Salut tout le monde ! Désolée pour le retard mais je ne pourrais plus être aussi productive qu'avant ! J'ai repris les cours et comme je suis en IUT, bah, avec 30h/semaine, je peux pas faire un chapitre tous les 2 jours. Je pense que ce sera plus du genre 1 chap/mois...
Voilà...
J'espère que ça va vous plaire... Ah, et oui, c'est prévu que j'explique pourquoi Régulus est si furieux...Et j'espère que la Madelyn rebelle vous plaît
Bye, bonne lecture, n'hésitez pas à me donner votre avis, je n'ai pas trop d'éléments de comparaison, vu le peu de Régulus/OC qu'il y a...
Chapitre II :
Un petit problème à l'horizon…
La répartition venait de s'achever et Madelyn s'était attelée à l'écriture de la lettre qu'elle avait promise à sa mère. Rapidement, cette dernière fut achevée et envoyée et Maddy put rejoindre sa salle commune pour faire semblant d'y lire un exemplaire de la gazette.
En fait, elle adorait s'asseoir sur les divans vert émeraude de la salle commune car elle pouvait, tout en étant discrète observer ses camarades. Il y avait tellement de choses à apprendre dans l'observation. Par exemple, elle savait qu'une certaine Helena Grisham, de sixième année, était enceinte de l'un des deux étudiants avec lesquels elle avait couché, et que bien évidemment, elle faisait tout pour essayer de le cacher. Maddy savait que ce n'était pas très orthodoxe de raffoler de ce genre de détails mais elle était vraiment curieuse, cherchant à deviner si Grisham était enceinte de Nathan Levinsky, en septième année à Poufsouffle ou de Irvin Grimmer, en septième année à Serpentard. Cela remplaçait un peu les séries américaines qu'elle aimait tant regarder chez elle, pendant les vacances.
Oui, Maddy était une adepte des ragots en tout genre, mais, ce qu'elle aimait particulièrement faire, pendant ces quelques instants de libre, c'était le regarder, lui. Si fier, si majestueux, si idolâtré par les autres. Pourtant, depuis l'épisode du train, elle l'épiait pour une autre raison. En fait, sa personnalité n'allait pas du tout avec l'idée qu'elle s'était faite du garçon qui pleure le départ de son frère. Certes, elle l'avait un peu idéalisé, même beaucoup, mais était-il possible qu'il soit devenu si irritable et si désagréable ? Des choses horribles avaient du se passer chez lui. Quoique, si elle se fiait aux rumeurs, la famille Black était loin d'avoir une bonne réputation en ce qui concernait l'éducation de ses enfants.
Rachelle et Rebecca la rejoignirent bientôt et Madelyn leur sourit, se re-concentrant sur la gazette, bien décidée cette fois à ne pas faire semblant de la lire. Il y était question des déboires familiaux de Isaac Taram Shepard, directeur des affaires internes, il était celui qui devait, s'il arrivait malheur au ministre, prendre le pouvoir jusqu'à la prochaine élection, autant dire qu'il faisait parti du gratin. Son fils unique, de onze ans n'avait pas été accepté à Poudlard car il était cracmol. Bien entendu, dans la communauté des sangs-purs et de la haute bourgeoisie sorcière, cela avait fait grand bruit et le ménage Shepard était au bord de la séparation. Le directeur était bel homme, avait environ 50 ans et ses cheveux blonds tiraient sur le blanc. Elégamment vêtu, il ne faisait aucun doute qu'il avait été élevé dans le respect de traditions des sangs-purs et Madelyn ne put s'empêcher de penser que le fait que son fils unique soit cracmol soit une bonne façon de lui prouver que la sang ne faisait pas tout. A ses côtés, une femme froide et hautaine, qui de par son expression rappelait à la jeune fille la mère de Régulus Black, tenait dans sa main gantée une coupe de champagne et sa robe d'un violet sombre mettait en valeur sa peau diaphane et ses cheveux d'un noir luisant. La légende la présentait comme étant Mme Rubis-May Shepard, la femme du directeur. Madelyn délaissa alors la gazette, étonnée de voir les jumelles si silencieuses.
- Eh bien, vous en faîtes une tête…
- Il semblerait que les gens ici, aient la curieuse idée que nous sommes les héritières du « grand » Herbert Williamson…railla Rebecca. Alors ils viennent nous voir pour voir si nous ne pouvions pas autoriser un petit découvert à leur famille et quand on leur dit qu'on est pas en contact avec le vieil Herbert, ils disent qu'on ne doit pas faire les filles hautaines maintenant qu'on a le fric et la renommée…Ce qu'il faut pas entendre…
- Tu n'es toujours pas habituée, Becky ? souffla Maddy. Tu sais bien que c'est comme ça que les sangs-purs fonctionnent ! Fourbes et malhonnêtes quand tu ne les intéresse pas et mielleux et doucereux quand tu as quelque chose qu'ils t'envient !
