Bonjour.

Les personnage ne sont pas à moi mais à J. K. Rolwing.

Je remercie toutes les personnes qui on mit cette fiction en favoris et en followers ainsi que ceux qui on mit une review.

J'espère que vous aimerez.

Bonne lecture.


MA CONSCIENCE

CHAPITRE 1:

Le cerveau d'Harry se mit en pause. Enfin, Harry ne savait plus s'il s'agissait du sien où celui de

''MALFOY ?!'' s'écria-t-il après un certain temps.

« Tiens, aujourd'hui tu prends la voix de Potter ? » commenta la voix du blond qui raisonnait dans son crâne.

''Tu m'entends ?'' s'étonna le brun qui détaillait maintenant les traits de son vis-à-vis dans la glace.

Le blond haussa un sourcil face au miroir qui lui rendit un regard étonné.

« Bien sûr que j'entends ma conscience ! » dit-il sur le ton de l'évidence. « Quoi que toi, c'est vrai que c'est la première fois que je t'entends. A vrai dire, je subis plus souvent l'intrusion de Granger qu'aucune autre, mais bon… »

''D'Hermione ?''répéta Harry incrédule sans pouvoir s'en empêcher.

« Bien évidement, on ne peut avoir une meilleur conscience. »

Ça s'est sûr, pensa très justement le brun. Lui-même pensait certaine fois avoir la voix de la brunette dans la tête. Il se ressaisit cependant lorsqu'il réalisa qu'il pouvait communiquer avec le blond. Il sourit, le visage du blond restant fermé sur son miroir. Il allait pouvoir expliquer la situation à Malfoy et peut-être vite retrouver son corps. Il réalisa soudain autre chose. Quelque chose qu'il n'apprécia que peu et qui le mit dans un rage noire. Sur l'avant-bras gauche du blond, se reflétait dans la vitre la marque du Lord Noir. Harry grogna lorsqu'il remarqua que c'était le regard du blond qui fixait la tête de mort.

« Je sais. » raisonna la voix de Malfoy. « C'est moche hein ? » poursuivit-il doucement et du dégout dans la voix.« Horrible même. » acheva-t-il. «Tiens, tu ne dis rien aujourd'hui ? Tu ne me rappelles pas à quel point j'ai été stupide ? Tu ne me demandes pas comment j'ai pu être aussi lâche ? Tu ne me rabaisses pas encore plus que je ne le fais déjà moi-même ? » cracha-t-il presque puis il marqua une courte pause ses yeux fusillant son reflet dans la glace. « Non, il n'y a que conscience-miss-je-sais-tout qui m'emmerde ? Bon, alors je vais te dire un truc conscience-Potty. Un truc que je n'arrive plus à supporter. Je me dégoûte je m'exècre. Je vais contre tout ce que j'ai appris. Un Malfoy n'a pas de maître. Un Malfoy reste digne en toute circonstance. Un Malfoy n'a pas peur. Un Malfoy… un Malfoy n'est pas un criminel ! Que des conneries ! Mon père est un beau parleur ouais ! Putain ! Pourquoi je suis si faible, si lâche ? Je ne suis pas un des leurs. Je ne veux pas. Mais je n'ai pas réussi. Je ne me suis pas rebellé au bon moment. »

Ses pensées tourbillonnèrent un moment, Harry n'arrivant plus à suivre leur cours. A vrai dire, il n'arrivait plus à réfléchir. Pourquoi Malfoy arborait-il autant sa marque ? S'il l'avait c'était parce qu'il l'avait voulu, non ? Sa colère diminuait petit à petit, mais restait présente. Le blond avait le regard perdu dans la glace. Il reposa son regard sur la marque et laissa glisser un doigt. Une large cicatrice parcourait son avant-bras, mais la marque la recouvrait.

« Je ne me rappelle pas le nombre de fois où j'ai essayé de l'enlever. J'ai tout essayé, la brûler la découper,… mais rien n'a jamais marché. Soit fier mon fils, m'a dit mon père. Comment être fier de porter un truc pareil ? Moi, en tout cas, je n'y arrive pas… J'ai sûrement fait la pire connerie de toute ma vie. Mais putain comme j'avais peur et… comme je n'avais pas le choix. »

''On a toujours le choix.'' décida d'intervenir Harry, en colère mais plus surpris et intrigué par les paroles du blond, et puis Malfoy pensait qu'il était sa conscience, il allait donc l'être et se devait de lui répondre.

« Tiens, tu as bien choisi ton jour pour prendre la voix du Sauveur de l'humanité, toi ! »

Harry grogna face à ses mots, mais voyant qu'il n'était en aucun cas ironique, il maintint son calme autant qu'il le put.

