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Chapitre 1.

15 Ans Plus Tard.

Le temps était au soleil, brillant de mille feux dans un ciel de midi à la clarté bleue bouleversante. Pas le moindre soupçon de nuage ne traversait le ciel de Saint-Germain. Parfois, une brise légère venait à peine effleurer les feuilles des arbres du parc du château royal, se retirant aussitôt avant d'avoir pu atteindre les fenêtres de la vieille demeure des rois de France. C'était une journée de chaleur intense, et la canicule sévissant sur le pays depuis plusieurs semaines déjà empêchait l'utilisation des quelques fontaines du jardin. Malgré que le temps semble s'être arrêté avec les deux aiguilles sur le douze, en pleine journée d'une chaleur si profonde, le château n'avait jamais semblé si agité.

Le tout contrastait de manière dangereuse avec l'humeur du Dauphin Drago de France, debout devant les fenêtres de ses appartements, mains croisées derrière le dos, aussi immobile qu'une statue antique, regardant sans voir le parc qui s'étirait devant lui.

Parfois, le bruissement des tissus d'un vêtement rappelait au prince qu'il n'était pas seul dans sa chambre avec ses pensées moroses, et que le cardinal Rogue, son dévoué et loyal tuteur, était là, silencieux comme à sa préférence, l'observant de ses yeux charbonneux. Finalement, la voix doucereuse du cardinal s'éleva.

-Nous devons parler, Votre Altesse.

-L'heure n'est pas à la parole, Monsieur le cardinal, l'interrompit sèchement le Dauphin.

Le silence retomba brièvement tandis que les yeux de Rogue semblaient creuser des trous brûlants dans le dos de son élève. Le cardinal se souvenait encore de la naissance du prince, de ses premiers mots (Sire, papa), de ses premiers pas (à neuf mois à peine). Le Dauphin avait été un bébé précoce, un enfant curieux et discret, puis un adolescent taciturne, au regard méprisant. Et aujourd'hui, alors que toutes les années d'enseignement de Rogue allaient payer, le prince était un jeune homme de vingt-deux ans à la beauté éclatante et glaciale, aux conquêtes amoureuses déjà légendaires, et au caractère dangereux. Tout, dans Drago, respirait le danger : son regard vif, ses rictus méprisants, et ses paroles froides. Cependant, il n'impressionnait pas Rogue. Le cardinal se savait être protégé par le Dauphin et ce, jusqu'à la fin de ses jours. Le Roi avait mandaté le cardinal à l'éducation du prince, désirant en faire un futur souverain accompli et à son image, mais Severus Rogue aimait à s'imaginer, parfois, qu'il avait peut-être imprégné le jeune homme d'un peu, d'un tout petit peu de lui-même.

-Combien de fois dois-je vous répéter, Altesse, que-

-...les Grands se doivent tout entiers au public ?

Le prince éclata d'un rire sans joie.

-Mon pauvre ami, poursuivit-il, le Roi mon père est sur son lit de mort. Nous n'avons, pour l'heure, rien de plus à ajouter.

-Il vous faut pourtant vous préparer, Altesse, insista le cardinal d'un ton pincé.

-Vous m'avez préparé à ce moment toute ma vie, Éminence, répliqua fermement le prince entre des dents serrées. C'est le rôle que le Roi vous a confié.

-Certes, céda Rogue. Il y a pourtant quelques points à régler, dont je ne vous ai guère parlé encore car le Roi eût aimé vous les exposer lui-même, son heure arrivée, mais...le coma dans lequel il est plongé depuis sa chute de cheval hier au soir l'a privé de parole, aussi...

-Où voulez-vous en venir ?

La question avait fusée d'un ton sec, impitoyable, et le cardinal frissonna. Parfois, face à cet homme, cet enfant qu'il avait élevé, il avait l'impression d'être lui-même un gamin confronté à un adulte trop sévère s'apprêtant à le punir.

Le cardinal Rogue se leva, doigts étreignant brièvement son crucifix.

-Vous savez bien qu'un roi ne peut se trouver sans épouse, Altesse...

-Je ne suis pas roi.

-Vous le serez. Dans quelques heures, quelques jours tout au plus, répliqua froidement Rogue. Cessez vos enfantillages. L'heure n'est plus à se voiler la face.

L'homme aux cheveux sombres se mit à arpenter lentement la pièce, ses talons claquant sèchement contre le marbre du sol, évitant soigneusement les tapis persans.

-Le Roi votre père a formulé comme projet de vous voir épouser l'Infante Astoria d'Espagne et je dois vous l'avouer, Altesse, j'ai fermement apporté mon soutien à cette idée. L'Infante est un excellent parti, le meilleur d'Europe- la seule épouse qui saurait vous convenir. Elle est d'une grande beauté, et a de la culture- de plus, elle est catholique. Ce qui m'amène à mon second point-

-Vous voulez me faire marier ?

