Objet et techniques utilisés pour ce deuxième chapitre.

Chapelet Thaïlandais, il s'agit d'une ligne de perles allant de la plus petite à la plus grande, je vous laisse imaginer comment on l'utilise.

Liens, après plusieurs recherches, j'ai décrit des cordes j'ai pu constater qu'il en existait plusieurs de divers types pour ne pas blesser la peau du partenaire attaché. Je suis pas experte en bondage et suspension c'est pour cette raison que je n'ai détaillé ce passage qu'un minimum en revanche je tiens à préciser qu'il n'y a rien de douloureux dans le scénario proposé il s'agit juste d'une manière de contraindre l'autre à sa volonté.

Un grand merci à ma bêta Emisu pour ces corrections et son super boulot alors que la pauvre est grave exploitée …

Un grand merci à vous tous pour vos réactions sur le premier chapitre, j'espère que le deuxième vous plaira autant. Désolé d'avoir mit un peu de temps à vous répondre mais j'ai eu des problèmes d'internet le lendemain de la publication du premier chapitre, sachez néanmoins que j'essaye de répondre à chacun de vos coms. Bonne lecture.

Chapitre 2 J'en veux encore

Dès le lundi, les cours reprennent et contre toute attente, Drago n'a pas changé. En tout cas il n'a eu l'air de parler de notre petite soirée à personne car je n'ai rien entendu et, vu que personne ne me regarde étrangement, je suppose que j'ai raison. En revanche il est toujours le même petit con qu'avant, un crétin arrogant et pourtant, derrière ses insultes, ses bousculades, je crois déceler autre chose. Comme une étincelle dans son regard, comme un désir inassouvi. À l'heure de la pause déjeuner, et alors que je suis encore un peu isolé du reste de la table, Dean vient me voir et s'installe à mes côtés.

- Alors tu vas me remercier ou me casser la gueule ?

- Je sais pas encore, tout va dépendre de comment ça va se passer maintenant.

- Je ne le regarde pas directement dans les yeux et me penche pour prendre une bouchée de nourriture jusqu'à ce qu'il me dise.

- En tout cas tu as une jolie marque sur la nuque à ce que je vois.

- Sérieux ça se voit tant que ça ? Putain je croyais que je l'avais suffisamment cachée. Quel connard.

- Disons que tu vas avoir du mal à faire passer ça pour un petit bleu. En tout cas je sais pas ce qui s'est passé mais ça a pas eu l'air de lui déplaire.

- Pourquoi ?

- T'es curieux finalement ?

- Dean est-ce que tu as envie que je te tues sur place ? Visiblement non, donc soit tu me parles et tu craches le morceau, soit je t'immobilise et je t'attache à poil aux buts de Quidditch. Alors vas-y, choisis.

- OK je t'ai dit que j'ai dû faire jouer mes relations pour parvenir à t'obtenir cette soirée avec lui. Hé bien en fait, je me suis dit qu'il serait le mieux placé pour toi, au vu de votre passé ensemble ça ne pourrait faire que des étincelles, alors j'ai été le voir et tu te doutes bien qu'avec lui rien n'est jamais gratuit. J'ai donc dû lui offrir mes passes VIP pour la Coupe du Monde de Quidditch. Cette année, après ce qu'il s'est passé, sa famille a été obligée de montrer patte blanche et il semblerait qu'il n'ait pas pu s'en procurer.

- Attends je rêve ou t'as payé pour que j'ai un mec pour la nuit ? T'as cru que j'étais pas capable d'en avoir seul ou quoi ?

- Justement, dimanche j'ai voulu aller le voir pour lui donner les places et il les a refusées.

- Refusées ?

- Ouais, il m'a juste dit que ça n'était pas la peine et après bien sûr il m'a insulté et tout et tout.

- Il les a refusées, sérieusement.

- Sérieusement, alors je sais pas ce que tu en as pensé mais à mon avis ça a pas dû être si désagréable que ça.

- Ouais, disparaît de ma vue avant que je décide de t'en coller une quand même juste pour m'avoir embarqué dans une histoire pareille.

- Comme tu veux, n'empêche que tu t'en es peut-être pas aperçu mais je suis sûr que ça t'a fait du bien.

