Je vois que vous commencer à me connaître : au plus j'ai de reviews, au plus j'écris ! Du coup, vous avez le deuxième chapitre plus tôt que prévu ^^ J'espère pouvoir tenir ce rythme, mais je ne vous promet rien, la semaine qui vient étant particulièrement chargée ;-) Maintenant, place aux remerciements :
Un immense merci à : annecullen69, Galswinthe, bellardtwilight, chriwyatt, Edward-Cullen-Addict, Buffy, aleex16, aude 77, Bababbou Cullen, EMMA555, ginny374, RUBIKA666, SolN et NinieHel.
Un merci tout particulier à ellen1882 qui a combattu vaillamment mes (nombreuses) fautes de frappes ^^
Merci également à toutes celles (y a t'il des mâles ?) qui m'ont ajoutées en story alert. Je vous fais un ptit appel du clavier pour vous dire que oui, ça me fait plaisir mais qu'une review me fait encore plus plaisir...Même si c'est pour me dire que vous avez bien aimé (ou détesté, je laisse le choix ^^)
Bon, je me tais, dernière petite chose :
Disclaimer : Twilight et tous les personnages apartiennent à Stephenie Meyer.
Bon, j'ai rien oublié, alors : ENJOY
Chapitre 2. Seattle
Une centaine de kilomètres seulement séparaient Seattle de Forks. Pourtant, il m'avait fallu pas moins de six heures pour arriver devant mon nouveau chez moi. Mon absence de sens de l'orientation s'était encore fait remarquer. Je m'étais trompée une fois, ayant tourné à gauche alors que je devais tourner à droite, et de fil en aiguille, je m'étais retrouvée totalement à l'opposé de ma destination…Ca commençait bien !
Au bout de trois heures à tourner en rond sous la pluie comme une andouille, je m'étais accordée une pause dans un Starbucks. Un café ne me ferait pas de tort et puis, je pourrais aussi me renseigner sur la route à prendre. Je m'installai à une des rares tables libres qui se trouvait devant la vitre et rédigeai rapidement un message à l'intention de Charlie. Mon père me connaissait et savait que ce genre de choses m'arrivait fréquemment mais mon père était flic aussi. Et je ne voulais pas me retrouver avec un avis de recherche sur le dos avant la fin de la journée. Mais je savais désormais quel serait mon prochain achat : un G.P.S !
J'avais noté les explications du serveur sur la route à prendre et je venais de finir de les relire quand je les aperçus. Un grand brun qui aurait été tout à fait à sa place en tant que quater back dans une équipe de foot et une grande blonde d'une beauté presque insupportable. J'avais à peine eu le temps de les voir qu'ils avaient disparus de ma vue. J'avais une désagréable sensation de « déjà-vu », l'impression de les connaître mais sans pouvoir dire d'où, ni comment, je les connaissais. Je fixais toujours l'endroit où ils s'étaient trouvés, faisant défiler mentalement les gens de mon entourage, bien que s'ils en avaient fait partie, je les aurais reconnus. Je passai ensuite aux célébrités, surtout sportives. La blonde ne pouvait être que mannequin et je n'en connaissais aucune. Le grand baraqué devait être certainement un sportif. J'étais sure que si Charlie avait été là, il l'aurait reconnu immédiatement. La pluie avait enfin cessé et j'en profitai pour finir mon café et sortir rejoindre ma voiture. Je voulais prendre possession de ma « nouvelle demeure » avant la nuit !
C'était un immeuble de deux étages comprenant quatre appartements déjà meublés. Le terme de « studios » aurait mieux convenu cependant. Mais c'était tout ce que je pouvais me permettre avec l'argent que j'avais économisé quand je travaillais pour les Newton. Je me garai, sortis de ma voiture et ouvris mon coffre. J'en avais marre, j'étais fatiguée, la route m'avait épuisée. Je n'avais plus qu'une seule idée en tête : prendre une douche bien chaude et me mettre au lit. J'avais encore trois jours devant moi avant de commencer les cours et ce serait amplement suffisant pour ranger toutes mes affaires. Après avoir tout sorti du coffre, j'essayai de tout prendre en une fois car je n'avais pas envie de me taper d'interminables allers retours entre mon appartement et le trottoir. Je failli trébucher à plusieurs reprises en grimpant les quelques marches qui menaient à la porte mais j'y arrivai quand même en un seul morceau. Je lâchai tous mes sacs devant la porte et fouillai dans ma poche à la recherche du trousseau de clés qui me permettrait enfin de rentrer. Merde. Pas là. Pourtant, j'avais fais attention à les garder sur moi et pas au fin fond d'une de mes valises…même si c'était là que je les avais retrouvées après quelques heures de vaines recherches il y a une semaine. Tout mais pas ça ! Je me voyais déjà en train de vider mes valises sur le perron. Bon…réfléchissons. Où peuvent bien être ces…putains de….bordel de merde de clés ? Mon sac ! Elles doivent certainement être là ! Je fis glisser mon sac de mon épaule et jetai un œil à l'intérieur. Bon, vu l'ordre qui régnait à l'intérieur, allons à la facilité ! J'en déversais le contenu sur le sol, en priant pour que personne ne sorte à ce moment là. J'aurais l'air fine, à genoux en train de fouiller mes affaires. Mais au moins, je les trouvai ! Elles s'étaient coincées dans mon portefeuille. Restait plus qu'à espérer que j'avais pris les bonnes et que je n'avais pas en main les clés de chez Charlie. J'introduisis la clé dans la serrure, repris mes sacs et valises du mieux que je pouvais et poussai la porte. Une chance pour moi, mon appartement se trouvait au rez de chaussée. Je pus ainsi, après avoir refermé à clés, laisser tomber mes affaires et shooter dedans pour les amener devant ma porte. Hop, deuxième clé, et je pénétrai, enfin, chez moi. Ce n'était vraiment pas grand, d'où je me trouvais, je pouvais voir toutes les pièces, mais au moins, c'était chez moi.