-Silence, Altesse, l'interrompit avec irritation le cardinal. Vous devez donner à ce pays un héritier, un prince, et Astoria est, je le répète, le seul parti digne de vous. Personne ne vous demande de renoncer à vos plaisirs ou à vos dames, Altesse- simplement d'épouser celle-ci, qu'importe ce que vous ferez de votre mariage une fois l'héritier né. Je termine donc mes explications, si vous le permettez. Le Roi désire également vous voir, une bonne fois pour toutes, triompher des hérétiques sur les terres de France- tuez-les, chassez-les, convertissez-les, qu'importe, mais-

-Le Roi n'a jamais appliqué ses propres leçons, siffla le Dauphin en se raidissant légèrement.

-Le Roi a eu d'autres occupations durant son règne, murmura Rogue pensivement. Vous n'êtes pas sans savoir que le dernier bastion hérétique, La Rochelle, est prêt à se rendre...il ne reste que le duc de La Rochelle, Harry Potter, et sa cousine la marquise de Royan...puisque le duc et la duchesse James et Lily Potter de La Rochelle sont morts l'an passé, par- et ceci est strictement confidentiel- la main du Roi, bien que la cause officielle en soit les épidémies de grippe ayant sévi sur le Sud du pays à l'hiver...

Drago n'écoutait plus son tuteur. Harry Potter. Ce nom lui disait quelque chose, comme s'il connaissait son porteur- un hérétique!- mais il ne parvenait guère à replacer le souvenir. Il ne pouvait connaître cet homme, les huguenots n'étant guère admis dans l'entourage royal, et il savait que James Potter, feu l'époux de la belle-sœur du roi d'Écosse, était en disgrâce depuis de nombreuses années, malgré qu'il ne se souvienne plus guère de la raison à cela. Pourtant, le nom du fils du défunt le hantait. Le prince secoua lentement la tête, tentant de se dégager de la désagréable impression. Après tout, son père était près de la mort, ce n'était point l'heure de songer au duc de La Rochelle, ni à sa parenté.

-Encore une fois, Votre Altesse, continuait le cardinal, je m'en vais vous rappeler les principes par lesquels vous vous devez de régner...

Le prince replongea dans ses pensées. Il savait les principes par cœur, ayant été formé à cela toute sa courte vie. Yeux suivant avec paresse un moineau qui voletait devant la fenêtre, il se prit à nouveau à songer au duc de La Rochelle.

-...vous devez vous souvenir d'être toujours au-dessus de tout, hormis de Dieu, et que vous régnez par droit divin et absolu...

Il était impossible qu'il ait un jour rencontré Harry Potter. Il ne se souvenait même plus de l'annonce de la mort des parents du duc l'année précédente, et n'avait qu'à peine été marqué par la rébellion permanente des Rochelais qui avait été, au sens des biographes, le seul point noir du règne de son puissant père, Lucius le Fier.

-Vous ne devrez jamais faire de promesse que vous ne pouvez tenir...

Et soudain, le souvenir revint. Un voyage vers Bordeaux durant son enfance, le détournement du carrosse royal par feu le duc de La Rochelle, leur arrêt dans la ville, une salle de jeux réquisitionnée pour son plaisir alors que le duc et la duchesse tombaient en disgrâce, et deux enfants, un garçon et une fille, un garçon aux cheveux sombres et yeux émeraude qui lui crachaient les pires lâchetés au visage, et une promesse...la promesse de laver son honneur dans le sang de la famille Potter.

Les yeux du prince s'écarquillèrent légèrement alors que tout lui revenait en mémoire, puis un lent sourire, étincelant et froid comme la lame d'un couteau, vint fendre ses lèvres. Oh que oui, il connaissait Harry Potter, et il allait appliquer les consignes de Rogue à la lettre- ne jamais faire de promesse qu'il ne pouvait tenir. De plus, ne serait-ce point là une occasion formidable d'écraser, une bonne fois pour toute, la menace hérétique qui planait encore sur la France, personnifiée par le jeune duc de La Rochelle ?

Soudain, un grand hurlement résonna à travers le château, et la porte de la chambre du Dauphin s'ouvrit avec fracas, révélant un jeune comte quelconque, tenant son chapeau entre des doigts tremblants, tête baissée et yeux rouges. Drago et Rogue le fixèrent.

-Le Roi est mort ! déclara-t-il.

Puis, ne laissant pas de temps au silence de s'installer, il releva la tête, dévisagea le prince, et lui offrit une révérence royale.

-Vive le Roi !

Le cardinal Rogue se tourna vivement vers le prince à son tour, et lui offrit également une révérence, répétant,

-Vive le Roi !

-Relevez-vous, Monsieur le Premier Ministre, déclara le jeune monarque blond à l'encontre de son tuteur.

Les yeux charbonneux du cardinal s'agrandirent quelque peu alors qu'il s'empressait d'obéir.

-C'est mon désir, ajouta Drago, que vous soyez fait Premier Ministre, puisque nul autre que vous ne saurait mieux m'épauler dans ma mission qu'est le gouvernement de cette nation.