- Eh bien ! coupa la voix de Black d'un ton quelque peu sadique. D'abord ton imbécile de chat détruit mon uniforme et maintenant, tu dis du mal de nous…tu ne crois pas que tu vas un peu loin…comment t'appelles-tu, déjà ? Ah, j'oubliais, tu es une sang-de-bourbe, tu n'as pas besoin de nom… « Chose » t'ira très bien ! nargua-t-il en riant.
La jeune fille sentit les mots s'enfoncer dans sa chair les uns après les autres mais ne se retourna pas pour lui faire face. Elle avait encore la fierté de l'ignorer.
- Regardes-moi quand je te parle, chose ! ordonna Black.
- Je ne vais pas m'échiner à regarder quelqu'un d'aussi insignifiant que toi, Black ! rétorqua Madelyn, agacée. Puis, elle pâlit en se rendant compte qu'elle avait dit ça à haute voix.
- Répètes un peu pour voir ! menaça le Serpentard. Madelyn soupira et grimaça, se disant, qu'au point où elle en était, mieux valait s'enfoncer jusqu'au bout, parce qu'à moitié ou complètement, le résultat serait le même.
- Parce que tu es sourd en plus d'être insignifiant ? Ma parole, la nature ne t'a pas vraiment pas gâté !
Madelyn ne savait vraiment pas d'où lui venait cette répartie. Sa mère lui avait toujours appris à bien se comporter et à être polie.
- Espèce de sale petite pimbèche décérébrée ! vociféra une groupie de Black en se jetant sur elle pour lui arracher des cheveux.
Elles se débattirent un instant et des ricanements parvinrent aux oreilles de la jeune fille qui se saisit de sa baguette et jeta le sort d'expulsion. La groupie de Black valsa à plusieurs mètres, s'échouant lamentablement sur un groupe de garçons plus laids les uns que les autres.
- Je suis peut-être une née-moldue, mais je sais me servir de ma baguette, Taylor ! jeta-t-elle, méprisante en faisant demi-tour.
- Où tu crois aller comme ça ???! vociféra Black. Madelyn se retourna et lança dans un sourire moqueur :
- Eh bien, considérant que la salle commune commence à empester le sang-pur pourri, et que le couvre-feu est dépassé, je dirais dans mon dortoir, Black…Tu sais, l'endroit où l'on dort…
Madelyn ne se savait pas si mesquine et dédaigneuse. Elle s'étonnait elle-même. Et elle se faisait peur toute seule.
- Tu es dans la merde, Falcon ! siffla Black. Je peux t'assurer que tu vas recevoir la correction de ta vie…
Et comme si ça ne suffisait pas, l'espèce de chose qui semblait avoir pris le contrôle de sa bouche ajouta :
- Et, qu'est-ce-que tu vas me faire, Black ?
- Je ne voudrais pas que tu te suicides avant que je n'ai eu le temps de t'achever…
- Me suicider ? répéta la bestiole qui avait pris le contrôle de son être. Pour toi ? J'suis pas Juliette et t'es loin d'être Roméo !
- Qui ça ?
- Ah, j'oubliais…Tu ne peux pas connaître ça…
Et très lentement, elle grimpa les escaliers, montant chaque marche petit à petit, pour qu'il puisse penser qu'elle n'était pas morte de trouille. Puis, une fois que plus personne ne pouvait la voir, elle se mit à courir comme si elle avait un détraqueur à ses trousses et s'enferma dans la salle de bain. Mais qu'est-ce qui lui avait pris ????! Elle venait ni plus ni moins de déclarer la guerre à Serpentard tout entier, car tous ceux qui étaient contre Black, étaient contre Serpentard…
Elle était dans un sale pétrin. Pire, même. Elle ne passerait pas l'hiver…C'en était fini de Madelyn Falcon. A à peine 17 ans, elle allait mourir d'une façon horrible et elle n'avait jamais embrassé de garçon. C'en était pathétique.
Ici gît Madelyn Tara Falcon, qui mourut dans d'atroces souffrances pour avoir osé défier le magnifique et splendide Régulus Arcturus Black…
Elle eut un ricanement et renifla bruyamment. D'où lui venait ce ton mélodramatique et ce penchant pour la dérision ? Elle n'en avait aucune idée…Peut-être de ce père inconnu ? Peu importe après tout. Elle était fouttue. Fout-tue !
La jeune fille soupira bruyamment et se releva, décidée à ne pas se laisser abattre. Elle allait se préparer mentalement à ce qui l'attendait. Elle n'allait pas mourir de honte, ni achevée par Black. Elle ne mourrait pas sans avoir embrassé un garçon. Non. Elle allait se rebeller. Oui…Non…Peut-être…Ca semble tellement facile, quand on le disait seule, devant son miroir, dans sa salle de bain.
- Maddy, est-ce-que ça va ? s'enquit la voix de Rebecca.
- Ouais…
La jeune fille tenta de se composer un regard neutre et ouvrit la porte mais son amie ne fut pas dupe.
