Hello Guys!

So ... Voilà. La voici enfin, cette putain de 2eme partie. Elle est là!

Mes chers lecteurs, blasés : "C'est pas trop tôt, on a failli attendre!"

Attention : LONG MESSAGE EN VUE

Thanks : Alors, je voudrais tout d'abord remercier tous mes followers, et mes chers reviewers (que j'aime et que j'adore, encore plus que le Nutella, et les Oreos réunis ...) Par contre, les lecteurs fantômes sont priés de faire part de leur opinion. J'en ai besoin ! C'est pour cela que je remercie TRES FORT ceux qui ont posté leur avis. Cela m'aide beaucoup. Merci à vous tous, vous me motivez tellement, que je me tue pour que cette fanfic vous plaise :3

Précisions : Pour ceux qui se demandent, et aussi par ce qu'on me l'a beaucoup reproché, OUI : la relation SH/JW va évoluer, même sous le POV de Jim Moriarty. Ne vous en faîtes pas ... LE SLASH ARRIVE ... IL APPROCHE ...

Je re-précise (par ce que c'est pas très clair), cette fanfic est en plusieurs parties. Sachant que lorsque j'écris, je n'ai aucun plan. Je pars en TOTAL Freestyle, à la one again a bistoufly! Mais j'ai tenté d'élaborer un pitit plan quand même, rien que pour vous, mes p'tits chous ;D

Part 1 (John) : 8 chapitres

Part 2 (Moriarty) : 11 chapitres (Oui, je vous ai gâté cette fois, petits chanceux :D)

Part 3 (Sherlock) : 14 ou 15 chapitres (par ce qu'il y a beaucoup de choses à dire dans ce POV, et aussi parce que nombres d'entre vous m'ont harcelé avec : A QUAND UNE PARTIE AVEC SHERLAAWWK ?!)

Part 4 (Un nouveau perso (faites moi des suggestions ;D) ou Sebastian Moran / ou RE-POV John) : 8 ou 9 ou 10 ou 11 chapitres (Enfin, autant qu'il faudra ...)

Part 5 ? (You tell me ...)

Epilogue d'outre-tombe. (Oups! Spoilers, désolée xD)

====) Ce plan n'est pas définitif ! (====

Donc voilà, bande de marshmallows. J'ai essayé de faire de mon mieux, mais j'ai fait du light (on va dire) pour ce POV de Jim. Il ne faut pas oublier qu'ils sont encore tous ADOS et que leurs personnalités ne sont pas encore complètes ! Ils n'ont que 16-17 ans, il ne faut pas oublier, d'accord ?!

Alors, s'il vous plaît, soyez gentils avec votre pauvre servante, qui se démène comme pas possible pour vous faire plaisir, mes chers petits lecteurs ;D

Bref. J'espère que vous apprécierez cette partie, et vu que je n'ai toujours pas d'idées pour la fin (je vous l'ai dit, je pars en freestyle -"), je vous invite à me faire part de vos idées de fifous par messages ou reviews. Ca me fait toujours chaud au coeur :D

Bon, je vais arrêter de me plaindre et de vous embêter ... Je vous laisse avec Jim Moriarty et sa rancoeur ... Il va se passer beaucoup de choses dans cette partie : DES REVELATIONS (oui, il y en a encore ... Désolée ...) ; DU SUSPENS ; DE NOUVELLES RENCONTRES ; DE L'AVENTURE ; DES ENGUEULADES et ... DE L'AMOOOUUUUUR ...

Je vous convie à lire cette suite, que j'ai écrit plutôt à la va-vite (et que je ne trouve pas géniale, mais on a toujours besoin d'une transition avant de passer aux choses sérieuses (Part 3 : Sherlock Holmes ... COMING (date unknown)) ...).

Han non! J'oubliais ... Mes chers petits, je me suis littéralement "cassé le cul" (excusez mon langage ...) à vous préparer une super Playlist de-la-mort-qui-tue, afin de la jouez en même temps que vous lisez ...

/theunknownpsycho/i-m-gonna-fight-em-off-j-m

Je sais, ne me remerciez pas. Je suis trop gentille avec vous, petits chanceux ;D Et vu que j'adore vous facilitez la tâche, j'ai carrément mis LE lien pour l'écoutez en direct ... SEULEMENT le putain de site 8tracks ne veut pas uploader certaines de mes chansons ... Alors Je la retranscrit donc ici, et téléchargez les chansons manquantes sur Youtube (Avec le fabuleux logiciel gratuit Songr):

Part 2 [James Moriarty]

I'm Gonna Fight 'Em Off ~ J.M

1) The Link - Sweet Dreams (Dexter Score) by Daniel Licht

2) Monster OST - Grain (opening theme)

3) O Death (Supernatural BO)

4) Sleeping With Ghosts by Placebo

5) (Ugly Like Me) Outside by StainD

6) Sinnerman by Nina Simone

7) Love Interruption by Jack White

8) The Seven Nation Army by The White Stripes (Remix by The Glitch Mob)

9) Wink (Dexter Score) by Daniel Licht

10) Comptine d'un Autre Eté (Amélie Poulain BO)

11) Burn It Down by Linkin Park

12) I Can't Decide by Scissor Sisters

13) Right Action by Franz Ferdinand

14) Psycho by Puddle of Mudd

15) Monster by Skillet

16) Animal I Have Become by Three Days Grace

17) Diablo by Simon Curtis

18) For What It's Worth by Placebo

19) Flesh by Simon Curtis

20) I'm Your Villain by Franz Ferdinand

21) StrangeLove by Depeche Mode

22) Madness by Muse

23) End Credit (Dexter Score) by Daniel Licht

24) Changed (Dexter Score) by Daniel Licht

25) Funny (Dexter Score) by Daniel Licht

26) Ending (Dexter Score) by Daniel Licht


Normalement, vous aurez fini de lire à cette hauteur. J'ai fais le test rien que pour vous :D

(Autres chansons qui vont bien aussi, et que je ne peux m'empêcher de mettre, même si c'est fini ...)

27) Marilyn by Indochine

28) Hurricane by Panic!At The Disco

29) Super Psycho Love by Simon Curtis

30) We're Through by Smile Empty Soul

31) Wretches And Kings by Linkin Park

Oh! La 3e partie sera un peu plus longue à venir étant donné qu'elle sera TRES longue et que je travaillerais beaucoup pour mon FUCKING Bac ... Désolée, alors voilà cette seconde partie en attendant la 3e. A lire et à relire :3

P.S : Excusez moi, je suis pas douée pour inventer des titres pour les chapitres. Donc ... Eh bah, ça craint un peu. BREF.

ENJOY xD

COLLEGE BOYS [Jim Moriarty]

Chapter 1 : Prélude Au Chaos

L'infirmerie est terne. Et beaucoup trop aseptisée à mon goût. Je déteste être pris pour un fou. Surtout à cause de ce Sherlock Holmes. Pfff! Ridicules pensées. Je suis censé être en deuil. Mais je ne sais même plus quoi penser. Je ne sais pas ce que je dois faire maintenant. Je suis seul. A nouveau.

Qu'est ce qu'il fait froid ici ! On s'les gêle ! Je remonte la couverture sur moi. Et ce lit est inconfortable. Je sais même pas ce que je fous ici! Je suis pas malade. J'ai juste ... "pété un câble", on va dire ... En quelque sorte. C'est normal, cela dit.

Je n'aime pas ce mot. "Normal". C'est vrai, c'est quoi être normal ?! Être un putain de mouton, comme tous ces gens. C'qu'ils peuvent me dégoûter ... Pourquoi diable m'a-t-on envoyé ici ?! Une année m'aurait largement suffi. Mais non! Il faut encore qu'on m'inflige ça. Satanés parents!

Quoi qu'il en soit, Sherlock et son ... John sont plus coriaces que je ne le pensais.

D'ailleurs, j'ignore même ce qu'il représente à ses yeux, ce qu'il est pour lui. Je suis sûr que lui non plus ne saurait définir cette relation. Mais au moins, Sherlock a de la chance, lui! Il a quelqu'un sur qui compter, lui! Je suis seul. A nouveau.

Je vais me venger.

Je la connaissais, Mellody. Du moins, je croyais la connaître. Si imprévisible ... Comme moi. Ma protégée ... Elle a disparue. Je n'ai pas su la protéger de Sherlock.

Elle parlait souvent de la mort. Que ça serait reposant. Que la vie n'était qu'une blague. Que la mort en était la chute. Et, elle avait raison. Je n'ai pas su la sauver. Si seulement je n'étais pas parti, si seulement j'étais resté ... Mais la fatigue l'avait emporté, et le sommeil m'a assommé. Je m'en veux. Tellement. Je suis seul. A nouveau.

Pas de passé. Plus d'avenir. Que vais-je devenir ?!

En tout cas, c'est sûrement pas avec mon comportement que je vais me faire des amis. Et puis de toute façon, ça sert à rien, les amis. Mellody, elle, me comprenait. Elle savait ce que c'était, cette douleur intérieure. Ce trou noir, qui s'amplifie dans la poitrine, et qui aspire tout votre être. Elle savait ce que s'était. Elle m'était utile, et je l'était pour elle. J'en suis persuadé.

Je dois la venger.

Je le dois.

Pour elle. Pour moi.

Et j'ai déjà une petite idée ...


Chapter 2 : Mensonges, Affabulation et Mythomanie

Cela fait à présent deux heures que j'attends devant le bureau du directeur. On m'a convoqué. Mais -comme d'habitude- j'ai un plan. Je sais me défendre. Ma vengeance approche. Mon Dieu, que cette phrase est cliché!

La porte de bois s'ouvre dans un bruit des plus lugubre, digne d'un manoir hanté. Une voix morne se fait entendre : "Entrez!" Malgré tout, je n'ai pas peur. Je n'ai JAMAIS peur. Ainsi, avec confiance, je me lève, et avance jusqu'au bureau du chef d'établissement.

La pièce est immense, voire très vaste. Un style très ancien. De grandes bibliothèques s'alignent le long des murs. Un doux parfum aigre de vieux livres s'en dégage. Le parquet grinçant au contact des mes chaussures, je prends une grande inspiration.

"Ah! Bonsoir, James."

Le vieil homme, dans les cinquante-soixante ans, parait jovial. Ses joues boursouflées sont écarlates, au fur et à mesure que ses lèvres s'étirent en un rictus amical.

Pourquoi sourire ?! Il y a une élève qui s'est suicidée hier soir, abruti !

Mais je garde mes réflexions pour moi, contient ma rage au plus profond. Et lui fait une risette en retour.

"Bonsoir, Mister."

Il me fait signe de m'asseoir. Je m'exécute, en faisant attention de ne pas froisser ma veste d'uniforme. Le directeur, jusqu'à lors affalé comme un gros porc dans son fauteuil, essaye de reprendre une posture plus sérieuse. Joignant ses petites mains moites, il s'éclaircit la gorge, tousse bruyamment au passage, et prends la parole :

"Si je vous ai convoqué ce soir, mon bon garçon, c'est pour vous demander des précisions, vis-à-vis du ... comportement, quelque peu excessif, dont vous avez fait preuve lors de l'annonce du ... décès de votre camarade."

Je ne réponds pas. Trop agacé. Je reste de marbre, aussi glacial qu'un certain Sherlock. Il continua, d'un air blasé :

"- Écoutez, je concevois et comprend parfaitement votre réaction. C'est normal, après tout, j'ai cru comprendre que vous étiez proche tout les deux. Mais cela dit, sachez que ce n'est pas une bonne raison pour vous en prendre à vos autres camarades.

- Mais, Mister. Il l'a insultée, il m'a ... provoqué! Ce n'est pas -

- Je sais." me coupa-t-il, froidement. "Mais ce que je veux dire par là, c'est que si jamais vous recommenciez, vous risqueriez fortement l'exclusion. Et pas seulement pour 3 jours ... Nous sommes dans un établissement très important, où l'élite de la Grande-Bretagne est formée aux plus hauts métiers de notre belle société. Les parents payent pour que leurs enfants leur succèdent, et ce n'est pas en les ... malmenant que vous deviendrez une personne importante. Vous saisissez ?

- Pas vraiment, non."

Il soupira, exaspéré.

"- Bon, James. On va faire simple. Plus de violence, sinon, vous pouvez dire bye-bye à votre avenir. Compris ?

- Bien sûr, Mister. Mais il y quelque chose qui me chiffonne ...

- Et, qu'est-ce, mon garçon ? demanda le moralisateur.

- Eh bien, je suspecte ... Enfin, je crois que ma camarade, Mellody Lacroix, ne s'est pas suicidée.

- Pardon ?! Mais que voulez-vous dire, James ?

- Mister, je crois qu'il s'agit d'un meurtre.

- Un ... Un meurtre ?! Comment ça ? s'enquit-il, curieux.

- Hier soir, je me suis réveillé en pleine nuit. Il devait être 4h du matin, lorsque je me suis aperçu que mes colocataires avaient disparus ...

- Vos colocataires ?!

- Oui, je partage ma chambre avec Sherlock Holmes et John Watson.

- Oh! Oui, bien sûr, que suis-je bête! fit le directeur.

- Donc, comme je disait, ils n'étaient plus là. Quand soudain, la porte s'est ouverte. C'était Sherlock et John. Très vite, je me suis demandé ce qu'il était allés faire dehors à cette heure. J'ai fait semblant de dormir, afin de les écouter. Et ils ont chuchoté pendant un bon moment."

Le directeur, de plus en plus intéressé, fronçait les sourcils au fur et à mesure que les paroles s'envolaient. Judicieusement, j'avais tout prévu, tout planifié pour appuyer mes arguments. Je sortis, en guise de preuve, une feuille de papier de ma poche intérieure.

"Heureusement pour vous, j'ai une bonne mémoire, et j'ai retranscrit leur paroles, mot pour mot." dis-je, fièrement.

Il s'empara du bout de papier, et commença à lire. Petit à petit, ses yeux s'écarquillèrent à la lecture du dialogue.

"Vous ... Vous avez bien fait de me prévenir, James. Je vais en prendre compte, bien sûr." fit-il, les pupilles toujours rivées sur le document.

Pour en rajouter, je continuais : "En effet, ça m'a semblé suspect. Alors, je me suis dit que vous en informer ne serait pas plus mal ..."

Il balbutia quelques mots, comme lointains : "Oui, bien sûr. Vous avez eu parfaitement raison." Puis, il se reprit, et sortit de sa bulle : "Et bien, dans ce cas, James ... Vous m'avez été d'une grande utilité, je vous en remercie."

"Moi de même, Mister. Moi de même ..."


Chapter 3 : Chercher le Chien / Vérités sur bouts de papiers

Il s'est passé une journée depuis l'incident funeste, et mon plan n'a toujours pas marché. Qu'est-ce qu'il fait, ce directeur ?!

Bien sûr, Mellody me manquait toujours autant ; quant à moi, je restais impassible aux moqueries de mes débiles de semblables. La classe de L me semblait comme ... différente maintenant ...

Sans elle, je m'ennuie. Fini les fous rires en Anglais, fini les petits bouts de papiers en classe, fini les insultes affectives. Fini. Tout est fini. Jamais plus je ne reverrai son sourire, jamais plus je n'entendrais sa voix, et jamais plus elle ne me dira que je suis celui qu'elle aime. Parce qu'elle est partie. Pour de bon.

Du coup, la solitude se fait plus pesante. L'homme n'est pas fait pour vivre seul. Il me faut un ... chien-chien. Comme Sherlock, il a de la chance d'avoir John! Moi, il n'y a plus personne. Sur les 15 d'entre nous, pauvres littéraires, il n'y en avait pas d'autres, dignes de ce nom.

Il faut que je montre à Sherlock que moi aussi, j'ai quelqu'un. Quelqu'un sur qui compter. Quelqu'un pour écouter. Et surtout, quelqu'un à frapper.

Mais qui ?


Ça y est! Les cours de la journée sont fini! Je vais enfin pouvoir me mettre à la recherche de ce quelqu'un ... Garçon ou fille ?

J'en sais rien. Quand je verrais ce quelqu'un, je le saurait. Au plus profond de moi, je le saurais. Je le trouverai, mon chien-chien!

J'attrape mon sac, et me barre de la classe vite fait. Où est-ce que je pourrais trouver quelqu'un ? Peut-être l'atelier ? Après tout, c'est là que Mellody passait le plus clair de son temps. Je me précipite donc dans la salle d'art. Et quelle fut ma surprise lorsque je fis mon entrée!

Des bougies allumées ornaient le grand bureau sur l'estrade. Des photos de Mellody éparpillées partout. Certaines avaient la vitre du cadre brisée. D'autres étaient simplement cornées ou abîmées, voire même tachées de gouttes de peinture multicolores. Très artistique dans l'ensemble.

Une fille, toute vêtue de noir y était assise. Elle leva la tête : le rimmel noir avait coulé, traçant des traînées sombres sur ses joues creuses. La tristesse se lisait facilement sur sa face déprimée. Elle était évidemment plus jeune, niveau quatrième ou troisième. Le regard vitreux, et le menton tremblotant, elle sembla me reconnaître, et s'avança vers moi.

"Je suis la seule ici, à la pleurer. Les autres s'en foutent, mais pas moi. C'était comme ... une grande sœur pour moi, elle m'apprenait à dessiner ..."

Elle pris une grande inspiration, et se calma.

"J'ai quelque chose pour toi." m'annonça-t-elle.

Elle se dirigea vers le fond de la classe, et en ramena un grand carton vert et noir. Sa pochette à dessins.

"C'est pour toi. Elle m'a dit de te la donner, l'autre jour. Elle semblait ... distante. Comme si, elle avait tout prévu." Sur ce, la fille en noir éclata en sanglots, et repartit s'asseoir à sa table. Drôle de gamine!

Je ne savais pas trop quoi penser de cette ... intervention. Et pourquoi m'a-t-elle donné son carton ?! Que ce que je vais bien pouvoir en faire, moi ?!

A moins que ... A moins qu'elle m'ait laissé un message!

Le carton encombrant sous le bras, je m'enfuis au tout dernier étage, abandonné la plupart du temps, qui était notre lieu favori de rendez-vous. Je me précipitai au fond du couloir et ouvrit la pochette avec précipitation. Mon cœur, battant la chamade, sembla s'arrêter lorsque j'aperçus une enveloppe. Noire.

Il y était inscrit, au crayon blanc :

Pour mon cher Jim.

A ouvrir n'importe où, n'importe quand.

Un dessin d'une petite araignée, sortie de son imagination, ornait le tout.

Je m'empressais aussitôt de l'ouvrir. J'extirpais le papier avec précaution, et le dépliait avec appréhension. Les mains tremblantes, tenant fermement la lettre, je me mis à lire :

Jimmy,

Si tu lis cette lettre, c'est que je suis morte. Mais ne t'en fais pas, je ne te manquerais pas. Je te connais. Tu détestes tout le monde. Même moi. Tu me le disais si souvent ... Mais, bien sûr, j'avais compris. Avec toi, tout marche à l'envers. J'ai vite fait le rapprochement.

Si je t'écris, c'est aussi pour te dire que ... Non. Ce n'est pas Sherlock qui m'a tuée, au cas où tu serais trop bête pour le deviner. Mais tu es intelligent, tu sais que c'était MA décision. Tu le sais. Si j'ai commis l'irrémédiable, c'est parce que ... J'en sais rien. Le défi ? Le goût du danger ? J'en suis tellement accro! Comme toi, mon Jimmy. Mon cher Jim.