-Merci, Votre Majesté, murmura Rogue. À présent, nous devons partir, car le Roi ne saurait rester dans une demeure où la mort a frappée.

Le nouveau Roi hocha la tête.

-Que l'on prépare mon carrosse, je me rends au Louvre, d'où je préparerai ma première action d'éclat en tant que souverain, clama-t-il.

Ignorant les yeux interrogateurs de Rogue, le léger pincement au cœur qu'il éprouvait devant la mort de son père, et l'excitation d'être enfin là où il devait se trouver depuis sa naissance, Drago Ier, Roi de France, sortit de la chambre, passant devant le comte toujours abîmé dans sa révérence.

-Sire, siffla Rogue en le rejoignant, quelle sera votre première action, celle qui célébrera votre règne et donnera le ton pour le restant de vos jours de monarque ?

-D'abord je veux faire annoncer le deuil national pour feu le Roi mon père, décréta Drago. Qu'il ait droit à des funérailles splendides. Ensuite je visiterai ma mère, que cette annonce aura rendue fort malade. Et enfin, je vais honorer une promesse, comme vous me l'avez conseillé, Monsieur le Premier Ministre, une promesse que j'ai tenue voici quinze années et que vous m'avez rappelée aujourd'hui.

Un rictus malveillant se dessina sur le visage aristocratique du Roi.

-Le duc de La Rochelle saura enfin ce qu'il en coûte de s'adresser de la sorte au futur Roi de France, que je suis aujourd'hui, susurra-t-il.

-En garde, Monsieur !

L'épée pourfendit l'air, sa lame étincelant de manière aveuglante au soleil matinal, et vint frapper le fer adversaire, créant une fine pluie d'étincelles ocre et rouge. À nouveau, l'épée tournoya, venant croiser celle de l'autre, et le bruit résonna à travers la petite cour d'auberge.

Harry Potter, duc de La Rochelle, eut un sourire d'appréciation tandis que son ami d'enfance, Ronald Weasley, comte de Nîmes, huguenot enhardi et excellent combattant, esquivait à nouveau ses attaques. Le comte éclata d'un rire faussement moqueur.

-Allons, Monsieur le duc, le provoqua-t-il. Est-ce là tout ce que l'on vous a enseigné en la matière ? Mais c'est que je suis à peine en sueur, moi. Fatiguez-vous déjà, mon bon ami ?

Harry serra les dents, un éclat vengeur dans ses yeux d'émeraude.

-Garde, Monsieur le comte, garde, s'écria-t-il. Vous pourriez vous retrouver désarmé, à vous en retourner queue entre les pattes, avant même que je n'ai décidé de véritablement vous attaquer !

Ronald haussa un sourcil roux.

-Ma foi, Monsieur le duc, vous avez là de bien beaux rêves, fort irréalisables, hélas.

Les deux amis croisèrent le fer encore un moment, leur joute entrecoupée de rires et de provocations jetées pêle-mêle dans l'action, jusqu'à ce que Harry, enfin, désarme son adversaire d'une botte soigneusement exécutée.

-C'est injuste, rétorqua le comte aux moqueries de son ami. J'avais le soleil dans les yeux.

Harry roula les yeux, et lança l'épée de Ronald en sa direction, adoptant une posture d'escrime.

-Alors puisqu'il en est ainsi, Monsieur le comte, recommençons. Je m'en voudrais de vous arracher cette victoire de la sorte et veux vous prouver, mon cher, que je pourrais vous battre même yeux bandés, de dos, sans bras ni jambes.

Avec un éclat de rire, le comte attaqua à nouveau.

Dans l'auberge des Quatre Chemins, près de Royan, les deux jeunes hommes se retrouvaient souvent pour s'affronter de la sorte. La petite enseigne, tenue par un couple de huguenots absolument adorables, vantait le meilleur vin du pays, et la cour était suffisamment grande pour que les deux amis se détendent régulièrement en s'y entraînant. Étant tous deux beaux, jeunes, et célibataires, ils étaient des partis fort recherchés par toutes les jeunes huguenotes de la noblesse française, et même par quelques catholiques, car le cœur ne se commande qu'à lui-même et n'entend point le langage de la religion. Aussi, voir ces deux charmants messieurs croiser le fer attirait aussitôt les masses amoureuses à leurs entraînements, et c'est pourquoi ils ne désiraient guère s'affronter au château de La Rochelle, ni à celui de Royan où vivait la cousine du duc. L'auberge leur garantissait une tranquillité sans faille.