« On n'a jamais le choix dans ces moments-là. Je le sais très bien. Potter le sais très bien ! Alors pourquoi tu deviens aussi conne aujourd'hui ? »

''Comment peux-tu être si sûr de toi ? Potter a le choix. Et puis : Langage Malfoy !''

« Alors, il est suicidaire et je t'emmerde ! Personne de normalement constituée n'affronterait la tronche-de-Snake ! »

''Où alors, il est extrêmement courageux et sait que celui qui ne tente rien n'a rien ! C'est un choix parfaitement noble et héroïque.'' déclara le brun se lançant largement des fleurs et se demandant intérieurement comment la conversation avait pu autant dévier.

« Le choix ? Tu crois qu'il fait ça par choix ? Non mais tu sors d'où, d'une pochette surprise ? Toi aussi tu sais bien, non ? Où il faudrait que je te rafraîchisse ta minable mémoire de conscience ? Et puis, après tout à chaque fois que la voix change tu oublies tout alors… Je vais te dire quelque chose consicence-Potty. Potter n'a pas le choix et tu veux savoir pourquoi je suis si sûr de moi ? A cause de ça : ''Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche... il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié, il sera né lorsque mourra le septième mois... et le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal,...'' »

''… mais il aura un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore… et l'un devra mourir de la main de l'autre car aucun ne peut vivre tant que l'autre survit... celui qui détient le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres sera né lorsque mourra le septième mois ...'' compléta Harry surpris que le blond comprenne aussi bien sa situation et connaisse la prophétie. Il se demanda un instant pour quelle raison il la connaissait, mais la marque qu'il abordait et son nom de famille répondirent à cette question.

« Tu vois, toi aussi tu sais. Comme si il avait le choix de ne pas participer. Il doit le tuer ou il mourra et moi je dois le servir ou il nous tuera. Pas le choix. » déclara-t-il sur un ton docte. « Et d'ailleurs, je ne te savais pas poète, c'est quoi cette partie que tu as rajouté ? »

''Et bien, c'est la…''débuta Harry comme une évidence. Puis, soudain, une information le frappa les Deatheaters ne connaissaient que cette partie. Donc, le blond ne savait pas, donc il n'aurait pas du savoir. Il se rattrapa donc : ''Une soudaine envie…''

Le blond ne fit aucune remarque et repartit dans ses pensées. Harry prit alors une décision. Décision qui le surpris lui-même, mais qu'il pensa sans importance. Une décision qu'il prit sur un coup de tête, qui sur le moment lui parut anodine. Une décision dont il ne pensait pas qu'elle allait changer sa vie. Il décida de rester la conscience de Draco, de découvrir ce qu'il devait faire, et de l'en empêcher pour le sauver de lui-même et sauver ceux qu'il désirait protéger. Il ne comprit pas sa décision tout de suite. Il aurait simplement dû penser à découvrir ces plans puis l'incriminer, mais le blond ne semblait pas vouloir la marque et on ne ment pas à sa conscience, ou très peu. Enfin, c'était ce qu'espérait Harry.

Le garçon à la peau albâtre resta un certain temps à observer sa marque, dégoûté, jurant et insultant le mage-noir-à-face-de-serpents-qui-aurait-dû-rester- six-pieds-sous-terre-au-lieu-de-revenir-faire-chie r -la-nouvelle-génération, dixit Draco. Enfin, le blond ressortit, une serviette autour des hanches et se retrouva face à une chambre vide. Il se dirigea vers le lit le plus à droite et Harry en profita pour inspecter du regard le dortoir de ses ennemis Slytherins.

La chambre contenait six lits dont un qui semblait inutilisé. Les cinq autres étaient tous défaits et sur la table de chevet de deux d'entre eux s'amoncelaient des tonnes et des tonnes de nourritures. Il analysa alors que ces deux emplacements devaient appartenir aux deux colosses, Crabbe et Goyle. Il se vit obligé d'arrêter là son exploration lorsque le blond commença à refaire son lit et qu'il fixa son regard sur son sac de cours et ses livres. Il poussa d'ailleurs un profond soupir lorsqu'il prit le livre de potion. Apparemment, je ne suis pas le seul à trouver Slughorn bien énervant, s'amusa Harry. Le blond termina rapidement et se dirigea vers la sortie. Il ne fit cependant pas attention à où il mettait les pieds et se prit le rebord d'un lit dans le genou. Une décharge de douleur s'empara de lui et il retint un cri.

« Putain de lit de merde à la con ! »

''Ola ! Il ne t'a rien fait ce lit ! Tu n'avais qu'à regarder où tu allais'' répliqua immédiatement Harry défenseur de la veuve et de l'orphelin ainsi que du pauvre lit qui ne devait sûrement rien avoir et qui, s'il pouvait comprendre ce que disait le blond, ne devait pas s'en préoccuper.

