palais d'esprit et il décida de profiter de la joie que lui procurait cette étrange petite femme entre ses bras. Ils dansaient toujours en silence, mais Sherlock s'arrangeait pour qu'elle ne puisse détourner les yeux de lui. Il fixa alors ses lèvres et se demanda ce qu'elle dirait s'il posait ses lèvres sur les siennes sur cette piste de danse, est-ce qu'elle lui tordrait un bras comme avec le baron? Il était prêt à parier que non, mais il savait qu'un scandale éclaterait. Les gens de la bonne société, même mariés, ne s'embrassaient pas en plein milieu de bal. Sherlock secoua la tête, il avait des pensées bien inconvenantes envers cette femme et ses pensées lui firent rater un pas et du coup, il lui marcha sur le pied de Molly. Il jura tout bas, il était un excellent danseur et il passait pour un fieffé amateur. Il s'attendait à un cri d'indignation de sa partenaire et encore là, elle ne lâcha pas un mot. Pourtant, il a dû lui blesser légèrement son pied. N'en pouvant plus, il commença la conversation avec au moins un « désolé ».
Il se pencha à l'oreille et lui glissa de sa voix grave des excuses. « Lady Hooper, je peux jurer que c'est la première fois que je fais preuve de maladresse. Je vous prie d'accepter mes plus humbles excuses pour ce faux pas. » Elle se tourna vers lui, Sherlock n'avait pas relevé la tête, il n'avait qu'à bouger de deux ou trois centimètres et leurs lèvres seraient en contact. Diable, cette femme le tentait et elle n'avait toujours pas dit un mot. Il releva la tête et fit comme si de rien n'était.
« Lord Holmes… »
« Sherlock, et non lord Holmes, faites-moi l'honneur de m'appeler par mon prénom, je vous en prie. »
Molly le regarda surpris. « Lord Holmes, je ne puis. Que faites-vous des convenances? »
Les sourcils de Sherlock firent un accent circonflexe. « Avec la scène à laquelle j'ai assisté un peu plus tôt dans le jardin, je ne crois pas que vous vous souciez des convenances, mademoiselle. »
Molly eut un regard horrifié. « Quoi? Vous nous avez vus? Je croyais que vous étiez arrivé en même temps que John. Seigneur, ce n'était pas ce que vous pensez. »
« Ah? Et à quoi donc, aurais-je pu penser? » Sherlock prit un air innocent.
Mal à l'aise, elle s'expliqua. « Je n'ai pas été dans ce jardin avec ce malotru pour avoir un moment avec lui... Il m'a suivi et je l'ai neutralisé lorsque j'ai compris qu'il n'était pas un gentleman. J'espère que vous aurez la décence de ne pas ébruiter ce que vous avez vu. John est déjà en colère, s'il savait qu'en plus, il y avait un témoin, je pense qu'il en ferait une syncope. »
« N'ayez crainte, Molly, mes lèvres demeureront scellées. » Elle réagit aussitôt à son surnom en rougissant. « Intéressant » pensa Sherlock.
« Je ne peux vous permettre de m'appeler, ainsi. Milord, je ne vous connais pas. »
« Faisons un pacte » le jeune lord appuya délibérément sur surnom. "Molly ". « Je serai Sherlock et tu seras Molly lorsque nous serons seuls tous les deux. D'ailleurs, permettez-moi de vous rendre visite demain, je suis certain que cette rencontre serait très enrichissante pour, hum… nous deux. » Les paroles de Sherlock étaient volontairement à double sens. « Bon sang, il flirtait avec elle, maintenant. » Il n'avait jamais flirté auparavant, il ne savait même pas qu'il le pouvait.
Surprise, elle oublia de jouer le rôle de la jeune fille sage. « Vous voulez me revoir? Mi... »
Sherlock l'interrompit en haussant le ton, ce qui lui valut l'attention des danseurs près d'eux. « Sherlock et non milord! Je pensais que j'avais été clair sur ce point. »
« Oui, bien sûr » Molly hésita, mais ajouta dans un souffle « Sherlock. »
« Voilà, ce n'était pas si difficile, » murmura le jeune homme, mais à la stupéfaction de celui-ci, elle refusa qu'il la visite demain.
« Nous venons d'arriver, nous ne recevons pas encore les visiteurs et j'ai un empêchement demain. Euh, John et moi devons… » Elle ne put pas finir sa phrase, car John Watson tapa sur l'épaule de Sherlock pour lui signifier que c'était à son tour de danser avec Molly.