A l'intérieur de l'auberge, le propriétaire, Monsieur Roulletoux, était un petit homme fort gai, avec le visage rougi à l'extrême par son goût prononcé pour le bon vin, et une épaisse moustache qui cachait ses lèvres. Ses deux yeux sombres étaient toujours pétillants, et il dirigea souvent le regard vers ses deux jeunes clients, qui étaient parmi ses préférés, afin de s'assurer qu'ils n'eussent besoin de rien, avant de retourner à ses pichets d'eau-de-vie. Son épouse, Madame Roulletoux, était une espagnole de naissance, avait été catholique, puis était tombée éperdument amoureuse de l'aubergiste et s'était faite huguenote pour lui. C'était une dame bien en chair, toujours souriante, douce et maternelle, et elle était suivie en tous instants par quelques-uns de son énorme progéniture qui s'accrochaient à ses jupons- elle avait donné à son mari, pour l'heure, seize enfants, qui avaient tous miraculeusement survécu, et était encore enceinte jusqu'aux yeux, ce qui ne l'empêchait pas de frotter le sol de son balai tandis que quatre ou cinq marmots pendaient à son tablier.

-Il va être quatre heures, rappela-t-elle à son époux, et ces deux seigneurs vont bientôt avoir terminé. Je leur ai fait cuire des madeleines au citron, et vous les leur apporterez avec un pichet de notre meilleur vin.

-Oui, ma douce colombe, répondit docilement le mari.

Il s'affaira derrière son comptoir, tirant le vin du tonneau, lorsqu'un bruit de mille tonnerres fit lever la tête aux deux aubergistes. Isolés dans la cour, le duc et le comte, tout à leur jeu, n'avaient rien entendu.

Un cortège de trente hommes à cheval, dressés aux couleurs du nouveau Roi- qui était arrivé au pouvoir suite à la mort de son père trois jours plus tôt- s'arrêtèrent aux portes de l'auberge. L'un d'entre eux, le meneur vraisemblablement, pénétra d'une démarche raide dans l'établissement, mâchoire serrée.

-Je cherche Monsieur le duc de La Rochelle, déclara-t-il à l'endroit de l'aubergiste.

Monsieur Roulletoux se redressa lentement, fixant l'arrivant d'un œil peu sympathique.

-Et qui le demande ?

-Ma foi, tavernier, siffla le cavalier, ce ne sont point là les affaires d'un aubergiste, et d'un huguenot de surcroît. Nous sommes les mousquetaires du Roi, et nous venons chercher le duc, voilà tout ce que vous devez connaître de notre affaire ici.

Monsieur Roulletoux posa lentement son torchon sur le comptoir et essuya ses mains humides dans son tablier.

-Monsieur le duc est dans la petite cour à l'arrière avec un ami, où ils s'entraînent au combat, répondit-il lentement. Puis-je faire reposer vos hommes et vos chevaux, Monsieur ?

-Mes hommes n'ont que faire de votre vin d'hérétique et mes chevaux mourraient de brouter du foin de huguenot, le méprisa le cavalier.

Il marcha à grands pas vers la cour, laissant un silence angoissé derrière lui, interrompu seulement par le frappement sec des bottes de plusieurs autres mousquetaires sur le sol, qui suivaient leur meneur.

Un instant plus tard, le duc, sourcils froncés, apparaissait dans l'auberge aux côtés du comte, l'air furieux, et entourés par les mousquetaires.

-J'exige de connaître les raisons de tout ceci, Monsieur, déclara le duc de La Rochelle.

-Aussi ne les connais-je pas plus que vous, Votre Grandeur, répliqua le capitaine des mousquetaires. Le Roi m'a seulement signifié, le soir de la mort de feu Lucius Ier, de venir vous chercher où que vous vous trouviez, de vous conduire sur l'heure à la Bastille, et de vous y faire mettre aux arrêts.

Ronald se gonfla de colère.

-C'est inadmissible, éructa-t-il. Non seulement vous arrêtez un duc, mais en outre La Rochelle est neveu du Roi d'Écosse ! Sa Majesté ne saura tolérer que son neveu soit...

-J'ai mes ordres, Monsieur le comte, rappela le capitaine, et les contrer serait tenter de saper l'autorité royale. À présent, Votre Grandeur, nous devons y aller. Le plus rapidement nous serons à Paris, le plus rapidement vous saurez les raisons de votre arrestation.

Harry, visage pâle, serra les dents, mais hocha lentement la tête.

-Je veux voyager sur mon cheval, annonça-t-il, et sans fers. Vous avez ma parole de gentilhomme que je ne tenterai rien qui puisse empêcher notre arrivée à la Bastille.

Le capitaine hésita, puis accepta d'un bref mouvement du menton.

-En route, Votre Grandeur, murmura-t-il seulement.

L'instant d'après, l'auberge se trouvait vide et les chevaux à l'extérieur avaient à nouveau filé avec leurs cavaliers. Le tout n'avait point duré cinq minutes.

Resté seul face à Monsieur et Madame Roulletoux, qui ne savaient que faire, bouche bée, le comte Ronald de Nîmes se dressa soudain.

-Vite, Roulletoux, préparez mon cheval, commanda-t-il. Je vais me mettre sur l'heure en chemin.

