Bon ben voilà le chapitre 2 :D J'espère que vous allez passer un bon moment !


A savoir : Young!Derek, sa famille n'est pas morte dans un feu, donc les Hale sont pratiquement tous vivants. Pareil pour Erica et Boyd (+Isaac) ils sont vivants et sont des loups-garous. Je ne peux pas vraiment situer l'histoire puisqu'on va dire que ça peut vraiment pas être située vu les changements.

Pairing : Sterek (Peut-être d'autres, on sait jamais.)

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas. (malheureusement).

Nombres de Chapitres : Normalement 10 ou moins, ou plus mais l'objectif c'est 10.

Bêta : Sylphideland

Guest : Je m'en doutais AAAAAAAAH des le début j ai capter oh jsuis trop contente

_Haha, faut pas que tu captes tout sinon c'est trop facile après lol. Merci pour ton passage :)

Isa : J'adore...l'angoisse de Stiles était presque contagieuse...mais c'était sur des le début...enfin pour nous parce que pour "un" ado qui a "un" petit ami d'être enceint n'est pas la première chose qui vient à l'esprit... J'ai hâte de lire la suite et de voir ce que Stiles va faire...est-ce qu'il va le garder et à qui va-t'il le dire...

_ C'est vrai d'ailleurs notre petit Stiles aurait presque pu faire un déni de grossesse. Ah bah on sait pas, tout peu arriver à ce petit louveteau dans ce ventre. ;)

Cebi :J'adore! Vivement le prochain chapitre, pour en savoir plus.

_Merci beaucoup ! Bonne lecture ^^


Chapitre 2

C'était une blague. Ça ne pouvait pas être vrai. Ce n'était qu'un tissu de mensonges.

Deaton savait qu'il avait perdu Stiles au moment où il avait lâché la bombe. L'adolescent s'était contenté d'attraper son blouson et de sortir précipitamment du cabinet sans dire un mot, l'air ailleurs, comme s'il n'avait pas entendu ou qu'il ne réalisait pas encore.

Stiles se retrouva vite au volant de sa Jeep, roulant bien au-dessus de la limite autorisée. C'était impossible. Il avait dû mal entendre. Si il avait bien suivit Deaton, il serait... enceinte ? Combien d'hommes avaient eu la malchance de se réveiller un jour et déclarer avoir un parasite dans le ventre ressemblant étrangement à un être humain ? Quelle était la probabilité ?! Stiles allait vous le dire :

- 0%. Et même 0,000000000 et 0% ! hurla-t-il en frappant le volant.

La Jeep fit une embardée. La respiration du jeune homme accéléra dangereusement. Il ne cessait de se répéter intérieurement que c'était impossible. Deaton s'était trompé. Forcément. Et puis, c'était quoi ça ? Un liquide qui changeait de couleur et voilà, il décrétait qu'il était enceinte ? Stiles avait plus eu l'impression de subir un test de dépistage que de grossesse. Il ne cessait de cogiter intérieurement, et sentait qu'il perdait pied. La route devenait floue, son ventre était comme broyé. Impossible.

Un klaxon vint percer les tympans du jeune homme qui se trouva arraché de ses songes de manière violente. Quand il reprit conscience, il réalisa que deux phares jaunes fonçaient sur lui. Il tourna le volant brusquement vers la droite et les pneus de la voiture crissèrent violemment sur l'asphalte. De justesse, Stiles venait d'éviter une collision avec un énorme camion, qui n'aurait manqué de le broyer littéralement.

La Jeep s'arrêta sur le côté de la route avec un sursaut, et le moteur, tournant toujours, donna le rythme à ses pensées décousues. Les dents serrées, l'esprit agité, Stiles se sentait littéralement trembler. Il respirait bruyamment. Ses mains tremblaient. Son cœur palpitait comme si il allait se retrouver bientôt expulser de sa poitrine. Soudainement, une crampe sortit du lot, plus longue, plus intense, plus douloureuse que toutes les autres. Stiles se recroquevilla sur lui-même, le front sur le volant, ses mains le serrant de toutes ses forces. Il ne put réfréner un gémissement de douleur. C'était atroce.