Je suis partie, mais je reste ici, avec toi. A l'intérieur. Pas dans ton cœur, bien sûr. Les monstres comme toi et moi n'en n'ont pas ... Tu le sais bien. Mais je subsiste quand même. Tant que tu te souviens de moi. Mais tu m'oublieras, Jim. Et ne dis pas le contraire, tu m'oublieras, un jour ou l'autre.

J'aimerais aussi te dire que ... même si tu détestes Sherlock, s'il te plaît, ne le tue pas. Fais-le souffrir à ta guise, il s'en remettra toujours. Je le connais, surtout qu'il a un nouvel ami, à présent. (Aufait, tu as remarqué ? Avoue-le ... Tu as remarqué). Donc, je t'en conjure, Jimmy, ne le tue pas. ET John non plus! Sauf si tu les tue ENSEMBLE, là, il n'y a pas de problème. Tu sais, l'amour est un très dangereux désavantage. Tu en a d'ailleurs fait les frais ...

Quant à nous deux, je crois que tout a déjà été dit de mon vivant. N'est-ce-pas ?

Une dernière chose : Jim, trouve quelqu'un. Trouve TON John Watson. Car je sais que je n'ai JAMAIS été à la hauteur de tes espérances. Ton exigence, ton intransigeance te tueront, un jour ou l'autre. En attendant, profite de ta vie. Et ne la gâche pas comme moi je l'ai fait.

Maître, je vous déteste.

xxx

Ta Mellody.

P.S : Il y a quelque chose que j'ai oublié de t'avouer. Vas dans ma chambre, sers-toi dans ce qui te paraît utile. Quelque chose t'attends dans ma salle de bain. J'y ai laissé la vérité ...

Pour une des seules fois dans ma chienne de vie, je me mets à pleurer. Pourquoi ? J'en sais trop rien. Je déteste les adieux. Surtout par écrit. Alors je crie. Je tape des poings, des pieds. Je frappe les murs, le plancher. La rage m'emporte fougueusement, et je m'affale sur le sol. Recroquevillé par terre, comme un bébé, je ne peux stopper les larmes, ruisselantes sur mes joues.

Elle est la seule qui ai vraiment compté. Elle était parfaite pour moi, et moi seul. Elle m'appelait même "son maître". On se détestait autant qu'on s'aimait. On aurait pû tuer, l'un pour l'autre. On aurait pû se tuer ensemble. Sherlock ne m'a pas donné cette chance, de mourir avec elle. Il va payer, ce petit fils de pute! Et son "ami" ne sera pas épargné. Il souffrira comme moi je souffre. Quoi qu'en dise Mellody, elle est morte. Un point, c'est tout.


Après m'être calmé, je m'oriente d'un pas lourd vers l'étage du dortoir des filles. Je descends les marches, passif et mou, complétement vidé de mes forces. Il est 17h, quelques filles doivent s'y trouver. J'en ai rien à foutre! fis ma petite voix intérieure, tandis que je poussais violemment la porte. Quelques pouffiasses, assises sur des lits, me toisent de haut en bas. D'autres protestent :

"C'est Jim. Jim Moriarty!"

"C'était pas le copain de l'autre folle ?!"

"L'autre nuit, je l'ai vu se faufiler dans sa chambre. Ils étaient pas discrets!"

"Qu'est ce qu'il fout là, lui ?!"

Un regard soudain, empli de haine, de rage et d'envie meurtrière les fit taire.

J'ouvris la porte de sa chambre, et, à ma plus grande stupeur, deux merdeuses étaient en train de piller sa chambre. Elle ne me remarquèrent pas de suite : "Regarde! T'as vu tout ce maquillage gratos ?!" - "Oh! J'adooore ce vernis, la couleur est ma-gni-fique!"

S'en était trop pour moi. Je m'approche d'elles, et les saisis par les cheveux. Elles en hurlèrent de douleur. Ce qui me rendit encore plus heureux!

"Allez, dégagez, les pouffiasses! DEHORS !"

BLAM ! Je leurs claquais aussitôt la porte au nez.

Je respirais alors profondément, et la douce odeur de ma Mellody m'enivra. J'examinais longuement la petite chambre, bien rangée. A part quelques fringues étalées par terre ... Oh! J'y retrouvais également un de mes slips, gisant au bord du lit. Je le rangeais en vitesse dans mon sac.

Si seulement je pouvais tout rapporter! soupirais-je. J'optais cependant pour son doudou, une peluche Peter-Pan ; une pince à cheveux noire ; son ordinateur ; son livre préféré (Un recueil de poèmes de John Keats) ; une photo de nous deux ainsi que sa chaîne en argent.

C'est avec inquiétude que j'appuyais sur le poignée de la minuscule salle de bain. Je ferme mes yeux, anxieux. Et les rouvre, pour découvrir quelque chose, posé sur le rebord du lavabo.

Comme une forme allongée. Une boîte en carton, ainsi qu'un mode d'emploi gisent sur le sol.

Je m'empare de l'étrange objet.

Un test de grossesse.

Positif.


Chapter 4 : Voeu au Clair de Lune (Deuxième étoile à droite, et tout droit jusqu'au matin)

Je n'arrive toujours pas à digérer la nouvelle. Toutes sortes d'émotions m'avaient possédées. Colère. Rage. Déprime. Tristesse. Douleur. Inquiétude. Douleur à nouveau. Pour enfin, rester dans cet état végétatif. Abasourdi, comme sonné, après un choc ou une collision. J'ai mal. Comment elle a pu me cacher ça ?! A moi ? PUTAIN !

Ce n'était pas un suicide. Mais un DOUBLE suicide.

Me voilà bien. En plus de devoir supporter le manque de Mellody, je dois EN PLUS supporter la mort de ... cette chose ... dans son ventre. UN ÊTRE VIVANT, BORDEL !

Comment a-t-elle pû ?!

Remarque ...

Elle avait 16 ans. Elle aurait avorté de toute façon ... Mais quand même, quoi! C'était un PUTAIN de truc vivant !

Pourquoi elle me l'a pas dit ?!

Quelle salope, espèce de pute!

Qu'est-ce-qu'elle me manque ...


Il fait nuit. Je me suis levé, je ne peux supporter d'être dans la même pièce que ces deux tarés. Je les hais! Et je ferais tout pour les détruire! Je les réduirais en un tas de cendres ...

J'échappe, avec succès, à la surveillance du pion, endormi. Tout est calme, silencieux.

La Lune se montre, cette nuit.

Je me rends au dernier étage. Là où tout s'est fini pour elle. Je n'arrête pas de penser. Trop de questions sans réponses dans ma tête. Trop de doutes.

Son Peter Pan me tient compagnie. Il est tout doux, comme de la soie. Je le tiens fermement, je le serre, près de ma poitrine. Il absorbe quelques larmes qui tentent de s'échapper. C'est très rare de pleurer pour moi. Je n'éprouve tout simplement pas le besoin de chialer comme une gonzesse d'habitude, c'est si ... Banal. Pleurer. Et pathétique.

Surtout que cela ne me la ramènera sûrement pas.

J'ouvre la fenêtre, et me penche. La tâche écarlate est à peine effacée. Le sang est difficile à partir. D'où je suis, on dirais quasiment le milieu d'une cible. Cette tâche rouge.

Je lève la tête. Les étoiles m'observent. Elles brillent tellement. Je chuchote : "Mellody, c'est toi ?" Et une étoile filante passe, si rapide, tel un éclair lumineux dans le ciel d'un pur indigo. Un signe ? Non. C'est de la pure coïncidence ... Quelles conneries! Cependant, je ne peux résister et vite fait, je me dépêche de faire un vœu : "Je voudrais te revoir. Encore une fois."

Il fait froid, si froid ... Je m'éloigne vivement, et ferme la fenêtre.

Finalement, je me décide à retourner me coucher. La fatigue se fait sentir, et mes yeux tentent de se fermer. Peter Pan, toujours à mes côtés, me regarde de ses yeux cousus. Son sourire sonne faux. Comme ma Mellody.

Cela fait deux jours, depuis tout ça et je reste froid. Sans émotions. J'en ai eu trop d'un coup. Alors, ça suffit. J'en ai assez! Je broie du noir, seul dans mon coin, encore trop choqué pour me mettre à la recherche d'un nouvel ami.

Les relations humaines ... Je vais me tenir à distance de tout ça.

Pour ne plus souffrir. Ça fait trop mal, la vie.


Chapter 5 : I'm - LOCKED

Le lendemain matin, je déjeune seul. Comme à mon habitude. De temps à autre, des élèves me fixent. J'affronte aussitôt leurs regards, et ils baissent les yeux. Quels lâches!

Les cours se succèdent. Un par un.

Je m'ennuie!

Je suis devenu un vrai zombie. Mellody serait attristée de me voir ainsi. Alors, je me contente d'errer, là, seul dans les couloirs.

Fin des cours. Je vais dans ma chambre. Personne. Ouf! Depuis le temps, je n'ai toujours pas ouvert l'ordi de Mellody. Alors, mes devoirs étant tous terminés, je m'y précipite.

Mot de passe : _

Merde!

Si j'étais Sherlock Holmes, je n'aurai aucune hésitation. Mais là, je sèche ... Quelque chose me tord les boyaux. J'essaye tout de même ...

JIM

Le son discordant de l'ordinateur m'indique que c'est faux. Fais chier! Je réessaye :

PETER PAN

Même son à nouveau. PUTAIN DE MERDEUH! Rhaaaaah!

Quand soudain, illumination ... Dernier essai. Mes doigts collent aux touches.

MAITRE

Tidiii

La session s'ouvre. YEAAAAHHHHH!

Alors, je me mets en tête de farfouiller un peu.

Pas grand chose dans ses images. De bonnes musiques, que je m'empresse de syncroniser dans mon iPod. J'en joue une en attendant.

Ah, ah, ah, ah. Stayin' Alive. Stayin' Alive. Ah, ah, ah, ah. Stayiiiin' Aliiiiive

Rien dans ses vidéos, à part quelques films de guerres, ainsi que quelques épisodes de Doctor Who. Puis, je clique sur Documents. Et là, j'aperçois un texte, intitulé : Lis-Moi

Je m'empresse de double-cliquer. A ma plus grande surprise, une feuille blanche apparu à l'écran. C'est une blague où quoi ?! Lorsque soudain, je m'aperçois que le curseur de la page est petit. Je tilte, sélectionne le texte, et change sa couleur en noir. Et les paragraphes apparurent.

Cher Jim,

Si tu lis ce texte, tu es encore plus intelligent que je ne le pensais. Bravo, et toutes mes félicitations, petit génie ... (C'est ironique, bien sûr ...)

A cette heure, tu as sans doute lu ma lettre, récupéré quelques affaires et ... découvert la vérité, déposée sur mon lavabo.

Tu es en colère, et c'est compréhensible. D'ailleurs, je ne l'ai su que peu de temps avant mon suicide. (Oui, j'avais tout planifié. Comme toi. Tu m'a bien appris, maître.)

Avant de penser à toi, imagine MA réaction. Je m'en doutais un peu, cela dit. Nausées, vomissements. Bref. Je vais pas te faire un dessin.

Je vais être directe.

De toute manière, j'aurai avorté. Abruti.

Tu crois qu'à 16 ans, je peux me permettre d'être enceinte ?!

Et puis, de toute façon, c'est MON choix.

Le test indique que je le suis depuis 3 semaines. Et c'est bizarre de se dire : Putain! Y'a un truc dans mon ventre!

Tu sais pas ce que c'est.

Tu sais rien.

Et puis, c'est ta faute, p'tit con. Tu m'avais dit que tu l'avais mise, cette putain de capote! JE TE HAIS! C'est TA faute. Alors, viens pas te plaindre : Oh mon Dieu! Elle a tué notre bébé!

Pour une fois, je peux vraiment parler! Bordel!

Si je me tue, c'est pour avoir la paix.

Je t'aimais, Jim.

Oui, je t'ai vraiment aimé.

Mais, tout ça, c'est du passé.

Et on doit laisser le passé derrière nous.

...

Malgré tout, tu m'a appris bien des choses. Et je t'en suis reconnaissante. Mais la gratitude est vaine.

Alors, prouve-moi que j'ai tord.

Prouve-moi que Jim Moriarty ne va pas s'abattre. Et qu'il saura surmonter tout ça la tête haute. Comme un vrai mec. Un homme. Mon homme.

Adieu, Maître.

Mellody Lacroix.

P.S : Prends soin de mon Peter Pan.

Je reste là, éberlué devant l'écran. La petite barre clignote, comme pour me narguer. Je ne sais vraiment plus quoi penser de toi, Mellody.


Chapter 6 : Confrontation et séance photo

Au moment même où j'éteignais l'ordinateur, Sherlock et John firent leur entrée.

"Tiens, t'es là toi ?!" fit Sherlock, dédaigneux.

Il haussa les épaules, tandis que John ne me prêta même pas attention. Comme si j'étais invisible!

Le grand dadet s'installa dans le fauteuil, tandis que John s'activa sur son devoir de chimie. Comme si j'étais un fantôme, ils m'ignorent. Je bouillonne de rage, prêt à exploser.

J'étais sur le point de parler, quand soudain, la porte s'ouvrit brusquement. Un pion héla : "Sherlock Holmes et ..." Il vérifia son carnet de notes. "Et John Watson. Vous êtes convoqués chez le Directeur."

John parut blemir d'un coup, quant à Sherlock, il se contenta de lever un sourcil. Le pion précisa : "Immédiatement."

Avec un long soupir, Sherlock se leva, blasé. John, lui, était -au contraire- alarmé. Il me jeta un regard accusateur.

Ah! Là, je suis plus invisible, hein ?

Je me contentai de savourer mon plaisir, et lui souriais. Sherlock suivit le surveillant. John en fit de même, tout en continuant de me fixer méchamment. Je le saluai de la main.

Bye-Bye, Sherlock et John. Vous plongerez ... ensemble. Et vous coulerez. Vous allez être noyés, et moi, je serai là, à vous regardez vous débattre vainement. Et je rigolerais.


Ah! J'ai enfin fini ces putains d'exos de maths! Bien déterminé à savourer le reste de cette délicieuse soirée, je m'empare du recueil de poèmes. Je commence à lire Ode to a Nightingale, quand j'entendis des voix, au loin. Des voix qui se rapprochent. Comme une dispute.

"C'est LUI, j'te dis! Je te promets. Quand on est partis, il m'a sourit! Il m'a nargué!"

J'attendais impatiemment la suite, de la part du plus grand, lorsque la porte s'ouvrit à une vitesse incroyable. Si bien que l'air me décoiffa. Et elle fut claquée avec violence, dans un grand bruit sec. VLAM !

Mes chers colocataires se tenaient là, devant mon lit. Sherlock était droit comme un i, les bras croisés, imposant par sa grandeur. Le plus petit, Watson, était chétif, mais ses yeux m'envoyaient des éclairs foudroyants de colère. Il serrait les poings.

"Explique-toi." déclara fermement Sherlock. John approuva.

"Moi ?!" m'étonnais-je, faussement. "Mais voyons, je suis innocent."

Les deux amis me toisèrent, encore plus irrités et agacés qu'auparavant.

"On veux des réponses, Jim. Pas des mensonges!" s'énerva John.

Je soupirai longuement, et fermait mon livre : "Bon! Hmmm, eh bien ... Disons que ... Enfin ... Je n'y suis pour rien."

John était sur le point de me cogner, lorsque Sherlock l'en empêcha. "Il n'en vaut pas la peine, John. Tu vas te faire mal."

"Comme c'est mignon! Ils sont amoureux! Oh, les menteurs, ils sont amoureux!" chantonnais-je, badin.

John devint aussi rouge qu'une pivoine et Sherlock fronça les sourcils, apparemment confus. Aucun d'eux ne releva, ni ne protesta. Ça veut tout dire ... pensais-je, un sourire aux lèvres.

Sherlock se reprit, et continua :

"- James. Arrête ce cirque. Je te connais. Je sais que ça fait mal de perdre quelqu'un, mais ce n'est pas une raison pour -

- TAIS-TOI! Juste ... Ferme-la! Tu sais pas ce que c'est ... de perdre quelqu'un! gueulais-je, hors de moi.

- Tu te trompes, Jim.

- Vraiment ?! questionnais-je, sur le même ton.

- Mon ... Mon père est décédé. Quand j'avais 5 ans. C'est ma mère qui m'a élevé, ainsi que mon grand frère."

Un gros blanc suivit.

John parut aussi étonné que moi.

Que répondre ?!

A court d'arguments, je m'écris : "C'est TON problème! J'en ai rien à foutre!"

Sherlock resta interdit. John, lui, paraissait absent.

"De toute façon, je vous emmerde. C'est TA faute, Sherlock. Tu aurais dû la retenir. C'est TOI le fautif! Tout ça, c'est à cause de toi! Si tu ne t'étais pas mêlé de nos affaires, rien de tout ça ne serait arrivé! Je vous hais. Tous les deux. Je vous brûlerais. Et même la mort ne saurait vous sauvez. Vous souffrirez, comme moi j'ai souffert. Pourquoi n'y aurait-il que moi, hein ?!"

"Parce que tu le mérites."

Sherlock et moi dévisagèrent John. On aurait dit qu'il pétait -sévèrement- les plombs.

"- Ça suffit, Jim! Si elle est morte, ce n'est sûrement pas la faute de Sherlock! J'ai tout vu, j'étais là. Et c'est vous deux, toi et ta ... copine, qui nous ont emmerdé. Sherlock et moi, on rien demandé! J'en ai plus qu'assez de ces comportements, dignes de gamins de 6 ans! Évoluez un peu, bordel!"

- John. Calme-toi - commença Sherlock, d'une voix mielleuse.

- Oh, toi ça va, monsieur-je-sais-tout! Ça suffit! J'aurais jamais dû m'embarquer là-dedans. T'es qu'un pauv' mec égocentrique, imbu de lui-même, trop fier pour avouer qu'il a tord. Tu te rends pas compte à quel point je me sens ... minable, à côté de toi! J'aurais jamais dû être ton ami, Sherlock. Jamais! Tout ça ... C'était une erreur."

Sur ces mots, John quitta la chambre.

Eh Bien! Mon plan marche encore mieux que je ne le pensais ... Voilà qu'ils se disputent. PAR-FAIT!

Sherlock resta planté là, sans défense. On aurait dit qu'il ... qu'il buggait. Ah! Les sentiments. Le grain de poussière dans la machine, qui fait tout disfonctionner. Et je suis bien placé pour le savoir ...

"Eh bien! On dirait qu'il n'y a plus que toi et moi, Sherlock."

Il ne répondit pas. Absent, presque comme s'il était très très loin.

"Whouhou! Hey! Je suis là ... Sherly."

Et je fis en sorte de bien appuyer sur ce mot. Il se tourna vers moi, et sembla me considérer un moment. Il fini par parler, enfin!

"- Pourquoi ?

- Hhmmm, par ... pure méchanceté."

Il répéta ce mot, comme une ritournelle : Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?