-Retournez-vous à La Rochelle ? demanda timidement Madame Roulletoux tandis que son mari disparaissait vers l'écurie.

-Non, Madame, car Harry est seul là-bas. Personne ne pourra l'aider. Sa seule famille dans les environs se trouve en la personne de la marquise de Royan, sa cousine, qui est l'unique personne proche de lui en mesure de l'aider à cette heure.

Le comte salua, puis quitta l'auberge d'un pas pressé et rejoignit Monsieur Roulletoux à l'écurie, où le rouquin en personne aida l'aubergiste à seller son cheval, avant de s'élancer avec à toute allure.

-Madame la marquise ! Madame la marquise !

La jument baie, effrayée par l'arrivée subite du valet, se cabra immédiatement, oreilles couchées, en lâchant un hennissement de peur. Sa cavalière eut le mérite de ne point chuter, et calma sa monture d'une caresse et de quelques mots doux tandis que le valet, s'apercevant soudain de sa bêtise, se figeait près de l'animal et de sa maîtresse.

Une fois la monture calmée, la cavalière- qui n'était nulle autre que la marquise de Royan en personne- se tourna vers le jeune homme, sourcils froncés de colère, lissant ses jupes orange brûlé d'un revers de main. Ses grands yeux d'ambre pur aux éclats d'or se fixèrent dans ceux du valet, sa bouche était une fine ligne désapprobatrice, et ses cheveux, montés en une coiffure pourtant fort jolie et fort compliquée, ne cessaient de s'en échapper, inondant son front et son cou de bouclettes éparses d'un brun aux reflets cuivre.

-Vous devez faire attention, Monsieur le valet, clama la jeune femme d'une voix cristalline qui lui était propre. Ma pouliche est toute jeune et reçoit une cavalière pour la première fois.

-Je suis désolé, Madame la marquise, balbutia l'homme en effectuant une révérence. Mais l'affaire qui m'amène est grave, et ne saurait souffrir d'aucun retard.

La marquise pencha légèrement la tête de côté.

-Qu'est-ce donc ? Parlez, Monsieur, parlez !

Le valet inspira et lança,

-Le Roi a fait emprisonner Monsieur le duc de La Rochelle, Harry Potter, votre cousin, à la Bastille, ce jour même ! Ses mousquetaires sont venus mettre le duc aux arrêts à l'auberge cet après-midi...

Le sang de la jeune femme ne fit qu'un tour et elle mit pied à terre aussitôt. Elle était exceptionnellement petite, put noter le valet- il était de taille moyenne lui-même et elle lui parvenait tout juste aux épaules. Un écuyer apparut de nulle part pour prendre les rênes de la jument et disparaître avec elle, tandis que la marquise dévisageait le valet avec de grands yeux effarés, comme une biche prise dans la lueur d'une lanterne, la nuit.

-Comment ? Que dites-vous ?

-Le Roi...

-J'ai entendu !

-Le comte de Nîmes vous attend, Madame la marquise, il était présent lors de l'arrestation.

Le valet ne put terminer sa phrase, car la marquise avait soulevé ses jupons prestement en une main et courait déjà vers son château, cravache toujours serrée entre ses doigts et chapeau menaçant de partir au vent. Le valet, abasourdi, la regarda partir- il n'était à son service que depuis quelques mois, ce qui faisait le bonheur et la fortune de sa pauvre famille paysanne, mais il savait déjà que la ravissante marquise n'était point de ceux à perdre l'esprit de la sorte et à partir en courant sans prendre congé de quiconque, grands comme petits de ce monde. Elle était la patronne rêvée, et tous ses domestiques l'adoraient férocement, tant elle faisait preuve de respect et d'amabilité à leur égard. De plus, la paie était excellente, ce qui ne gâchait rien, et elle accordait même à sa domesticité deux jours de congé payé par semaine, ce qui était, selon les rumeurs, plus encore que ce qu'accordait le feu Roi aux siens. Toutefois, se souvint le valet, il était vrai qu'il venait de lui apporter de mauvaises nouvelles concernant la seule personne au monde pour qui la marquise se soit jetée du haut d'un pont dans les flammes de l'Enfer si elle eut estimé que cela faisait son bonheur : Harry Potter, duc de La Rochelle, cousin maternel de la jeune femme et son seul parent encore en vie.

La marquise monta deux à deux les marches menant au château, maudissant pour une fois la pierre antique sous ses chaussons de soie qui était devenue glissante à force des ans et des pluies, mais qu'elle appréciait d'ordinaire pour le charme qu'elle conférait à la demeure. La porte s'ouvrit devant elle, et elle se pressa dans l'entrée, ignorant l'atmosphère étonnamment chaleureuse qu'elle était parvenue à donner à l'ensemble de vieilles pierres au fil des années, et tourna la tête instinctivement, repérant inconsciemment le jeune homme qui se trouvait là et qui pouvait se targuer d'être son meilleur ami depuis leurs tendres années.