Sherlock Holmes faillit lui dire qu'il ne lui permettait pas, mais sa bonne éducation le retint. Il dut rendre à contrecœur la jeune femme à cet homme dont il ignorait toujours le statut par rapport à celle-ci. Il avait l'intention de le découvrir rapidement, car il n'était pas question de lui laisser. Il s'appuya sur le mur pour les observer, Sherlock dut se rendre à l'évidence qu'ils dansèrent bien ensemble. Il examina attentivement l'homme et la jeune femme. Leur complicité sautait aux yeux, ils se connaissaient depuis très longtemps, amis d'enfance, peut-être? Les deux étaient ensemble en France, c'est certain. Il semblait faire office de chaperon et de chevalier servant. Son observation ne lui permit pas de conclure que leur relation était de nature amoureuse. Ils avaient de l'affection entre eux, mais elle ne rougissait pas comme elle l'avait fait avec lui. Molly n'était pas mal à l'aise avec cet homme. Encore là, s'ils se connaissaient depuis longtemps, c'était normal. Il aurait pu les observer encore longtemps, si sa mère ne l'avait pas rejoint pour lui demander en regardant le couple danser, s'il avait un faible pour la jeune femme.
Sherlock ne voulut pas démontrer qu'il était vraiment intéressé par elle alors il feignit l'indifférence. « C'est une jeune fille parmi les autres. Vous m'aviez demandé de danser avec une jeune fille, j'ai trouvé celle-ci. Et avec sa robe ridicule, elle n'aurait pas eu d'autres cavaliers que ce Lord Watson, j'ai eu pitié d'elle en l'invitant, elle est à peine digne de mon intérêt. De plus, elle est assez âgée pour une débutante. Donc, j'en conclus qu'elle doit être tellement ennuyante qu'elle aura fait fuir ses soupirants, si soupirants, il y a eu. Je ne peux, aussi, passer sous silence son bégaiement, lorsqu'elle a daigné d'ouvrir la bouche lorsque nous avons valsé ensemble, c'était tout simplement horripilant. »
Malheureusement pour lui, le couple passa près d'eux lorsqu'il dit cette phrase malencontreuse. Évidemment, elle l'entendit et son visage se durcit sous l'effet de la colère et peut-être de la peine, pensa Sherlock. Il se traita de stupide intérieurement et sa mère fit écho à sa pensée à voix haute.
« Vous êtes stupide, mon fils. Elle vous a entendu. Vous allez avoir de la difficulté à entrer dans son cercle d'amis, maintenant. Et ne plus jouer la carte de l'indifférence avec moi, je vous connais, si elle ne vous avait pas intéressé, jamais vous ne m'auriez demandé d'être présenté et encore moins de l'inviter à danser même avec ma menace de nettoyer votre salle d'étude. Vous allez devoir réparer, Sherlock, si vous la voulez. » La comtesse se tut et quitta son fils pour aller rejoindre le marquis de Folk et son épouse. La comtesse savait qu'il valait mieux le laisser seul afin qu'il réfléchisse à son attitude.
Lord Holmes frappa une colonne de son poing avec rage sans se préoccuper des gens qui pouvaient le voir. Il avait fait une grosse erreur et il ne savait pas comment il pourrait faire pour la réparer. Il n'était pas question de l'approcher ce soir, car il avait l'impression que Lord Watson lui ferait regretter ses paroles irréfléchies. Non qu'il ait peur de lui, mais il ne voulait pas enfoncer un clou supplémentaire à son cercueil en se battant contre Lord Watson. Il avait la très forte impression que la jeune lady ne lui pardonnerait pas. D'un pas rapide, il quitta la salle de bal, il était temps de faire son enquête sur l'objet de son attention. D'après ce qu'il avait entendu dans le jardin, Molly était un médecin qui examinait les cadavres. Étant donné son statut de lady, elle doit le faire de manière incognito. Il sortit de la maison des Devonshire sans saluer sa mère et ses hôtes et se rendit à Scotland Yard voir le capitaine Lestrade. Il pourra se renseigner si un nouveau médecin légiste, une, dans ce cas-ci avait été engagé à la morgue de St-Bart.
Lestrade soupira bruyamment lorsqu'il entendit Sherlock Holmes insulter le policier à l'entrée. Il se dépêcha d'aller le rejoindre, il voulait éviter un bain de sang. Le jeune lord avait la curieuse habitude de trainer près de lui lors d'enquêtes particulièrement difficiles et il devait avouer qu'il l'avait aidé de nombreuses fois à coincer les meurtriers. Malgré son taux de succès avoisinant le score parfait, il n'était pas aimé d'autres policiers… trop arrogant et imbu de lui-même. Il s'amusait aussi, pendant les cas, à décortiquer la vie de chaque policier qui croisait malheureusement sa route. Cependant, Lestrade respectait son intelligence à défaut de l'aimer. Par contre, il y avait beaucoup de policiers qui lui vouaient une rancune tenace et ne rechigneraient pas à le mettre en prison avec des brutes épaisses afin de lui donner une petite leçon.