La gradation se fit ascendante dans le ton. Il criait de plus en plus. La rage à son apogée, il s'effondra sur son fauteuil, comme brisé en mille morceaux. Il se prit la tête dans les mains, et secoua ses boucles folles dans tous les sens.

Cependant, il ne pleurai pas. Non. Sherlock Holmes ne pleure pas. JAMAIS.

Il semblait plutôt ... dramatiser. Ou réfléchir.

Oui. Réflechir.


20 bonnes minutes se passèrent, sans le moindre dialogue. Rien. Quel ennui! Je m'étais replongé dans ma lecture, quant à Sherlock, il ... il n'avait pas bougé. Et John n'est toujours pas là. Quelle ambiance de fou! ironisais-je, à moi-même.

Lassé, je jette un coup d'oeil à mon iPhone : 20h30. Quel ennui!

Lorsqu'une petite sonnerie se fit entendre : Tulutu

Nouveau message.

Pour Sherlock.

Je le vis sortir son portable, équarquiller légerement ses yeux bleus, se lever d'un bond et partir précipitemment. Mais où est-ce-qu'il peut bien aller ?!

Je décide alors de le suivre. Dans la plus grande discrétion, bien sûr.

J'essaye de ne pas faire de bruit, mais le vieux parquet du lycée ne m'aide pas. Sherlock ne m'a pas encore remarqué. Les couloirs sont longs, et difficiles à traverser. Je dois attendre que Sherlock finisse de le parcourir, pour que je puisse enfin le franchir. Non sans précipitation! Heureusement pour moi, je ne le perds pas!

Bordel, où est-ce-qu'il va comme ça ?!

Nous -enfin Sherlock, PUIS moi-même- arrivâmes finalement à destination. Dans les bas sous-sols, au Gymnase. Les vestiaires sont vides, inanimés. Normal, à cette heure-ci!

Je me cache derrière une rangée de casiers, rouillés par l'humidité. Les pas de Sherlock résonnent, l'écho est quasi-fantomatique. De sa voix grave, il déclare : "Je sais que tu es là."

Merde! Il m'a reperé!

Je m'apprêtais à sortir de ma cachette, quand j'aperçus John.

John ?!

Je me planque à nouveau, et observe la scène, intrigué.

Le petit blond paraît stressé, et embarassé. Sherlock continue : "J'ai eu ton message." John acquiesce, et détourne son regard ailleurs. Il évite le contact visuel avec son ami.

Qu'est-ce-que c'est que ce bordel ?

Il bafouille : "Ou-Oui. Je ... Je ... Il fallait que je te parle."

Silence.

"Je t'écoutes." certifia Sherlock.

John s'avance avec hésitation vers lui. Il se triture les mains dans tous les sens. Le stress se fait ressentir. Il arrive au niveau de Sherlock, immobile.

"Je ... Je suis désolé. Vraiment désolé. Pour ce que je t'ai dit. Je ... Je sais, je n'ai pas d'excuses à te fournir. Ce que j'ai dit ... Je ne le pensais pas. C'était ... la colère. C'était pas vraiment moi. C'est ... C'est Jim, qui m'a mis dans tout mes états. Je ..."

Le blondinet inspira profondément.

"Pardonnes-moi, Sherlock."

Son regard, implorant, était plus qu'expressif. Les yeux humides, il se retient de verser une larme. C'est évident.

Sherlock, impassible, ne répondit pas de suite.

John baissa les yeux, humblement, au niveau de ses chaussures.

Lorsque le jeune scientifique releva le menton du blond de sa longue main squelettique, la stupéfaction se lut sur le visage, encore enfantin, de son ami. Il la posa ensuite sur la joue de John. Celui-ci, émotif, juxtaposa alors sa petite main sur celle de Sherlock.

"Oui, John. Je te pardonnes."

Petit John étreignit aussitôt Sherlock, qui fut assez surpris. Il s'y fait, et l'enlace alors en retour. "Evidemment que je te pardonnes, John." Le sourire aux lèvres, il précisa même -à ma plus grande surprise- : "Mon John."


J'étais encore ébahi par la scène, déjà assez étonnante, dont je venais d'être le témoin. Je restai encore un peu, histoire de voir la suite. Je suis tellement intrigué, tellement curieux!

Leur étreinte se prolongeant, j'eus la fabuleuse idée de sortir mon portable.

Et hop! Photo photo! Le petit oiseau va sortir ... Ouistiti! C'est dans la boîte!

Avide de photos supplémentaires, je me transforme en véritable paparazzi. C'est sûr que ces deux-là me facilitent le travail ...

Oh. Mon. Dieu.

La façon dont Sherlock enlaçait John était ... C'est presque ... beau.

Mon Dieu! J'ai vraiment dit ça ?!

Ses bras minces l'entourait d'une manière ... protectrice. Comme des ailes. Comme si c'était son ange gardien. Il tenait fermement sa tête, ses longs doigts plongés dans les cheveux de John. Celui-ci, la tête enfouie, semblait sanglotter.

Il se libera de son étreinte, les yeux mouillés. Ses joues trempées, brillantes à la faible lumière du vestiaire, sont teintées de rose foncé. Il murmure : " Je suis désolé. Tellement désolé. J'aurais jamais dû. Si tu savais à quel point je m'en veux. Je -"

Sherlock le fit taire d'un baiser.

Click Click. Heureusement, j'ai encore beaucoup de mémoire dans ce téléphone!

John ouvrit ses yeux, stupéfait. Il sembla déconcerté, voire désorienté pendant un bref moment. Puis, il y ... Il lui répondit.

Dégueu! pensais-je, en tirant la langue, écoeuré.

Mais leur ... leur accolade ne dura pas longtemps. En effet, Sherlock se dégagea et John sursauta, troublé.

"Pardon. Ex-Excuse-moi, John. Je sais pas ... pourquoi ... je ..."

Le grand adolescent est perturbé, égaré, comme ... s'il n'avait plus aucun repères. Il chancelle. Mais ne tombe pas.

"Merde!"

Et il s'enfuit en courant.

John reste, planté là. Je parviens à l'entendre susurrer, d'une voix faiblarde :

"Sherlock. Reviens."


Chapter 7 : Que la chute commence!

7h30 du matin. H-30 mins avant le premier cours de la journée. Heureusement que je ne suis pas dans leur classe. Je ne pourrais plus jamais les regarder droit dans les yeux.

Mellody avait raison. Sur toute la ligne.

Je veux dire, je ne suis pas homophobe! Au contraire ... Non.

C'est juste que ... Enfin! C'est Sherlock Holmes, quoi! Et ... beurk ... John Watson. Les voir ainsi, juste ces deux-là, ça me ... dégoûte.

Le truc, c'est que je trouve que c'est pas la même chose avec ... eux.

D'ailleurs, j'ai jamais dit que je n'étais que hétérosexuel. Non. Ni homo.

Je me considère moi même comme étant intéressé par tous les bords, pourvu que la personne soit intéressante ... Peu m'importe les lèvres douces d'une fille, ou celles plus charnues d'un garçon. Ce qui compte, c'est d'avoir quelqu'un pour me distraire. Mellody, elle était divertissante et burlesque. Quoique j'ignore encore si c'était moi qui menais la danse, ou si c'était elle ... Le mystère reste entier.

Mais la prochaine fois, il n'y aura plus aucun doute. Plus aucune incertitude. JE serai le patron. Reste encore à trouver ce quelqu'un. Et c'est pas gagné ...

Bref.

Tôt ce matin, j'ai sauvegardé les clichés d'hier soir sur une clé usb, ainsi que sur mon notebook. Preuves à l'appui!

Je finis mon p'tit déj' et décide de partir à la recherche de mon nouveau chien, aujourd'hui. J'y ai réfléchi, et je pense qu'un S me conviendrait. Les S sont intelligents et logiques, des gens de haut niveau et brillants! Enfin, ça dépend des quels ...

Une fois les cours du matin terminés, je pars en quête. Je chasse, tel un brochet caché derrière les roseaux. Je repère une proie. Seule à table. Une solitaire. Et plutôt pas mal ... Je décide de m'inviter à sa table. Je pose mon plateau, et attaque :

"Salut, ma jolie. Qu'est-ce-qu'une belle fille comme toi fais là, toute seule ?"

Elle lève la tête de son plateau, timide. Ses yeux brillent d'une magnifique lueur, couleur noisette-chocolat très clair, avec de minces reflets verts. Ses cheveux d'un roux-auburn foncé sont ondulés légeremment et sont si longs qu'ils touchent quasiment le sol. Ils forment des nuances superbes et variées.

Elle paraissait très fluette, voire excessivement maigre, mais tout de même sans basculer dans l'anorexie. Cependant, ses jambes me semblaient très élancées. En effet, elle était plutôt grande.

Tendance un peu gothique sur les bords ... Quelques bijoux à clous, maquillage un tantinnet excessif et de belles Doc Martens noires aux pieds.

Décidemment, après celle de l'atelier, pensais-je.

De belles et fines pommettes rehaussent son visage fin, à la peau blâfarde.

Elle réponds poliment et calmement : "Je ... ne suis pas interéssée. Je te prirais de partir." déclare-t-elle, distante.

Oh! Mais c'est qu'elle est coriace, la gamine! Mais PERSONNE ne résiste à Jim Moriarty.

Je me contente de sourire bêtement. Je m'installe dans un nouveau rôle, un nouveau personnage. Un autre Jim.

Elle insiste du regard. Je fais mine de ne pas comprendre. Exaspérée, elle souffle. "Bon, écoutes. T'es lourd, là. S'il te plaît, va-t-en."

Je souris encore plus, exposant mes dents blanches, d'une façon excessive. Cela la fait rire.

Gagné! Comme dit le proverbe : Femme qui rit ...

Je lui tends la main : "James. James Moriarty. Mais c'est Jim, pour les intimes ..." Clin d'oeil. Rire cristallin à nouveau.

Elle la serre avec enthousiasme, encore hilare.

"Moi c'est Molly. Molly Hooper. Enchantée."


J'essaye d'engager la conversation, entre deux bouchées de sandwich. C'est l'heure de mettre tes talents de manipulateur à profit, mon p'tit Jim.

"- Alors, Molly. Tu serais pas en S, par hasard ?

- Exact! Comment tu sais ?! s'eclama-t-elle.

- Eh Bien ... Awwh. Je sais pas si je dois te le dire ...

- Quoi ?

- Pour tout t'avouer, ça fait longtemps que je t'aperçois de temps à autre, et je me dis : Whoua, cette fille, qu'est-ce-que j'aimerai la connaître! Si seulement elle me remarquais ..."

L'intéressée rougit. Ca a l'air de marcher ... Je continue mon numéro de charme :

"Alors, aujourd'hui, je me suis enfin décidé à te parler ..."

Elle sourit, et grignote son bout de pain. Quand soudain, elle me fixe intensément :

"Hey! Tu ne serais pas le taré - Euh ... l'ex petit-ami de la fille, là ... ?"

Je tente de cacher mon agacement envers elle, par son manque de délicatesse. Et je hoche la tête douloureusement. "En effet."

Confuse, elle entreprend de s'excuser. "Oh! Je ... Désolée! Toutes mes condoléances ..." Ce qu'elle peut être pathétique!

"C'est pas grave." répondis-je, un sourire en coin. "On s'y fait d'être ... isolé."

Un éclair, comme une étincelle étoilée, traverse son regard, pur et innocent.

"- Oh. Alors, toi aussi, t'es tout seul ... commence-t-elle, l'air de rien.

- Ouais. J'ai pas d'amis. Je suis un cowboy solitaire ..." affirmais-je. Je me mets à pousser la chansonnette : "Lonesome cowboy, lonesome cowboy, you're a long long way from home ... "

Elle émet un rire des plus délicieux, et évite de me regarder, gênée. Elle me paraît assez discrète, et soumise. Une faible. Gé-ni-al!


Nous passâmes le reste de la journée ensemble, en se voyant aux intercours. A la fin des cours, nous allâmes au club de ping-pong. Et à mon plus grand étonnement, elle était plutôt douée. Et nous parlâmes. De quoi ? Eh bien, de tout, de rien. Des futilités, mais qui peuvent tout de même se réveler utiles, au cas où.

Elle me servira, afin de propager la bonne nouvelle.

Sherlock Holmes, la chute sera longue et douloureuse.


Chapter 8 : Grandir n'est pas toujours facile

Un mois passé depuis tous ces ... événements, si on peut dire.

Doucement, et petit à petit, j'avais semé le terrain. Le puzzle s'assemblait. Pièce par pièce.

J'avais parlé à Molly de mon histoire (inventée, bien sûr) et l'avait montée (à mon plus grand bonheur) contre Sherlock Holmes. Rapidement, elle développa une haine apparente envers lui. Et quand le moment propice fut venu, je lui montrais enfin mes clichés.

Sa réaction ne se fut pas attendre. Elle sembla dégoûtée, et quelque peu ... déçue, on aurait dit. Je les lui imprimais, et elle les fit circuler promptement. Pour mon plus grand plaisir.

Sherlock est au bord du gouffre, prêt à tomber. A mes pieds.


Il fait beau. Je me trouve sur une colline, surplombant un champ de coquelicot. Rouges comme le sang. Je suis allongé sous un arbre. L'ombre fraîche me protège de la chaleur. Je me sens bien ...

Quelle sensation bizarre ...

Mais attends. Qu'est-ce-que je fous ici ?!

Le vent souffle. Doucement, il me berce. Il m'apaise. L'herbe verte, fraîchement coupée, me fait comme un lit moelleux. Je me sens si bien ...

Quand soudain, j'entends le tonnerre au loin. Le ciel se couvre, et de sombres nuages grisâtres obstruent le ciel, auparavant bleu pastel. Il fait nuit. Tout d'un coup. Comme ça. Je me relève sur mes coudes, lorsque j'aperçois au loin, dans le champ, ma Mellody.

Oui. C'est bien elle. En l'espace d'une seconde, elle se trouve là. A mes côtés. Elle me regarde, comme si elle éprouvait de ... de la pitié envers moi. Je veux la toucher, caresser son doux visage. Mais, au contact de mes mains, ses yeux commencent à fondre, et sa peau se disloque. Elle n'est bientôt plus qu'un tas d'os, qui s'effondre en poussière. Un rire sonore résonne. Quelque chose tombe de l'arbre. Un miroir.

Je m'en saisis. Il me renvoya mon reflet. Et mon sourire exagéré était gravé, à jamais, au plus profond de mon épiderme. Ce sourire sanglant me défigurai. Et j'en était ravi.

J'éclate de rire, mais aussi en sanglots. Et ce même rire sinistre résonne, résonne, résonne. Comme une boîte à musique cassée. Qui résonne, encore et encore.

Puis, soudain, le silence total. L'obscurité se révèle. L'écho a disparu. Tout est calme dans la chambre. Aucun son. Rien. Mes colocataires sont encore absents, une fois de plus. Et heureusement ...

Je suis réveillé, les yeux grand-ouverts, comme des fenêtres sur la noirceur de mes pensées. La sueur a trempé mon t-shirt. Les souvenirs remontent, et c'est douloureux. Ma gorge se serre, comme si une corde invisible se nouait autour de mon cou. Je suffoque. La boule au ventre, les maux de tête ... Et cet atroce sentiment de solitude. Mais très vite, le silence se casse. On peut m'entendre. Une plainte, un cri étouffé dans l'opacité du noir qui m'entoure. Je crie dans mon oreiller. Un des ces cris, mélangés au goût salé des larmes de colère, associés à la rage qui vient des tripes. Je déteste ça.

Quel cauchemard épouvantable!

Je m'extirpe de mon lit, exténué. Je m'empare de mon téléphone.

05h00 du matin.

Épuisé, je m'affale lourdement sur mon lit. La tête à l'envers, je perçois un mince filet de lumière terne, filtré par les stores. Dehors, il pleut. J'adore regarder la pluie tomber. Des perles scintillantes d'eau se collent aux vitres de l'unique fenêtre dans la chambre, et finissent leur course folle en s'écrasant violemment. Je m'en approche, pensif. Elles chutent, en cascade, tombées de nulle part. Puis le bruit des précipitations se fait plus doux, moins brutal, pour enfin s'arrêter. Cela me rends encore plus triste. Et la déprime initiale se réinstalle.

Je me dirige vers la salle de bain, avant tout le monde. Prendre de l'avance, c'est ça qui différencie les gens. Les gens stupides et les plus intelligents. Je fais partie de cette dernière catégorie.

Personne. Pas étonnant! Ils dorment tous encore, comme de grosses loques qu'ils sont! Quelle bande de feignants! La salle de douche est assez grande, et rectangulaire. Le contact du carrelage glacial électrifie tout mon corps. Mes pieds nus collent au sol encore humide. Et mes pas retentissent dans la pièce. Je suis seul.

Je vais vers les douches, et l'eau chaude me fait un des plus grand bien. Le shampoing me pique les yeux, mais peu importe. Je suis trop dans mes pensées, une fois de plus. Hanté par mes cauchemards qui n'en finissent plus. Quasiment tous les soirs, ils reviennent, et je me retient de crier à mon réveil. Ce matin était une exception, étant isolé dans ma chambre, sans Sherlock et John dans la pièce. D'ailleurs, où étaient-t-ils passés ?

Je rince mes cheveux à l'eau froide, puis empoigne ma serviette de bain. Après m'être essuyé, et secoué les cheveux, je m'oriente vers les lavabos. J'y lave mes dents, en frottant si fort que j'en fit saigner mes gencives. Ensuite, je m'appliquais un coup de peigne vite-fait, histoire d'être tout de même présentable. Quelques cheveux s'échappent et tombent légèrement, tels des plumes, par terre.

Je profitais de l'absence de monde pour m'observer longuement dans le miroir. Les cernes sous mes yeux fatigués faisait paraître mon visage plus sérieux. Une barbe naissante me seyait, s'étendant sur mes joues et mon menton. Devrais-je bientôt songer à me raser ? Pour le moment, je la laissais. Je trouvais ça plutôt classe, tout compte fait ...

Je changeais. Je suis comme en mutation. Déjà plus un enfant, mais pas encore tout à fait adulte. Cette période me semble douloureuse. Même plus dure et violente à passer que ce que tout le monde dit. Je me sens vide.

Je remarquais également que mes cheveux, quoiqu'encore un peu humide, devenaient plus épais et plus noirs qu'auparavant. Quant à mon corps, je me trouvais assez svelte, avec de discrets abdos (qu'il faudrait que je travaille un peu plus ...). Je n'étais pas vraiment musclé, mais ce n'était pas catastrophique non plus. La pilosité de mes jambes s'était développée peu à peu, et de même pour ... Enfin, voilà, quoi.

Grandir n'est pas si désagréable que l'on peut penser, finalement ...

Je me remontais le moral, en me disant que je pourrais jamais être pire que ce John Watson. Alors, après ma toilette, je m'habillais de mon uniforme banal, mais chic, et retournais dans ma chambre. J'y trouvais à mon retour Sherlock et son "ami", furieux.

Apparamment, ils ont dû se rendre compte pour les photos ...

Oups, I did it again ...


Sherlock était assis dans son fauteuil favori, les mains jointes sous son menton, et les jambes repliées contre sa poitrine. Ses sourcils froncés me firent glousser.

C'qu'il est drôle ! pensais-je, hilare.

Quant à John, il était assis sur MON lit. Nan mais, il se prend pour qui c'lui là ?!