Néanmoins, à cette heure, les traits bienveillants du comte de Nîmes étaient tirés, son visage livide, et ses yeux, creusés de fatigue, avaient perdu leur éclat enjoué qui, d'ordinaire, attirait les femmes à lui comme une nuée de moucherons agaçants. Sa chevelure de feu était décoiffée, et ses bottes embourbées, et il portait son chapeau de voyage beige sous son bras. Dès qu'il vit la marquise, il marcha vers elle d'un pas militaire et solennel.

-Hermione, souffla-t-il, l'air désespéré.

Hermione Granger, marquise de Royan, fronça les sourcils et combla la distance qui les séparait, venant saisir la main de son ami entre les siennes, dix fois plus petites et gantées de noir. Elle tenta d'ignorer le bref éclair de chaleur qui traversa son cœur à ce contact pour venir se perdre entre ses jambes, une sensation à la fois agréable, gênante, et se produisant souvent lorsque le beau comte était dans les parages.

-Ronald, murmura-t-elle.

Le rouquin serra doucement ses doigts entre les siens, et le coin de sa bouche se releva légèrement, comme rassuré par le contact de la marquise, et, osait-elle l'espérer, traversé d'un pareil sentiment que celui dont elle était victime à son encontre. Puis il redevint sérieux tout à coup- le moment n'était point aux galanteries.

-Madame la marquise, reprit-il un ton plus haut, j'apporte les pires nouvelles qui soient.

-Mon valet m'a informé que l'on a mis mon cousin aux arrêts, souffla la jeune femme.

Elle chassa d'une main impatiente une boucle sauvage qui venait obstruer sa vue.

-Est-ce vrai, Monsieur le comte ?

Ronald la dévisagea. Elle était si belle à ses yeux- ses traits n'avaient rien de spécial, si ce n'était l'ambre tout à fait particulier de son regard, et ses cheveux appartenaient à la pire espèce, mais elle avait un charme à la fois sensuel et naïf, dont elle ne se rendait pas compte, et qui en faisait la femme la plus parfaite du monde pour lui.

-Hélas, Madame, affirma-t-il douloureusement. Le capitaine des mousquetaires du Roi Drago est venu à l'auberge où nous nous trouvions, et a embarqué le duc sur l'heure vers Paris, où notre ami sera enferré à la Bastille.

La lèvre de Hermione trembla légèrement à cette évocation terrible.

-La Bastille, Monsieur... ? Mais qu'a-t-il pu faire pour mériter si terrifiant châtiment ?

-Je ne sais, Madame, et le capitaine ne connaissait guère lui-même le fin mot de l'histoire. Je crains, cependant, que notre religion est cause de son arrestation...

-Mais feu le Roi n'a jamais touché au duc de La Rochelle ! Harry reste neveu du Roi d'Écosse, qui ne saurait que l'on touche à sa famille. Par Dieu, le feu Roi n'a même jamais touché à ma tante la duchesse, ni à son mari, les parents de Harry, de leur vivant, et ce même alors que le feu duc et la feue duchesse l'avaient offensé, lors de la paix de Bordeaux il y a de cela quinze ans ! Mon cousin n'a rien fait au nouveau Roi qui...

Un souvenir traversa brièvement l'esprit de Hermione. Deux jeunes garçons se disputaient sous son œil effaré et celui, abasourdi, d'un grand cardinal aux allures de corbeau...mais c'était ridicule. Ce n'étaient que des promesses de rétribution entre deux enfants, et il était impensable que le Roi s'en souvienne, encore moins qu'il tienne rigueur à Harry de ce moment...non, le Roi désirait sans doute châtier le duc de sa prétendue hérésie, voilà tout.

-Il nous faut le faire libérer, Monsieur le comte, affirma vivement la marquise. Il nous faut monter à Paris sur l'heure, et...

-Madame, vous êtes cousine du duc, vous pourrez donc obtenir audience du Roi afin d'intercéder en faveur de Harry, l'interrompit le comte tristement, mais moi ne suis personne, et si réellement Sa Majesté a fait arrêter le duc sur des fondements d'hérésie, Elle ne saurait voir d'un bon œil qu'une flopée de huguenots déboulent devant sa porte pour exiger la libération de son prisonnier personnel.

Hermione se mordilla la lèvre inférieure, ne remarquant pas l'étincelle qui passa dans le regard de son ami à ce geste innocent, et finit par céder,

-Certes, vous avez raison, Monsieur le comte. J'irai donc seule, et vous ferai parvenir mes avancées, et si je ne puis faire entendre raison à Sa Majesté, du moins apprendrai-je les motivations du Roi pour faire arrêter mon cousin, et nous pourrons alors aviser, peut-être même en quémandant la clémence du Roi d'Écosse, afin qu'il intervienne en faveur de Harry.

-Je suis inquiet de vous voir partir seule, Madame la marquise, reconnut doucement le rouquin en serrant les doigts de Hermione à nouveau.