« On t'a pas causé conscience de merde à la con ! »

Harry préféra ne rien répliqué. La douleur le fait devenir bien vulgaire, trouva-t-il. Il se dit que sa journée allait être bien amusante dans le corps de son pire ennemi. Le blond râla encore un peu, alla récupérer une fiole dans sa table de nuit. Fiole qu'il constata vide ce qui le fit s'énerver davantage et ressortit n'allant de toute évidence pas en direction de la Grande salle. Chose qui fit s'inquiéter légèrement Harry, car quoi qu'il en dise, le corps dans lequel il séjournait avait faim et donc lui aussi. Il voulait donc manger.

''Tu devrais plutôt aller manger, tu iras chercher de ta potion plus tard.''

« grmmmlauhgf….pas le temps… et puis pas faim… »répliqua très respectueusement et de manière très compréhensible le blond.

''Heu…Eh ! Oh ! Je suis ta conscience !'' s'exclama Harry comme s'il parlait à un enfant extrêmement bête et qu'il s'agissait d'une évidence. ''Je sais très bien que tu meurs de faim alors direction la Grande salle !''

« C'est bon ! J'ai le temps, les cours ne commencent qu'à 9 heures, j'irais après. » expliqua le blond agacé.

''Oui, mais le déjeuner dans la Grande salle se finit dans…''

Comment savoir l'heure ? se questionna Harry

''Lance un Tempus !'' lui ordonna-t-il finalement.

Malfoy soupira et tandis qu'il marchait lança le sort. Ce dernier affichait 8h17.

''Dans 10 minutes.'' termina théâtralement le brun.

« On ira dans les cuisines. » s'agaça davantage le blond. « Tu me lâches maintenant, je ne savais pas ma conscience si gloutonne ! »

Avec ces dernières pensées, Harry ne trouva rien à redire quoi que, il aurait voulu ajouter que ses amis allaient s'inquiéter, mais comme ils ne l'avaient pas attendu dans la salle commune des Slytherins, Harry n'était pas sûr de l'importance du blond pour ses camarades Slytherin. De toute évidence, Harry réalisa, pour une rare fois, qu'il faudrait mieux ne rien dire. Il observa donc les couloirs défiler devant ses yeux se demandant brièvement où ils allaient puisque, de toute évidence, ce n'était pas en direction de l'infirmerie. Le blond traversa plusieurs passages ponctués de quelques remarques sur la froideur des murs, le manque de fenêtres et d'éclairages, lorsqu'il rentrait dans certaines armures et décorations. Harry n'aurait jamais cru son ennemi aussi malhabile et tête en l'air.

Ils arrivèrent enfin devant un tableau. Ce dernier représentait une magnifique femme rousse aux yeux bleus, habillée d'une très belle et classique robe aux couleurs de Gryffindor et qui enlaçait tendrement un magnifique serpent noir. Harry se demanda rapidement qui pouvait séjourner derrière ce tableau lorsque le blond dit :

« La fleur de lys ne fanera jamais. »

Le tableau lui dévoila un sourire tendre et chaleureux et ajouta tandis qu'elle se décrochait du mur.

« Ne lui en veux pas. Il ne pouvait te protéger. Il s'en veut tu sais ?

- Oui, mais… Il devait bien se douter que cela arriverait un jour. Sa nature ne pouvait être réfrénée à tous jamais et maintenant que la mort ne le lâche plus, il a craqué. Cependant, il n'a pas à s'inquiéter, » déclama Malfoy sous le regard incrédule du brun.

Savait-il qu'il était là finalement ? Sinon, pourquoi parler un langage codé ? Non, cela était impossible, sinon, il aurait déjà crié au scandale. Non, il devait parler ainsi souvent et puis pour une personne sachant le sujet de la discussion, cela devait être tout à fait logique. Le brun était fier de son raisonnement.

« Tu sais très bien, qu'il a déjà perdu beaucoup dans ce domaine là. Il ne veut pas te perdre toi aussi, renchérit la jeune rousse.

- Le soleil ne s'éteindra pas, tant que l'ombre sera là, répondit simplement le blond alors qu'Harry affirmait dans sa tête que le blond était bel et bien cinglé, ou philosophe, mais n'était-ce pas la même chose ?

- Alors le soleil ne s'éteindra jamais puisque l'ombre persistera quoi qu'elle ait à faire, renchérit la femme ayant apparemment compris les paroles hautement compréhensibles du blond et parlant la même langue que lui.

- Mais l'ombre disparaîtra forcément un jour, et rejoindra la fleur de lys dans l'immortalité de la fierté de l'éclair,» siffla le serpent.

