Chapitre 1 : C'est vraiment pas mon jour !

Point de Vue De Naruto

Driiiiiiiiiing !

Je m'éveillai en sursaut, complètement dans les vapes. Le cœur battant à tout rompre, j'haletai sur mon lit. Depuis quand mon réveil était-il si... réveillant ? Je clignai plusieurs fois des yeux avant que mon cerveau ait un déclic. Encore un coup de maman ! J'suis sûr qu'elle m'a acheté un nouveau réveil avec une sonnerie à faire une crise cardiaque pour que je n'arrive plus en retard au lycée ! Elle a sûrement du le glisser discrètement dans ma chambre hier soir quand je dormais ! Ah, la fourbe ! Elle va m'entendre cette fois ! Je cherchai ma table de chevet à tâtons pour éteindre cette stupide sonnerie mais je ne la trouvai pas. Il faut dire que le noir complet qui emplissait ma chambre ne m'aidait pas vraiment. Je me guidai alors au son et quand je le trouvai enfin, je soupirai de soulagement, avant de lui attribuer un violent coup. J'entendis d'ailleurs un craquement. Ah ! Bien fait ! Alors, je me levai de mon lit à contrecœur. Je fonçai vers la sortie, bien décidé à pousser un gros coup de gueule, mais à la place, je m'écrasai violemment contre le mur. Ouille ! Putain ! C'est vraiment pas mon jour ! Je passai alors ma main le long du mur pour dénicher la poignée de la porte : Rien. Elle n'était pas là. Alors, je longeai le mur afin de retrouver cette stupide porte. Lorsque ce fut chose faite, je me rendis compte qu'elle était à l'opposé de sa place habituelle. Hein ? C'est pas possible. Je ... J'suis pas à la maison ? Sentant la panique monter sournoisement en moi, je courrai ouvrir les volets. La faible lumière du soleil de Mars inonda la pièce et c'est alors que j'eus vérification de mes soupçons. Je n'étais vraiment pas chez moi ! Étouffant un petit cri apeuré, je sortai en trombe de la pièce et criai :

- Maman ? Maman t'es là ?

Aucune réponse. Pas un bruit. J'avais un sentiment très étrange. Incapable de le contrôler, je tremblais comme une feuille.

Après avoir fait cessé mes tremblements à grand peine, je partai à la découverte de cette demeure inconnue d'une démarche méfiante. Les meubles, les revêtements, la déco, tout me portait à croire que je n'étais pas tombé dans la maison d'un clochard mais plutôt dans celle d'un aisé businessman. La dernière pièce que je découvris fut la salle de bain. Je m'y aventurai d'un pas mal assuré.

Je passai devant un miroir, ne prêtant guère attention à mon reflet. Cependant, après quelques secondes, j'eus un déclic et revins sur mes pas.

- AAAAAAAAAAAAAAAH !

Une silhouette grande et élancée, Une musculature assez développée, les cheveux d'un noir de jais et en bataille, des traits fins et raffinés, de petites lèvres roses, un nez droits et des yeux onyx d'une intensité sans pareille : Sasuke Uchiwa. J'étais Sasuke Uchiwa.

Je portai la main à mon visage. Mon reflet fit de même. Je fis les yeux ronds. J'étais bel et bien dans le corps de la personne qui animait mes fantasmes depuis maintenant deux ans. Ce ... C'est quoi ce bordel ? J-Je dois sûrement rêver ! Je me pinçai plusieurs fois le bras avec vigueur, tandis que mon reflet imitait mes grimaces de douleur à la perfection. Néanmoins, ma stupeur laissa place à de l'appréciation lorsque je posai mon regard sur son torse. Je rougis comme une tomate. J'avais devant moi Sasuke Uchiwa vêtu d'un simple boxer. Je fus alors pris au dépourvu :

- Mais... Mais je bande !