La jeune femme rosit joliment. Elle avait oublié que le comte lui tenait toujours la main, mais, étant donné qu'ils fussent seuls, sans Harry pour chaperon, elle décida, en un élan de courage et de faiblesse mêlés, de laisser sa main à Ronald.

-J'aurai mes gardes, murmura-t-elle.

-Je ne crains point les brigands et les bandits, car vos gardes sont extrêmement efficaces, Madame, je le sais pour les avoir entraînés en personne aux côtés du duc. Cependant, la Cour est un danger bien plus grand, et au sein duquel vos gardes ne pourront rien pour vous. Songez-y, Madame, songez à votre situation vue par la Cour. Vous êtes une huguenote, vous êtes jeune, jolie, mais célibataire, vous êtes cousine d'un duc qui vient d'être arrêté sur des charges obscures par le capitaine des mousquetaires du Roi et sur ordre personnel de ce dernier, et enfin vous êtes provinciale car votre religion vous a maintenue toutes les portes fermées. Ils ne feront qu'une bouchée de vous, car les seigneurs voudront tous vous souiller sans s'y engager en rien, les dames voudront vous calomnier et vous convertir, et enfin, vous n'avez même pas de chaperon. Enfin, il vous faut une raison valable pour vous présenter au Roi, car faire libérer votre cousin, un prisonnier politique, et donc point officiel, ne vous amènera même pas à la porte de Sa Majesté, qui ne vous connaît ni d'Adam, ni d'Ève.

La marquise de Royan fronça les sourcils devant cet exposé.

-Je vois. Où voulez-vous en venir, Monsieur, et que proposez-vous ?

À son étonnement, le comte ôta sa main de la sienne et se la passa dans les cheveux, se détournant légèrement d'elle, l'air frustré. Hermione tenta d'oublier le froid glacé mordant ses doigts à présent que le comte les avaient délaissés.

-Il faudrait que vous vous fianciez avant de rejoindre Paris, Madame, c'est votre seule solution. Ainsi vous serez vue comme une personne plus respectable- toujours huguenote, certes, mais une huguenote sur le point de se marier. De plus, cela vous donnera une raison valable pour vous présenter au Roi car, comme vous le savez, tout certificat de mariage dressé entre nobles français doit être contresignée par le Roi, de par la tradition. Certes, vous ne serez alors que fiancée et non mariée, mais du moins, vous pourrez clamer chercher le consentement de Sa Majesté. Avec un peu de chance, cette marque de soumission apaisera même peut-être le Roi à l'égard du duc.

Hermione ne put qu'admirer l'esprit stratège du comte, et hocha lentement la tête, examinant le plan sous tous les angles et n'y trouvant qu'une faille.

-Cela est admirable, Monsieur, mais un problème demeure. Quel héros accepterait de jouer le fiancé, en sachant qu'il devrait certainement m'épouser par la suite ? Et donc, en voudrai-je même, de ce héros ?

Une expression angoissée figea, un instant, le visage de Ronald.

-Vous désirez sauver Harry, Madame, c'est là la seule solution.

-Oui, et je consens à votre plan, mon cher, à la condition que mon fiancé me convienne.

Ronald l'observa distraitement, déglutissant, et se repassa la main dans les cheveux avant de laisser échapper un rire chevrotant.

-J'imaginais cet instant autrement, reconnut-il brutalement.

Il saisit doucement la main de Hermione dans la sienne, et, semblant rassembler tout son courage, la regarda dans les yeux.

-Madame la marquise de Royan...Mademoiselle Granger...Hermione...acceptez-vous de m'épouser ?

Hermione cligna des yeux un bref instant, prise de court, et le fixa simplement. Elle put sentir les grandes mains de Ronald, autour de ses gants noirs, devenir un peu moites d'angoisse, et il éprouvait visiblement quelques difficultés à déglutir en attendant sa réponse avec une fébrilité non feinte.

Enfin, la marquise revint violemment à elle. Ronald- son meilleur ami- l'homme qu'elle désirait, l'homme si beau, si adorable et admirable envers lequel elle nourrissait depuis ses jeunes années toute une flopée de pensées peu chrétiennes (qu'elles soient catholiques ou huguenotes n'y aurait absolument rien changé, par ailleurs)- Ronald venait de lui demander de l'épouser. Prise d'un doute, elle demanda,

-Monsieur le comte, me demandez-vous en mariage pour sauver le duc ? Ou parce que vous souhaiteriez vraiment vous unir à moi ? Car, si c'est pour sauver Harry, je suis flattée mais je suis convaincue que d'autres candidats peuvent exister. Je m'en voudrais éternellement de vous forcer la main, si je puis dire, si votre cœur n'est point à l'affaire...

-Non ! Je veux dire, oui. Non. Ah ! Oui, marquise, je veux vous épouser. Je le veux avec passion, répondit le rouquin avec un demi-sourire. Sauver le duc est, bien évidemment, un plus...un heureux cadeau de fiançailles, dirons-nous.