Harry s'énerva un peu. Même le serpent avait compris alors que lui n'avait absolument rien pu déchiffrer. Mais, sa colère disparut lorsqu'il remarqua que la femme du tableau souriait tristement au serpent. Il se demanda si elle avait pu le comprendre. Après tout, peut-être un tableau pouvait-il être Parselmouth. Cependant, ses pensées se reconcentrèrent vite sur son corps de substitution.

« La fierté de l'éclaire, la fierté de l'éclaire, je t'en foutrais moi de la fierté de l'éclaire ! » s'exaspéra intérieurement le blond. « Et puis, pourquoi s'évertue-t-il à toujours parler alors que je ne comprends rien. Ce serpent n'est vraiment qu'un imbécile. »commenta Malfoy alors qu'il remerciait la jeune femme. « JE NE SUIS PAS PARSELMOUTH, CRETIN ! » essaya-t-il de lui dire pas télépathie.

Le brun préféra ne pas lui faire remarquer que justement, si, il l'avait compris. Cependant, encore trop abasourdi par la conversation en langage codé, lui-même ne remarqua pas que normalement le blond n'aurait, justement, pas dû comprendre.

''La fleur de lys ?'' s'intrigua Harry lorsqu'il réussit enfin à se remettre de cette discussion innommable et qu'il vit, assis dans son fauteuil, un homme aux cheveux noirs et gras.

Ce n'était vraiment, mais alors vraiment pas le style du ténébreux et terrifiant ex-professeur de potion et nouveau professeur de DCFM, la chauve-souris des cachots, la terreur des élèves, etc…etc….

« Son amour depuis ses dix ans. » répondit Draco. « Moi aussi cela m'a surpris lorsque je l'ai appris. Mais j'y pense conscience-Potty, tu sais où est parti conscience-miss-je-sais-tout ?»

Cependant, Harry ne répondit rien, la seule pensée qui passait actuellement dans son esprit était : Snape, amoureux ? Il était beaucoup trop surpris pour pouvoir répondre à Draco. C'est possible ça ? Enfin, je veux dire, tout le monde peut tomber amoureux, mais Snape… Non, ne surtout pas s'imaginer cet homme éperdu d'amour pour la même personne depuis plus de trente ans, essaya-t-il d'empêcher son imagination un peu trop excessive.

« Bonsoir Draco, dit alors le professeur.

- Bonjour Severus, rétorqua le blond alors qu'il se rapprochait de lui.

- Déjà le matin ? »

Le blond acquiesça tandis que le brun lui proposait un fauteuil. Malfoy s'installa tandis que Snape soupira un instant. Il reposa le livre qu'il avait lu toute la nuit et passa une main sur son visage. Harry profita d'un moment de silence pour se focaliser sur autre chose que d'imaginer Snape en homme éperdu d'amour et dégoulinant de bon sentiments. Il détailla donc la pièce. Il l'aurait pensé plus noire, beaucoup plus noire. Cependant, il n'en était rien. Il remarquait que les couleurs prédominantes n'étaient pas non-plus le vert et l'argent, mais bien le bleu, le beige et le vert. La pièce était constituée de deux fauteuils autours d'une cheminée allumée diffusant une douce chaleur. Il put constater via le corps du blond, que les fauteuils bleu-marines n'avaient pas seulement l'air confortable mais l'était bel et bien.

Ce n'était vraiment pas l'image qu'il se faisait de l'appartement de cet enquiquineur de première. C'était beaucoup plus accueillant et donnait l'envie de s'y attarder. Le blond et le brun se dévisagèrent un long moment. Harry n'aurait jamais un jour pensé que les yeux de Snape étaient si vides. Le professeur avait l'air d'appréhender quelque chose mais ne laissait rien paraître.

« Draco je…

- Ce n'est pas ta faute, » le coupa directement le blond.

Harry découvrit une chose très étrange et dérangeante, le professeur Snape pouvait sourire. Pas un sourire forcé ou mesquin à vous faire froid dans le dos, non, un sourire joyeux, quoique un peu timide. Le brun sentait qu'il allait être traumatisé par sa journée. Il sentit aussi ses propres lèvres s'étirer. Le blond souriait en retour. Harry aurait bien voulu voir à quoi ressemblait un sourire du prince Slytherin, mais sa position ne lui permit pas.

« Que viens-tu faire là ?

- Mes jambes me font souffrir, répondit prudemment Draco.

- Pourquoi n'es-tu pas venu plus tôt ? s'enquit le professeur légèrement inquiet.

