Et voici le deuxième ! Bonne lecture.

Disclaimer : The same


CHAPITRE DEUX : SURPRISE

Valentine Silverwood

Aujourd'hui, c'est la rentrée, mais heureusement, la dernière à laquelle j'assisterai. Honnêtement, il ne pouvait pas nous donner nos A.S.P.I.C ? On était vraiment obligé de retourner à Poudlard alors que putain quoi, il y'a peine quelques mois on était en guerre ! Je n'aime pas Potter mais je dois l'avouer... Il nous à quand même débarrasser d'une merde monumentale.

Mes affaires sont prêtes depuis une heure, mais comme d'habitude, j'attends que mon frère Victor soit prêt. Sans déconner il passe limite plus de temps que moi dans la salle de bains ! Qu'est-ce qu'il fabrique nom de Dieu. Après mûre réflexion je préfère ne pas savoir.

- Victor c'est bientôt fini oui ou non !

- Tain Val on a deux salles de bains, qu'est-ce que tu me veux encore !

- J'ai besoin de ma pince à épiler dans ta salle de bains, ouvre s'il te plaît.

Il ne fait rien et cela m'agace, en vérité ma pince à épiler se trouve déjà dans ma trousse de toilette, rangée dans ma valise mais comme d'habitude, il faut que je l'embête. Après une minute d'attente ma jauge représentant ma patience est déjà dans le rouge. J'enlève mes bracelets et commence à tambouriner à la porte, généralement il l'ouvre.

- Dépêche- toi.

Je m'attendais pas à ce qu'il ouvre la porte aussitôt or je m'apprêtai à la retaper sauf qu'à la place de la porte se trouve maintenant son visage et heureusement ses entraînements de Quidditch portent ses fruits, car il esquive mon coup sans mal.

Je rentre dans la salle d'eau sans m'excuser et fais genre de chercher le dit objet tout en agitant ma main pour chasser la buée encore présente.

- Nan mais j'ai dû me tromper je ne la vois pas, désolée frérot.

Je peux voir qu'il se retient de me dire quelque chose, sa mâchoire est tendue et sa main tient la poignée de la porte bien trop fermement pour que cela paraisse normal. Finalement j'abandonne la confrontation qui n'arrivera jamais et sors d'ici.

Ma mère travaille aujourd'hui comme pratiquement tout le temps, rares sont les moments où on peut la voir. Aussi loin que mes souvenirs remontent, cela a toujours été comme ça. Notre gouvernante est plus présente qu'elle à la maison.

Je me secoue pour reprendre mes esprits car je n'aime pas penser à mon enfance, à ma mère, à mon « père » en fait à tout. Je n'ai jamais vraiment connu mon père car il est parti lorsque j'avais à peine un an. Ma mère nous a « élevé » toute seule. Seul mon grand-père me comprend et est là pour moi. Peut-être que certains diront que c'est à cause de mon éducation que je suis comme je suis mais à ceux-là, je leur tends mon bras gauche, puisque c'est vrai.

J'assume mon comportement, je ne suis pas stupide, je sais que je dépasse les bornes des fois, en fait la plupart du temps mais c'est comme cela, j'ai toujours été comme ça et le serai probablement toujours. C'est plus simple de passer pour la méchante que d'exprimer mes sentiments.

Je retourne dans ma chambre et prends une douche pour me relaxer étant donné que Victor n'est pas prêt. Je profite de ce moment, cet instant de tranquillité où je suis seule avant d'affronter tous ces parasites qui se trouvent malheureusement dans mon école.

L'eau chaude coule pendant je ne sais combien de temps sur ma peau avant que ne je sorte de la douche et que je ne me sèche rapidement avec l'une de mes serviettes. Je me retrouve face à mon reflet et ce n'est pas pour me vanter, en réalité si ça l'est, je me trouve bien en dessus de la population en terme de beauté et je ne suis pas la seule à le penser si l'on compte le nombre d'invitations que j'ai pu amasser depuis ma première année.

Néanmoins tout c'est arrêté quand ils ont compris que je m'amusais avec eux, ce qui est arrivé très vite. Ma main effleure mon ventre et je grimace à ce contact, ma cicatrice qui heureusement ne me fait plus mal mais à chaque fois que j'y pense c'est comme si je revivais encore cette terrible soirée.