Sa posture était droite et sérieuse, et il paraissait très en colère, lui aussi. Logique ...

"Ca ne peux plus continuer comme ça, Jim." amorça Sherlock, dans un soupir agaçé. Ce à quoi je répondit, sur le ton de l'humour : "Pourtant, vous êtes très photogéniques, tous les deux!"

Son compagnon me jeta un regard des plus assassins. Ce qui me poussa à continuer davantage : "Quoi?! C'est vrai! Vous pourriez vous faire une fortune en les vendant à des magazines ... disons ... spécialisés. Quant à moi, je pourrai toujours devenir photographe ..." ironisais-je.

"Ce n'est pas la question." répliqua calmement Sherlock. "Le fait est que tu m'a suivi. Que tu nous as espionné. Et surtout que tu as fait circuler ces photos."

"Moi, je vous trouve parfaits dessus. La luminosité est bonne, et le cadrage est splendide. Et la qualité est nette, impeccable. Je ne vois pas ce qui cloche!" ricanais-je, amusé.

A ce moment, le plus grand fixa John, qui déclara aussitôt : "Tu vas avoir des problèmes." Puis Sherlock le reprit : "De TRES gros problèmes."

Je fis un air faussement étonné. "Oh! Vraiment ?! Qu'est ce que j'ai peur, maman! Sherlock Holmes va me frapper ... Bouhouhou ..." pleurnichais-je. "Non mais franchement, tu crois que TOI, et ton ami peuvent m'impressionner ... T-t-t ... Comme c'est ... Pathétique!"

Ils se sourirent alors mutuellement. "Le Directeur est au courant." lâcha John, le sourire aux lèvres. "Et tu ne devrais pas tarder à -"

Un surveillant entra précipitemment, et le coupa dans son élan.

"James Moriarty. Dans le bureau du directeur. Tout de suite!"


Chapter 9 : Avertissements et Heures de colle/La drogue, c'est mal ...

Je me trouvais dans une colère des plus intenses de ma vie. Sales petites tapettes! Vous me le payerez très chers, bande de pédés! que j'avais crié, haut et fort, en sortant. Cela les fit encore plus rire. Le monde entier était contre moi. Et personne pour me sauver.

On m'amena dans la salle d'attente, et je fus surpris de ne pas y voir Molly. Après tout, c'est elle qui a distribué les photos! Pourquoi serais-je le seul à plonger ?! J'étais donc là, assis, à me morfondre sur mon sort, quand un autre garçon arriva. Lui aussi, il se débattait. Mais le pion, assez costaud, le maîtrisais aisémment. Il le fit s'assoir sur une des chaises, et partit.

D'un air pas facile, l'élève me regarda. Avant de me reconnaître. Il s'approchais de moi, décalant bruyamment sa chaise. "Hey! J'te connais, toi! T'es Jim Moriarty!"

A croire que je deviens célèbre dans ce lycée! Quelle réputation ...

"On est dans la même classe!"

Quoi ?!

Remarquant mon air stupéfait, il argumenta : "T'es bien en 1ereL ?!" J'acquiescais. Etrange, je n'avais jamais vu ce garçon auparavant ...

Il me tendis la main : "Moi, c'est Sebastian. Mais on m'appelle Seb' ou Sebby." Surpris par cette rencontre inattendue, je mis un moment avant de rétorquer : "Enchanté, Sebastian."


Il s'était passé une petite demie-heure depuis notre arrivée à tous les deux. Et le directeur ne m'avait toujours pas appelé. En attendant, j'aimais me renseigner :

" - Et ... Hem. Pourquoi t'es là, toi ?

- Bah, je me suis battu avec un autre élève, totalement débile. Il a fait une réfléxion qui m'a pas trop plus, alors je l'ai défoncé. Apparamment, il a une côte cassée et un poumon perforé. fit le curieux jeune homme, fier de lui.

- Ah."

Je l'observais attentivement. Il était plus grand et élancé que moi. Plus musclé aussi. Le genre à ne pas se faire marcher dessus. Il était mince, mais pas aussi longiligne et anorexique que Sherlock. Ses cheveux, blonds cendré, reflètaient délicatement la lumière blanchâtre du lustre au-dessus de nous. Il possèdait une sorte de coupe militaire, mais en un peu plus long, avec une petite queue tressée, derrière la nuque. Cela lui donnait un certain style. D'un bleu turquoise splendide, ses yeux brillent comme des étincelles. Les traits de son visage sont harmonieux dans l'ensemble. Malgré tout, il ne fait pas facile. De plus, on dirai que son uniforme ne lui convient pas du tout, comme s'il ne s'y sentait nullement à l'aise. Je l'imaginerai plus dans une tenue militaire, comme un baggy, ou quelque chose d'autre.

J'essayais de cacher mon interêt et mon enthousiasme envers lui. C'est qu'il commence à me plaire, ce Sebastian. Il m'interrogea : "Et toi?"

"- Oh! J'ai juste ... nui à certaines personnes. déclarais-je, énigmatique.

- C'est-à-dire ? demanda-t-il, avide de plus de détails.

- Eh bien ... J'ai fait circuler des clichés de certaines personnes en train de faire quelque chose.

- Ah! Comme les deux pédés, là! Le grand brun et le p'tit blond en S3 ...

- Exactement. Ces photos-là.

- C'est toi qui les a prises ?!"

En guise de réponse, je souriais, sournoisement. Il parût aussitôt ébahi.

"- Whouaa! Alors ce qu'on dit est vrai, t'es le Diable en personne!

- Les gens disent ça ? m'enquis-je.

- On s'en fout de c'qu'ils disent." répliqua-t-il, du tac au tac. Je commencais vraiment à m'amuser, quand la porte s'ouvrit. Une voix monotone m'appela : "James Moriarty."

Sebastian me toisa de haut en bas, moqueur : "Alors, qu'est ce que t'attend, mauviette ?! Fonce!"


Le directeur se montra plus clair avec moi que la fois précedente : "James, ça commence à bien faire!" s'énerva-t-il. "C'est un manque de respect impardonnable envers vos camarades! Et encore, vous avez de la chance qu'ils ne portent pas plainte pour droit à l'image! Vous vous rendez compte de la gravité de votre acte ?! C'est complètement immature. Je vous croyais au-dessus de tout ça, James. Vous me décevez profondémment ... Vous êtes chanceux, je suis un homme tolérant. Ainsi, je ne vous excluerez pas. Mais, en revanche, je me vois dans l'obligation de vous donner un avertissement, ainsi que 3 heures de colle, demain après-midi, après vos cours de la journée."

J'essayais, en vain, de protester : "Mais Mister, je n'étais pas le seul. Molly Hooper est impliquée, elle aussi! C'est elle qui a distribué les photos!"

Il s'emporta encore plus : "Ne changez pas de sujet! Molly Hooper est une élève brillante, et très bien élevée. JAMAIS elle ne ferais ça. Alors, arrêtez de toujours vouloir rejetter la faute sur les autres."

"Mais -

Il sortit de ses gonds : "Ca suffit, James! Un mot de plus, et c'est l'exclusion, compris ?!"

J'affirmais, tout penaud : "Oui, Mister."

Il me fit signe de partir, encore rouge de rage. Je m'executais, et sortit, sans dire un mot.

J'en ai marre! Plus que marre! Putain de connard! Fils de pute!

Mais je restai impassible, et traversa la salle d'attente sans même remarquer Sebastian, curieux de mon sort.

Je me dirigeai comme un robot mécanique, sans âme, vers ma classe. Errant dans les couloirs, je croisais peu de monde. J'étais comme aveugle et sans repères, quand une jeune fille me bouscula. Tous ses livres tombèrent et s'étalèrent par terre.

"Tu peux pas faire gaffe?!" m'écriais-je, irrité.

Elle s'excusa aussitôt, et pris peur en levant sa tête vers moi. Elle sembla confuse, et se dépêcha de ranger ses livres. Exaspéré par la situation, et n'ayant pas trop envie de me presser pour aller en cours, je décidai de l'aider à ramasser ses bouquins d'économie. Une ES ... Quel ennui! Elle fut éberluée de me voir l'aider, et me fixa sans bouger. "Quoi ?!" fis-je, agressif. Elle resta là, immobile. Ses longs cheveux raides balayaient le sol. Sa frange, balayée de côté, était un peu ébouriffée par le choc. Quant à ses yeux bridés, ils se trouvaient être d'un marron-noir des plus ordinaires. Et sa taille, n'en parlons même pas! Encore plus petite que John Watson. Une japonaise, que c'est original! ironisais-je, à moi-même. Une fois tous les ouvrages ramassés, elle partit en courant, effrayée.

Quoi?! Je fais si peur que ça ?!


Les cours se suivent, et se ressemblent tous. Sebastian n'était toujours pas revenu dans la salle, je m'ennuyais à mourir ! Et quand la classe fut terminée, je me trouve encore dans l'obligation d'aller m'emmerder encore 3 heures en colle. Pfff! Je hais le lycée!

Durant ce laps de temps, je m'amusais à dessiner quelques gribouillis. Mais, je n'était pas aussi doué que Mellody ... Puis, je déprimais, et cherchais encore d'autres moyens (sans risques de me faire prendre cette fois) de couler Sherlock et John. Ma haine envers ces deux-là est devenue sans limites. Je prenais plaisir à esquisser leurs corps sans vie, gisant sur le sol sanglant.

Et soudain, un autre élève fit son entrée. Sebastian ?! Oui, c'était bien lui.

Il vint s'asseoir à la table d'à côté.

Il est interdit de parler en heure de colle. Sebastian le sait aussi bien que moi. Ainsi donc, il sort une feuille de son sac à dos, et écrivit. Ensuite, il la glissa sur ma table, discrètement. Contrairement à ce que j'aurai pû croire, il possèdait une jolie écriture, assez élégante même : "Alors, comment ça s'est passé avec le dirlo ?"

Je fis un sourire en coin, et lui répondit de suite. S'en suivit ainsi toute une feuille entière, noire de mots, de messages, de phrases en vracs. De tout et de rien. Et peu à peu, nous apprîmes à mieux nous connaître. Je m'empressais d'écrire le plus vite possible, et mon stylo semblait s'envoler à chaque mot inscrit sur le papier :

Tu sais, avant aujourd'hui, je t'avais même pas remarqué! xD

Sérieux ? x( Pourtant moi oui :D

Oh! C'est pas surprenant ... Tout le monde me remarque -_-"

C'est normal, tout le monde te prend pour un psychopathe ;)

Qui te dit qu'ils ont pas raison ? :/

Oh! Arrête, Jimmy. Ils te connaissent pas, c'est tout ...

Euh. On se connaît que depuis ce matin ... O_o''

Ouais, peut-être. Mais je sais plus de trucs sur toi en une journée, que ces gens ne sauront jamais, parce que tu leur fais peur x)

Pourquoi je leur fais peur ?

J'en sais rien. Dans ta façon d'être, et puis aussi, les rumeurs. Tout ça, quoi.

Et moi, je te fais peur ?

J'ai peur de rien. Même pas de toi ;D

C'est ce qu'on verras, Seb. C'est ce qu'on verras ...


Le soir même, je rentrais dans ma chambre, après 3 heures de "jeu" avec mon nouvel ami. Nous avions partagé un join dans les toilettes, avant de nous quitter. Il a l'air plutôt sympa ce Sebastian ... pensais-je. Il est pas tellement comme les autres, et beaucoup plus intéressant que cette "Sainte-Nitouche" de Molly.

Je traversais le dortoir, et ouvris la porte de ma piaule, un peu dans le cirage. Je jettais mon sac brusquement sur mon lit. Mais il y rebondit, pour finir sa course à terre. Merde!

Je m'apprêtais à le ramasser, quand la flemme s'empara de mon être. Et puis zut! Je m'allongeais sur ma couverture. Et je remarquais que les deux S3 se trouvaient là. "Oh! Salut!" fis-je, nonchalamment en levant mollement mon bras en l'air. Sherlock ne répondit pas, et je l'entendit chuchoter à John : "Il est défoncé, regardes ses yeux." Ainsi, John me fixa et fut épris d'un fou rire incontrôlable.

"Quoi ?! Nan, j'suis pas "défoncé" ! Et pis, t'es mal placé pour me dire ça, Sherlaawwk ..."

L'interessé se joignit à John dans son délire. Tous les deux, pliés en deux, se tiennent les côtes. C'est pour dire ...

"Aaaawh, de toute façon, vous êtes que des abrutiiis, espèces de pédéééés !"

Malgré mes diverses insultes, ils continuent de se tordre. Je décidais de partir d'ici, vexé. Je me levais, non sans difficulté, et traversais le dortoir, à la recherche du nom de Sebastian. Attends. pensais-je. Je sais même pas son nom de famille!

Un peu chancellant, j'arrive tout de même à demander à quelqu'un. Je décris Seb et le jeune homme m'indiqua une chambre tout au fond à droite. Je m'y précipitais, apathique. Je vérifie son nom sur la petite pancarte à l'extérieur. Et miracle! Il y est. Sebastian Moran.

Je tocque doucement, sans aucune conviction. Et le blond vint m'ouvrir. Il a l'air seul dans sa chambre. Il paraît surpris de me voir. "Saaaluuut!" rigolais-je, l'air imbécile.

Mais bordel! Qu'est-ce-qui m'arrive ?!

Les jambes en coton, je finis pas perdre l'équilibre. Seb me rattrape in extremis, et me traîne sur un lit. "Apparament, ça te réussi pas l'herbe, toi, hein ?!" pouffe-t-il, espiègle. Je continue de rire sans raison. Mais, de quoi ais-je l'air ? La honte ...

Il me relève de ses bras musclés, et installe un oreiller derrière mon dos douloureux. "Pourquoi - Pourquoi tu fais ça ?" l'interrogeais-je, curieux.

"- Faut bien que quelqu'un s'occupe de toi! T'es tout le temps tout seul. Alors, avoir un vrai pote, ça peut aider ...

- Un ... vrai ... pote ?

- Bah, ouais. T'en a jamais eu ?

- Pas que je me souvienne ..." fis-je, encore dans les vappes.

Sebastian étouffe un rire discret. "Alors toi, t'es un sacré numéro ... Jim Moriarty, censé être le mec le plus dangereux de ce putain de lycée, qui se sent pas bien à cause d'un pauv' p'tit join ... C'est -"

"Pathétique, je sais." le coupais-je, gené. Il me sourit, compréhensif : "T'en fais pas, j'le dirais à personne. Ca sera notre secret ..."

Je le remercie du regard. Il me dit : "C'est normal, entre amis." Et je demande : "Je - suis ton ami ?" Il hausse les épaules, comme si c'était une évidence. "Bah ouais!"

Un peu intimidé qu'il ne me voit pas au meilleur de ma forme, je m'excuse de m'être incrusté ainsi. Reprenant mes esprits peu à peu, je me lève du lit. "Attends!" Il s'empare de mon téléphone, et y rentre son numéro. "Au cas où ça ne va pas." Il me le rends, tout fier, puis me sert la main. Sa force est telle qu'elle me brise presque les phalanges. Je contiens ma douleur, et le salue.

Je retourne, à mon plus grand regret, dans ma chambre. Mes colocs sont toujours là, mais ne me prêtent plus attention. Il faut vraiment que je me venge, mais comment ?! Mes capacités mentales n'étant pas à leur niveau habituel, j'abandonne tout ça, et plonge dans un sommeil profond.


Chapter 10 : Réflexions et Propositions

Pas de cauchemards cette nuit. Ni de rêves. Rien.

Sherlock joue à son Rubik's Cube dans le noir. Le cliquetis des mouvements circulaires m'insupporte. Quant à John, il dort comme un bébé. J'attrappe mon iPhone vivement : 04h40. Et moi qui n'ai plus sommeil! Qu'est-ce-que je m'ennuie ...

Quand soudain, et à mon plus grand étonnement, un message apparaît sur mon écran.

Alors, ça va mieux ? ;) - S.M

Surpris, mais réjoui -sans trop savoir pourquoi-, je m'empresse de lui répondre :

Mouais ... Un peu mieux. - J.M

Puis, pas de réponses. Sans doute s'est-il rendormi ... Peu importe! Je le reveillerai ...

Pendant un long moment, je me mis à réflechir intensémment. Enfin ... Et à mon plus grand bonheur, je trouvais un plan, digne de ce nom. Un plan pour finalement faire chuter Sherlock Holmes. Un plan qui lui nuirai vraiment. Et je frapperai là où ça fait mal ... John Watson. J'entreprends alors sérieusement l'éventualité de parler de ce projet à Sebastian. Il faut vraiment que je le ménage, et qu'il vienne de mon côté. Que je ne bascule pas seul, si je dois tomber, moi aussi. Car l'aventure, comme chacun le sait, n'est JAMAIS sans risques.

Je songeais aussi à mon avenir incertain. Y'a-t-il vraiment de l'espoir dans le monde du mal ? Et si ... Je mettais à profit ce don, cette haine omniprésente, et si je ... Si je pouvais "aider" les gens à "éliminer" leurs "problèmes". Tueur à gages ? Non, trop tape-à-l'oeil. Non.

Il me faut quelque chose de plus classe, de plus ... original. Voyons voir ... Comme ... Criminel consultant ? Est-ce-que ça existe au moins ?! Au pire, je pourrais toujours inventer la fonction! Oui, je serai mon propre patron. Je ferais honneur à Mellody, elle serait si fière de moi ...

Tout excité à cette folle idée, et trop énergique pour me recoucher, je me prépare avec soin et ensuite, m'affale à nouveau sur mon lit dans un gros bruit sourd. Sherlock me dévisage : "Chhuuuut. Tu vas le réveiller." fit-il, hargneux, en pointant du doigt John, encore assoupi. Je soupirai d'agacement, et m'emparai de mon portable :

Tu dors, chochotte ?! Si non, rendez-vous immédiatement au gymnase. Faudrait qu'on parle. - J.M

La réponse ne se fit pas attendre, cette fois-ci.

D'où tu me traites de "chochotte" ?! C'est pas moi qui tourne de l'oeil pour un pauv' join! Bon. Ok pour le RDV. J'arrive dans 5 min. - S.M

Je me pressais, et attrapais ma veste au passage. Je l'enfile dans un mouvement de précipitation, quand Sherlock m'interroge : "Où tu vas ?!"

Je souris à pleines dents. "Ca ne te regarde pas. Reste en dehors de tout ça, pour une fois. Et laisse-moi tranquille. Tu devrais me remercier, d'ailleurs : Je te laisse seul avec John pour une petite heure. Ca devrait suffire, non ?"

Il parut ne pas comprendre, haussa les épaules négligeamment, et continua son casse-tête. Je me saisis de mon iPhone, et le planque dans ma poche intérieure. Puis, je parviens à échapper à la surveillance du pion, et traverse les mille et un couloirs de l'etablissement. Puis, je descends dans les sous-sols, et me dirige vers le gymnase.

La lumière du jour est encore douce, et brumeuse. Les poussières flottent, dansent dans les minces rayons de soleil. Un silence pesant règne dans l'immense salle. Je peux aussi dénoter un lourd et suffoquant parfum de transpiration des plus désagréables.