« Lord Holmes, que me vaut le plaisir de vous voir ici et... en tenue de bal? »
« Ah, Lestrade. Il faudrait dire à ce policier de garde de lâcher la gnole qu'il cache dans son tiroir de gauche, il a les yeux vitreux et si une personne indésirable se pointait dans votre poste de police, je doute qu'il soit en mesure de bien viser. » Ledit policier se leva prêt à lui sauter dessus, mais Lestrade s'interposa.
« Il suffit Mc Kay. Veuillez ouvrir votre tiroir, SVP. » Le policier essaya de contourner l'ordre en insultant Sherlock Holmes et ses déductions farfelues, mais Lestrade ne dévia pas et lui redemanda fermement d'ouvrir son tiroir. Il le fit et une gourde y était. Lestrade la prit et la sentit, il n'y avait pas de doute possible, c'était de l'alcool. Le capitaine savait que beaucoup de policiers aimaient bien boire pour oublier les horreurs qu'ils voyaient jour après jour dans les bas-fonds, il le comprenait. Par contre, il était inflexible quant à l'alcool durant les heures de travail. En regardant Mc Kay, il était évident qu'il était saoul. Il ne l'avait pas remarqué et ne l'aurait probablement pas remarqué si Sherlock ne l'avait pas relevé. Il n'avait pas le choix, il devait sévir.
« Mc Kay, vous êtes suspendu sans solde à compter de maintenant. Prenez la semaine pour réfléchir et revenez me voir sobre vendredi à mon bureau. »
« Capitaine! Vous ne pouvez pas me faire ça, j'ai des enfants à nourrir. »
« Je pense avoir été clair, Mc Kay. Disparaissez. » Il regarda un autre policier un peu plus loin. « Cordy, tu seras à l'accueil jusqu'à nouvel ordre. Naturellement, ton salaire sera augmenté en conséquence. »
Il tourna le dos aux deux policiers et invita Sherlock dans son bureau. Sherlock sentait le regard de Mc Kay lui transpercer le dos. Il venait de faire un ennemi, mais il en avait cure. C'était un policier corrompu en plus. Il serait sans servir, si les choses dégénéraient avec lui.
« Capitaine, êtes-vous sur un cas qui nécessiterait une visite à la morgue demain? »
« Mais…comment... »
Sherlock l'interrompit. « Déduction, mon cher. Je souhaiterais vous y accompagner. Est-ce que vous avez des indices pour l'assassin? »
« Diable, cette enquête est secrète, comment l'avez-vous su? Nous faisons attention, car la nouvelle légiste a trouvé sur le corps de la victime une marque, presque imperceptible, semblable à des armoiries. Et c'est toujours délicat lorsque les nobles se trouvent impliqués dans des affaires de meurtres. »
« Une? »
« Seriez-vous misogyne, lord Holmes? Je n'ai aucune difficulté à travailler avec une femme surtout si elle est aussi jolie qu'elle est bonne. » Sherlock dissimula sa contrariété, car il n'aimait pas l'intérêt que Lestrade lui portait.
« En aucun cas. Le corps est le transport de l'esprit, homme ou femme pourvu que le résultat soit là. »
« Oh. Je peux vous le confirmer, celle-là, elle est bonne. Elle n'est là que depuis 4 jours et je suis prêt à parier, si sa condition de femme ne la nuit pas, qu'elle sera chef du département de la morgue d'ici 1 an ou deux. Elle s'appelle Molly, par la manière. J'aurais bien essayé de lui soutirer un rendez-vous, mais son assistant ou peut-être son fiancé, si je le repense bien, ne nous a pas laissés seuls une seconde. Si vous voulez mon avis... »
Le jeune homme se leva, coupant court la conversation, il n'avait pas envie qu'on lui parle de ce Watson. « Bien. Demain, je souhaiterais vous accompagner. Je prends le cas. Je fais partie de la noblesse, il sera facile pour moi d'enquêter discrètement sur ma fratrie et naturellement, tout le crédit vous reviendra. » Il sortit du bureau de Lestrade sans dire au revoir. Il sortit sa montre de sa poche. Il avait le temps d'une petite sieste et d'un long bain avant de la rencontrer à nouveau. Cette fois, il n'y aura pas de faux pas. Mais avant tout chose, il ira trouver sa mère. Il était prêt à parier qu'elle connaissait très bien lord John Watson; sa mère était au courant de tous les cancans ou rumeurs de Londres.
Merci à l'avance pour vos commentaires. C'est un carburant pour moi.
Le prochain chapitre, il y a aura beaucoup d'échanges entre Molly et Sherlock…