- Hier, avec l'incident avec Potter, je suis allé à l'infirmerie. Mme Pomfrey m'a donné des potions calmantes et antidouleurs, mais je n'en ai plus. »

Le brun se radoucit tandis qu'Harry s'interrogeait. Etait-il réellement dans le corps du blond où dans un rêve très, très, TRES étrange ? Il vit alors Snape disparaître et le blond lui parla :

« Donc ? Elle va revenir ou pas ? »

''Hermione ?'' demanda Harry ayant tout de même légèrement suivi. ''Sûrement, à vrai dire, je ne sais pas. Pourquoi ?''

« C'est plus sympa de t'avoir comme petite voix intérieur. Pour te dire la vérité, elle est bien gonflante ! »

Harry sourit un peu. Le blond était très honnête avec lui-même.

« Severus ne va pas bien. » commenta-t-il alors. « A vrai dire, cela fait plusieurs mois qu'il fait la même tête. Je ne sais pas quelle est la nouvelle mission que lui a confié Dumbledor, mais elle le ronge. Il … Il n'a jamais autant hésité. »

''Tout le monde hésite un jour et puis Dumbledor à souvent des idées lou… Dumbledor ?!''réalisa Harry alors qu'il se rappelait que Snape était un membre de l'Ordre.

Il fallait avouer que cela lui échappait souvent, mais c'était vrai, comment penser qu'il était de leur côté alors qu'il se comportait comme un ennemi. Harry se demandait d'ailleurs comment le blond lui était au courant.

« Oui, je sais que sa nouvelle mission a quelque chose à voir avec celle que m'a donné le Lord, mais… j'espère qu'il ne le fera pas. »

''Tu sais ce que c'est, n'est-ce pas ?'' déduisit Harry.

« Je m'en doute. Tu sais, je le connais, il me connaît. Il sait que je lui cache quelque chose et moi, j'arrive à décrypter son attitude. Je pense que c'est la même que la mienne, mais lui… »

Le blond se perdit dans ses pensées, des images s'imposant à Harry représentant Snape, Dumbledor et Lucius Malfoy à tour de rôle. Le professeur rentra alors et Draco releva la tête pour croiser le regard noir de l'homme. Ce dernier lui tendit un flacon que le blond saisit. Il se releva alors et se dirigea vers la sortie.

« Draco, laissa-moi t'aider, murmura le brun alors que le blond ouvrait le tableau.

- Je… je n'ai pas besoin d'aide, finit par répondre Draco au bous d'un certain temps.

- Tu as besoin de moi, dit-moi au moins ce que tu fais. Tes derniers actes ont été stupides. Cela ne te ressemble pas. C'est comme si tu ne voulais pas…

- Je me débrouillerai. Si le maître m'a choisi, ce n'est pas pour rien, le coupa Draco.

- Arrête de dire cela, laisse ta fierté mal placé de côté ! s'écria le professeur. Tu me fais penser à ton père.

- Je ne suis pas mon père. »

Draco sortit alors et salua de nouveau la jeune rousse. Le tableau se referma sur Snape soupirant.

''Pourquoi ne le laisses-tu pas te venir en aide ? Pourquoi ne pas lui dire la vérité ?'' questionna Harry après un certain temps.

« Parce que… je peux me débrouiller seul et je dois le faire seul sinon, ma mère… » le blond ne termina pas, mais toute sa colère laissa la possibilité à Harry de comprendre la suite.

''Il peut t'aider.''

« Il doit m'aider, ce n'est pas la même chose. » rétorqua le blond amer.

''Il a fait le serment inviolable…'' se rappela Harry.

« C'est ma mère qui lui a demandé. Mais même sans cela il l'aurait fait. C'est mon parrain, mais si il sait ce que je vais faire, il… il m'aidera et je… Je préfère être le seul à avoir à porter cette responsabilité. JE suis le méchant. IL est un gentil, il ne doit pas devenir le grand méchant. »

''Tu n'es pas un méchant.''rétorqua Harry se surprenant lui-même par ses paroles.

« Peut-être, » concéda Draco après un certain temps. « Mais cela importe peu, je dois le devenir. Je dois devenir un meurtrier. » finit-il en chuchotant.

''Tu…'' la surprise laissa Harry s'en voix.

Le blond avait l'air résigné à son sort. Harry doutait franchement que Draco puisse avoir la capacité et la volonté pour tuer. Cependant, autre chose inquiétait le brun. Qui devait-il tuer ? Il ne posa pas la question. Le blond était replongé dans ses pensées. Il attendrait un peu. Draco s'apprêtait à retourner dans sa salle commune pour attendre l'heure de cours lorsqu'Harry se manifesta de nouveau.

''Mmmh Mmmh, ce n'est pas la direction des cuisines,''lui rappela-t-il.

« Je n'ai pas faim. »

''Malfoy…'' l'avertit Harry.