Je m'empourprai de plus belle et détournai les yeux. C'était mal. Je n'avais pas à profiter de la situation ainsi. Alors, je sortis de la pièce en courant sans savoir où aller. Ma panique reprit avec encore plus d'intensité. Arrivé dans le salon, je me blottis sur le canapé et laissa libre court à toutes mes questions. Mais qu'est-ce c'est que ce bordel ? Pourquoi suis-je dans le corps de Sasuke ? On voit ça que dans les films... C'est... C'est... Impossible ! Mais... J-Je... Et puis quel jour on est ? Secoué de tremblements incontrôlables, j'étais complètement hagard. Je sentais monter une de ces violentes crises de nerfs qui me prenaient en fourbe quand je recevais un choc. Dans ces moments-là, je n'étais plus moi-même et n'étais pas conscient de ce que je faisais.

Vite ! Il fallait que j'agisse avant que cette foutue crise n'intervienne. Me levant, je me rendai à nouveau dans la salle de bain et refermai la porte derrière moi. J'enlevais le seul bexer que je portais en prenant soin de me cacher les yeux avec ma main libre. Je ne voulai surtout pas apercevoir la nudité de Sasuke, j'étais intimidé. Alors, sans un regard pour mon bas-ventre, j'entrai dans la douche d'une démarche vacillante, afin de me calmer les nerfs.

Je fermai le robinet d'eau chaude. Mes tremblements avaient cessé et j'avais réussi à refouler ma panique. - Mais, jusqu'à quand ? - Je sortis de la douche et entourai ma taille d'une serviette en gardant le nez en l'air. Je me rendai dans la chambre de Sasuke et fouillai dans son armoire. Je dénichai une tenue et m'habillai en vitesse en prenant soin de ne surtout pas baisser les yeux.

Alors, je m'assis sur le lit, repliant mes jambes sur mon torse et réfléchis. Pour commencer, quel jour sommes-nous ? Mardi. Hein ? Mardi ? Mais... Oh putain, le lycée ! Et... Et mon corps à moi ? Qu'est-ce qu'il est devenu ? Y-a-t-il un Naruto inanimé dans mon lit à cette heure ? Ou... Ou l'esprit de Sasuke s'est-il retrouvé dedans, également ? Non ! Il y a vraiment un problème ! J'ai jamais cru au paranormal, et ce n'est pas aujourd'hui que ça va changer ! Il doit y avoir une explication rationnelle ! Il faut que j'aille chez moi, mettre tout ça au clair !

Me levant d'un bond, je me précipitai dans l'entrée. Je balayai le hall des yeux et tombai sur une paire de converses noir. Parfait ! Je les enfilai rapidement puis repérai une veste en cuir qui devait faire à peu près ma taille. Je la balançai sur mon dos avant de sortir en courant sans prendre la peine de fermer derrière moi. Ayant franchi le portail, je m'arrêtai et scrutai les alentour. C'est alors que je me rendis compte que je n'avais strictement aucune idée de l'endroit où je me trouvai.

J'étais devant chez moi. Je laissai échapper un soupir de soulagement. Enfin quelque chose de familier. J'avais du demander mon chemin à plusieurs personnes y compris une bande de mecs assez louches qui me lorgnaient en bavant presque. Inutile de vous expliquer qu'après qu'ils m'aient indiqué mon chemin j'ai tracé comme un malade.

La demeure des Uchiwa était assez éloignée, en fin de compte. Enfin bref, tout ça est terminé. Je clenchai. La porte était verrouillée. No problem ! J'ai juste à faire le tour et à passer par la porte du jardin, qui est toujours ouverte. La seule difficulté résidait dans l'escalade du mur qui était assez haut et glissant. Je fis donc le tour de la maison pour me retrouver face à celui-ci.