Il réussit à se redresser après quelques minutes insupportables et massa son ventre de sa main droite tout en essayant de reprendre son calme. « Ça va aller. Demain tu retourneras voir Deaton et il verra qu'il s'est trompé. Tout va bien se passer. ». Une vague de souffrance le reprit puis une deuxième, encore plus intense. Stiles crut mourir. Ce n'était pas le meilleur endroit pour mourir. Sur une route au milieu de la forêt, et surtout dans sa vieille Jeep retapée de partout.

Soudain, la sonnerie de son téléphone, posé sur le siège passager, raisonna dans le véhicule et le fit sursauter. Stiles tourna difficilement son regard vers l'objet. Le prénom de Derek était affiché sur l'écran, sous le surnom : Sourwolf. Il ne manquait plus que ça, Monsieur Je-grogne-constamment-dès-que-j'ai-un-pet-de-travers en personne. Stiles leva les yeux au ciel avant de s'emparer du portable pour le balancer durement à l'arrière. Il était amoureux, bien sûr. Il n'avait jamais autant aimé que depuis qu'il était avec Derek mais, en cet instant, il voulait juste être seul.

Quand il réussit enfin à respirer plus calmement, plus d'une bonne demi-heure après, la douleur avait disparue, pas complètement mais juste assez pour que Stiles reprenne le cours de sa petite vie. Sa petite vie qui était à présent toute chamboulée. Il resta là, sans un mot, regardant les rares voitures frôler la Jeep dans l'obscurité. « Deaton est stupide. Derek est stupide. Ils sont tous stupides. » Soudain un éclair passa dans son cerveau. Il pouvait vérifier lui-même que les dires de Deaton étaient complètement infondés et absurdes. Il lui suffisait d'acheter un test de grossesse et l'affaire serait close et enterrer à jamais. Un petit sourire de détermination – ou de nervosité, à choisir – se dessina sur le visage du jeune homme qui lança une nouvelle fois son véhicule sur la route. Il était parti pour la pharmacie la plus proche.

oOoOo

Stiles avait mis un temps fou avant d'arriver en caisse tant il y avait de monde. Il n'avait cessé de se demander quelle serait la tête de la caissière en le voyant arriver avec un test de grossesse qu'il avait choisi au hasard. Résultat, la caissière se contenta de passer le produit et de réclamer le montant, ce qui donna à Stiles l'impression d'être complètement invisible et lui tira une petite grimace.

Quand il sortit de la pharmacie et qu'il fut installé sur le siège conducteur, il soupira de soulagement. C'était idiot, il était un homme, évidemment que la caissière n'allait pas le regarder bizarrement comme si ce test était pour lui. Il jeta un dernier coup d'œil vers le petit sachet blanc posé sur le siège d'à côté et démarra.

oOoOo

Ce fut un énorme réconfort quand Stiles s'aperçut que son père n'était pas encore rentré. Il n'avait aucune envie d'être surpris avec un test de grossesse dans les mains, et encore moins de devoir en expliquer la raison. Tout d'abord, Stiles n'avait pas dit un seul mot à son père concernant sa relation avec Derek Hale qui, il le savait, serait désapprouvée. Tout simplement parce Derek Hale avait la fâcheuse habitude de s'attirer les foudres des voisins et commerçants de toute la ville. Il fallait dire que suivre les conneries de sa bande d'amis insupportables tous plus cons les uns que les autres n'aidait pas Derek à se faire une bonne réputation auprès de la justice. Monsieur Stilinski, étant le shérif de la ville, savait bien évidemment tout ce qui figurait sur le casier de Derek. Ensuite Stiles ne savait absolument pas quoi répondre en ce qui concernait le faite que ce soit lui, l'utilisateur de ce test. Il allait dire quoi ? « Papa, je veux juste savoir comment ça marche. Histoire de ne pas être trop perdu quand je mettrais une fille en cloque. » Même lui n'y croyait pas.