« D'accord, c'est bon. Allons dans les cuisines. »

Harry exécuta une danse de la joie discrète dans le cerveau du blond pour finalement se rendre compte que Malfoy n'avait pas résisté bien longtemps. Il haussa mentalement les épaules et décida encore une fois de ne rien lui faire remarquer. Il se demanda brièvement comment le blond avait pu apprendre où se trouvaient les cuisines mais là encore, son esprit dériva pour se concentrer sur les Slytherin qu'ils allaient croiser. De toute évidence, Crabbe et Goyle.

« Draco, que fais-tu là ? s'enquit le première. Surement Crabbe, pensa Harry.

- J'ai loupé le déjeuner, je vais dans les cuisines Gregory.

Mince ! Raté.

- D'accords, et bien bon appétit, » renchérit donc Vincent.

Les trois Slytherin se séparèrent et Draco reprit son chemin vers un fameux tableau de fruits. Il passa rapidement la porte après avoir chatouillé la poire et se retrouva entouré d'une petite centaine d'elfes. Tous tournèrent leurs yeux globuleux vers lui et un s'avança.

« Que peut faire Golum pour vous, Maître Draco ? »

''Golum ?'' se surprit Harry de façon amusé. Malfoy le remarqua mais décida de plutôt reporter son attention sur le petit elfe.

« Apporte-moi un petit déjeuné, j'ai loupé celui de la Grande salle.

- Tout de suite Maître Draco. »

Golum partit alors laissant le blond se diriger vers un petit coin reculé, là où se trouvaient une petite table et une chaise. Il s'assit élégamment et patienta.

''Golum ? L'elfe s'appelle Golum ?'' reprit Harry beaucoup trop amusé par la situation.

« Qu'y a-t-il de si hilarant ? » s'agaça le blond.

''Tu n'as jamais vu Le Seigneur des Anneaux ? Comment peux-tu ne pas connaître ? C'est un crime. Tu dois avoir vu Le Seigneur des Anneaux !'' se scandalisa Harry. ''Ah, oui, mais non. C'est Muggle.''

« Et pourquoi aurais-tu voulu qu'un jour je m'intéresse à ce que ces foutus Muggles font ? » s'écria le blond.

''Je te jure que ça il faut que tu le vois !''continua le brun. ''Même si cela est Muggle, je suis persuadé que cela t'intéressera.''

« Cause toujours tu m'intéresses. »

''Rah ! Mais le prend pas comme ça ! C'est décidé. Je te le ferais voir !''

Le blond préféra ne rien répliquer. Si la conscience-Potty était aussi têtu que le Potty, il n'était pas sorti du chaudron. Donc, pour ramener un certain calme dans sa tête, il préféra ne rien dire. Il se demanda brièvement d'où sa conscience tirait cette information, mais il se rappela vite que ce n'était pas la première fois que sa conscience possédait des informations que lui-même n'avaient pas. L'elfe réapparut alors avec un plateau rempli. Le bond soupira.

« Il veut me faire grossir ou quoi ? »

''Il veut surement que tu regagnes du poids. Tu es plus maigre que moi, et ce n'est pas peu dire.''

« Et alors ? C'est mon problème, pas le vôtre. »

''Quelle tête de mule !''

Le blond remercia légèrement l'elfe et ce dernier repartit. Il commença donc à manger, se saisissant d'une assiette d'œuf brouillé.

''C'est quoi ça ?'' s'enquit Potter qui se léchait déjà les babines faces à une excellente part de tarte à la mélasse.

« Mon petit déjeuner. »

''Non, tu vas prendre autre chose. Je ne supporte pas les œufs brouillés. C'est dégoutant, répugnant…''

« C'est bon, j'ai compris le concept. » le coupa le blond. « Mais je le prends quand même. »

''Cela va me rendre malade.''

« Et bien temps mieux. Tu ne m'embêteras plus. » répliqua le blond rapprochant dangereusement sa fourchette rempli de cette immonde substance jaunâtre près de sa bouche.

''Oui, mais si je suis malade, je ne vais pas arrêter de me plaindre et donc…''

« M'agacer au plus haut point. » continua le blond ayant laissé retomber sa fourchette.

Il poussa un long soupire et le brun pensa avoir gagné. Cependant, il rapprocha de nouveau la fourchette de sa bouche et avala son contenu. Le brun fit une grande grimace et décida de se venger de cet affront gustatif. Il n'y avait pas à dire, l'œuf au petit-déjeuner n'était pas sa tasse de thé.

''Malfoy, tu as donc décidé de m'entendre me plaindre. Grand bien t'en fasse. Je te souhaite bon courage par avance.''

« Qu'est-ce que tu dis encore comme imbécillités ? » s'exaspéra le blond alors qu'un petit sourire naissait sur ses lèvres et qu'il prenait une deuxième fourchette d'œuf.