Je le regarde s'éloigner sans ajouter un mot et me retourne pour regarder Drago qui me fixe intensément. À la fin de la journée, en sortant du dernier cours, il passe derrière moi en murmurant, « jolie marque Harry » et aussitôt je sursaute en entendant sa voix et le soir en allant me coucher je me masturbe en pensant à lui et en me maudissant d'être si faible. La semaine passe lentement, très lentement, trop lentement. Les cours sont nuls et je ne fais que penser à Drago qui s'amuse avec moi. Un coup il me chauffe, un coup il m'insulte. Je ne suis pas sûr de savoir sur quel pied danser. Je ne peux même pas en parler à Ron qui passe son temps à répéter ses morceaux encore et encore. Hermione quant à elle est assez occupée en ce moment et d'après ce que j'ai pu voir, sa préoccupation se trouve également dans la maison de Serpentard. Le vendredi soir je suis en pleine déprime et me demande ce que je dois faire jusqu'à ce que je me dise que peut-être il attend juste que je joue le jeu encore une fois.

Après une bonne nuit de sommeil, bon OK pas si bonne mais bonne quand même, je me décide à mettre en place le plan que j'ai concocté. Je me lève et prends plus de temps pour me préparer, en ce samedi de toute façon, je sais qu'on a plus de marge pour aller prendre notre petit déjeuner et le blondinet qui hante mon esprit n'est pas un lève tôt. Je descends alors vers 10h00 et m'installe comme à mon habitude à ma table sauf que cette fois je fais en sorte de me retrouver en face de lui. Lorsqu'il lève la tête, il est surprit de me voir et quand il me regarde tremper mon doigt dans la confiture pour le lécher de manière suggestive, je le vois ouvrir la bouche comme un crétin et m'amuse de la situation. Je ne fais pas vraiment attention au fait qu'on puisse me voir mais quand il affiche le sourire que j'ai découvert il y a quelques jours, je sais que j'ai attiré son attention. Je finis de prendre mon petit déj' en faisant exprès de prendre une banane que je prends tout mon temps pour manger surtout quand je la trempe dans du chocolat puis finalement je me décide de me lever et de repartir sans lui accorder d'autres regards. Je pars et vaque à mes occupations jusqu'à ce que je le croise en fin de matinée alors que je sors du château pour aller faire un tour en balai. Tenant l'objet dans ma main, je fais exprès de laisser mes doigts coulisser sur le manche en le croisant, le tout en le regardant, avant de partir et d'aller rejoindre le terrain pour un petit entraînement. Je le vois me suivre du regard, marmonner quelque chose avant qu'il ne soit plus à ma portée. Après une heure ou deux à voler, je finis par rentrer et après une rapide douche, je vais prendre mon repas en prenant la même place que le matin. Sauf que cette fois, il n'est pas surprit, il m'observe et je fais comme si je ne pouvais supporter son regard. Je baisse les yeux et prends une attitude plus soumise et quand je finis de manger, en repartant dans le couloir, je le vois devant moi. Ses amis sont un peu en avant et il est donc légèrement isolé, j'en profite pour accélérer le pas et me place juste derrière lui pour lui souffler.

- J'ai l'impression que vous êtes un peu tendu Maître, je suis là pour vous aider si vous le désirez.

Je profite du couloir sur ma droite pour m'y engouffrer avant qu'il n'ait le temps de se retourner et je continue ma journée comme si de rien n'était. Pourtant intérieurement je me demande ce qu'il en pense, et même ce à quoi il pense. C'est dingue jusqu'alors quand je pensais à lui je n'avais que de l'aversion voir même de la colère mais depuis cette fameuse nuit, j'ai l'impression de l'avoir vu sous un autre angle. Pour autant je me demande si nous serions capables d'avoir un semblant de conversation qui ne tournerait pas autour du sexe et en même temps je ne suis pas sûr d'en avoir envie. Le soir, alors que je sors de la grande salle pour rejoindre mon dortoir, je le croise et il me percute légèrement en m'envoyant une insulte comme à son habitude, pourtant, un peu plus tard, je trouve dans ma poche la fameuse carte. Je me mets tout de suite à l'écart et la saisi rapidement pour en découvrir le contenu.