Sasuke étant plus grand que moi de dix bon centimètres, je l'escaladai donc sans difficultés et atterris sur le sol avec souplesse. La vie est parfois si bien faite... Je marchai sans faire de bruit jusqu'à la porte et l'ouvris doucement. Je jetai un œil. Personne. Je me glissai alors à l'intérieur et refermai la porte derrière moi. Je fis toute les salles du rez-de-chaussé, me préparant à tomber nez-à-nez avec moi-même. Mais non, je ne vis pas l'ombre d'une personne. Je montai alors à l'étage. L'image d'un Naruto inconscient dans mon lit me hantait l'esprit. Et c'est avec appréhension que j'ouvris la porte en grand et avec fracas, désireux d'en finir au plus vite.

Je me figeai sur place. J'étais bien sur mon lit. Parfaitement calme, assis en tailleur, les yeux fermés et les mains appuyée sur les tempes. Le choc fut rude. Me voir comme ça, à travers quelqu'un d'autre était pour le moins étrange, troublant, désopilant, enfin tout ce que vous voudrez. Soudainement, il ouvrit les yeux. Je reculai de quelques pas. Une lueur inconnue habitait mes pupilles. Mais en les détaillant bien, j'arrivai à la conclusion que c'était de la fureur. Tandis que je restai sans bouger en retenant ma respiration, il se leva et me rejoignit d'une démarche fluide qui ne collait pas du tout avec le Naruto habituel. Il se rapprocha de moi jusqu'à ce que nos visages ne soient qu'à quelques centimètres. Il me fusilla du regard et je fis de même. Je fus tout de même surpris, lorsque qu'il empoigna par le col et me plaqua violemment contre le mur. Avec des accents furax, il me lança :

- Rends-moi mon corps, imbécile !

Je restai hébété. Et je réussis juste à balbutier :

- Sasuke ? C'est toi ?

Je plaquai ma main sur ma bouche. Sa voix était nettement plus grave que la mienne, c'était... Déroutant. Reprenant mes esprits, je reportai mon attention sur lui. Il ne prit même pas la peine de répondre à ma question dont la réponse était évidente, je dois bien le reconnaître. Je repris la parole :

- Qu'est-ce qu'on va faire ?

Relâchant mes vêtements, il s'éloigna et me tourna le dos avant de répondre :

- Hn.

- Qu'est-ce que je suis censé comprendre ?

Il soupira :

- Je n'en sais rien, dit-il en se retournant.

- Ah...

Alors, sa fureur explosa :

- Non mais que veux-tu que je te dise ? Je suis autant coincé que toi ! Si ce n'est pas plus ! Je me retrouve dans le corps d'un avorton !

Ses paroles enclenchèrent ma colère également. Je crachai alors :

- Quoi ? Un avorton ? Non mais pour qui tu te prends ? J'suis pas un avorton ! J'ai juste quelques centimètres en moins ! Et si t'es pas content, c'est pareil !

Je n'en revins pas. D'habitude, je ne pouvais prononcer un mot en sa présence. Je ... Je crois bien que c'était ses quelques centimètres supplémentaires ainsi que ses yeux qui m'avaient tant impressionné.

Il eut un rire mauvais avant de poursuivre :

- Quelques centimètres en moins plus une tête de déterré !

Cette phrase eut le don de mener ma colère à de sommets dangereux :

- Mais j'te permet pas ! Si tu crois que j'suis heureux de me retrouver dans le corps d'un sale bourge pourri gâté ! Et siotu crois que j'vais m'excuser d'avoir un tronche de cul, tu te foires totalement !

Je plaquai une main sur la bouche. Je venais de me trahir tout seul.

- Tu vois, reprit-il en se calmant derechef, tu le reconnais tout seul.

Je laissai échapper un grognement. Pour qui se prenait-il ? J'étais heureux d'avoir retrouvé tous mes moyens en sa présence afin de calmer quelques peu ses ardeurs !

Néanmoins, j'essayais de me calmer également. Il fallait trouver une solution et se crier dessus se résoudrait rien. Je soupirai et reprenai la parole plus calmement :

- Bon, c'est pas tellement le moment se s'engueuler tu trouves pas ? Je sais que ce qui nous arrive est... Troublant. D'autant plus que je ne crois pas au surnaturel et que d'après ta réaction, je peux juger que toi non plus. Mais, mettons-nous d'abord d'accord sur nos vies familiales afin que l'on ne sa fasse pas repérer par nos proches. Ensuite, lorsque nous nous serons adaptés, nous pourrons alors chercher une solution, un indice ou n'importe quoi d'autre pour retrouver nos corps respectifs, okay ?