Stiles finit par s'enfermer dans les toilettes. Il lut la notice une bonne dizaine de fois, histoire d'être sûr de ne pas se tromper même si cet objet, qu'il n'aurait jamais pensé utiliser un jour, semblait finalement assez simple d'utilisation. Il inspira un grand coup et souleva le couvercle des toilettes. Une fois qu'il fut sûr d'avoir tout fait comme il fallait, il tira la chasse d'eau, remonta son pantalon, posa, en le tenant du bout des doigts, le test sur le bord du lavabo, puis s'assit sur le rebord de la baignoire et attendit quelques minutes en se triturant nerveusement les mains. Puis quelques minutes de plus ; bien plus, en fait, qu'il n'aurait réellement fallut. « Aller ! De quoi tu as peur crétin ? Tu es un mec, un mec ! Et un mec ne devrait jamais pisser sur un truc pareil ! Qu'on en finisse ! ». Stiles leva rapidement la tige du test et la fit pivoter pour se retrouver face au résultat.

Deux barres. Deux putains de barres rouges. Enceinte ou plutôt … enceint. Stiles sentit sa respiration devenir erratique. L'objet glissa de ses doigts sans force, tombant bruyamment au sol sans qu'il s'en préoccupe. Mais, après quelques secondes durant lesquelles il ne fit pas un geste, il ébouriffa ses cheveux violemment en réprimant un cri, passa maintes et maintes fois ses mains sur son visage et sentit ses yeux devenir humide. « Qu'est-ce que je vais faire ? Qu'est-ce que je vais bien pouvoir lui dire ? ». Toutes ses pensées s'étaient subitement tournées vers Derek. Comment allait-il lui en parler ? Derek n'en voudrait pas, c'était sûr. Le jeune Hale était beaucoup trop focalisé sur sa belle vie turbulente et agitée de lycéen pour qu'on lui mette un gamin dans les bras du jour au lendemain. Et puis il hésitait encore entre intégrer une université ou continuer dans le basket. Il avait aussi déjà une petite sœur, Cora, très turbulente du haut de ses 8 ans, et dont il avait du mal à supporter la proximité. Stiles ne pouvait pas lui faire ça. Mais le jeune Stilinski aussi avait d'autres plans. Lui aussi voulait intégrer une bonne université, décrocher son diplôme, aller en soirée et ne pas se prendre la tête jusqu'à ses trente ans au moins. Puis, peut-être que lorsqu'il aurait atteint une stabilité tolérable, il pourrait envisager d'avoir un enfant. Mais là c'était trop tôt. Il ne pouvait pas laisser un ... un parasite tout gâcher, tout lui enlever du jour au lendemain.

Il resta une heure enfermé dans la petite pièce, à avoir une conversation intérieure avec lui-même, rassemblant toutes les raisons pour lesquelles il devait se débarrasser au plus vite de cet imprévu. L'une des raisons qui revenait le plus souvent était le fait que Stiles n'avait tout simplement jamais entendu parler d'un homme portant un enfant, et encore moins l'enfant d'un loup-garou. C'était contre nature, complètement absurde. Il avait encore du mal à croire que cela lui arrive à lui, petit humain insignifiant et fils du Shérif. Ça n'avait rien de rassurant.

- Je dois lui dire, dit-il dans un souffle, murmurant pour lui-même.

Il sortit son portable de sa poche et inspira un grand coup avant de sélectionner l'un des premiers numéros. La tonalité se mit à raisonner à son oreille et il sentit son courage s'évaporer comme de la fumée dans un courant d'air. Puis il se mit à espérer que Derek ne réponde pas. Il ne répondait presque jamais de toute façon, trop occupé à passer sa vie dans les différentes soirées de la ville pour faire le débile avec sa bande d'amis. Un long silence puis…

- Allo ?

Evidemment, juste quand il ne voulait pas, ce débile répondait ! Stiles pouvait entendre les basses d'une musique puissante en fond, et plusieurs voix enjouées. Il avait raison, Derek était encore en train de fêter on ne sait quoi on ne sait où et avec on ne sait qui. Sa main tremblait, tout comme ses lèvres qui ne parvenaient même plus à laisser passer un seul son. Tout se mélangeait dans sa tête, comme si son esprit s'était fait la belle, ou comme s'il s'était emmêlé dans ses propres pensés, comme cela lui arrivait parfois avec ses jambes lorsqu'il marchait trop vite – ce qui avait toujours exaspéré et amusé Derek. Lui qui s'était décidé à foncer dans le tas, ne pas perdre de temps et tout avouer rapidement à son copain, dès qu'il avait entendu sa voix il avait perdu toute détermination. Ce genre de nouvelle ne s'annonçait pas par téléphone.