« Puisque tu as eu l'air d'aimer ça et que je te mentirai en te disant que ça ne m'a pas plu, je te propose donc de nous revoir. Le problème étant que la Chambre des Secrets est une pièce très demandée et donc je ne peux pas l'avoir comme je le veux, en revanche, j'ai la chance d'avoir ma propre chambre. Je suis sûr que tu la trouveras et que tu sauras comment y accéder. Viens me rejoindre à la même heure que la dernière fois. Le mot magique reste le même, et comme je te l'ai déjà dit, il vaudrait mieux que tu me dises toute suite s'il y a des choses que tu veux pas faire. Tu trouveras la liste au dos de la carte. Joue encore une fois avec moi et tu ne le regretteras pas. »

Je retourne vivement la carte alors que mon épiderme frissonne déjà en repensant à cette fameuse nuit.

Une tenue de collégienne (je te laisse choisir laquelle)

Un fouet

Chapelet Thaïlandais

Bandeaux

Liens

Cette fois-ci, je ne me pose pas de question, je fais en sorte de me procurer tout ce dont j'ai besoin et autant vous dire que c'est dans cette situation que je suis heureux d'être un sorcier et d'avoir de l'argent. En moins d'une heure j'ai tout ce qu'il me faut et le moment venu, je prends ma cape d'invisibilité pour ne pas être vu et, grâce à ma carte du Maraudeur, je parviens à trouver sa chambre sans trop de difficulté. En revanche, la trouver ne veux pas dire l'atteindre et je mets bien une demi-heure à passer ce foutu portrait et encore heureusement qu'un élève a fini par arriver car sans ça je serais encore devant ce portrait. Puis rapidement, je me retrouve face à cette porte et frappe en tremblant. L'attente n'est pas si longue mais pour moi j'ai l'impression que ça dure des heures et quand enfin, il m'ouvre, je sais que le jeu a déjà commencé.

- Entre.

Dès que la porte se ferme, il jette divers sort pour insonoriser la pièce et comme la fois précédente, me dicte les règles.

- Il te suffit d'un seul mot pour tout arrêter mais à part ça, tu me dois une totale obéissance. Cette fois je veux que tu m'appelles Professeur. Et autant te dire que je compte bien que tu restes toute la nuit. Est-ce que tu as apporté ce que je t'ai demandé ?

- Oui Professeur.

- Parfait alors tu vas commencer par aller te changer. La porte conduit à ma salle de bain privée, va t'habiller et dès que tu reviens le jeu commence.

Je prends le sac que j'ai apporté et me dirige vers cette salle de bain. Cette fois je suis un peu plus rapide à m'habiller. J'ai choisis une jupe courte plissée ainsi qu'un petit chemisier que je noue et qui laisse apparaître mon ventre. J'ai également pris de grandes chaussettes qui remontent jusqu'en haut de mes cuisses et des talons de taille modeste. Lorsque je sors, le sac en main, je peux voir qu'il apprécie ce qu'il voit et il me demande de tourner sur moi-même pour admirer le spectacle.

- Parfait Harry. Approches-toi.

Pendant que je me changeais, il a fait quelques modifications dans la chambre et y a fait apparaître un tableau noir ainsi qu'un bureau et une chaise. Je m'approche de lui et joue l'élève timide alors qu'il tient une longue règle dans sa main. Dès que je suis à sa hauteur, il me montre le tableau et une craie que je saisie du bout des doigts.

- Tu étais en retard n'est-ce pas ?

- Je suis désolé professeur, vraiment désolé.

- Malheureusement je ne pense pas que tes excuses justifient le fait que j'ai attendu.

- Je sais professeur, je suis impardonnable.

- C'est bien tu le reconnais. Alors tu vas écrire, « Je suis un élève vraiment très méchant et mon Professeur a raison de me punir ».

- Combien de fois Professeur ?

- Autant que je te le dirai.

- Bien Professeur.

Je prends la craie et commence à écrire tout en étant conscient que ma jupe ne cache pas grand-chose et qu'en étant derrière moi, il a une vue plongeante sur mon postérieur. Je bouge volontairement les fesses au fur et à mesure que j'écris la punition. Rapidement, je sens un morceau de règle soulever les pans de ma jupe pour voir un peu plus ce qu'il y a en dessous. Et quand l'objet touche le tissu de ma petite culotte, je tremble et casse la craie que j'ai dans la main. Aussitôt la règle claque sur mes fesses alors que sa voix retentit.

- Je t'ai pas dit d'arrêter il me semble.

- Je suis désolé professeur c'est juste que j'ai cassé la craie.

- Et bien ramasses-la.