Après avoir sorti les choses essentielles pour une soirée de mes sacs, je m'octroyai une très longue et très chaude douche. Je m'emmitouflais dans mon peignoir avant de sortir de la salle de bain et me dirigeai vers ma chambre. Je me laissais tomber comme une masse sur le matelas, sans prendre la peine de faire le lit. Ca attendrait bien demain matin, voir demain soir !
Il était neuf heures quand je me réveillais. J'avais faim et strictement rien à manger chez moi. J'aurais vraiment du faire des courses hier… Je pris une douche rapide, histoire de me remettre les idées en place, m'habillai et sorti. J'avais repéré un magasin à deux rues d'ici et parti à pied. Après avoir acheté de quoi remplir plus ou moins convenablement mon frigo et mes placards, je me dirigeai vers les caisses. Je n'avais que 500 mètres à faire pour rentrer mais avec les sacs en équilibre précaire sur mes bras, le chemin me parut interminable. J'étais presque arrivée à destination quand ce que j'avais le plus redouté se produisit : un des sacs commença à glisser et se fracassa à terre. J'eus à peine le temps de serrer mes bras pour que les autres ne suivent pas le même chemin et reculai en priant pour que ce ne soit pas le sac qui contenait le bocal de sauce bolognaise. Heureusement, ce n'était pas celui là mais celui avec les paquets de céréales et de pâtes. Je me baissai pour tout ramasser quand le bruit d'accélération d'une voiture me fit redresser la tête. J'eus à peine le temps d'apercevoir une Volvo grise qui se faufilait dans la circulation. Elle me fit automatiquement penser au couple que j'avais vu la veille, alors qu'ils étaient totalement sortis de mon esprit. Je ne les connaissais pas et je connaissais encore moins de conducteur de Volvo grise mais je ne pus m'empêcher d'y repenser et d'essayer de faire le lien avec eux et cette voiture. Mais soit ma mémoire me jouait des tours, soit c'était juste du au stress. Après tout, j'allais vivre seule pour la première fois de ma vie et en plus, j'allais commencer mes études universitaires. Après tout, c'était peut être normal que je commence à perdre la tête !
Après avoir rangé les courses, je me mis à nettoyer de fond en comble l'appartement. Mon opération nettoyage se poursuivit jusqu'à une heure avancée de l'après midi et après m'être préparé rapidement un sandwich que je mangeai debout dans ma cuisine, j'installai mes affaires. Je pris plus de temps à ranger mes livres qu'à remplir ma garde robe. Il devait être plus de 22 heures quand j'eus terminé. J'attrapai un recueil de Jane Austen et me mis au lit avec la ferme intention de tomber endormie en lisant. Je choisi Mansfield Park et me mis à lire. Au bout de quelques pages, un nom me sauta aux yeux. Edmund. C'était tout bonnement ridicule, je ne connaissais aucun Edmund, ça je m'en souviendrai ! Je pris le livre et le jetai à travers la pièce. J'en avais marre de ces intuitions ridicules et qui, de toute façon, ne me rappelaient rien. Après un dernier coup d'œil à la photo de Jake et moi qui se trouvait sur ma table de chevet, je me retournai et m'endormis.
C'était le milieu de l'année scolaire et je venais de débarquer à Forks. Tous les regards convergeaient vers moi et je détestais ça. Je me rendais au cours de biologie et, après m'être présentée au prof, je me dirigeai vers la seule place qui était encore disponible. J'avançai en regardant à terre et quand je redressai ma tête, je vis à côté de qui j'allais être pour le restant de l'année. Edward Cullen.