Il est tard et je devrais déjàme trouver dans mon lit mais c'est plus fort que moi il faut que je sache, être dans l'ignorance est pire. Il faut que je sache qui est mon père que je sache àqui appartient la deuxième partie de mon ADN.

Debout prêt de ma fenêtre, je regarde au loin en espérant secrètement trouver une solution à mon problème. Qui tomberait du ciel comme par magie, bien que je crois en la magie, j'ai arrêté de croire que le destin était de mon côté.

Je me tourne et me dirige vers la chambre de mon frère, elle est à l'opposé de la mienne. Finalement devant je lève mon bras pour frapper mais rien ne se passe. Ma gorge est sèche et j'ai du mal à avaler. Je prends mon courage à deux mains et enfin, frappe.

- Oui ?

J'entrouvre la porte et passe ma tête lentement pour m'assurer que mon frère soit bien habillé pour ne pas répéter un accident.

- Je peux te parler ?

Il est assis sur le rebord de sa fenêtre, un parchemin à côté de lui et dans les mains ce qui lui a permis de sceller sa lettre, sans doute pour écrire à Ginny et il me sourit tendrement, c'est ce que j'aime dans notre relation bien que je sois infernale, il est toujours là quand j'ai besoin de parler.

- Que se passe-t-il ? C'est à cause de notre père ?

Je m'assieds sur son lit et reste silencieuse un moment, comment a-t-il deviné ?

- Comment.. ?

- Comment j'ai deviné ? La prochaine fois n'oublie pas de fermer ta page internet.

Il recommence, il finit mes phrases. C'est un truc qu'on avait l'habitude de faire tout le temps.

- Je sais que ce sujet a déjà été mentionné plusieurs fois mais j'aimerais vraiment en apprendre plus sur lui, pas toi ?

- Crois-moi il vaut mieux ne pas savoir.

- De quoi tu parles ? Tu sais quelque chose c'est ça ?

Il détourne le regard et c'est exactement ce qu'il ne fallait pas faire, j'ai la certitude qu'il sait quelque chose. Je me lève pour lui faire face car je sais qu'en me regardant il aura plus de mal à me mentir ou du moins j'arriverai à savoir si c'est le cas.

- Victor parle-moi si tu sais quelque chose s'il te plait.

- Non Val pour ton propre bien je ne te dirai rien.

Il s'adressait à moi calmement mais maintenant il est sur le point de crier.

- Savoir qui il est ne changera fondamentalement rien ! Il ne reviendra pas vivre avec nous. Il nous a laissé quand nous avions un an Valentine, arrête de vouloir savoir.

Mais j'ai besoin de savoir, c'est plus fort que moi, quand je veux quelque chose je l'obtiens quel que soit la difficulté ou l'obstacle. Je m'avance donc vers lui pour essayer par je ne sais quel moyen qu'il me dise la vérité mais d'un coup il se relève et avant que je ne comprenne ce qu'il s'est passé ma main touche mon ventre automatiquement, j'ai l'impression de sentir un liquide chaud couler le long de mon ventre, je le regarde puis mon frère et son regard vide me rend toute chose soudain c'est le néant.

Je prends mon visage dans mes mains et essaye de reprendre une respiration normale, d'arrêter mes tremblements, à chaque fois que j'y repense vraiment c'est le même cinéma. Je sais que c'est à cause de cette mésaventure que mon frère tempère son comportement envers moi maintenant. Ça fait trois ans que j'ai cette cicatrice aujourd'hui et huit mois que j'ai découvert la vérité.

Une fois calmée, je m'habille et me maquille légèrement. J'ai été nommée préfète en chef et si il a bien une chose dont je suis sure, c'est que si j'ai été choisie, Miss je sais tout aussi, et d'avance cette nouvelle va la mettre hors d'elle. Enfin bref le nouveau directeur m'a écrit en personne, non pas pour prévenir ma mère que j'avais encore écopé d'une retenue, bien que cette information soit futile pour elle, nan pour une fois c'était pour me demander d'user de cette nomination pour le plus grand bien.