Près des gradins à droite, je remarque une silhouette là-bas, au fond. Je perçois également des volutes de fumée qui s'envolent jusqu'au plafond. Le grand jeune homme s'amuse à lancer des fléchettes, au mur. Il atteint sa cible à chaque fois! Impressionné par cette abilité phénoménale, je l'observe un moment. Et ce n'est pas de la chance, ni du hasard. A chaque fois, il touche la cible, en plein milieu! Il doit être bon tireur ...

Je m'approche lentement, sans me presser. Rapide coup d'oeil à ma montre : 05h15. Ca va, on a tout le temps ... Ca sera largement suffisant pour l'endoctriner.

J'arrive à son niveau. Il me fait toujours dos. Quand soudain, il remarque ma présence. Se retournant lentement, il paraît fatigué. Je dirais nuit blanche, sans hésitation, à en juger de ses cernes, comme des valises, sous ses beaux yeux bleus. Par contre, ses vêtements sont imprégnés d'une odeur âcre de bière.

Je commence à parler en premier, remarquant qu'il n'a pas trop l'air d'humeur.

"Alors. Sebastian ... Comment va-tu, mon cher ?"

Il prend son temps, et souffle sa fumée avec volupté, d'un seul trait.

"Je ... suis pas vraiment sûr qu'on doive continuer à se voir, tout compte fait." déclare-t-il, solemnel.

Quoi ?!

Constatant mon étonnement, il continue : "Oui. On m'a parlé de tes actes, un peu plus sérieusemment. Et ... On m'a dit des trucs sur toi -"

" - Attends! C'est pas toi qui disait "On s'en fout de c'qu'ils disent, les gens" ?! le coupais-je, brutalement.

- Oui, mais ... On peut tous changer d'avis, tu sais. Et puis -

- "Et puis" quoi ?!" m'exclamais-je, hors de moi.

- Bah,j'ai d'autres choses à faire que de me lier d'amitié avec un ...

- Un quoi ?! Vas-y, j't'écoutes ...

- Un ... Un meurtrier psychopathe. Et j'ai d'autres affaires à penser ...

- Des affaires ?! Quelles affaires ? Boire des litres de bières ? Jouer aux fléchettes ? Envahir le lycée de ta carcasse vide ? me moquais-je.

- Ou parcourir les commerces à la recherche de nicotine." continua-t-il, ironiquement.

Ce qui provoqua chez moi un fou rire, sans trop que je sache pourquoi. Sans doute quelques restes des effets secondaires du join d'hier ...

Sebastian soupira, et tourna les talons. Il me frôla au passage, et traverse la pièce, lorsque je lance :

"- Ennuyeux programme, non ? l'interrogeais-je, soudainement sérieux.

- Oui, ennuyeux, et après ? C'est la vie, non ?" s'énerva finalement Sebastian, en se rapprochant soudainement. Je fis de même.

"- Tu en a marre de toute cette mascarade, n'est-ce pas ? A quoi ça sert de vivre, si tu ne peux pas utiliser tes capacités innées au tir ?" le provoquais-je. "Et si ... je te proposais de ne plus jamais t'ennuyer ?

- Parce que je suppose que tu as la solution miracle." répliqua-t-il, en haussant les sourcils, blasé.

- Bien entendu." soupirais-je. "Une vie sans frissons d'excitation n'est pas une vie digne de ce nom. »

Il sembla méditer un long moment sur ces derniers mots, et me fis signe de continuer. Amusé, je continue :

« - Voici la situation : J'ai, comme qui dirait, un sérieux Problème. Et ce Problème a la chance d'être accompagné par un foutu animal de compagnie. » grognais-je, entre mes dents.

- Et qu'est-ce que j'ai à voir là-dedans ?" demanda Seb. "Tu veux que je liquide ton "problème" ? Mais, je suis persuadé que tu dois avoir des millions de pions à utiliser à ta guise pour ça, non ?»

Non ... Personne ... constatais-je silencieusemment, avec le plus grand regret. J'entreprends de cacher mes amers ressentiments, et poursuivis promptemment :

"- Je ne veux pas le liquider… Ou du moins, pas encore." narguais-je. "Seulement, si je suis venu ici, pour te parler aujourd'hui, c'est seulement que je cherche un ... compagnon.

- Pardon ?" s'enquît le jeune homme, un sourire moqueur aux lèvres. "Toi ? De ce bord-là ?

- Il faut de tout pour ne pas s'ennuyer dans la vie. Mais, ce n'est pas à cela que je pensais. Pourtant, maintenant que t'en parle …" insinuais-je, en détaillant délicieusement le grand blond du regard. "Je cherche seulement un "animal de compagnie" qui puisse accompagner mes sorties, comme Sherlock Holmes et son chien John Watson. »

Il sembla dans ses pensées pendant un moment, avant de m'informer :

" - Je suis plutôt du genre loup solitaire, pas vraiment docile." rétorqua-t-il, exaspéré.

"- Oui, justement, c'est pour cela que c'est TOI, et toi seul, que je veux." souriais-je, suggestif.

"- Je ne suis pas sûr de comprendre."

Je soupirais. Bien sûr, Sebastian allait être distrayant, mais il ne fallait pas oublier qu'il fait partie du triste commun des mortels.

"- Vois-tu, le bon toutou qu'est John Watson finirait rapidement par m'ennuyer. Je veux un animal fidèle qui ait une part d'imprévisibilité. Une vie sans imprévu ne vaut pas vraiment la chandelle." expliquais-je, patiemment.

Un criminel consultant et son loup solitaire. Voilà qui promet d'être amusant ...

"- Laisses-moi te divertir, le courant d'une journée, Sebastian. Et tu pourras prendre ta propre décision." tentais-je, quoique ce fut risqué. "J'ai prévu une ... "fête", à ne surtout pas manquer à la piscine, en cours d'EPS. A 15h00."

Il mordit à l'hameçon, et je le récuperais avec succès.

«Bien. Une journée alors.» répondît le blond, à ma plus grande joie. Après tout, je pense qu'il n'en n'avait un peu rien à faire.

"Tu ne le regrettera pas, Sebastian."

Je savourais ma victoire. C'est si bon quand ils capitulent ...

"Je te le garantis"


Chapter 11 : Que la fête commence !

06h30.

Tous le monde commence à se lever. Quels bande de flemmards! La salle de bain est prise d'assaut, pendant que je me dirige tranquillement à la cantine pour le p'tit déj', en compagnie de mon nouvel ami. Je ne dis rien, et lui non plus. Il est plutôt du genre discret, finalement. Etrange garçon ... Je le laisse simplement me fixer de ses yeux agards, me dévisager, en s'interrogeant sur ma personne. Il doit se demander qui je peux bien être, et pourquoi fais-je tout cela ... Mystère et boule de gomme ... Un jour, je lui raconterais. Oui, un de ces jours.

En attendant, après nous être servis, nous allâmes nous installer à une table, tout au fond du refectoire. Tandis qu'il dévorait ses tartines avec acharnement, je savourais subtilement mon jus d'orange, avec la plus grande délicatesse. Il semble surpris par mes habitudes quelques peu ... raffinées. Je souris, réjoui de son interêt pour moi.

"Ooookay. Tu as des questions." constatais-je, le fixant au plus profond de ses yeux, menaçant. Il évite mon regard, des plus déstabilisants, et demande, faussement interéssé : "Et sinon, t'as une copine ?" Je le fusille des yeux.

Il continue : "Euh ... un copain, alors ?" Je fis une risette, moqueur de sa maladresse : "Je vais être clair, Sebby. J'ai eu une petite amie. C'était sérieux. Mais elle est morte. Et ... en ce qui me concerne, j'aime m'amuser de temps à autre, si tu vois ce que je veux dire ..."

Il parût ne pas comprendre l'allusion, alors j'appuyais mes propos par un regard suggestif. Confus, mais ayant enfin compris, il se jeta sur une nouvelle tartine de beurre, troublé. Exaspéré par sa réaction, je me dis à moi-même que, malgré qu'il soit un loup solitaire, je devrais le dompter. Ce qui ne devrait pas être trop dur, étant donné que nous sommes dans la même classe. Je pourrais avoir l'oeil sur lui, sans cesse, et le surveiller. Bientôt, il sera à moi. Et moi seul.

Nous débarassèrent nos plateaux. Les cours ne commençant qu'à 8h, Sebastian me proposa gentilemment de l'accompagner à son entraînement quotidien de tir à l'arc. J'acceptais avec enthousiasme, quoique très peu étonné du sport qu'il pratiquait.

A cette heure, la salle de sport n'est pas très remplie, mais quelques personnes sont tout de même présentes. Tous des jeunes hommes. Des lève-tôts, comme nous.

Tant mieux, pensais-je. Moins il y a de monde, mieux ça me va ...

Peu de garçons atteignent leur cible. Sebastian a l'air de se moquer d'eux. Il y a de quoi, quand on voit de quoi il est capable! A son arrivée, toutes les têtes se tournèrent vers lui, et les regards furent emplis de respect à son égard. Pendant qu'il prenait possession de son arc et ses flèches, je remarquai la présence d'une seule et unique fille dans la pièce.

Elle tend son bras avec précision, souffle calmement et tire sa flèche. En plein dans le mille! Affichant un petit sourire de satisfaction, elle court ensuite chercher une bouteille d'eau au distributeur.

Je me reconcentre sur Sebastian, qui lui commençait juste à s'échauffer. Après m'être rendu compte que je me rinçais l'oeil depuis un long moment, en lorgnant sur ses biceps parfaitemment dessinés et son fessier musclé, je secoue la tête vivement, en tentant de chasser ces mauvaises pensées de mon esprit.

C'est pas le moment, Jim!

Je tourne la tête, et m'aperçois, stupéfait, que la fille à la bouteille d'eau se dirige vers nous. Elle semble connaître Sebastian, puisqu'elle s'adresse tout d'abord à lui, comme si je n'existais pas : "Salut Sebby! Ca va ?"

Fille banale. Commencer une salutation ainsi, c'est tellement ... banal. Et décevant. Aucun intêret. Pourtant, ce n'a pas l'air d'être l'avis de Sebastian, qui lui réponds aussitôt : "Hey Clara! Ouais, ça va tranquille ... Et toi ?"

Et ainsi, ils engagèrent une conversation des plus barbantes et ennuyeuses. Aucun intêret. Je reluque alors la dénommée Clara, en attendant qu'ils aient fini ... Elle était incroyablement mince, et plutôt bien roulée, comme on dit. Une grosse poitrine saillante, engoncée dans un minuscule top noir, pour le sport. Son jogging gris, moins moulant, cachait des jambes fines de taille moyenne. Son visage est rond, mais harmonieux. Les grands yeux noisette-foncés sont entourés de longs cils, noirs comme le charbon, apparemment naturels, sans maquillage. De petites lèvres étoites, recouvertes d'un léger gloss transparent, finissent le tout. Les cheveux de type méditerannéen, d'un brun sombre et ondulés, sont remontés en une ravissante et longue queue de cheval.

M'ignorant toujours, elle s'est arrêtée de parler. Gênée, elle ne peut détacher son regard de Sebastian. Chasse gardée, ma grande! Mon ami, lui, semble plutôt absorbé sur son corps aux formes féminines. Pathétique! Tu me déçois, Seb ... Je casse le silence, et tousse pour signaler ma présence. "Sebby" tilte enfin, et bafouille : "Hem, je ... J'te présente mon nouveau pote : Jim."

Elle me toise de haut en bas, avec effroi. Malgré ses nombreux essais pour me le cacher, elle n'y parvient pas, et semble encore plus craintive. Je soupire, lassé par ces inombrables présentations à faire. Je déteste vivre en société, toutes ces règles de convenances sont débiles! Mais cependant, j'essaye de me forcer, et lui tends la main. Toujours terrorisée, elle effectue un mouvement de recul. Sebastian pouffe : "Vas-y, il ne va pas te manger ..." Je lui réponds, avec amusement : "Non, par contre, je mords."

Avec un sourire forcé, elle se présente d'elle-même : "Moi, c'est Clara Muller. Ravie ..." fit-elle, avec dégou, en se pressant de retirer sa main. Je fais mon sourire le plus menaçant, et mon regard le plus meurtrier et terrifiant : "James Moriarty. Jim pour les intimes ..."

Je n'ajoutai pas le "Enchanté", car ce n'était pas le cas. Du tout. Elle ne sû quoi répondre, à part : "Ok, et euh ... Vous vous connaissez depuis combien de temps, toi et Jim ?" demanda-t-elle à Seb.

Je le vois se retenir de rire, quand je lui rétorque : "J'ai dit "Jim, pour les intimes ...". Je ne te connais pas. Alors, appelle-moi James, s'il te plaît."

Confuse et désorientée, elle s'excusa sur-le-champ, et repartit à ses entraînements. Sebastian me donne un coup de coude : "Canon, hein ?!" J'hausse les épaules, pas du tout convaincu, et enchaînait : "Sinon, c'est pour quand cette cible, là-bas ?" Mon ami me sourit, et lève un sourcil en soupirant : "Pff, c'est du gâteau!"

Il dégaine son arc, attrape une flèche et tire d'un seul coup, à la vitesse de l'éclair. Et bien sûr, il ne la rata pas. Au contraire, la flèche se trouvait plantée au milieu du point rouge, à 70m. Certains de ses camarades parurent dégoutés, et envieux ; tandis que moi, j'admirais l'oeuvre du maître. Il me le faut tout entier, et ne surtout pas le lâcher ... me disais-je, intérieurement. Seb se tourne vers moi : "Alors? Qu'est-ce que t'en penses, Jim ?" Je reste là, encore bouchebée par son talent inné. "Extraordinaire! C'est incroyable!"

Il parût flatté : "Merci ..." rougit-il. "D'habitude, tout le monde dit que je m'en vante, mais j'y peux rien. C'est la seule chose dans laquelle je suis doué. C'est tout."

Je rigole : "C'est déjà bien ... Tu te rends pas compte du don que tu as! Je t'apprendrai à le mettre à profit ..."

Apparament enchanté de mes remarques (ou plutôt de mes louanges), il changea aussitôt de sujet, quand cette question spontanée sortit de sa bouche : "Tu veux que j't'apprenne à tirer à l'arc ?"

Intimidé par sa demande, je sens mes joues se teinter de rouge, peu à peu. Qu'est-qui m'arrive ?! Tout ce que je parviens à dire est : "Euh ... Je suis sûr que des tas de gens ici te voudrait en prof. Ils se damnerait juste pour avoir un de tes conseils." Il s'exclaffa, amusé par ma personne.

"- Dois-je prendre ça pour un "Oui" ?

- C'est que ... j'ai jamais tiré de ma vie." Il esquisse une risette. Prenant compte de ma maladresse, je précise : "Enfin ... je veux dire à l'arc."

Pour toute réponse, il me tend son arc. Puis il me chope les épaules, et me chuchote : "Allez, vas-y, champion!" Destabilisé par son regard, détaillant chacune de mes actions, je prends une flèche, et effectue une bien piètre performance. Heureusement, personne d'autre ne m'a vu. A part Sebastian, bien sûr.

Je ne me sens pas à l'aise du tout, de me sentir observé ainsi. Seb s'exclame : "Bon, je vois ton problème. Tu trembles trop, et du coup, ta flèche dérive vers la gauche. Il faut que tu maîtrise ton arc. Et le tenir fermement, comme ça." Il appuya ses propos en m'encerclant de ses grands bras par derrière. Ses mains se superposent sur le miennes, et tiennent l'arme avec force. Je me sens ... tellement embarassé. Il est vrai que cette position n'est pas des plus convenables, mais qu'importe! S'il fait le premier pas, tant mieux! Je ne demande pas plus ... C'est comme si je me sentais ... protégé. Il faut admettre que c'est assez agréable.

"Ensuite, tu prends ta flèche. Et, tu vois, il faut que tu la positionne bien. Colle-là un peu plus à la corde, voilà. Après, essaye de viser ... Attends, je t'aide."

Il se serre encore plus contre moi, si bien que je peux presque sentir son souffle délicat caresser ma nuque. Le contact de ses mains chaudes se fait plus prononcé. Il ajuste la corde, qui se tendit encore plus sous la pression de la flèche, et la pointe droit devant. La corde se bande encore plus, au fur et à mesure que le pic argenté s'attarde dessus. "Attention, 3 ..." amorçe Sebastian. Je continue, amusé par le décompte : "2 ..." La corde fut sur le point de céder, lorsque Seb s'écria : "... et 1!" L'objet pointu alla se planter droit dans la cible écarlate. Sebastian se retira, et je sentis l'air s'engouffrer soudainement dans mon dos.

"Et bah, tu vois quand tu veux!" s'exclame le tireur exceptionnel.


Tout le monde nous avait regardé bizarrement, mais Seb s'était montré clair : "Quoi ?! Qu'est-ce-que vous voulez ?!" Les sportifs prirent peur, et continuèrent de s'amuser avec les flèches argentées. J'avais ensuite passé le reste du temps à le contempler tirer, sans aucun échec. Puis, je l'accompagnais aux vestiaires, encore chamboulé, mais satisfait de ce qui venait de se passer. Il sera à moi.

"Bon, j'vais prendre une douche. Tu peux m'attendre ici ?"

J'aquiescais, et m'assis sur un banc, placé entre deux rangées espacées de casiers d'un vieux bleu-pétrole, rouillé par l'humidité. Dehors, j'aurais juré que j'avais entendu le tonnerre gronder. Mes soupçons se vérifièrent lorsque je reconnus le bruit de la pluie qui tombe. De vrais cordes, à en juger par la violence avec laquelle elles s'écrasent au sol. On s'en rend compte d'ici, et même certains élèves au loin parurent étonnés de l'entendre. J'ai l'ouie très fine, contrairement à ces ... choses, qui écoutent du rap à longueur de journée, à s'en faire péter les tympans. Si même eux peuvent percevoir ce bruit -qui m'est si cher-, c'est que le temps doit être extrêmement agité, aujourd'hui. J'abandonnais mes pensées météorologiques, et remarquait Seb, au loin.

Il ne mit pas beaucoup de temps, aussi fut-il revenu après un quart d'heure. Sa serviette blanche se mouvait sensuellement, collant au mouvement voluptueux de ses longues jambes athlétiques. Il marchait avec conviction, et son magnifique corps en V ruisselait encore, si bien que les gouttes d'eau tombaient vivement, en cascade. J'en avais presque l'eau à la bouche ...

Il s'arrête devant moi, l'air embarassé. Puis ouvre son casier, en extirpe une autre serviette, plus petite. Et s'en sert afin de secher prestement ses cheveux courts. "Euh ... Tu pourrais te tourner, s'il te plaît ?" demande-t-il, empli de gêne. Je tilte, et m'execute promptement. J'attendis qu'il ai terminé pour l'interroger en retour : "On s'met à côté en Anglais ?"

Il venait d'enfiler son t-shirt, couvrant ses abdos saillants : "Ouais! Pourquoi pas ? Je me retrouve toujours à côté de gens inintéressants. Alors, ça m'arrange." me sourie-t-il, rayonnant.


La pluie et le vent avaient continué de souffler violemment. Et le bruit des précipitations s'emplifia de plus en plus. A peine le cours avait commencé que le grésillement aigu des haut-parleurs se fit entendre dans tous le lycée, retentissant dans tous les couloirs et créant un écho des plus impressionant.