- Stiles, est-ce que ça va ? Qu'est-ce qu'il y a ? demanda finalement Derek, sa voix montrant une légère inquiétude.

Le son de la musique venait de considérablement baisser, signe que Derek avait certainement changé de pièce pour s'isoler. Stiles se redressa, ébouriffa ses cheveux de sa main droite puis se força à sourire comme pour se convaincre lui-même que tout allait bien. Puis il croisa son propre regard confus dans le miroir au-dessus du lavabo et le sourire disparut. Brutalement, Stiles raccrocha puis éteignit son portable. Un sanglot lui échappa et il baissa la tête, appuyé au lavabo. Mais il était hors de question qu'il pleure. Il se redressa et prit une grande inspiration pleine de détermination.

Demain il irait voir Deaton et lui demanderait de lui procurer de quoi détruire ce qu'il avait dans le ventre.

oOoOo

Le lendemain, Stiles alla directement, aux premiers rayons du soleil, rendre visite au vétérinaire, comme prévu. Mais il dû attendre un long moment devant la porte du cabinet puisque que Deaton n'était pas encore arrivé.

Il était nerveux, mais content que son ventre ne fasse pas des siennes ce matin. Il avait au moins quelques heures de répit.

- Je savais que tu allais revenir, déclara une voix familière.

Deaton ouvrit la porte et fut suivit de près par Stiles. Une fois ses affaires installées, son manteau enlevé et sa blouse mise, Deaton fut enfin à l'écoute de l'adolescent.

- Hier, vous aviez dit que je pouvais m'en débarrasser, commença Stiles le plus sérieusement du monde – mais ses gestes le trahissaient, montrant au grand jour sa nervosité. L'aconit tue-loup devrait faire effet, non ?

Deaton effectua une petite grimace, manifestement contrarié que l'adolescent ait lui-même pensé à cette solution. Trop intelligent pour son bien, Stiles.

- L'aconit tue loup pourrait te tuer Stiles, il faut d'abord que je me renseigne sur les doses.

- Quoi, vous avez jamais eu de femme enceinte de loup dans votre foutu cabinet ? s'emporta brusquement l'adolescent. Elles font comment pour avorter ?

- Il faut que tu comprennes que tu es dans une situation différente, Stiles. Tu n'es pas censé être enceint d'un loup ou même de n'importe quoi d'autre.

- Je vous remercie, je le savais déjà, soupira le jeune homme.

- Ce que je veux dire c'est que ce phénomène est extrêmement rare. Ton corps va changer.

Stiles s'arrêta presque de respirer à l'entente de ces propos. Qu'est-ce que ça signifiait ? Il allait avorter, donc il n'aurait certainement pas le temps de voir son bide ressembler à un énorme ballon de football version XXL et de prendre 10 kilos … ou plutôt 30. Son corps n'allait pas changer, Deaton divaguait complètement. Depuis la veille, d'ailleurs.

- Ton corps est déjà en train de tout bousculer dans ton organisme pour que ta grossesse s'effectue, reprit le vétérinaire d'un ton professoral. Dans le cas d'une femme, son corps est programmé depuis sa naissance pour accueillir un jour un enfant, mais dans ton cas ce n'est pas la même chose. Tu disais que tu avais mal au ventre, et bien c'est la preuve que tu es actuellement en pleine « métamorphose ». Si on peut dire ça. Comme tu t'en doutes, c'est très dangereux, tu vas devoir faire très attention si tu ne veux pas que le pire arrive. Tu peux en mourir si tu t'épuises trop ou si tu as le moindre choc émotionnel.

Le choc émotionnel, Stiles le vivait actuellement, et il ne voulait rien savoir de cette fichue grossesse. Il voulait juste la stopper et ne plus jamais avoir à en reparler. Ou peut-être si, il voulait juste en savoir plus si jamais…

- Si … si je décidais de le garder ? hésita-t-il en effectuant une petite grimace rien qu'à cette idée.