Nan, cette lettre se trouve à présent au fond de ma poubelle, comme si le fait de me nommer préfète en chef allait changer quoi que ce soit au comportement de mon frère, mon autre frère…

Quand je repense au passé, être dans l'ignorance était en fait mille fois mieux que de savoir. Si seulement j'avais écouté Victor. Je m'installe dans le salon et allume la télé mais bien évidemment il n'y a pas grand-chose à cette heure-là. Je décide de laisser un dessin animé mais qui m'hypnotise tellement qu'il faut que je secoue ma tête plusieurs fois pour reprendre mes esprits. Je ne comprends toujours pas le concept de l'éponge sous la mer.

Je me lève pour me servir une tasse de thé, mais Michelle me connaissant trop bien anticipe mon action et le fait.

- Merci Michelle.

- Je vous en prie Valentine, une fois que vos livres de musique seront arrivés, est-ce que je vous les envoie à Poudlard ?

- Oui s'il te plaît et pour la centième fois arrête de me parler de cette manière.

- Vous savez très bien que je ne peux pas faire autrement.

Je roule des yeux et retourne m'affaler sur le canapé.

- Valentine le taxi est arrivé tu es prête ? Je prends ta valise !

- J'arrive ! On se revoit à Noël et quand ma mère sera ici dit-lui..

- Je sais, bonne rentrée et comportez-vous bien pour changer.

Oui plus facile à dire qu'à faire quand c'est quelque chose que je fais depuis si longtemps. Victor est déjà dans le taxi à m'attendre. C'est devenu une routine, on part plutôt à chaque rentrée et on passe prendre le petit-déjeuner chez nos grands-parents avec tous nos cousins et comme à chaque fois j'en ressors repue. Mon grand-père trouve que je ne suis pas assez corpulente.

Je le rejoins dans son bureau, il est en train de ranger des papiers, enfin je pense. Dès qu'il entend la porte se refermer, il relève la tête vers moi et sourit.

- Alors ma petite-fille, ton nouveau violon est bien ?

- Il est parfait, encore merci papou.

- Je suis content que ça te plaise, j'ai réservé deux places pour les vacances de Noël, le vingt-quatre pour ce fameux concert que tu voulais aller voir.

Au moment où j'allais demander pourquoi que deux, il met une main sur ses lèvres et je souris. Il me fait souvent ce genre de chose et je suis quasiment sûre que mes autres cousins n'ont pas autant de moment privilégié avec lui et franchement, je jubile d'être sa petite préférée.

- Merci ! Hâte d'y être alors !

- Moi aussi ma chérie.

Je souris encore une fois et je m'installe sur l'une des chaises pour lui parler. Peu de temps après, on retourne à table pour une dernière tasse de thé. Sur le chemin de la gare, je dis au revoir à mes "amis" moldus que j'ai connu je dois l'avouer pas de la meilleure manière, je porte encore des petites marques de guerre. Je l'avais prévenu cette blonde quoi !

Je viens juste de recevoir une photo de Kate qui se trouve en Allemagne, elle fait encore le tour des capitales Européennes alors que sa rentrée est demain. C'est la seule de mes conquêtes que j'ai décidé de garder en amie, c'est aussi peut-être parce que c'est elle qui m'a eue. On s'est rencontrée lors du Tournoi des trois sorciers, elle est à Beauxbâtons et je ne pensais pas que les françaises étaient si.. chaudes ! Je dois avouer qu'elle me manque des fois, son grain de folie surtout, je n'avais jamais autant fait de conneries à Poudlard.

Enfin nous arrivons. Mon Dieu cette gare ne pouvait pas être plus pleine, être entourée de monde m'agace, je lève les yeux au ciel.

- Quoi Val ?

- Rien, dis-je en soufflant.

Je récupère ma valise et laisse Victor payer la chauffeur qui me regarde bizarrement, avec envie, sans lui prêter attention je commence à m'avancer doucement pour laisser le me rattraper.

- Je reviens !

J'ai encore le temps d'acheter mes magasines pour m'occuper dans le train et pourquoi pas en cours. Malheureusement il n'y a pas grand-chose d'intéressant. Et je ne vais pas me résoudre à acheter un vrai livre.