"Votre attention, s'il vous plaît. En vue des conditions météorologiques prévues, les élèves sont priés de se rassembler dans leurs salles spécifiées par étage, et d'attendre que la tempête passe. Le confinnement général à l'intérieur de l'établissement est de mise."

Une tempête ?

"Pour cette raison, les cours de la journée seront tous, sans exception, annulés."

Cette dernière phrase prononcée, les élèves poussèrent un cri de joie à l'unisson. Professeurs et pions réunis tentent de calmer les plus turbulents, sans succès. L'anarchie s'installa et l'on perçut le lointain grondement de l'orage qui approche. Mes sens ne me trompent jamais, je savais que quelque chose se passait ...

Quelques surveillants supplémentaires entrent dans la classe pour nous emmener dans une grande salle, tout au bout du corridor, où tous les jeunes de l'étage sont censés se rassembler.

Nous sortons donc, et suivont les pions, comme des moutons. Seb et moi, positionnés en derniers, au bout de la queue pour rentrer dans la grande salle, nous regardèrent l'un l'autre, desespèrés d'être ainsi enfermés. Quand soudain, je remarque la porte des toilettes ouverte, située à deux mètres. Enjoué, et voulant échapper à tout prix à cette captivité, je susurre à mon ami : "Viens!"

Je le chope par la main, et l'entraîne aussitôt avec moi. Personne ne nous a vus, ouf! Je m'empresse de fermer la porte, et enclenche le verrou. "Qu'est-ce-que tu fous ?!" m'interrogea Seb, alarmé. Nouveau sourire de ma part. "Je me sers de mon cerveau, moi!"

Il semble perplexe, et se dirige vers les lavabos. Après avoir soupiré longuement, il ouvre le robinet, et s'asperge d'eau sur le visage et la tête. L'eau coule sur ses cheveux blonds, puis descent le long de son menton.

"Tu devrais plutôt me remercier, Seb. Je nous épargne ... "ça"!" fis-je, en pointant du doigt la salle juxtaposée. Il se tourne vers moi, inexpressif.

"Tu as sans doute raison ..." déclare-t-il, en soufflant. Sa face dégoulinante du liquide transparent est blafarde. Ses cils gracieux et humidifiés libèrent de fines gouttes d'eau, qui glissent lentement jusque sur sa jugulaire.

Je sens quelque chose se durcir dans mon slip. Non, Jim! Pas maintenant ...

Il attrape une serviette et s'essuie le visage, à mon plus grand regret. Il paraît attendre ma réaction, quand je me décide à répliquer : "J'ai toujours raison." Comme s'il s'y attendait, il se marre.

"Quoi ?! Qu'est-ce-que j'ai manqué ?" demandais-je, curieux.

"Rien, c'est juste que ..."

Mon regard envers lui s'intensifie à l'attente de la suite.

"C'est que ... deux mecs, tous seuls dans les toilettes, comme ça ... Ca pourrait faire jaser." Il rougit, gêné. Je m'esclaffe : "C'est tout ce que les gens savent faire. Jaser ..."

Un silence embarassant s'en suit. Seb s'appuie sur le lavabo, et change de sujet maladroitement : "Sinon, je crois que ... ta petite "fête", là, ça va pas trop être possible, s'il y a pas piscine ..."

Prenant conscience de ma revanche, m'échappant une énième fois, je fronce les sourcils. Merde! Je devrais alors reporter cette vengeance au mois suivant, après les vacances de Noel. Je fais la moue, désappointé.

Seb continue de parler dans le vide : "J'y ai repensé sérieusement, et je me disais que ... Ca serait peut-être mieux si on pouvait se procurer le matériel ... hem ... adapté." Toujours dans mes réflexions, et désespéré par la situation, je ne lui prête aucune attention.

Silence à nouveau. Et je reprends enfin mes esprits : "Le matériel adapté ?!" Les lèvres de Seb s'étirèrent en un large sourire, découvrant ses belles dents alignées.

"- Mon père est militaire. Il est quasiment jamais là, mais ... Il laisse toujours quelques armes à la maison.

- Oh! Vraiment ?" fis-je, de plus en plus intéressé par ses propos.

- Je me disais, peut-être que ... P't'être que je pourrais essayer de ramener quelques "joujous" pour ... -

- Pour s'amuser." le coupais-je.

Il hoche la tête : "Exactement."

Je repris alors, afin d'être sûr : "Si j'ai bien compris, tu pourrais ramener quelques uns de tes ... jouets, pour ma petite "fête" à la piscine, après les vacances de Noel, donc."

Il cligne des yeux pour signaler son accord. Mon regard s'illumine d'excitement : "Et tu les rapporterais ici, à St. Barts, sans te faire choper ..." Seb hausse les épaules, les bras croisés et l'air blasé.

"- Ca va pas être dur. Ils vérifient jamais les sacs. C'est pas dans cette école de riches que les gentils petits élèves, bien élevés, se pointeraient avec des armes ...

- Et c'est justement parce qu'on ne s'y attend pas ... que ça marchera!"

Je sautille de joie. Qu'est-ce-qu'il est intelligent, ce petit!

Tout émoustillé et agité, je m'éclabousse d'eau claire et tente de me calmer. En vain. "Ah! Tout ça devient très ... TRES ... très intéressant."

Je fais volte-face vers Sebastian : "Tu es moins con que je ne le pensais." Sur le coup, il parût vexé.

Avant de comprendre ma manière d'être, et de me sourire en retour : "Et toi, moins effrayant que je ne le pensais." Surpris par sa remarque, presque insultante, je réplique : "Que tu crois ... Tu ne me connais pas encore, Seb."

Pas de réponse. Il se contente de tourner les talons, puis de se laisser tomber le long du mur, pour finalement s'écraser à terre. Les genous repliés contre sa poitrine, il semble réflechir. Je m'assois à ses côtés, et demande, sournois : "Qu'est ce qui ne va pas, Sebby ?"

Il pivote et me fixe de ses grands yeux bleus. "Tu veux savoir ? C'est lui. C'est mon père qui m'a appris à tirer. A 4 ans, je savais déjà comment manier un Revolver."

Hhmm, le temps des révelations. J'adore ça. Cela signifie qu'il a confiance en moi. Gagné! Je l'ai enfin, mon chien.

"C'est pour ça que je sais aussi bien viser. Dès mon enfance, j'ai été elevé dans la pure violence, la pure haine. Ce salop me battait, pour le peu qu'il revenait à la maison. Entre deux missions, j'avais toujours le droit à une bonne droite, voire bien pire. Et la règle n'échappait pas pour ma mère ... Ce connard la bat, sans cesse. Et elle, cette pétasse, elle bronche jamais."

Il sort son paquet de Marlboro, et en sort une cigarette. Il m'en tend une également, que je me presse d'attraper. Il chope son briquet, et dans un légèr cliquetis, le Zippo s'ouvrit, laissant s'échapper une magnifique lueur orangée. Il allume ma clope en premier, et je peux sentir la chaleur de la flamme caresser mon visage. J'inspire une bouffée, qui me décontracte sur le champ. Seb fait de même pour lui, avant de faire de splendides ronds de fumées s'envolant dans les airs.

"Un jour, j'en ai eu marre. Et j'ai fugué. Une semaine. J'ai passé une semaine à écumer les bars. J'ai acheté mes premières clopes, et bu mes premiers vers. Je passais mon temps à jouer aux fléchettes, et je gagnais assez d'argent avec les paris pour me racheter plus d'alcool. La belle vie, quoi. Et puis un jour, mon père m'a retrouvé. Je me suis pris une sacrée branlée, j'te l'dis. Et c'est là qu'ils ont décidé de m'envoyer ici, en pensionnat. Pour être sûr que je ne fasse pas de conneries."

Captivé par son histoire, toujours plus avide d'infos, pouvant se révéler utiles, je prends une autre inspiration et lui demandais de continuer.

"Pfff! J'suis ennuyeux. Mon histoire est quelquonque. Un mec comme toi doit avoir un passé MILLE fois plus intéressant que le mien ... T'en a d'la chance!"

Je pouffe de rire. Si tu savais ...

Je me taisais, et restais silencieux, tirant toujours plus sur ma cigarette jusqu'à atteindre le filtre. J'écrase le mégot brusquement, comme si ce fut Sherlock Holmes que je brisais sur le sol. Sebastian semble attendre une réponse, mais je n'en au aucune à lui fournir. Dehors, on peut discerner le boucan des tuiles, s'envolant à cause de la violence du vent.

La tempête se lève.


- Attention : Cette petite partie contient (désolée du spoiler) une scène quelque peu osée, d'ailleurs un peu "hard". (D'ailleurs, si vous trouvez que cette scène est mal écrite, excusez-moi, mais je n'ai pas l'habitude de décrire ce genre de ... situation.) Je l'ai mis en un seul gros paragraphe à la fin, c'est plus facile à éviter. Pour ceux que ça dégoute, passez votre chemin, et sautez au prochain chapitre. (Je vous aurez prévenu(e)s) -

Cela faisait une demie-heure que moi et Sebastian fumions clope sur clope, sans s'arrêter, et sans dire un mot. Nous nous étions habitués à ce silence, ponctué de coups de tonnerre brusques. Quand Seb décida de briser la glace en demandant : "Tu crois que ça va bientôt s'arrêter ?" Je soufflais lentement ma fumée, et réponds avec flemme : "Je ne crois pas. " Après ravoir inspiré une bonne taffe, je reprends : "Ca se trouve, ça durera même jusqu'à cette nuit."

Seb écrase son mégot, et enchaîne, soucieux : "Tu crois qu'ils ont remarqué notre abscence ?" Je glousse, hilare : "On s'en fout!"

Encore plus enjoué sous l'effet de la nicotine, je gueule plus fort : "ON S'EN FOOOUUUUT !"

Sebastian semble amusé par mon comportement, et décide alors de me suivre. Ainsi, nous nous retrouvons tous les deux commes des abrutis à chantonner : "On s'en fout, on s'en fout, on s'en fooooouuuuut ..." Et puis nous partons dans un fou rire mémorable.

Seb sort son paquet de cigarettes, où trône une seule et unique clope, nous narguant. Nous échangeons un regard brusquement sérieux. Ensuite, tout rouge, Seb se forca à dire ces mots : "Vas-y, prends-là."

Sans hésitation, je m'en saisissais. Il alluma le long bâtonnet de tabac avec son Zippo argenté, et je savourais le goût de la nicotine sur ma langue. Je sens la fumée stagner au niveau de mon palet, et s'attarder dans ma gorge. Je respirais avec délice les volutes vaporeux, juste avant de la séparer de mes lèvres. Je tends à Seb l'objet de ses désirs, et il ne parût pas comprendre.

"On la partage, si tu veux."

Soudainemment euphorique à ces mots, il s'en saisit cependant avec délicatesse. Nos doigts s'entremêlent, cherchant un contact involontaire, et faisant jongler la cigarette de tous les côtés. Il la prend, respire et se délecte de son arôme. Il exhale puis, après avoir tiré, me la repasse.

C'est le moment, Jim!

Je me rapproche de Seb : "Merci, mais je préfère voir quel goût ça a, dans ta bouche." Je le chope vivement à la nuque, et abaisse d'un coup sa tête à mon niveau. Que je n'ai pas à me mettre sur la pointe des pieds comme toutes ces pauvres filles! Non, il faut que ce soit lui qui vienne à moi. Il est mien.

Sebastian sembla alors plus que surpris. Abasourdi, il n'eu aucune réaction. Ce n'est que lorsque j'écrasais mes lèvres impétueusement contre les siennes qu'il ouvrit en grand ses yeux turquoise. Tout ahuri, et encore trop sous le choc, il se laissa faire. Pour un moment ... Affolé et déconcerté, il tenta d'échapper à mon étreinte, mais je jouais de ma force et maintenais son visage près du mien. A mon plus grand étonnement, c'est lui qui introduisit en premier sa langue, et je le rejoingnis en la mordant férocemment pour l'attirer encore plus vers moi. L'odeur de cigarette emplissa mes narines. Le contact de la chair humide m'excita davantage, et je sentis quelque chose se durcir plus bas. Sebastian m'agrippa par la taille d'une main, et me fit se rapprocher de lui. Je sentis sa langue s'enfoncer plus loin, au point de m'étouffer. Aussi, je rétablis l'ordre en nous séparant brièvemment, juste avant de me jeter sur lui à nouveau. Cette fois, c'est moi qui mène le jeu! Je caressais ses dents lisses, et entremêlait ma langue à la sienne. Puis, afin de sceller notre baiser mouillé, je me libèrait et léchait ses lèvres avec déléctation. D'abord la supérieure, plus fine, puis l'inférieure, avant de poser mes lèvres sur le tout, délicatement, doucement.

L'étau se déserre, puis lâche. Sebastian me libère de ses bras, encore enlaçés autour de moi. Il semble à nouveau confondu, ébahi, éberlué, voire hébété, comme stupéfait. Restant de glace, il est immobile. Je me lèche les babines : "Tu as bien meilleur goût qu'une Marlboro."


Chapter 12 : Partners In Crime

Une semaine est passée. L'orage avait fait bien des dégâts : tuiles envolées, arbres déracinés ... La tempête n'avait pas été clémente. Des travaux sur le toît s'imposèrent, et une armée de jardiniers virent afin de replanter quelques plantes. D'un ennui!

Heureusement pour moi, Sebastian ne m'avait pas tourné le dos. Je dirais même "Au contraire!", puisqu'il est encore à mes côtés aujourd'hui. Après cette scène ... quelque peu surprenante, il avait juste dit : "Personne ne le saura."

Mais il s'était vite défait de ses propos, car depuis ce jour, il ne cessa de me défendre fidèlement, comme un bon chien - Un bon loup (mais moins solitaire ...) qu'il est. Si quelqu'un avait le malheur de formuler ne serais-ce qu'une seule remarque à notre propos, Seb répliquait de suite avec ses poings. Quitte à aligner les heures de colle ... Bien sûr, j'essayais de le suivre dans ses agissements. Si tu tombes, je tombes ...

C'est ainsi que nous nous retrouvions souvent ici, ensemble, en salle de colle. Comme à notre habitude, nous nous écrivions sur des minuscules bouts de papier, gardés dans des trousses, tachés d'encre bleutée. Juste pour le plaisir de la conversation.

Mine de rien, les vacances de Noel approchent à grands pas, et je n'ai qu'une hate : Revenir ici. Avec des" joujous" à portée de main. Et là ... Le jeu pourra enfin commencer.

En attendant, j'avais toujours ma distraction favorite : Sebastian. Au fur et à mesure des jours, nous nous connaissions de plus en plus. Et nous nous découvrîmes beaucoup de points communs. Il m'a également appris à diffencier les Revolver des pistolets, les Smith&Wesson des Beretta. Les Colt des Magnum. Un calibre 92 d'un 9mm. Enfin. Tout ce qu'i savoir sur le sujet.

En retour, je lui contais mes mésaventures, petit à petit. Mais aussi, je lui parlais de Mellody, lui disait à quel point elle était importante, et combien elle comptait pour moi. Je lui parlais de sa maladie mentale. Je lui racontais les malheurs qui s'étaient produits, et surtout ... Pourquoi je haissais tant Sherlock.

Il semblais comprendre tout ce que je lui confiais. Absorbé dans mes propos, il posait de temps à autre quelques questions, auxquelles je répondais, énigmatique : "Tu verras tout ça bien assez tôt."

Je sais que je peux tout lui dire, car il n'est pas du genre balance.

Quant à notre ... relation -si on peut dire-, eh bien : Ca se concretise ... Peu à peu. A l'instant, il est le plus proche de ce que l'on peut appeler ... un meilleur ami. Ou plutôt ... Un partenaire de crime. Oui, c'est ça.

C'est comme si ... on étaient liés. Faits l'un pour l'autre. Comme une âme soeur, quasiment. Drôle de chose que le destin.

Sebastian est le chien que j'ai tant cherché. Celui qui m'écoutes, et s'intéresse à moi. Et cette fois, c'est moi le patron. Il se soumet à mes ordres, à mon plus grand plaisir.

Doucement, j'avais préparé le terrain, et l'entrainais avec moi dans les méandres de la noirceur. Tout au fond du gouffre, dans les plus profondes abîmes de la folie. Peu à peu, il s'est isolé de ses anciens amis. Les filles semblent ne lui faire plus aucun effet, même pas cette Clara Muller. C'est comme si je l'avait sevré. Comme purifié. Comme une ... renaissance.

Un autre Sebastian.

Mon Sebastian.


I'm Your Villain

Dernier jour de cours avant les vacances, tant attendues. Enfin!

On le voit bien aux faces réjouies des élèves; aux valises s'entassant dans l'allée principale des dortoirs; aux décorations minables cartonées, suspendues au plafond et le long des couloirs, mais aussi aux yeux fatigués des professeurs, et aux chauffeurs de Mercedes amassés sur le grand parking devant.

Je me suis levé bien tôt ce matin. Et pour une fois, je n'étais pas le seul. Tout ce petit monde, excité par cette chose puérile et inutile qu'on nomme "Noel". Ils avaient tous préparés leur valise à la va-vite, et ne parlaient que de leurs futurs cadeaux de gosses de riches. Qu'est-ce qu'ils peuvent être vaniteux !

Seul Sebastian n'avait pas encore rangé ses affaires, alors je l'avait aidé avant d'aller en cours. Tous ses habits sont éparpillés d'un bout à l'autre de la chambre, en boule. C'est incroyable! Ce n'est pas si compliqué de plier ses vêtements, quand même!

Une fois la tâche accomplie, nous posèrent sa valise avec les autres, et nous montâmes directement à l'étage du dessus. Aucun de nous n'avait assez faim pour un petit déj' ...

Une petite heure avant que le cours de Français ne commence, nous nous étions assis, adossés au mur, et parlions. On adore juste discuter lui et moi, c'est comme un jeu. Aussi bien que certains jours, où nous restons muets tous les deux, sans trop savoir pourquoi.

Mais pas aujourd'hui.

Sebastian avait encore ses cheveux tout ébouriffés, et ses yeux encore à moitié-endormis. Je trouve ça mignon, alors j'affichais mon plus grand sourire. Et il me le rendit aussitôt, avant d'ajouter :

"- Et sinon, tu pars où pendant les vacances ?

- Bah, je reste chez moi. fis-je, en haussant les épaules, dubitatif.

- Moi aussi, je vais être tout seul avec ma mère. Tu parles de vacances! Je préfererai encore rester ici ... soupira Seb, blasé.

- Hin! T'as pas rencontré la mienne!"

Nous nous esclaffons sur-le-champ. Sebastian ne demanda même pas pourquoi je disais ça. Et c'est ça que j'aime. Il ne pose pas trop de questions lorsqu'il sait que le sujet est sensible. Il doit s'en douter, d'ailleurs.

Je ne lui parle jamais de me vie avant St. Barts. Ni de mes parents. Et il a l'air d'avoir compris qu'il ne faut pas insister là dessus. Tant mieux!

Sitôt, Seb changea de sujet : "Je deteste les cours! Surtout ceux de Français. Pas toi ?" Je lui jette un regard assassin, avant de me rappeler que je ne lui ai pas dit.

"Oh! Peut-être ais-je omis de t'informer que Mellody était française ..."