- Ce serait amplement mieux si tu ne prenais pas cette décision, répliqua immédiatement Deaton de façon catégorique. Comme je te l'ai dit, rares sont les hommes qui ont été dans ta situation, mais il est encore plus rare que l'un d'entre eux s'en sorte. Ton corps n'est pas fait pour abriter un louveteau.

- Si je ne peux pas avorter avec l'aconit alors je fais comment ? Vous me voyez aller à l'hôpital et demander un rendez-vous avec un médecin pour un avortement ? Sérieusement ?!

- J'ai fait quelques recherches hier. Il me faut une plante que, tu l'imagines sans doute, on ne trouve pas partout. L'une de mes connaissances doit peut-être en avoir un peu. Je vais m'informer et dès que j'aurais ce qu'il faut je t'appellerais, ne t'inquiète pas.

- Ça prendra combien de temps environ ?

- Une semaine à un mois. Le plutôt serait le mieux évidemment, sinon ça risquerait de ne plus pouvoir marcher si l'enfant se développe trop.

Stiles passa ses doigts dans ses cheveux, pour la énième fois. Il avait des centaines de questions qui lui torturaient le crâne mais ne savait pas par laquelle commencer. Est-ce que ce sera douloureux encore longtemps ? Est-ce qu'il pouvait maintenant vaquer à ses occupations sans se poser trop de questions ? Mais le plus important était de savoir :

- Est-ce que les autres peuvent s'en rendre compte ? demanda-t-il dans une grimace. Je veux dire, il n'y aura aucun signe apparent avant que je m'en débarrasse pour qu'ils puissent se douter de quelque chose ?

- L'odeur, souffla le vétérinaire, qui semblait à la recherche d'un objet parmi ses étagères. Les femmes enceintes ont tendance à développer une odeur particulière, que les loups-garous peuvent reconnaitre. Dans ton cas elle ne doit pas être encore très forte, et il est fort possible qu'ils ne s'en rendent même pas compte. Il y a aussi le cœur du bébé, ils pourraient l'entendre, mais pour ça il faudrait qu'ils soient très attentifs et sans le savoir, je ne pense pas qu'ils y feront réellement attention.

Stiles se mordit la lèvre inférieure. S'il comprenait bien, il allait devoir se tenir un peu plus à distance de tout ce qui était loup-garou pour un moment. Problème. Il ne côtoyait que ça. Entre Derek, Scott, Malia, Isaac, Erica et tous les autres … Lydia était bien la seule à ressembler un peu près à une humaine avec Allison. Il ne pouvait pas ne pas aller en cours, son père s'en rendrait compte et là il passerait définitivement la pire période de toute sa vie. Il trouverait un moyen.

Avant de partir, Deaton fila un flacon remplit de poudre orange à Stiles.

- Pour tes douleurs, lui dit-il avec un sourire rassurant. Une cuillère dans un verre d'eau deux fois par jour et tu seras peut-être tranquille.

oOoOo

Les couloirs du lycée étaient remplis de monde et Stiles n'avait qu'un objectif : ne croiser personne de la journée. Une mission plutôt irréalisable quand Scott était actuellement en train de discuter avec Allison, Jackson à même pas deux mètres de lui. Stiles se retourna rapidement, choisissant d'emprunter une autre direction.

Manque de chance, dans le couloir de droite, Isaac arrivait tout droit vers lui. Stiles fit de nouveau volte-face, prêt à emprunter un chemin opposé, mais cette fois-ci ce fut Boyd et Erica qui foncèrent dans sa direction. Quand Stiles crut enfin trouver une issue de secours, il percuta une rousse, Lydia.

- Ah, mais ça va pas ! dit-elle en ramassant son cahier d'histoire tombé au sol pendant la collision.

Stiles fit semblant de l'ignorer et la contourna pour continuer, s'écartant de la meute le plus rapidement possible.

- Hey ! Stiles ! l'interpela Lydia, étonnée et indignée du comportement de son ami.