Je rejoins donc Victor qui m'attend comme à son habitude assit sur sa valise en regardant les passants. Juste quand j'arrive à son niveau, une fille plutôt mignonne le quitte et il a un morceau de papier dans les mains.

- C'est quoi ça ? Et Ginny ?

- Ne t'inquiète pas dit-il en me lançant le morceau de papier à la figure.

Curieuse je le ramasse et souris.

« Donnes ceci à ta sœur,

Beth 07 847 629 472 ».

- Elle a dû entendre notre conversation, ajoute-t-il face à mon regard interrogateur à cause du « je reviens ».

Il est enfin l'heure de rejoindre le monde magique dans lequel nous vivons pratiquement un an, il y a tellement de monde que c'est assez compliqué de passer de l'autre côté sans attirer l'attention. Néanmoins nous y arrivons sans problème.

Ah mais que vois-je, en plein sur mon chemin se trouve la bande de Gryffondor qui m'aime tant, autant leur donner encore plus de raisons !

- Par pitié Weasley et Granger arrêtez, vous faites peur à tout le monde avec vos retrouvailles à deux noises !

J'avoue ce n'est pas exceptionnel, mais je manque de pratique après deux mois. J'attends une réponse, je peux voir que je l'ai énervée mais encore une fois mon frère prend sa défense. Mon Dieu que ceci m'agace, la partie est perdue donc je m'avance jusqu'à l'avant du train où les compartiments sont souvent libres.

D'un coup Victor me stoppe, j'essaye de reprendre la marche, mais il me tient par le bras m'obligeant à monter plus tôt que prévu dans le train. Je lève un sourcil face à son comportement qui parait suspect.

- J'arrive j'ai oublié d'acheter quelque chose, je reviens vite !

- Euh le train part bientôt !

- T'inquiète pas j'en ai pas pour longtemps.

Il me laisse sa valise et repart sur le quai. Je fais style que j'avance vers les compartiments de devant et me stoppe dès qu'il a le dos tourné. Je peux apercevoir qu'il parle à quelqu'un mais je n'arrive pas à distinguer qui. D'ici cette personne ne m'est pas du tout familière. Tout ce que je peux dire, c'est que c'est un homme, assez grand, blond et portant des lunettes.

À contrecœur, je continue mon chemin à travers la foule d'élève qui heureusement pour mes nerfs, s'écarte de ma voie. Une fois au calme dans l'un des compartiments, je peux enfin me détendre. Victor arrive deux minutes après et il semble agité. Cependant je ne demande rien car il va me dire comme d'habitude « tout va bien t'inquiète ».

Malheureusement, mon repos est de courte durée quand quelqu'un ouvre notre compartiment. Elle me regarde comme si elle attendait que je dise quelque chose, au bout d'un moment mon frère intervient.

- Oui ? Tu as besoin de ?

- Pourquoi tu n'as pas répondu à mes lettres ?

Mon frère lève les yeux au ciel et retourne à ses occupations comme si de rien n'était.

- Pardon ? Tes lettres ? C'est quoi ton prénom ? J'ai des trous de mémoire en ce moment, peut-être que tes lettres ont été perdue.

- Anne Muller.

- Ah ça me revient, attends qu'est-ce que j'en ai fait, oh recyclées.

- Quoi ?

- R-E-C-Y-C-L-A-G-E, tu sais le procédé qui sert à rendre la planète plus verte.

- Espèce de saleté va ! Ne t'approche plus de moi ! Je croyais que j'étais différente !

C'est plus fort que moi je rigole, leurs sorties théâtrales sont de plus en plus marrantes.

- Tu n'y va pas un peu fort quand même et puis « oublier » comment elle s'appelait, sérieusement.

C'est une affirmation et non une question et honnêtement j'en ai marre de me sentir désolée pour elles, enfin merde quoi depuis le temps elles savent à quoi s'attendre avec moi. Pourquoi croient-elles à chaque fois que ça sera différent ? Et puis je me rappelle de tout le monde, même si j'aimerais oublier les trois quarts.

- Tu n'avais pas une réunion au fait ?