Je reste tout de même froid, lorsque je remarque qu'il semble désolé. "C'est pas grave." soufflais-je. Rien n'est parfait. A part moi, bien sûr. pensais-je intérieurement. Un rictus se forme sur mon visage. Seb, habitué à toutes mes fantaisies et autres changements d'humeur, parait ne pas en prendre compte.

Un long blanc s'introduit entre nous. Sebastian, ne pouvant pas fumer ici, s'amuse juste à ouvrir et fermer son Zippo, dans un cliquetis presque insupportable. Je fronce les sourcils, et ma machoire se crispe. Constatant mon agacement, Seb arrêta. Le silence règna durant une bonne dizaine de minutes, durant lesquelles je me plaisais à admirer Sebastian. Ses longues jambes allongées sur le vieux parquet. Même si le costard n'est apparament pas sa tenue favorite, il lui va plutôt bien. J'apprécie bien les garçons dans des costards, mais à part Seb, il n'y en a pas d'intéressants à St. Barts. Aussi, j'aimais observer ses moindres faits et gestes, si virils et sublimes, qu'ils me font baver d'envie. Sa façon d'être si rude, mais doux à la fois. Ses yeux magnifiques, aussi clairs que la couleur d'un lac, en plein été. Les reflets irisés dans ses pupilles dilatées, et son regard déterminé. La rage de vivre. Et ça, c'est sexy ...

J'en ai marre, ça suffit!

Je chope Sebastian par la cravate, et le lève avec force. "Qu'est-ce que tu fous ?!" s'exclame-t-il, inquiet. Je pose immédiatement mon index sur ses lèvres charnues : "Chuuut!" Je l'attire vers moi, le fixant intensément et le traîne ainsi derrière moi, toujours par sa cravate. Je le trimbale avec moi à l'étage en-dessous, celui des dortoirs.

Personne ... Tout le monde est encore à la cantine. fis-je à moi-même.

J'arrivais enfin à la chambre que je cherchais. La sienne.

"Mais ... C'est quoi ce bordel ?!" trépigne Sebastian.

J'ouvre la porte, le fis entrer en tirant encore plus brutalement sur la cravate, puis fermais aussitôt à clé. "Tu vas m'expliquer, oui ou merde ?!"

Face à lui, je ricane follement. Son manque de réaction est d'autant plus hilarant. Il se contente juste d'afficher ce regard interrogateur. J'abaisse son visage au niveau du mien, au moyen -bien pratique, d'ailleurs- de la cravate, que je m'empresse de dénouer. Seb, troublé, répeta : "Mais ... Qu'est ce que tu -" Je le fis taire d'un baiser, avant d'ajouter :

"Tu n'aimes pas le Français ? Très bien. Alors on va sécher ce cours inutile, et faire quelque chose de bien plus ... intéressant."

Je souris de toutes mes dents, avant de poser mes lèvres doucement sur celles de Sebby, qui lui n'a toujours aucune réaction. Je commence donc à déboutonner sa chemise, révelant ses ravissants pectoraux. Je faufille mes mains, touchant la peau tiède. Puis je caresse délicatement son torse musclé et soyeux. Soudain, Seb me saisit le poignet avec force, me stoppant dans mon élan.

"Je ne suis pas ... Je veux dire, je ne suis pas une tapette." bafouilla-t-il, troublé.

J'esquisse un risette, et réplique alors : "A partir de maintenant, tu l'es. Mais seulement avec moi. Car ..."

M'emparant de son visage à deux mains, je m'attarde sur sa joue rugueuse, mal rasée. Le contact rêche m'exalte : "Tu es à moi, Sebastian Moran." J'articulais ces mots avec précision, tandis que je détaillais ses yeux brillants. "Rien qu'à moi."


Chapter 13 : Taste the Flesh

ATTENTION / PARTIE TRES TRES OSEE ! AMES SENSIBLES, S'ABSTENIR.

POUR CEUX QUI SONT ENCORE INNOCENTS (ET QUI VEULENT LE RESTER) : NE LISEZ PAS! Je vous aurais prévenu(e)s ...

P.S : Si vous trouvez que le spitch, de Jim à Seb -au tout début-, est un peu "bizarrement conçu grammaticalement", c'est tout à fait NORMAL. J'ai juste traduit quelques paroles d'une de mes chansons favorites (Eh oui! J'avais tellement la flemme -" Shame on me! Mais elles correspondent tellement à cette superbe relation 3) : Flesh by Simon Curtis

D'ailleurs, pour ceux que ça intéresse, y'a une vidéo MorMor sur cette musique trop-géniale-de-la-mort qui-tue (d'ailleurs, je la déconseille un peu en fait ... C'est du ... Hard. On va dire ... Plutôt même TRES Hard.) Mais pour ceux qui veulent voir le magnifique Michael Fassbender se faire *bip* et le SEXY Andrew Scott dans des scènes osées, c'est la "fête du slip" (pour reprendre l'expression d'une amie)!

Alors, voici le deal : Je donne juste le nom de la vid, et non pas le lien. Comme ça, je ne serais pas tenue comme responsable de vos évanouissements, ni de la perte de votre innocence ... (C'est d'ailleurs surprenant que YouTube ne l'ai pas encore supprimée ...) Aors, voici le nom ... *roulement de tambour* : [.make me a mute.] MorMor

Je ne connait pas l'auteure (oui, c'est forcément une fille. Obviously!) de cette ... chose, mais c'est une sacrée obsédée. Pire que moi ... =_="

Et OUI. Je l'admets, j'adooooore shipper des couples gays. Parce que j'adoooore les gays. D'ailleurs, si j'étais un mec, j'en serai un. Ca doit être amusant ... Niark niark xD Du moins, je pourrais toujours me consoler en écrivant une série là-dessus ...

OUPS! [Done] avec Queer As Folk (qu'il faudrai que je pense sérieusement à regarder).

*Ca y est, elle est repartie dans ses délires*

PRECISION : Ce passage est une co-écriture. Un "ami" m'a aidé à faire ce "scénario" et ... Etant donné que ce qu'il avait écrit était bourré de fautes, j'ai dû réecrire les passages puis les ... "étoffer" un peu ... Enfin, bref. C'est donc une collaboration, et non pas moi toute seule xD

Voilà. Ca, c'est fait, c'est dit. L'honnêteté est ma plus grande qualité, mais aussi mon plus gros défault ...

Ruiner le peu d'enfance restant chez mes lecteurs/(surtout) lectrices : [Done]

Bon, bref bref. C'est pas le tout, mais je vous laisse tout de même le choix entre :

- Rester pur(e) et innocent(e), en choississant de sauter le passage, et de passer direct à la fin, gentilemment comme la personne de raisonnable que vous êtes et monter au Paradis.

OU

- Descendre direct en Enfer : Aggraver votre cas avancé de GAY-ATTITUDE et lire ce passage très très Hard, ruinant bien sûr vos chances de dormir pour un mois, ainsi que le développement d'une peur incontrôlable et d'un dégoût à vie de ... l'acte de chair en question. Vous resterez vierges toute votre vie, bande d'inconscient(e)s!

Je vous aurais prévenu(e)s (mais ça fait déjà mille fois que je vous le dit ...) Alors, voilà.

Votre réaction sera la suivante, si vous lisez :

*Lecteurs/Lectrices : Mamaaaannn! Noooonnnn! Holy Shit of - OH GOD! J'ai l'impression d'être ... souillé(e). Brûle ordinateur, brûûûle ! Je ne veux plus JAMAIS voir ... ça!" O_O

*ne reviendra plus jamais, même pour savoir la suite de la fanfic COLLEGE BOYS [Sherlock Holmes]*

Je vous laisse faire le choix de votre vie ... Votre virginité en dépend, les amis! Même moi, je me suis dégoûtée moi-même en ré-écrivant ça, avec cet ami en question. C'était d'ailleurs plutôt embarassant : Imaginez un peu les conversations qu'on a eu afin d'écrire ça ... D'ailleurs, je ne peux même plus voir en peinture UN SEUL Fanart du type JohnLock ou quelque ce soit d'autre. J'en vomis, c'est pour dire ... (Et Bon Appétit, bien sûr ... -") Je suis dèg' à vie, quoi. C'est la fifête ...

*Attaque Surprise* : WARNIIIINNNG! Parce que ça commence ... MAINTENANT!


Je continue alors de plus belle, constatant son interêt soudain :

"Je vais être franc, Sebastian. Cette étincelle de noirceur chez moi, que tu as l'air d'aimer, elle me domine. Cependant, je te laisserai réaliser tous tes désirs. Alors, nous pouvons devenir un peu fous. Juste pour le fun. N'essaye même pas de la retenir, cette envie brûlante. Et laisse-toi aller. Attache-moi et prends moi. Prends-moi en charge jusqu'à ce que tu ai terminé, jusqu'à ce que je n'en puisse plus. J'en meurs d'envie, et je suis prêt à exploser. Pousse vers le haut de mon corps, mord à pleines dents dans ma chair. Je veux te déshabiller, et que tu passes le test. Tiens-moi au pied du mur, donnes tout ce que tu as. Fais-moi saigner, j'aime quand c'est violent et brutal. Tiens-moi par les poignets, que je ne puisse plus bouger."

Je vis ses yeux s'écarquiller en grand. Je poursuis, un sourire en coin :

"Et parce que je suis très bavard, fais de moi un muet. Tu pourra même mettre ta main sur ma nuque, et sentir la pulsion, le battement de mes veines. Tu seras comme une gâchette, prêt à tirer. A me tirer. Tu veux te débattre avec moi ? Voici un petit aperçu : Tu peux dominer le jeu, car je suis un dur. Je ne joue pas souvent, mais quand je le fais, je suis un monstre. Alors tu ferais bien de me croire ... Tu pourras faire ce que tu veux : Me tenir et me faire crier. M'allonger sur le sol. M'allumer comme tes cigarettes, et me faire languir. Et même me faire te supplier pour encore plus. Parce que : Je. Te. Veux."

A ces mots, Seb tilta et me succèda en arrachant sa chemise brutalement. Cela me fait encore plus sourire, et il se jeta alors sur moi en rugissant : "Ca, c'était un vrai mode d'emploi. Mais ce ne sont que des mots ... Alors, je prefère passer tout de suite à l'action."

Sur ce, il me projetta contre le mur impétueusement. "Jamais plus tu ne pourras marcher après ça ..." m'intime-t-il, en effleurant mes lèvres du bout des doigts. Et brusquement, il écrasa sa bouche contre la mienne, tandis que je le sens défaire ma boucle de ceinture. Je fais de même pour lui, et ôte ma chemise de suite tout en prolongeant notre baiser fougueux. Il me chope par la nuque, et descend plus bas sur ma jugulaire, qu'il se plaît à lécher lentement. Je pose mes mains sur son torse lisse, et les glisse peu à peu plus en bas. J'eu a peine le temps d'atteindre ma cible, qu'il me projeta sur le lit.

"T'aimes ça, hein ?" me susurre-t-il, tout en s'allongeant voluptueusement sur mon corps.

Je souris sournoisement, le connaissant parfaitement et lui fournit la réponse en me jetant fougueusement à son cou : je m'empare, dans un gémissement de satisfaction et de plaisir, des lèvres sensuelles de Seb dans un baiser que le blond approfondit avec une passion dévorante.

J'aime tout chez lui, et savoure le moment présent : ses lèvres douces et salées, sa langue humide et chaude, l'exigence de ses mains qui me maintiennent bien serré contre son corps brûlant et le parfum de son cou, le bruit de sa respiration.

Tout en lui semble me réclamer, comme s'il était affamé et en voulait plus. Beaucoup plus.

Seb commence à mordiller le cou, m'arrachant un soupir de plaisir, tandis que je sentis sa main douce se dirigeant plus bas. Ensuite, il se remet à m'embrasser, et paraît explorer ma bouche comme sa vie en dépendait.

Sauvagement, il tente, aussi bien que mal, de m'arracher mon slip. Et après quelques secondes de bataille : Sebastian sortit triomphant, il peut enfin accéder à l'objet de ses fantasmes les plus enfouis.

"Wow! Tout doux, Sebby ..."

Il passe la paume de sa main contre ma peau fièvreuse, qui frissonne sous les caresses.

Ce corps était mutilé de toutes parts, vestiges des combats passés et mémoire d'une adolescence gâchée. Une cicatrice attira un peu plus mon attention, plus marquée que les autres, plus profonde. Seb rougit en voyant l'attention que je portais à ce qu'il désignait comme étant des "futilités". Il me scrute de ses grands yeux bleus, attentivement, curieux de ce que moi, son futur amant, pouvait penser.

C'est alors que je décide de me pencher vers la plaie et commençe à y déposer de légers baisers, ce qui ne manqua pas de faire réagir le beau blond, qui se mord la lèvre afin de ne pas laisser échapper des soupirs trop prématurément.

Puis, je prends subitement la décision de changer de tactique et remplaçe mes lèvres par le bout de ma langue, que je glisse lentement, redessinant les contours de la blessure. Pris par surprise, Sebastian ne put retenir un petit soupir, témoignant un quelconque plaisir.

Je souris de satisfaction, juste avant que je m'aperçoive que le blond souhaite reprendre le contrôle. Je le laisse faire avec stupéfaction, et il se retrouve ainsi au-dessus de mon corps affolé. Seb abaisse sa tête sur mon torse, et sort sa langue dans un bref mouvement obscène.

Il la déplaçe alors vers mes deux petits boutons de chair déjà durs. Il commençe par les titiller toujours avec sa langue humide et chaude, puis commença à les suçoter et les mordiller sans aucune retenue, m'arrachant quelques plaintes à contre-coeur.

Contrairement à ce que je pus penser, j'étais agréablement sensible aux traitements m'étant accordés, et Seb décida donc d'aller plus loin.

Alors qu'il était occupé à s'amuser de mes tétons, il laisse glisser sa main encore plus vers le bas et constate, avec surprise et ravissement, que je suis déjà dans tous mes états grâce aux caresses déjà prodiguées.

Sebastian pose sa main sur la bosse déjà bien dessinée, de manière à épouser parfaitement mon érection. Il commençe à opérer des pressions dessus, tout en se délectant de mes éclats de voix, de plus en plus aigus et fréquents, que je ne peut plus contenir.

Je finis par me lasser, et le débarrasse de son ravissant caleçon bleu, qui ne manqua pas de me faire décocher un sourire. En guise de réponse, et très vite, il impose ses lèvres puis sa bouche toute entière sur mon membre dressé et dur. Paniqué, je ne sait plus où donner de la tête. Ma vision s'est embrumée, non pas par les larmes cette fois, mais par le plaisir qu'il me procure et le désir intense qui monte peu à peu.

Dès que Seb avait commencé à me toucher, je n'était déjà plus moi-même. J'étais entré dans un rêve, en laissant ma personnalité aliénéé à la porte. Nu et troublé, je suis à sa merci.

Qu'il fasse ce qu'il veut de mon corps, de toute manière, je ne peux y opposer aucune résistance. J'aimais ça, je l'aimais. J'ai assez attendu comme ça. Il a trop longtemps que je ne cesse d'imaginer cet instant de grâce.

Au moment où je perçois sa langue s'enrouler autour de mon membre, je ne peux m'empêcher de rejeter brutalement la tête en arrière et de me crisper un peu, sous l'effet de la surprise. Quant à lui, il a déjà entamé des mouvements d'aller-retour sensuels tout en laissant ses doigts parcourir ma peau. Je fais de même, et effleure son dos. La peau quelque peu dorée est douce, malgré toutes les mutilations qui la parsèment.

Tels de petites plumes flottant dans le vent, les doigts virevoltants de Sebastian s'amusent à faire réagir toutes les parcelles de mon corps, tandis que je lutte vainement contre l'envie de me délivrer de l'emprise du plaisir entre les lèvres du grand blond. Cependant, mes efforts sont inutiles et je ne tardais pas à succomber à la tentation de me libérer dans la bouche de Seb, qui ne se retient pas d'exprimer sa gratitude, me faisant rougir à l'extrême de par son comportement bien trop osé.

Celui-ci relève son regard et le plante dans le mien. De longues secondes s'écoulent alors que nous nous trouvons tous les deux en pleine contemplation des iris colorés et brillants de l'autre. On semble avoir été transportés dans une autre dimension, une dimension où nous seuls avions le droit d'exister. Alors que je me noie dans un océan bleuté, Seb, lui, se perd dans les méandres d'un brouillard satiné.

Nous sommes captivés l'un par l'autre, oubliant presque l'acte charnel que nous sommes en train d'effectuer. Seb finit par briser ce lien invisible et remonte une fois de plus jusqu'à mes lèvres. Lorsqu'il fut à la bonne hauteur, le blond les caressa du bout de son index et susurre de sa voix grave :

"Jamais je n'aurai imaginé que ceci arrive ... Mais savourons le moment présent. Alors laisse-toi faire ... Je prends tout en charge."

Il glisse alors sa main sur mes reins et dirige habillement ses longs doigts vers mon postérieur. La sensation est forte, presque douloureuse. Mais étonnamment délicieuse. Il sent que je me crispe, tout en me cambrant. Je passe alors mes bras autour de son cou, et caresse sa nuque avant d'empoigner ses cheveux brutalemment lorsqu'il touche un point sensible. Amusé, il commenca à laisser des traces rougeâtres sur mon cou, tout en continuant de placer doucement ses doigts en moi. Je frémit aussitôt, tandis que je lutte vivement contre l'envie de jouir. Mais les doigts de Seb s'activent à bouger d'avant en arrière afin de me préparer à ses traitements, à aller encore plus loin, à détruire les barrières de la bienséance. Pour une fois dans ma vie, je serais le soumis. Et il sera dominant. Pour cette seule et unique fois.

A cet instant précis, je veux tout lui donner. Je veux m'abandonner encore plus, me perdre entre ses griffes, lui montrer à quel point j'aime ce qu'il me fait. A quel point je l'apprécie.

Cependant, lorque je sens Sebastian rentrer en moi violemment, je ne peux me retenir de lâcher un orgasme profond et aigu. Commença alors la danse sensuelle entre nos deux corps, rythmée par les grognements du dominant et mes soupirs soumis. Les jambes enroulées autour de ses hanches et les bras autour de son cou, je m'en remets complètement aux bienfaisances de mon amant et tente de tenir la cadence, me moquant bien du volume bien trop prononcé et indécent de la jouissance. Sans le vouloir, le blond enfonçait ses ongles dans mes chairs blêmes, tandis qu'il augmente la puissance de ses râles. Dans un effort surhumain, Seb releve la tête et happe mes lèvres, tout en balançant des coups de reins plus vifs et succins. Je sens alors la pression de son membre se resserrer et je sû qu'il ne pourrait plus se retenir bien longtemps. Après quelques mouvements, il lâche prise et se déverse en moi. Je finis par lâcher un cri de plaisir, plus long et fort que les précedents. Seb se retire doucement et me serre contre lui. Je reprends à peine ma respiration, qu'il me sourit et m'embrasse une dernière fois avant que nous plongions tous deux dans le regard de l'autre.

Sebastian me chuchote, l'air inquiet :

"- Alors ? Ca t'a plu ?

- Quelle question! C'était ..." Je soupire, exténué. "Incroyable."

Les yeux pétillants de bonheur et d'excitation, il me réponds : "Oh! Bien sûr, ce n'était que l'apéritif ... Passons au plat principal!" fait-il, en brandissant des menottes.