Résultat, Stiles se retrouva seul pendant toute la pause et dû courir dans tous les coins pour échapper au moindre loup. Mais il n'avait pas pensé que, lorsque la sonnerie se ferait entendre, il devrait aller en cours. Ce qui signifiait être dans une salle de classe, et plus particulièrement celle de science. Mais ce qui était encore plus à souligner, c'était qu'il serait dans une salle de classe avec tous ses camarades, et plus particulièrement Scott et la meute, ou une bonne partie de la meute. Quand Stiles réalisa cela, il était trop tard. Il était déjà installé à sa table, fixant la porte d'entrée avec nervosité.

Scott fut le premier à entrer dans la salle, suivit de tous les autres. Stiles ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel en soufflant.

Son meilleur ami lui donna une petite tape sur l'épaule avant de s'asseoir juste derrière lui. Isaac s'installa à sa droite, Lydia devant et Erica à sa gauche près de Jackson.

- Alors, on sèche ? lança la blonde avec un large sourire.

- Elle a raison, t'étais où ce matin ? J'ai essayé de te joindre une dizaine de fois ! ralla Scott.

- La Jeep avait un problème, mentit Stiles en prenant soin de ne pas se retourner, afin de ne pas croiser son regard.

De toute façon, les loups-garous n'allaient sûrement pas écouter son cœur pour ce genre de question.

- Bah t'as raté l'excellent professeur de maths, qui nous a collé un devoir maison en binôme, fit Lydia en effectuant une petite moue embêtée. Tu es avec Malia, désolée.

- Quoi ?! hurla presque l'hyperactif.

Le professeur le fusilla du regard avant de reprendre son cours. Stiles essaya de se faire petit sur sa chaise mais c'était plus fort que lui. Il ne pouvait décidément pas compter sur ses amis, même pas une matinée.

- Désolé mon pote, fit Scott en posant encore une fois sa main sur l'épaule du concerné. Allison ne m'aurait pas pardonné si je m'étais mis avec toi. Tu sais la dernière fois elle m'avait même fait l'une des plus grosses crises de jalousie de ma vie !

Scott tremblait presque rien qu'à l'évocation de ce souvenir. Il fallait avouer qu'Allison ne lui avait pas parlé pendant une semaine entière et n'avait cessé de lui jeter des regards noirs et électriques qui auraient tué n'importe qui sur place. La jeune Argent avait même crevé les roues de la moto de son petit ami parce que, quand Allison était en colère, elle ne faisait rien à moitié. Scott l'avait senti passé. « Plus jamais. » s'était-il en secouant la tête.

Stiles regarda Isaac avec insistance. Son regard était explicite.

- Quoi ? fit le jeune homme à la chevelure bouclée. J'ai promis à Erica de ne pas la laisser seule. Tu sais très bien que si Boyd était dans notre cours je t'aurais pris comme partenaire.

- Lydia ? appela Stiles avec espoir.

- Jackson a vraiment besoin de remonter ses notes. Je suis son seul espoir. Comprends-tu ? ricana la jeune femme en réponse tandis que Jackson faisait une grand grimace, signe qu'il allait encore bouder.

Stiles soupira. Comment autant de choses aussi mauvaises pouvaient-elles le frapper d'un seul coup ? Il releva soudainement la tête en réalisant que Derek participait à ce même cours de maths.

- Et Derek ? demanda-t-il, curieux.

- Il n'était pas là, donc le prof a décidé qu'il allait créer les binômes restant au hasard, répondit la rousse, les yeux rivés sur leur professeur qui continuait de faire cours comme si de rien n'était. Et puis ne fait pas la tronche, on en a tous assez de Malia et toi et votre guerre froide. Parle-lui et mettez les choses au clair.

- Elle a raison, fit une petite voix derrière lui.

- Ta gueule, Scott, grogna Stiles.

- Fallait peut-être y réfléchir à deux fois avant de...

- Le ta gueule est pour toi aussi Isaac.

Les autres rirent mais Stiles était très loin de plaisanter. Vraiment loin.


Voilà ! :D Bon on voit pas encore vraiment Derek, mais promis le chapitre prochain notre Sourwolf va être plus présent ! ;)

J'ai vraiment hésité à joindre le chapitre 3 à celui-la... mais bon finalement ça vous laisse le temps de vous posez peut-être quelques questions. (ou pas) Je vous dis à très bientôt.