- Ah oui c'est vrai, j'avais presque oublié dis donc, je vais enfin revoir ma petite Clémence.

Clémence est ma meilleure amie depuis toujours, nous sommes amies depuis mon enfance, c'est mon repère, elle me connait par cœur et faut dire que c'est l'une des seules amies que je n'ai pas essayé de séduire. Ma mère et la sienne sont aussi amies d'enfance, tout naturellement nous avons sympathisé malgré nos maisons.

Je sors du compartiment et je n'ai pas besoin d'aller bien loin pour me retrouver avec des gens qui m'adorent. Je rentre sans même m'excuser de mon retard, après tout notre professeure de métamorphose est habituée et je lance un clin d'œil à Clémence, mais elle m'a l'air tendue.

Bien évidement elle se trouve là, en face de moi et je ne peux pas m'empêcher de lui lancer des regards en biais, c'est plus fort que moi, cette fille m'intrigue depuis.. depuis toujours ! Mais j'arrête soudainement car elle me regarde avec cette lueur dangereuse dans les yeux et me concentre du coup sur ce que notre chère professeure nous raconte.

Nan j'ai du mal entendre, c'est quoi cette histoire ? Moi cohabiter seulement avec Granger ? Je préférerais encore aller à la chasse aux lions, bien que moi dans la jungle, ce n'est pas non plus une bonne idée. Je sens son regard sur moi comme s'il pouvait me transpercer littéralement mais je ne quitte pas cette magnifique tâche qui se trouve près de la tête de Macmillan.

Je sors presque en courant de ce compartiment. Quand j'arrive dans le mien mon frère fait genre de lire, il essaye de se cultiver ou je ne sais quoi. Je m'assieds et attends Clémence, où elle est ? Elle était par derrière moi bon sang ! Une fois que mon compartiment s'ouvre, soit une demi-heure plus tard, elle me saute dessus et me sort de mon état latent.

- Coucou toi comment tu vas ? Tu m'as trop manquée mon colibri.

Oui de tous les surnoms au monde, c'est colibri qui a remporté le titre, mais à force de l'avoir entendu, je le trouve plutôt mignon.

- Moi aussi ma fraise tagada.

Bon ok, c'est pas mieux.

- Mais tu étais où ?

- Oh déjà en train d'accomplir mes devoirs de préfète.

Même si je sens un soupçon de mensonge, son excuse me parait plausible, s'il y a bien une personne qui prend au sérieux son devoir de préfet c'est elle.

- Alors cette réunion ? me demande mon frère.

- Euh comment dire, je vais vivre avec Granger seule.

Il me regarde bizarrement et même Clémence.

- Quoi ! dis-je irritée.

- C'est juste que, je dis pas ça pour t'énerver ou quoi hein mais tu ne vas rien tenter avec elle maintenant ? Je sais que c'est ton genre de fille et le nie pas !

Cette fille me connait trop bien.

- Pardon ? Jamais et je le répète jamais, il se passera quelque chose avec elle et puis sans déconner, y a pas plus hétérosexuelle qu'elle !

Je parle calmement pour qu'ils voient que je crois fermement à ce que j'affirme alors que mon cœur bat de plus en plus vite dans ma poitrine.

- Ne jamais dire jamais Val.

- Ouais ouais ouais Victor, et toi tes vacances ?

- Oh pas grand-chose... tu sais comme d'habitude.

Je lui prends la main pour la réconforter car je sais très bien comment sont " ses vacances ". J'attrape un magasine et lis en tournant les pages sans même les avoir lu en fait, c'est carrément ennuyant ce qui se passe en ce moment sur la planète people.

- Apparemment il y a des nouveaux élèves de sixième année, quatre il me semble. Je vais m'occuper d'eux parce que si on doit attendre après toi à la fin de l'année ils sauront toujours pas où se trouve leurs dortoirs.

Je fais abstraction de sa remarque complètement fausse et m'intéresse plutôt à la nouveauté, cependant je n'ai pas assez d'informations pour arrêter mon semblant de lecture.

- Tu as plus d'informations ?

Si on veut savoir quelque chose dans cette école, il suffit de demander à Clémence, elle connait pratiquement toutes les nouvelles et les rumeurs qui circulent à Poudlard. Des fois j'ai l'impression qu'elle est à la tête d'un réseau. Elle emmagasine tellement d'informations dans sa tête.