Je me penche alors sans plier les jambes pour la ramasser et me redresse lentement, très lentement tout en profitant de chaque contact avec l'objet qui glisse sur mes fesses. Je l'entends grogner de satisfaction et petit-à-petit, je sens l'excitation me gagner et mon sexe s'éveiller. Je ne vois pas ce qu'il fait mais j'entends le bruit d'une fermeture qui glisse et le froissement de tissus. Je continue ma punition mais après quelques minutes, il m'interpelle.

- Bon on va commencer le cours.

Au moment où je me retourne, je le vois assis sur le bureau, son sexe en main. J'ai du mal à détacher mon regard de cette colonne de chair mais je me ressaisis rapidement et continue de jouer le jeu.

- Qu'allons-nous étudier aujourd'hui Professeur ?

- Éducation sexuelle, le chapitre qui s'intitule, « comment donner du plaisir à un homme. », va chercher ton matériel maintenant.

Je m'exécute et file prendre le sac que j'ai laissé à côté de la salle de bain avant de revenir me placer face à lui.

- Vide le sac et mets la chaise devant le bureau.

- Bien Professeur.

Je vide le sac sur le bureau et déplace la chaise en attendant la suite.

- Mets-toi à genoux sur la chaise de façon à ce que si tu ne comprends pas, je puisse te le montrer physiquement.

- D'accord Professeur.

Je m'installe sur la chaise et dans cette position, je vois tous les ustensiles que j'ai apporté. Il passe sa main sur mes fesses et le sexe toujours à l'air et en forme, commence la leçon.

- Alors on va commencer par ce qu'il y a sur ton bureau. Est-ce que tu sais à quoi ça sert Harry ?

Je le vois prendre le fouet à plusieurs lanières et me le montrer en attendant ma réponse. Je fais comme si je n'avais jamais vu ce genre d'objet et lui répond.

- Non Professeur je ne sais pas. Est-ce que vous allez me montrer ?

- Bien sûr, je ne serais pas un bon professeur si je ne te faisais pas faire un peu de travaux pratiques. Alors vois-tu, c'est un fouet. On peut l'utiliser de plusieurs manières, dit-il en passant derrière moi. Par exemple, tu vois, tu n'as pas été un élève sage en arrivant en retard au cours.

- Je sais Professeur, je suis désolé.

J'ai à peine fini ma phrase que les lanières claquent sur le tissu qui couvre mes fesses. Le coup n'est pas fort, bien qu'il se puisse que j'aie quelques marques, et contre toute attente, je me cambre un peu plus afin qu'il puisse continuer. L'objet retentit plusieurs fois et je me surprends à gémir légèrement alors que je suis de plus en plus à l'étroit dans cette petite culotte. Drago lui apprécie visiblement mon comportement et continue son explication.

- Tu vois, il faut toujours écouter son Professeur Harry.

- Oui Professeur, je vais vous écouter, c'est promis.

- C'est bien.

Et pour confirmer ces paroles, il passe doucement sa main sur les marques qu'il vient de laisser.

- Mais tu peux aussi l'utiliser autrement.

- Ah bon ? Et comment Professeur ?

- Comme ceci, me dit-il en passant le manche de l'objet entre mes deux globes de chairs.

Le tissu ne gâche rien à la sensation que j'éprouve. Je me cambre un peu plus et il en profite pour presser le manche contre mon intimité. Aussitôt mes hanches amorcent un mouvement que je retiens bien vite pour ne pas rompre le jeu. Drago fait durer le plaisir, il remue l'embout, encore et encore si bien que je me sens m'ouvrir légèrement et qu'il l'enfonce juste assez pour que j'aie envie d'en avoir plus. Au moment où je le sens me pénétrer de quelques millimètres, je gémis légèrement et il retire aussitôt l'objet. Je le sens se décaler, venir à côté de moi et se pencher pour être au niveau de mon visage. Je ne vois pas ses mains et reste fixé sur ses yeux emplis de désir.

- Est-ce que tu comprends qu'un seul objet peut avoir plusieurs types d'utilisations Harry ?

Je ne serais dire si c'est la proximité ou le fait de voir ses yeux briller avec tant d'intensité, mais je mets un peu de temps à répondre et pour me ramener à la réalité, il passe le manche sur mon sexe tendu. Aussitôt je lui réponds en gémissant.

- Oui Professeur, je ne le savais pas.

- Et c'est bien pour ça que tu as besoin de cours particuliers à l'heure où tout le monde dort.

- Je sais Professeur, j'ai vraiment besoin de vos cours pour apprendre.