Qu'il soit simplement une petite voix, ou une personne bien en chair et en sang, il aimait faire chier Potter. Il amorça l'avancée de sa fourchette lorsque le brun débuta.

''Bien ! Il était une fois, dans une lointain bourgade une jeune fille vivant dans un château. Elle était d'une beauté extrême et tous la nommaient Blanche Neige. Cependant, quelques années après s'être remarié, le Roi, son père, périt mystérieusement empoisonné par sa nouvelle femme, la méchante sorcière. Blanche Neige devint alors une servante et, avec ses longs cheveux de jais noir et sa peau cristalline, se fit jalousée par sa belle-mère. Cette dernière possédait un miroir magique auquel chaque jour, elle demandait : « Ooooooh mirroiiiiiir, mooonnnn beeauuuuu mirroirrrrrre dit-moi quiiiii est llaaaa pluuuuuus belllllleeeeeeeeee ! »,''chantonna-t-il d'une voix extrêmement fausse alors qu'une expression effaré se peignait sur le visage du blond. ''Le miroir dans sa grande mansuétude lui répondit : « Blanche Neige ». La reine, verte de jalousie et rouge de rage, ce qui la rendit encore plus laide qu'elle ne l'était déjà, appela son meilleur chasseur. Pendant ce temps-là, Blanche Neige puisait de l'eau dans le puits qu'elle venait de nettoyer, tout en chantant. Un écho se fit entendre et dans sa grande stupidité, elle pencha la tête dans le trou du puits. Tous les malheurs de la Reine auraient pu s'arrêter là, puisque, aussi bête qu'elle l'était, Blanche Neige sursauta quand le dit écho, qui était en fait le Prince de la bourgade d'à côté, lui dit : « Bonjour ». Elle tomba donc dans le puits, mais se fit rattraper par le chasseur qui venait d'être appelé par la Reine. Le chasseur reprit sa route, Blanche Neige s'enfuit en courant en direction du château, le cœur battant, et le Prince se demanda depuis quand dire bonjour était prohibé et repartit sur son magnifique cheval blanc parce que de toute manière, dans tous les contes, le prince il a toujours un cheval blanc, mais je me suis toujours dit qu'un cheval noir serait plus classe. Après tout, le noir s'est classe, mais bon, le blanc signifie la pureté et la virginité. Mais si tu veux mon avis, le Prince il est plus vierge depuis longtemps, donc un cheval noir aurait été plus classe. Enfin bref, la reine demanda au chasseur : « Amène Blanche Neige dans la forêt, tue-la, Blanche Neige, et ramène-moi son cœur ! »'', déclara-t-il solennellement prenant une voix aiguë.

« Qu'ai-je fait pour mériter ça ? » se lamenta Draco qui, tandis qu'Harry récitait, mangeait ses œufs.

''Tarte à la mélasse !'' répondit sadiquement le brun.

« Je haie la tarte à la mélasse ! » rétorqua le blond.

''Comment peut-on ne pas aimer la tarte à la mélasse ?'' s'indigna Harry. ''Bon et bien je reprends. Le chasseur fut perplexe face à la demande et emmena Blanche Neige dans la forêt. Là, il se demanda de quelle Blanche Neige la Reine parlait. Puis, il se dit que la jeune fille en face de lui était trop belle pour mourir et que de toute manière, son cœur ne devait pas être très bon. C'est vrai, pourquoi lui demander de lui rapporter le cœur si ce n'est pour le manger. Donc, il laissa Blanche Neige dans la forêt après lui avoir répété les dire de la Reine et s'en alla chercher la biche blanche qu'il avait surnommé Blanche Neige. Il ramena son cœur à la Reine qui après cela fait lui fit boire du poison pour être sûre que personne ne dirait rien sur le meurtre de sa belle-fille. Elle se coucha donc un grand sourire aux lèvres. Blanche Neige, elle, légèrement moins stupide que le chasseur comprit que la Reine souhaitait mettre fin à ses jours, alors, au lieu d'aller chercher refuge dans le château d'à côté qui était au bous du chemin sur sa gauche, là où habitait le magnifique jeune homme dont elle était tombée amoureuse au premier coup d'œil, parce que bien évidement, la jeune fille en détresse finit toujours avec le beau prince et devient une princesse. Donc, elle s'enfonça dans la forêt dense et sombre. Elle courait, courait, courait, courait, courait, courait, cour…''

« OK ! C'est bon, je vais la manger ta tarte à la mélasse !'' craqua le blond.

''Mais, je ne suis même pas arrivé aux nains !'' se renfrogna le brun.