Une lueur moqueuse passa dans ses yeux, néanmoins, il ne prononça pas un mot. Il se contenta de se pincer l'arrête du nez et de me tourner le dos - une fois de plus - en soupirant.

Voyant qu'il n'était pas disposé à parler de sa vie, j'en pris l'initiative :

- Bon, je commence ok ? Je vis seul avec ma mère. Mon père est mort d'une maladie peu après ma naissance. Évite le sujet avec ma mère, elle n'a toujours pas cicatrisé. Mais dans son attitude générale, c'est une femme plutôt dynamique, pleine de vie, une peu folle sur les bords et curieuse. Elle me pose beaucoup de questions. Que se soit sur le lycée, mes amis, mes sorties... Attention, elle vérifie si je fais mes devoirs tous les soirs ! Alors fais au moins mine de les faire ! Et puis, le lendemain tu te démerdes avec les profs, de toutes façon je les mène à la baguette. Mais pour en revenir à ma mère, j'en suis très proche ! Alors s'il te plaît, ne gâche pas tout en étant froid et agressif avec elle ! Essaye d'être plus bavard que d'habitude ! Je suis une vraie pipelette quand il s'agit de ma mère ! C'est un peu ma confidente, tu vois l'genre ? Alors, fais des efforts ! Sinon pour la vie à la maison, je suis presque no-life. Je passe des heures sur mon ordi. Quand j'suis pas dessus, je dors okay ? Ma mère rentre à peu près a 20h du boulot. Elle travaille même le week-end . Elle est serveuse dans un café. Je crois que j'ai fait le tour. Maintenant, à toi !

Je relevai la tête. Il me tournait toujours les dos et se tenait immobile :

- Hey, lançai-je agressif, tu m'as écouté au moins ?

- Évidemment, idiot, répondit-il sur le même ton.

Je rougis. Puis, en baissant les yeux, je l'encourageai :

- Vas-y, je t'écoute.

- Je vis avec mon père et ma mère. Mon père dirige l'entreprise « Sojo ». C'est un fabricant de voiture de renommée mondiale - Je déglutis en pensant au boulot de ma propre mère – tandis que ma mère ne travaille pas. J'ai un frère, Itachi. Il a 22 ans et est parti faire des études supérieures à Suna. Il revient d'ailleurs le week-end prochain. Il est très curieux et observateur, alors joue bien le jeu ! Même si j'espère fortement avoir retrouvé mon corps d'ici-là. Enfin bref, je ne parle pratiquement jamais - Je me figeai. J'ai l'impression que je vais me sentir bien seul, dans cet univers inconnu... - et réponds toujours : « Hn » aux questions que l'on me pose. C'est une façon très pratique pour qu'ils me foutent la paix. Ma mère est très affective. A chaque fois que je rentre, elle me saute au cou et me bombarde de questions. Tu auras juste à supporter son étreinte et à répondre vaguement à ses questions. Quant à mon père, c'est un peu plus complexe. Il accorde beaucoup de place à l'honneur de la famille. Tu ne peux pas venir le voir un beau jour et lui faire : « Hey vieux ! ça va comme tu veux ? Bien la famille, les amis ? » - J'étouffai un rire. Ces mots sonnaient tellement faux, dans sa bouche - Sois extrêmement respectueux avec lui. Et parle-lui que s'il te pose une question. Autrement tu la ferme, compris ? Sinon, j'appelle mes parents « père » et « mère », question de respect. Pour le lycée, je tiens à te signaler que je fais toujours mes devoirs - J'écarquillai les yeux. Moi ? Faire des devoirs ? Mais qu'est-ce c'est que ce cauchemar ? - Je suis toujours respectueux envers mes professeurs - il m'adressa un regard appuyé - et je suis toujours seul. Je ne traîne avec personne. Je n'ai pas d'amis particuliers. - Personne ? Naaaaaaaaaaan ! Je veux regagner mon cooooprs ! - Ah, et j'allais oublier un dernier détail. Je suis en 1ère européenne anglais, par conséquent, le niveau général de la classe est un peu plus élevé que dans les 1ères normales. Voilà.