- Qu'est-ce qui t'a pris ?
- J'en sais rien, je crois que j'ai été possédée par le démon de la bêtise…je vais me faire tuer…
- Peut-être que si tu vas t'excuser…
- Ah non ! Jamais de la vie ! Ce n'est pas parce qu'il est né avec une cuillère en argent dans la bouche que je dois aussi lui donner les couverts en or !
- Hein ?
- Oh, rien, c'est juste une expression de Ling…souffla la jeune fille en se rendant compte que certaines expressions de son parrain devaient paraître un peu bizarre à Poudlard.
- Maddy, réfléchis, tu devrais peut-être…enfin, c'est Black, quoi ! Tu veux vraiment passer le reste de l'année harcelée par tout Serpentard ?
- Rebecca, même si j'allais m'excuser, je crois pas que ça change grand chose, alors autant ne pas s'humilier davantage…
- Comme tu veux…Mais en attendant, tu vas morfler…
- Sympa de me remonter le moral…
- Désolée, ne t'en fais pas, Rachelle et moi, on ne te laissera pas tomber…dit-elle dans un sourire.
- Merci…
Les deux jeunes filles s'allongèrent alors sur le lit de Madelyn et fixèrent le plafond, toujours silencieuses.
- Maddy…qu'est-ce-que tu vas faire, quand on aura fini Poudlard ?
- Je t'avoue que j'en ai aucune idée…Et toi ?
- Bah, je suis un peu inquiète…tu sais, mon père se rapproche de ses parents…Je sais qu'il est triste mais…si tu avais seulement entendu ce que disait sa mère quand elle nous a vues, Rachelle et moi…Limite, elle nous regardait pour voir si on était de l'assez bon bétail pour être vendues à une famille assez influente pour elle…Elle me fait froid dans le dos…
- Ta mère ne la laissera pas faire…
- Je sais, mais…entre ma mère et sa mère, qui mon père choisira-t-il d'écouter ?
- Tu as déjà entendu des noms ?
- Non, mais je ne veux rien avoir à faire avec la famille de mon père…ils sont tellement différents, j'ai du mal à croire que mon père puisse être issu d'une telle famille…
- MADELYN !!! cria la voix de Rachelle.
Les deux amies se relevèrent rapidement et fixèrent la deuxième fille Williamson, qui, essoufflée, venait de pénétrer violemment dans leur dortoir.
- Quoi ? s'inquiéta la jeune fille.
- Mais qu'est-ce qui t'a pris ???!
- C'est que maintenant que tu te réveilles ?! se moqua Rebecca.
Rachelle tira la langue à sa jumelle et s'agenouilla au pied du lit de Madelyn.
- Il est furax…Il a dit que tu ne t'en tirerais pas si facilement et que tu allais mordre la poussière…
Maddy haussa les épaules et leur après-midi se termina si vite qu'elles étaient déjà attablées dans la grande salle. Nauséeuse comme jamais, Maddy savait pourtant qu'il ne pouvait rien tenter devant tous les professeurs mais restait prudente. Elle sentait son regard sur elle et elle faisait tout son possible pour paraître être une fille qu'elle n'était pas. Elle n'était pas une grande gueule, ni une fille qui aimait attirer l'attention sur elle-même. Elle avait réfléchi. Elle devait être une de ses filles qui, éprise d'un garçon, et sachant que cet amour ne pouvait être rendu, faisait tout pour faire payer ce garçon. Et cela lui donnait un coup au moral, elle ne se pensait être si basse. La jeune fille haussa les épaules à ses pensées déprimantes et releva la tête et retint, elle ne savait comment un hoquet de terreur, alors que Black était légèrement penché au dessus de la table, le regard moqueur et hautain.
- Alors, on regrette ?
- Ne prends pas tes rêves pour la réalité ! rétorqua Maddy. « Mais tais-toi ! » s'exhortait à lui répéter sa petite voix. Mais il semblait qu'une partie de la jeune fille en avait assez de se faire rabrouer à chaque instant. La jeune fille porta son verre à ses lèvres, essayant de paraître le plus détachée possible.
- Ne t'en fais pas, Falcon, tu joueras bientôt moins les malines ! Tu ramperas à mes pieds en me suppliant de t'acceuillir dans mon lit.
Sous le coup de la surprise, Madelyn recracha violemment l'eau qu'elle buvait, eau qui termina sa course sur le visage furieux de Black. « Trouves quelque chose à dire ! »
- Tes conneries me donnent la nausée, il faut vraiment que tu te taises, je vais finir par vomir !
« Non, mais pas dans ce genre là ! »
- Tu vas le regretter ! promit-il, le regard noir.
Madelyn le regarda et déglutit avant de fermer les yeux brièvement pour les rouvrir, le regardant partir, droit et fier comme un lion blessé. Droit et fier comme un lion prêt à riposter…
Dîtes-moi tout : ça vous plaît ?