Ca promets d'être intéressant ... pensais-je. J'ai vraiment hâte d'être au dessert ...

"Juste avant ..." interrompais-je Seb, déjà en train de m'attacher les poignets. "Je voulais te dire ..."

Sebastian parait de plus en plus anxieux, quoiqu'impatient. Je m'empresse de demander : "Serre-les bien, s'il te plaît ... Au maximum."

Un sourire de satisfaction étira ses lèvres d'une oreille à l'autre.

"Une autre requête, peut-être ?" fit-il, haussant les sourcils.

Je fais semblant de réféchir, car la réponse m'est venue instantanément. Je fais durer tout de même le suspens, de façon à ce que Seb concentre toute son atention sur moi. Avec un regard brûlant d'une tout nouvelle étincelle, je déclare, un sourire en coin :

"Appelle-moi ... Maitre."


Intermède de la part de Sebastian Moran

Personne, je dis bien personne ne m'avait fait connaitre ça...

Cette ivresse qui nous prend au corps et qui nous emmène valser au-delà de toute réalité. C'est elle encore qui nous prend à la gorge pour nous plonger la tête dans des abimes de feu.

Cette chose là, il n'y que lui qui puisse me la faire ressentir... Il est mon double maléfique, moi qui ne suis déjà pas un ange. Cet homme est comme de la fumée, à chaque fois que je veux le saisir, il s'enfuit entre mes doigts.

Son jeu est cruel, comme celui d'une araignée. Il a tissé autour de moi sa toile de soie et à attendu que je vienne m'y perdre pour ensuite m'y bloquer.

Je hais cet homme, pourtant, quelle délicieuse addiction que de devoir le suivre dans les tréfonds les plus impurs de mon âme.

Il est le monde...

Il m'arrive parfois de penser que je n'arriverais jamais à sa hauteur, que je ne pourrais jamais le vaincre. Il est devenu ma drogue, ma dose de nicotine et encore ma perte. Il abat ses cartes en maître de jeu et je ne peux que suivre sans résister.

J'aime son regard de braise qui à pourtant juré ma perte. J'aime quand il me provoque car j'ai enfin le sentiment que je ne suis plus un surhomme... Je suis son jouet. Il me manipule, me casse, me répare... Il me reprend puis me jette.

Je ne devrais pas l'aimer. C'est un monstre. Il prend son pied en torturant les plus faibles comme moi, et la mort est pour lui la jouissance absolue.

Quand il monte sur son trône, fait de chair et de sang, je suis au salut. Je ne lui résiste pas, j'en suis incapable.

Ah ! Stupide conscience ! Moi qui m'était juré de résister à toutes ces banalités... Moi qui n'ai jamais voulu appartenir à personne, voilà qu'il à fait de moi son esclave.

Il peut bien me lacérer, me poignarder ou même m'arracher le cœur... Je lui donne tout en échange de cette traque continuelle. J'ai besoin de lui pour survivre. Je le veux sans le vouloir, car si je l'attrape tout finira et je retomberais dans la monotonie...

Il me le faut, je le désire et pourtant il me dégoutes... Il me dégoutes car il est mon reflet parfait... Celui de ma conscience.


Second Intermède de la part de Jim

J'ai eu du mal à réaliser sur le coup...

Moi qui avais toujours pris mes avis comme seuls témoignages de ma puissance. Qui avait fait de mon orgueil ma fierté. Me voilà à présent au pied du mur, à devoir choisir entre lui et mon futur pouvoir, mon avenir.

La question est pourtant réglée d'avance, le pouvoir. Mais pourquoi faut il que ce stupide sentiment vienne me mettre dans le doute ? Pourquoi est-ce moi, celui dont le nom fait trembler tout le lycée, qui soit placé dans une situation aussi délicate et aussi abaissante ?

Cet homme n'a pourtant rien de spécial, il est même pour ainsi dire, ennuyeux au possible. Ce n'est qu'un pion que je déplace à ma guise... Pourtant, même sans m'en rendre compte je le place parfois dans les cases les plus en sureté. Je le préserve de toute attaque ennemie.

Je pourrais en faire autant de ma dame ou de mon fou... Non, il a fallu que je fasse de ce simple pion ma pièce maîtresse. J'ai le sentiment que s'il venait à tomber, la partie prendrait fin et l'ennemi, aussi fourbe et cruel soit, il deviendrait ma perte.

Mais ce pion est un danger, aussi bien pour ma santé mentale que pour mon amour propre. M'imaginer un seul instant dans les bras d'un homme alors que je n'ai jamais fait qu'étreindre des femmes. Pourquoi est-ce que je me sens si faible alors que le monde sera bientôt à mes pieds et que je le caresserait comme une vieille femme caresserait son chien ?

Je refuse de croire que je suis tombé dans cette normalité que je hais plus que tout. Ce sentiment ne devrait même pas m'atteindre et si c'est le cas, je l'écrase d'un coup de talon.

Du moins, je pensais cela avant d'avoir rencontré cette fille ... Insignifiante, quand j'y pense finalement. Que représentait Mellody pour moi ? Pourquoi étais-je, moi-même, tombé dans son piège ? Je sais ce que c'est maintenant de dominer VRAIMENT quelqu'un. Et ce sentiment de domination me plaît profondémment.

Pourtant lui, je ne peux ni le repousser, ni l'écraser...

Même si je le repousse, il reste, même si je lui hurle toute ma haine, il ne dit rien. Son silence et son regard sont deux armes qui me sont mortelles... Ce sont mes poisons, mes souffrances, mes plaisirs...

Pourtant ma stupide fierté me pousse à le haïr... J'ai horreur de ses sourires de compassion, de la voix sensuelle qu'il prend pour prononcer mon nom... Quand il le fait c'est tout mon être qui en prend un coup.

Je n'ai pas de cœur, seulement un trou béant dans la poitrine. Quand il est là... J'ai l'impression que cette faille se referme peu à peu et j'accepte ce sentiment avec soulagement.

Ce qui n'était que du dégout et de la crainte il y a quelques minutes commence à se transformer en envie et en amour...

Il me fait perdre les pédales, même Sherlock Holmes ne me fait pas ressentir pareil sentiment. Même Sherlock ne pourrai me rendre fou à ce point.

Je le hais, je le deteste... Je l'adore. Ses mains me brulent à chacun de ses contacts. Quand il est là, mes doutes se transforment en décisions et mes cauchemars en simple souvenir au réveil.

Il va me mettre échec et mat et pourtant je le laisse faire, je la laisse me guider comme il l'entend. Il peut bien me briser, faire disparaitre ma fierté jusqu'à me donner honte de moi-même, cela m'est égal.

Il n'y à que lui à mes yeux... Maintenant je réalise combien il est fait pour moi. Il est cette main que j'attendais. Celle qui se tendra vers moi pour me sortir du gouffre et de mes enfers.

Aimer un homme alors qu'on est un n'est pourtant pas naturel... Et pourtant je le laisse m'entrainer avec lui. S'il pouvait faire de moi l'homme le plus important à ses yeux alors je serais l'homme le plus heureux du monde. Car désormais pour moi, il n'y aura plus que lui, il n'y a que Sebastian.


Epilogue

A écouter ABSOLUMENT pendant que vous lisez, et dans l'ordre :

End Credit (Dexter Score) by Daniel Licht

Changed (Dexter Score) by Daniel Licht

Funny (Dexter Score) by Daniel Licht

Ending (Dexter Score) by Daniel Licht

Voilà. C'est fait.

Tout ça.

Le plan est en place, et sur le point de porter ses fruits.

Il n'y a plus qu'à attendre.

Après les vacances.

Le jeu pourra enfin commencer.

Enfin.

Le goût du risque me manque.

En attendant, j'ai toujours Sebastian.

Il est là.

Rien d'autre à dire sur le sujet.

La masse uniforme se dirige d'un seul mouvement ample et successif, quasi-répétitif vers la sortie. Les grandes portes de bois écartées, tels des jambes entrouvertes, donnant sur l'objet de tous les désirs.

Dans cette situation, le désir étant le besoin maladif de posséder quelque chose de nouveau. Noel. Parfaite occasion pour ces gosses de recevoir un nouvel iPod pour écouter leurs musiques de merde, ou bien un nouveau sac hors de prix, que Maman et Papa, pétés de tune s'empresseront d'offrir. Nous sommes tous des matérialistes, car tout est consommable. Puisque tout a un prix. Puisque rien ne vaut rien.

Pour mon cas, je préfère de loin posséder quelqu'un. Ainsi, j'ai eu mon cadeau en avance. Un allié. Le seul et unique. Loyal, fidèle et dévoué à son maître. Quelle chance! C'est mille fois mieux que quelqueconque cadeau ennuyeux sur Terre.

Enfin bref. Le fait est que ... Je vois tous ces moutons stupides et prétentieux, et je me sens presque ... Heureux de devenir fou. Car dans ce monde cruel, que faire d'autre ... à part sombrer dans cette douce folie ? Je préfère encore être un monstre inhumain plutôt que d'être des leurs. Je les hais tous.

A partir de cette année, fini d'être une photocopie. Fini la monotonie, la lobotomie. Plus tard, je n'irai pas jusqu'au travail, je ne donnerai pas la patte. Je ne me soumettrai pas. C'est moi qui gererai mon propre monde. Rien qu'à moi.

C'est moi qui contrôlerais tous ces gens. Je les ferais chanter, ces employés de bureau et leur vie bien rangée. Si tu pouvais rater la tienne, ça les arrangerait. Ca prendrait un peu de place dans leur cerveau étriqué. Ca les conforterait dans leur médiocrité.

Je les ferais chanter, je me foutrais d'eux, ces représentants grassouillets qui ne boivent jamais d'eau comme si ils voulaient pas se mouiller. Ces commerciaux qui sentent l'aftershave et le cassoulet, mets de la mayonnaise sur leur malette, ils se la boufferaient.

Je les torturerais, ces vieux comptables séniles, et ces secrétaires débiles et leur discussions stériles.

Et aussi ces jeunes cadres, fraichement diplomés, qui empileraient les cadavres volontiers pour arriver jusqu'au sommet.

Je les controlerais.

Tous ces grands PDG, essayes d'ouvrir ton parachute doré quand tu te fais defenestrer. Ils font leur beurre sur des salariés désesperés et jouent les vierges effarouchées quand ils se font séquestrer.

Tous ces fils de quelqu'un, ces fils d'une pute snobe, qui partagent les trois quarts des richesses du Globe.

Ces p'tits patrons, ces beaufs embourgeoisés qui grattent les RTT pour payer leur vacances d'été.

Je les ferais tous souffrir.

Ces ouvriers, ces produits perimés. C'est la loi du marché mon pote, t'es bon qu'à te faire virer, ça t'empêchera d'engraisser ta gamine affreuse, qui se fera sauter par un pompier, qui va finir coiffeuse.

La campagne et ses familles crasseuses, proches du porc au point d'attraper la fièvre afteuse. Toutes ces vieilles, ces commères qui se bouffent entre elles et ces vieux radins et leurs économies de bouts de chandelles.

Je les tromperais.

Tous ces gens prétentieux dans les capitales, qu'essaient de prouver qu'ils valent mieux que toi chaque fois qu'ils te parlent.

Tous ces connards dans la pub, dans la finance, dans la com', dans la télé, dans la musique, dans la mode.

Tous ces gens, jamais contents, médisants, faussement cultivés, à peine intelligents. Ces répliquants qui pensent avoir le monopole du bon goût et qui regardent les provinces d'un oeil méprisant.

Je les terroriserait.

Ces jeunes moyens, les pires de tous. Ces baltringues supportent pas la moindre petite secousse.

Tous ces fils de bourges, qui possèdent tout ... mais ne savent pas quoi en faire! Donne-leur l'Eden, ils en feront un Enfer.

Tous ces journalistes qui font dire ce qu'ils veulent aux images, ils vendraient leur propre mère pour écouler quelques tirages. Tous ces journaux ... Des contes de fées.

Je lui mentirais, la ménagère devant son écran, prête à gober la merde qu'on lui jette entre les dents, qui pose pas de question tant qu'elle consomme, qui s'étonne même plus de se faire cogner par son homme.

Ces associations bien-pensantes, les dictateurs de la bonne conscience. Bien contents qu'on leur fasse du tort, c'est à celui qui condamnera le plus fort.

Ils me supplieront.

Cette nation, et tous ces incapables dans les administrations. Ces rois de l'inaction avec leur bâtiments qui donnent envie de vomir, qui font exprès d'ouvrir à des heures où personne peut venir.

Beeeh, tous ces moutons pathétiques! Change une fonction dans leur logiciel et ils se mettent au chômage technique. A peu près le même Q.I. que ces saletés de flics, qui savent pas construire une phrase en dehors de leurs sales répliques.

Ils auront peur.

Ces politiques, en parler serait perdre mon temps. Tout le système est complètement incompétent.

Ces sectes, ces religieux. Ceux qui voudraient m'imposer des règles pour que je vive mieux. Ces banquiers véreux, le monde leur appartient, et tous ces pigeons qui leur mangent dans la main.

Ces sans papier, ces clochards, tous ces tas de déchets, je les hais.

Ces sportifs comme ces hooligans dans les stades. Ces citadins comme ces bouseux dans leur étables. Ces marginaux comme ces gens respectables. Ces chômeurs comme ces emplois stables. Ces génies comme ces gens passables.

De la plus grande crapule à la médaille du mérite.

Je les hais tous.

MAIS.

Cependant ...

Je les aiderai.

A se bouffer entre eux.

Car cette société, c'est comme ça qu'elle marche.

Et pas autrement.

Il faut juste apprendre à s'adapter, et à en tirer profit.

Je serai l'organisateur des plus grandes tueries, celui qui règle les "problèmes", celui qui sera derrière les plus grands complots d'état.

Je contrôlerai le monde. En un seul claquement de doigt. Un seul.

Je serai le Mal. Je serai le Napoléon du Crime.

James Moriarty.

Criminel Consultant.

Et je mettrai toutes les nations à mes pieds.

Il n'y a qu'à attendre.

Et le jeu pourra commencer.

To Be Continued ...

HEY HEY HEY, toi!

Je sais : c'était ... un peu plus qu'osé. Et je m'en excuse. Sincèrement.

Je sais pas ce qui m'a pris de vouloir insérer quelque chose de ce genre dans cette fanfic. Elle est souillée à présent x( ... Les hormones, peut-être ? Fuck l'adolescence. Ca craint x(

J'ai honte de moi-même ... Enfin, c'est la toute première fois que j'écris ça. Et encore, comme je l'ai dis, j'ai été aidée. Alors, ce passage écrit à quatre mains est pour ainsi dire ... impur. Donc, si vous trouvez ça mal exprimé, c'est normal. Je ne suis pas experte en la matière ... Ou du moins, pas encore XD *rit toute seule dans sa pitite chambre comme une folle, puis s'effondre en larmes : "POURQUWWAAAAA ?!"*

Moi qui m'était pourtant juré de ne JAMAIS écrire ce genre de choses ... Je suis une villaine fille ... Il faut me punir xD

Non, non. Je plaisante! Enfin, bref. Excusez-moi encore pour ce moment ... d'égarement mental. Je suis profondément désolée, MAIS il est vrai qu'une fanfic MorMor sans un passage pareil, n'est PAS une fanfic MorMor (aka. le couple le plus dangeureux, violent, et malsain de toute la Grande-Bretagne (= bien sûr, SM, si vous voyez ce que je veux dire ...)= Cuir-Cuir-Cuir Moustache :D )

P.S : Je sais ... Moriarty n'est pas tellement psychopathe que ça dans cette partie. Mais souvenez-vous, ces persos sont encore ADOS! Et donc .. pas encore "finis", si on peut dire. MAIS ne vous en faîtes pas, il va évoluer encore plus après. Comme ... Comme un pokémon! **Moriarty evolution : "Light" James ; BadBoy Jimmy ; SUPER EVIIIIIL JIM !**

Re-P.S : Oui, les dernières lignes là, sont réecrites à partir de la chanson d'Orelsan : Suicide Social. Chanson que j'aime "à moitié", on va dire. Je ne suis pas d'accord avec TOUS les propos. Mais je trouve cependant que certaines choses sont vraies. Pour les intéressés, allez voir son clip (c'est de la typographie *_*) qui est plutôt cool :D

Re-RE-P.S : Ne vous plaignez pas! Pour l'instant, je suis sympa sur les fins des parties, parce qu'au fur et à mesure (comme dans la prochaine par exemple, niark niark niark xD) : Je ferais des "méchantes" fins. En mode SUSPENS, un peu comme ... La fin de "The Great Game" ... Mouhahahaha xD Pure Evil / Moffat's daughter x)

Autre précision : JE SAIS. Molly ne ressemble pas à celle de la série BBC. Honnêtement, la raison à celà, c'est que je voulais introduire certains de mes amis proches dedans. Et Cornélia (une pote) m'a suggérée cette description de Molly Hooper. Voilà, c'est dit. Faut faire avec, et s'adapter.

J'espère que cette partie vous a plu, et rappelez-vous, elle sert de transition ... Sachant que je l'ai écrite à la va-vite, elle n'est pas terrible ...

Aufait, sachez que ça fait très bobo à mon pitit coeur : 5 followers et 4 reviews pour 253 views ... Ca fait très très TRES TRES bobo ... TT_TT

Oh! J'oubliais de dire que ... Je t'adoore toi. Oui! TOI. Devant ton écran. Merci de m'avoir lu :3 Ca me fait très TRES plaisir. Vouiiii ! :D

Signale ton enthousiasme (ou ta haine, enfin ton mécontentement -") en cliquant dans le pitit cadre blanc, là en dessous. OUI! Là. Juste ici. C'est fait ?! Eh bien, c'est bon. Tu peux partir maintenant.

Et ne sois pas triste, je me dépêche d'écrire la partie suivante, avec Sherlock 3 Oui, je sais. Tu es impatient(e). Courage! Ca arrive! En attendant, tu peux toujours cliquer ici :

/ watch?v=lnbl94GZ6TM (Voui, c'est une vraie chanson qui s'appelle JIMMY chantée par le groupe MORIARTY)

Et un BONUS ... My favourite MorMor Video (with one of my favorite song : Soul 4 Sale - Simon Curtis) JUST PURE PERFECTION X3 : /watch?v=jlVmDxPvon8&list=PLi6qBKuduMoyrXLhZYpxqexCKwwFR6P5T

Et puis une autre, "light" pour faire passer cet arrère-goût de ... "souillement" que je vous ai fait subir xD : Moran-Moriarty - {Show Me How It's All My Fault}

(la flemme de mettre le lien, alors vous copiez-coller dans la pitite barre de YouTube :D)

Bref. Des bonnes p'tites musiques pour finir cette partie en douceur, c'est toujours bien. Histoire de faire une pause entre cette partie et ... la prochaine.

Mais c'est vrai que ça va être chaud ... La rentrée, tout ça. Je déteste ça ... MAIS. C'est la dernière année xD OH YEAH ! Il faut que je gère au Bac. Alors donc ... Je vais "essayer" de faire la suite. Promis, je vais faire de mon mieux :)

COMING SOOOOOON (I promise ...)

Voili voilou :D

Ze t'aiiiime fort, lecteur :)

M.