J'avais presque les larmes aux yeux. Je commençais sérieusement à me demander si j'allais survivre à sa vie de malade ! J'avais besoin de parler, de m'exprimer. Et sa classe ! Je ne savais pas qu'il était en Europ' ! Comment j'vais faire moi ?

Essayant de me calmer tant bien que mal, je repris la parole d'un voix tremblante :

- Hum... J-J'ai oublié de te dire, je traîne principalement avec Kiba Inuzuka et Shikamaru Nara. Ce sont mes meilleurs amis en quelques sortes. - Je remarquai qu'il tiqua à ces mots - Et tu trouveras mon emploi du temps ainsi que mes horaires et mes salles de cours au dos de mon carnet de liaison qui est dans mon sac.

- De même pour moi.

J'étais devant l'immense villa des Uchiwa. Sasuke et moi-même avions passé le reste de l'après-midi à nous révéler nos modes de vie respectifs. Et autant dire qu'ils étaient un peu... Non, complètement différents. J'avais peur de l'avenir et de ce que j'allais faire dans cette famille si... Bizarre. Il était maintenant cinq heures passées et je rentrai chez... Moi, comme si j'avais été en cours. Nous avions mis une tactique au point pour expliquer notre absence d'aujourd'hui. De toute façon, tactique ou pas, de son côté, Sasuke ne serait pas embêté, ma mère est une habituée de ce genre de situation. Mais d'après ce que j'avais compris, ça risquait d'être un peu plus délicat de mon côté. J'espérais vraiment que ce plan marcherait sinon, je ne donnais pas chère de ma peau.

Je déglutis, et c'est les jambes tremblantes et j'ouvris la porte de l'immense demeure. A peine avais-je posé le pied dans l'entrée, que j'entendis un cri strident :

- Sasuke ! Mon chéri ! Tu vas bien ?

Sa mère arriva en courant et m'étreignit de toutes ses forces. Je bredouillai maladroitement :

- Euuh... Ouais mam... Hn.

- Mais qu'est-ce qu'il se passe mon chéri ? Le lycée a appelé pour nous dire que tu avais été absent aujourd'hui ! Mais... Tu es sûr que ça va ? Tu es tout vert, mon chéri.

Ah ! ça allai m'aider pour ma mise en scène ! J'essayai de prendre une voix tremblante :

- Hn. J'étais malade, mam.. Mère. Je ne me sentai vraiment pas bien. Et quand je suis arrivé au lycée, j'ai failli faire un malaise, alors un de mes amis m'a accueilli chez lui pour la journée. Il habite juste à côté du lycée.

- Oh ! Vraiment ? C'est très gentil de sa part ! Oh, mon chéri, je suis si fière de toi ! Tu te fais des amis très serviables et dévoués ! C'est bien, mon chéri !

Le plan de Sasuke avait marché comme sur des roulettes ! Il avait prédit que sa mère serait enthousiasmée à la mention du mot : « ami ». Et qu'elle en oublierait tous les autres détails. Je souris intérieurement.

- Oui mam... Hn.

- Si tu veux, je n'en parlerai pas à ton père, s'il sait que tu n'as pas été en cours, il va se mettre en colère et le dîner sera gâché. Alors, je ferme les yeux pour cette fois, mon chéri, dit-elle en m'adressant un sourire.

- Merci mam... Mère.

Sur ce, et le cœur gros, je me dépêchai de grimper le somptueux escalier pour retrouver la chambre de Sasuke.