Il affiche un sourire aguicheur et si les choses étaient différentes, si je n'avais pas cette barrière à me dire que c'est lui et que juste ça, empêche tout autre chose, je me laisserai aller à l'embrasser. Il se redresse alors et pose le fouet sur le bureau.

- Bon, maintenant que tu sais comment utiliser un fouet, on va passer à l'objet suivant. Est-ce que tu sais ce que c'est, me demande-t-il en me montrant le chapelet de perles.

- Non Professeur, je n'ai jamais vu quelque chose de semblable.

- Je m'en doutais un peu. Alors il s'agit de boules Thaïlandaises. Comme tu peux le voir, il y a plusieurs boules, toutes reliées entre elles et qui vont de la plus petite à l'extrémité jusqu'à la plus grosse à la base. Là encore tu peux les utiliser de plusieurs manières.

C'est dingue, prit dans le jeu, je bois ces paroles et me soucis de moins en moins de ce qui m'entoure. C'est comme si j'entrai vraiment dans la peau de mon personnage alors qu'il joue à la perfection son rôle. L'objet tourne entre ses doigts pendant qu'il me parle, je ne le quitte pas des yeux alors que mon corps s'enflamme de plus en plus à mesure que la tension monte. Son sexe luit, signe plus que visible de son excitation et je me sens fier d'être capable de l'exciter de la sorte alors que je ne l'ai même pas touché. Cette vision me donne encore plus envie de jouer à l'extrême ce jeu.

- Tu vois, si tu veux exciter ton partenaire, tu peux commencer par le lécher.

- Est-ce que je peux essayer Professeur ?, je lui demande en remontant mes yeux au niveau des siens.

- Bien sûr que tu peux.

Et sans le quitter des yeux, je me penche en avant et laisse ma langue redessiner les contours de l'objet. J'y vais petit à petit, hésitant presque, faisant comme si je ne savais pas ce que je faisais. Et après quelques coups de langues, je lui demande.

- Est-ce que c'est bien comme ça Professeur ?

- C'est vraiment très bien, me répond-t-il, vraiment très bien. Continue, prends-le en bouche.

- D'accord Professeur.

Je laisse mes lèvres se refermer sur l'objet tout en continuant de le fixer dans les yeux. Je remonte et redescends en imaginant que c'est son sexe qui caresse ma lèvre. Une de ses mains vient se poser sur ma joue et m'incite à continuer alors que de son autre main, il se caresse devant moi. Je tremble sur cette chaise et j'ai de plus en plus de mal à ne pas me jeter sur ce sexe que je désire tant mais en le voyant ainsi, aussi directif et en même temps si ouvert, je ne peux rien faire d'autre que succomber à cette douce torture en l'autorisant à faire tout ce qu'il veut.

- Utilise ta langue également.

J'obéis et lui montre ma langue qui joue avec l'objet avant de lui demander.

- Comme ça professeur ?

- Exactement comme ça, Harry. C'est très bien. Donne-le-moi maintenant.

Je retire l'objet de ma bouche et lui tends, lorsque mes doigts touchent les siens je frissonne sous ce contact et je le vois s'éloigner pour repasser derrière moi. Il fait alors légèrement descendre ma culotte, juste assez pour que mon anneau de chaire soit dévoilé. Puis un liquide froid glisse sur moi et je sursaute avant de lui dire.

- C'est froid. Qu'est-ce que c'est Professeur ?

- C'est du lubrifiant. C'est juste pour que les boules rentrent plus facilement. Comme ça.

Et il joint l'acte à la parole en enfonçant, une à une les perles. Je n'avais jamais essayer ce genre de jouet avant et j'avoue que ce n'est pas pour me déplaire, à chaque fois qu'il en entre une, je la sens frotter un peu plus loin à l'intérieur de moi et quand la dernière est en place, j'ai l'impression de sentir les boules caresser ma prostate et je gémis un peu plus fort en m'accrochant au dossier de la chaise.

- Tu vois, une fois qu'il est en place, tu peux soit le laisser comme ça et du coup à chaque mouvement, tu te contracteras autour des boules, soit les retirer, une à une ou plusieurs en même temps.

Quand la première boule sort, je m'accroche un peu plus et gémis plus fort. Sa main libre me caresse et agrippe une de mes fesses pendant qu'il continue sa démonstration. Il replace l'objet en totalité à l'intérieur de moi et le laisse ainsi avant de revenir face à moi.