« Edward Cullen » Je regardai à gauche et à droite en me redressant, m'attendant presque à me retrouver trois ans en arrière, quand je venais d'arriver à Forks. Je m'adossai à mon lit et me remis sous la couette. Les Cullen. Je n'avais plus pensé à eux et à Edward en particulier depuis…Pfffft ! Depuis que Jacob Black était vraiment entré dans ma vie. Je m'étais cassé la tête pendant des heures, me demandant sans cesse si j'avais vraiment été la cause du départ des Cullen. Me demandant ce que j'avais bien pu faire ou dire pour m'attirer la haine d'Edward. Parce qu'il m'avait détesté dés le premier regard ou presque. La première fois que je l'avais vu, il m'avait semblé que je l'intriguais, bien que Jessica me répétai à quel point les filles du lycée ne l'intéressait pas. Et puis, il y avait eu ce cours de bio. Je ne m'étais jamais sentie aussi mal à l'aise, alors que j'avais déjà eu de nombreuses occasions dans ma vie de connaître la gêne et la honte. Mais là, je ne savais même pas pourquoi il me regardait comme si j'étais personnellement responsable de tous les malheurs de la terre et plus particulièrement des siens. Et puis, il était parti. Et sa famille également. J'avais à peine eu le temps de me renseigner auprès de Charlie que pfffiou, envolés. Tout me revenait en mémoire maintenant. Edward, Emmett et Alice Cullen. Rosalie et Jasper Hale. Les cinq adolescents adoptés par le docteur Carlisle Cullen et sa femme, Esmée. A première vue, Emmett et Rosalie habitaient ici ou du moins, dans les environs. Mais la Volvo de tout à l'heure…Je savais qu'Edward conduisait une Volvo. Serait il possible que lui aussi…Qu'est ce qui me prenait de penser à eux ? A lui ? Même s'ils habitaient ici, qu'est ce que ça changeait à ma vie ? Perdue dans mon monologue intérieur, je ne vis pas l'heure avancer, seul mon estomac parvint à me faire oublier momentanément les Cullen.
Après avoir déjeuné et pris ma douche, je m'installai dans le canapé pour lire un peu. Mais je ne pouvais pas empêcher mon esprit de revenir sans cesse aux Cullen. Et plus particulièrement à Edward. J'avais l'impression que ce cours de biologie s'était passé la veille. Ce qui était totalement ridicule. C'était juste un mec bizarre que j'avais vu pendant une journée et dont j'avais entendu parler pendant quinze jours. Mais il n'y eut rien à faire. Les deux jours qui précédèrent ma rentrée universitaire, quoi que je fasse, mon esprit m'imposait la vision d'Edward Cullen qui me regardait comme si je venais de jeter l'ours en peluche de son enfance à la poubelle. Et quand j'étais dehors et que, miraculeusement, je ne pensais pas à eux, à lui surtout, je ne pouvais m'empêcher de regarder partout en espérant revoir l'éclat argenté d'une Volvo. Et ça m'énervait encore plus. Je ne comprenais pas pourquoi je n'arrivais pas à le faire sortir de ma tête. J'en avais marre, Edward Cullen me sortait par tous les trous !
Arriva enfin la rentrée, ce qui me permit de passer une nuit à penser à autre chose qu'à lui, enfin ! Après m'être tournée et retournée dans tous les sens, cherchant le sommeil sans y arriver, j'y sombrai malgré tout, après avoir avalé un cachet contre la grippe. Ce qui expliqua que je me levai à la bourre pour mon premier jour. C'est légèrement essoufflée que je grimpai à l'intérieur de ma voiture, espérant trouver une place facilement et surtout, ne pas me tromper de route. Ce jour devait être à marquer d'une pierre blanche car j'arrivai sans encombres et à l'heure jusqu'au campus et, après avoir écouté le discours du doyen, j'arrivai à trouver du premier coup la salle où se donnait le premier de mes cours. La matinée passa à une vitesse folle et quand vint la pause de midi, je m'achetai un sandwich que je mangeai en vitesse avant d'aller explorer la bibliothèque. J'avais choisi de faire des études de littératures et comme j'allais m'y rendre fréquemment, je me disais qu'il serait bon que je m'y retrouve un peu. Je l'explorai si bien que, quand je regardai ma montre, je m'aperçu qu'il ne me restait plus que cinq minutes avant le début de mon prochain cours qui portait sur la littérature anglaise au 18e siècle. Je pris le risque de courir pour m'y rendre et comme j'étais arrivée entière à la porte du bâtiment, je décidai de garder ce rythme pour le moins sportif dans les escaliers. Je n'aurais jamais du. Au premier tournant, je percutai quelqu'un de plein fouet, mes livres s'effondrant autour de nous. Je me baissai vivement pour les ramasser mais mon « obstacle humain » fut plus rapide que moi et les tenais déjà en main. Je me redressai pour le remercier et je vis son visage.
Oh. Mon. Dieu. Pas. Lui. Tout, mais pas lui.