« Les nains ? » demanda le blond curieux et tandis que le brun s'apprêtait à répondre reprit : « Non, je ne veux pas savoir. »

Puis, il se saisit de la part de Tarte à la mélasse. Il l'observa suspicieusement, déglutit difficilement et finalement rapprocha la part de sa bouche. Il entendit la sonnerie annonçant le début prochain des cours. Lâcha la part de tarte, récupéra son sac, et sortit rapidement de la cuisine remerciant au passage Golum.

''Ce n'est pas juste !'' s'écria Harry.

« On verra plus tard. Maintenant, la-ferme ! »

Harry dut se faire violence pour ne rien rétorquer et commença à bouder. Il observa nauséeux le paysage défilé. Cela faisait tout de même étrange de ne rien contrôler. Finalement, ils arrivèrent devant la salle de Potion. La porte était encore fermée et tous attendaient. Le blond entendit Blaise Zabini commencer à insulter Ron. Harry monta sur ses grands chevaux et commença à préparer des plans pour lui faire payer plus tard, puisqu'il ne pouvait défendre ses amis sur le moment.

« Blaise est vraiment trop jaloux. Ce doit être maladif. » commenta le blond.

Le brun observa alors curieusement le basané que Malfoy fixait toujours en se rapprochant, voyant qu'il perdait la bataille, et essaya de comprendre les penses du blond. Ce dernier se posta juste derrière son ami noir et écouta.

« Et bien Weasel ? On ne dit plus rien ? Après tout, il n'y a que la vérité qui blesse !

- Zabini, tu es encore plus stupide qu'un scroute à pétard si tu ne te rends pas compte de la stupidité de tes paroles, coupa sèchement Hermione les joues légèrement rougies. »

Cette constatation fit hausser un sourcil au brun tandis que le blond intervint.

« Quelle vérité générale connut de tous a encore dit notre bel ami ? s'adressa-t-il à Théodore qui était posté à côté de Blaise, le dos contre le mur, dans un attitude détendu, spectateur.

- Rien de bien méchant, répondit celui-ci tranquillement sous le regard assassin des Gryffindor aux alentours. Il lui a juste fait remarquer qu'il était aussi ouvert d'esprit qu'un serpent et que s'il continuait à avoir de pareil préjugé sur nous, il devrait avoir une place chez les Slytherin.

- Et bien sûr, le courageux et profondément Gryffindor ne supporte pas l'idée qu'il doive se rabaisser à notre rang, vois-tu ? renchérit le basané.

- Et bien évidement, tous cela à cause d'une remarque sur sa petite-amie, renchérit Théo.

- Ce n'est tout de même pas de ma faute si je lui ai fait remarquer qu'il devrait porter les lunettes de Potter pour s'entourer d'être légèrement plus intéressant s'il ne voyait pas la stupidité de Brown !

- Ce à quoi notre cher Weasel a répondu que nous-même étions des êtres d'une rare incapacité émotionnelle, ce qu'il possède plus que nous, fait que lui a fait remarquer Blaise. Puis, les préjugés ont repris le dessus et nous sommes redevenus les hideux Slytherin, Deatheaters et racistes. »

''Mais c'est quoi encore c'est connerie ? Il a bien la capacité émotionnelle d'une petite cuillère mais pas autant de préjugés quand même !'' s'exclama Harry.

« Mmmh…, et quel rapport avec sa douce Brown et les préjugés à notre encontre ? Que voulez-vous, il lui fallait bien compenser l'intelligence de Granger par une autre très limité, expliqua le blond sans répondre à Harry. Est-il tellement bête qu'il ne se rend pas compte de son incapacité à comprendre les autres ? Qu'il possède une capacité émotionnelle digne d'une petite cuillère, et qu'il n'arrive même pas à comprendre que sa relation avec la sangsue, du nom de Lavender, détruit son amitié avec la personne qu'il aime vraiment ? Bien évidemment, il ne faut pas trop en demander à un être doté d'une capacité intellectuel si limité.

- Bien évidemment, » renchérit Blaise un sourire aux lèvres.

Ron se jeta alors sur le basané pour le frapper, tandis qu'Hermione rougit de plus belle tout en fronçant les sourcils pour dévisager Malfoy et que Théodore tapa le dos du blond dans un signe de contentement.

« J'ai bien aimé ton expression. » expliqua le blond lorsqu'Harry lui demanda ce qu'il lui avait pris.

''Non mais t'es pas bien ? Sépare-les bougre d'imbécile ! Tu aurais dû les arrêté au lieu d'appuyer Zabini !''

Après tout, il ne pouvait pas lui demander d'appuyer le rouquin. Le blond ne répondit rien. Slughorn arriva alors et détacha le roux du Slytherin et lui retira quelques points. Ils pénétrèrent la salle de classe et le cours débuta.

A SUIVRE…


Voilà, j'espère que vous me direz ce que vous en pensée.

A mercredi prochain !