- Tu te souviens que je t'ai dit qu'un objet pouvait avoir plusieurs types d'utilisations ?

- Oui Professeur.

- Alors montre-moi ce que tu as retenu sur ce chapelet Harry.

Il s'approche un peu plus de moi et son sexe se trouve juste à ma hauteur. Son odeur m'enivre et se diffuse en moi, me ramenant à cette fameuse nuit où pour la première fois sa flagrance s'est déposée sur ma langue. Je le regarde alors pour lui répondre que je le ferais avec plaisir et je reproduis les mêmes mouvements que ceux que j'ai effectués plus tôt sur les petites boules en plastiques. À chaque mouvement que j'effectue, je suis dévasté par une vague de sensations pendant que chacune des petites perles roule contre mes chairs. J'ai du mal à ne pas hurler sous l'effet de cette nouvelle source de plaisir mais je fais de mon mieux pour lui montrer que j'ai bien retenu la leçon. Après quelques minutes à le lécher et à l'avaler littéralement je lui demande comment je me débrouille.

- Est-ce que c'est bien Professeur ? Est-ce que ça vous fait du bien ?

Drago gémit de plus en plus, je peux voir à quel point il aime m'entendre lui parler de la sorte et quand il me répond, sa voix est plus rauque que tout à l'heure.

- Tu es un élève très doué Harry, vraiment très doué.

Alors je continue, m'applique toujours plus, jusqu'à ce qu'il me retienne par les cheveux et qu'il stoppe mes mouvements. Son souffle est court, et ses joues légèrement rouges, il prend une minute pour se calmer tout en me regardant dans les yeux et reprend son rôle de Professeur.

- Tu t'en sors vraiment très bien Harry alors continuons veux-tu ?

- Avec plaisir Professeur.

- Donc quel est le dernier objet sur la table ?

- Je ne sais pas, on dirait une corde. Est-ce que c'est ça Professeur ?

- C'est ça, on peut s'en servir pour ligoter son partenaire. Le but n'est pas de lui faire mal bien sûr mais plutôt de le priver de tout contrôle et ainsi l'autre peut faire tout ce qu'il veut sans être arrêté. Je vais te montrer pour que tu comprennes bien.

- D'accord Professeur.

Il me force à me lever et je tremble encore plus alors que les boules continuent de me torturer délicieusement. Nous faisons quelques pas, juste assez pour qu'il n'y ait plus rien autour de nous. Il me demande alors de me déshabiller et je m'exécute en laissant mes vêtements tomber sur le sol. Il a gardé la corde entre ses mains et il commence en m'attachant les mains dans le dos. Je ne connaissais pas cette pratique du coup j'ai un peu de mal à comprendre comment il s'y prend, mais il passe et repasse et quand après quelques minutes, je baisse les yeux, je constate que l'enchevêtrement me couvre quasiment en totalité. Je ne suis pas vraiment à l'aise comme ça et je crois qu'il doit le remarquer car il me dit.

- Ne t'en fais, rappelle-toi que ce n'est qu'un jeu et au cas où tu peux toujours prononcer le mot magique. Je vais juste te suspendre. Tu ne pourras pas bouger mais moi je pourrais faire tout ce que je veux et tu n'auras plus qu'à subir ce que je désire, et tu n'auras pas mal, même pas une marque, en tout cas pas avec la corde. Alors je peux continuer ou tu préfères arrêter ?

- Je suis là pour apprendre Professeur. Continuez je vous en prie.