Hermione éclata de rire tandis que son cœur opérait d'étranges bonds dans sa poitrine. Elle avait la gorge sèche et les mains légèrement tremblantes, mais inspira doucement avant de lancer d'une voix tremblotante,

-Alors, en ce cas, oui, Monsieur le comte. J'accepte de vous épouser...

Ronald sourit pleinement, montrant ses belles dents, et une main vint se perdre dans sa poche d'où il retira une petite bague en or surmontée d'un diamant. La marquise le regarda avec interrogation.

-La mode en vient d'Angleterre, expliqua-t-il. Il s'agit d'offrir à la fiancée une bague, que l'on remplace avec l'alliance le jour du mariage.

Hermione hocha la tête, souriant béatement, tandis qu'il glissait le petit objet autour de son annulaire gauche, où il scintilla de milles feux. Un heureux présage, songea-t-elle.

-Lorsque vous serez rentrée de Paris nous pourrons tenir une vraie cérémonie de fiançailles, rappela le comte sur un ton d'excuse.

-Et Harry pourra sabrer le Champagne, clama-t-elle d'une voix tremblante.

-Et Harry pourra sabrer le Champagne, salua-t-il comme une promesse.

Elle le regarda dans les yeux, et le regard de Ronald s'assombrit.

-Je crains de devoir déjà laisser ma ravissante fiancée filer, soupira-t-il. Du moins, Madame, acceptez pour votre voyage un souvenir de moi.

Hermione hocha la tête, confuse.

L'instant d'après, la bouche du comte était sur la sienne, et un léger éclair de désir traversa le corps de la jeune femme. Le baiser demeura chaste, et ne dura qu'un bref instant, mais Hermione fut sonnée lorsque le comte se retira, lui souriant doucement. Elle n'avait jamais embrassé quiconque auparavant, et encore moins de la sorte. Il lui caressa la joue du pouce, et, telle une automate, la marquise retira de sa manche un mouchoir de soie blanc brodé à ses armoiries.

-Et vous, Monsieur le comte, acceptez de même mon bon souvenir, répondit-elle lorsqu'elle eut enfin réussi à faire fonctionner ses lèvres à nouveau, et souhaitez-moi bon courage pour ma mission.

-Oh, de courage, vous ne manquez guère, ma douce amie. Je vous souhaite donc bonne chance, qui est la seule chose qui vous fasse défaut pour la tâche qui vous attend.

Hermione lança un sourire charmant au jeune homme, et l'instant d'après, fut près de la porte, frappant dans ses mains. Immédiatement, une nuée de domestiques fut autour d'elle, tels des moineaux attirés aux fenêtres d'une boulangerie et guettant les miettes de pain.

-Que l'on me prépare mon carrosse, je me mets sur l'heure en route pour Paris ! déclara-t-elle. Je veux six gardes à cheval en outre de mon laquais et de mon cocher. S'il le désire, préparez une chambre au château pour mon fiancé, Monsieur le comte de Nîmes, afin qu'il ne doive guère repartir dans la nuit...le temps est à l'orage, que l'on se hâte !

Les domestiques se dispersèrent immédiatement, chacun s'affairant à la tâche qui lui incombait, certains commentant à voix basse et d'un air surexcité la nouvelle des fiançailles de leur maîtresse. Hermione, dans ses robes d'équitation orange brûlé, se tourna sur un talon vers son fiancé qui l'admirait avec un demi-sourire, lui envoya un baiser d'adieu du bout des doigts, et disparut à son tour.

...

Alors? Qu'en avez-vous pensé?

Quelques éclaircissements:

Cette fiction se déroule au XVIIème siècle, une époque correspondant à peu près au règne de Louis XIV. Sous la monarchie absolue du Roi-Soleil, les nobles français avaient moins de pouvoir que précédemment dans l'Histoire, à cause de la Fronde qui marqua le tout petit souverain. Le Roi régnait, puis venaient les princes du sang, les autres princes, les ducs et pairs, les ducs, les marquis, les comtes, les vicomtes, les barons et les chevaliers: voilà pour la hiérarchie. Ici, Harry est duc, donc il occupe une place de choix dans la noblesse. Hermione est marquise, Ronald est comte. J'ai repris des éléments de la guerre de religion du XVIème siècle (Henri IV) pour réussir à trouver quelque chose opposant Drago et Hermione dans cette fiction. Les duchés, marquisats et autres titres sont inventés pour la fiction: par exemple, La Rochelle ne fut jamais un duché mais fut cependant une place forte huguenote.

Concernant la famille de Harry et Hermione: Harry est le fils de Lily et James. Ce dernier est un cousin éloigné des rois de France. Lily est la belle-soeur du roi d'Ecosse. Hermione est la cousine de Harry par sa mère, qui était la soeur de James (tout sera détaillé plus tard dans l'histoire).

Laissez une petite review pour me dire ce que vous en avez pensé!

A bientôt

DIL.