- Deux garçons et une fille de sûrs et elle est plutôt pas mal.

Ah là je suis toute ouïe.

- Parfait !

- Tu sais que tout ne se résume pas à la beauté Val ?

- Monsieur je passe trois heures dans la salle de bains est bien sûr très bien placé pour me faire une réflexion là-dessus.

- Qu'est-ce que tu veux que je te dise, oui je fais attention à mon image et alors !

- J'ai rien contre au contraire je suis pareille mais s'il te plaît arrête ta morale.

- Oui bon je vais me détendre les jambes je reviens plus tard.

- C'est dingue il fuit toujours l'altercation !

- En même temps..

Je sais à quoi elle pense et cela m'énerve, j'en ai marre que tout soit ramené à cet incident, ça fait trois ans bordel !

J'ai du mal àouvrir les yeux, la lumière est beaucoup trop forte mais pourquoi ? Je ferme toujours mes volets avant de dormir, quel est l'inconscient qui est rentrédans ma chambre sans ma permission ?!

Enfin ma vision est claire, je ne suis définitivement pas dans ma chambre car jamais je n'aurais accrochéun tableau représentant des fruits. Nan je suis àl'hôpital et mon frère dort dans une chaise àcôtéde mon lit.

Soudain je réalise que j'ai soif, ma gorge est en feu et j'ai l'impression que j'ai pas bu depuis des semaines. Heureusement une bouteille d'eau se trouve sur ma table de chevet et j'avale d'une traite son contenu.

Quand je me réveille plus tard, je ne saurais dire combien de temps s'est passéentre mon premier réveil et celui-ci, Victor est réveillé et me regarde. Ses yeux sont rougis et il a une mine horrible.

- Je serais toi j'éviterai les miroirs.

Il me sourit timidement puis se lève pour s'assoir sur mon lit.

- Je suis désolé Valentine, crois moi je l'ai pas fait exprès ! Si tu savais comme je m'en veux.

Je me lève vite et constate que je suis encore dans le brouillard, sans doute à cause des médicaments qu'on m'a donné et il me faut un peu plus de temps que la normale pour comprendre ce qu'il me dit.

- Mais que s'est-il passé? Je me souviens seulement de m'être levée et puis.. mon ventre, pl.. plein de sang.

Plus j'essaye de me rappeler et plus j'ai envie de pleurer mais il faut que je sois forte, pour Victor alors je me rallonge et me cache comme je peux pour qu'il ne voit pas les larmes s'échapper de mes yeux.

- Ne t'inquiète pas Victor c'était un accident et je vais bien, ne te tourmente pas s'il te plait.

J'essaye de rester le plus calme possible mais ce n'est pas évident.

- Où est Maman ?

- Tu sais qu'elle est en déplacement à New York, je l'ai appelé et.. comment dire.

- Elle ne viendra pas ?

- Pas avant deux jours.

Cette fois-là je n'arrive pas à me retenir et sanglote.

Mais depuis ce jour-là, tout ce qu'il fait c'est être tourmenté. Ma chère mère s'est rattrapée en m'achetant de nouveaux vêtements de haute couture dès son arrivée mais j'ai besoin d'elle et non pas de vêtements.

Je fais souvent des cauchemars en ce moment, des rêves beaucoup trop prenant qui me réveillent en sueur. Mon grand-père dit que c'est à cause de mes sentiments que je refoule, cool, je me sens beaucoup mieux maintenant.

Le train commence à ralentir, on arrive bientôt. Il est peut-être temps que je me change. Normalement je suis censée guider les élèves mais honnêtement, avec tous les préfets je pense que je peux déléguer cette mission. Victor est de retour avec des bonbons, il ne peut pas s'en passer, c'est son péché mignon.

- Tu as pensé à moi ?

- Oui voilà tes bonbons à la framboise.

- Merci.

Il est temps que je remette mon masque d'emmerdeuse, cette dernière année à Poudlard, peut enfin commencer.


Voilà ! Prochain chapitre sur Victor et Harry qui seront toujours associé ensemble.