Il se rapproche rapidement de moi et avant de continuer, me glisse à l'oreille « t'imagines même pas comme tu peux m'exciter comme ça ». Je ne lui réponds pas, de toute façon mon corps me trahit et je le laisse continuer jusqu'à ce que je me retrouve en position horizontal au-dessus du sol, les mains dans le dos et les jambes écartées et repliées. Je suis totalement offert et dès que ses mains passent sur mon corps pour suivre les différentes lignes que représente le cordage, je tremble légèrement. Il passe entre mes jambes et retire doucement les boules une à une avant de les replacer. Cette fois-ci, je ne me retiens pas et crie un peu plus fort alors que les boules frottent le long de ma prostate. Mon corps suspendu se balance alors que j'essaye de bouger les hanches et en voyant ça Drago claque mes fesses en m'ordonnant de ne plus bouger. Après m'avoir torturé pendant de longues minutes, il enfonce l'objet d'un coup plus sec et se glisse sous moi avant de commencer à lécher mon torse. Je sais que je ne dois pas bouger mais à chaque passage, j'ai l'impression que sa langue me brûle et je n'ai qu'une envie la sentir sur tout le reste de mon corps, mais je ne peux rien faire d'autre que d'attendre son bon vouloir en gémissant de plus en plus fort. Il passe sur la totalité de mon torse et se dirige petit-à-petit vers le bas de mon ventre. Son souffle me caresse et il passe volontairement autour de mon sexe sans y toucher, j'ai envie de lui hurler de me prendre en bouche, de lui crier que je veux sentir ses lèvres sur mon membre mais je ne fais rien et finis par me mordre légèrement pour me retenir et m'empêcher de trop me lâcher. Il finit par repasser entre mes jambes et retire complètement les boules avant de me faire suffisamment descendre pour qu'il puisse remplacer l'objet par son sexe. Un grognement rauque retentit lorsqu'il s'enfonce en totalité et je lui réponds en criant mon plaisir. Dès qu'il ondule derrière moi, j'oublie tous mes doutes, je le sens enfin me remplir, me combler comme j'en ai rêvé depuis de longs jours. Puis il heurte enfin cette zone qui me fait atteindre des sommets. J'ai l'impression que mon sexe va exploser, il ne m'a pas touché depuis le début, pas une seule fois. J'ai mal tellement j'ai besoin d'un contact, un seul juste pour pouvoir enfin jouir et être libéré.

- T'es tellement étroit et serré Harry. T'as envie de jouir n'est-ce pas ? Je te sens te contracter autour de moi.

- Oui Professeur, j'en ai tellement envie.

Au moment où sa main se referme sur ma verge, je jouis entre ses doigts en une fraction de secondes. C'est presque aussi douloureux que la frustration que j'ai pu ressentir pendant toute la durée de notre ébat. L'orgasme est foudroyant, mon corps est parcouru de soubresauts et il finit par jouir en moi après à peine une minute. Il reprend son souffle avant de me faire redescendre et de dénouer mes liens. Au moment où j'essaye de me relever, il introduit les boules en moi et retient ainsi sa semence à l'intérieur de mon corps. Les boules m'ont pénétrées d'un coup et c'est en tremblant que je me retrouve à quatre pattes sur le sol incapable de me mettre debout. Il se place à genoux et prend mon visage en main pour me forcer à le regarder. Je laisse mon regard se noyer dans le sien et une nouvelle fois je me perds dans cette intensité, dans ce déchaînement d'émotions, dans le gris tempétueux de ses yeux. C'est à peine si je réalise qu'il s'approche un peu plus de moi jusqu'à ce que ses lèvres rencontrent les miennes et que le peu de calme que je venais de retrouver s'envole au contact de sa langue caressant la mienne, je m'accroche à lui, m'agrippe de toutes mes forces tout en sachant pertinemment que plus ce baiser dure et plus j'ai à nouveau envie de lui.

- Si on passait à la deuxième partie du cours, t'en penses quoi Harry ?

- Avec plaisir Professeur, j'ai hâte de découvrir la suite du cours.

Il me tend la petite culotte que je portais sous mon déguisement de collégienne et je la passe lentement alors que les boules frottent les parois de mon corps, puis je retourne face au tableau. Je dois aller doucement pour ne pas succomber au plaisir qui continue de monter en moi petit-à-petit. Assis sur la chaise face à moi, Drago ne s'est pas rhabillé, il me regarde avec envie avant de reprendre son rôle de Professeur.

- Tu vas me faire un résumé de la leçon du jour. Sur le tableau je veux que tu m'écrives l'utilisation de chaque objet qu'on a vu ensemble ce soir.

- Bien Professeur.

Je prends la craie et commence écrire sur le tableau les différents objets qu'on a utilisé ce soir. Il ne lui faut que quelques minutes pour se glisser derrière moi et que je sente les lanières du fouet caresser mon dos en descendant jusqu'à mes fesses. Il est si près de moi que je peux sentir la chaleur de son corps, la douceur de son souffle sur ma peau, son sexe à nouveau éveillé frotter contre le tissu de mon sous-vêtement. Je gémis légèrement et en réponse les lanières fouettent le haut de mes cuisses. J'essaye de rester le plus concentré possible, mais je perds pied quand il colle son sexe contre mes fesses et que sa langue vient se poser sur mon cou, rapidement rejointe par ses lèvres qui dévorent littéralement chaque parcelle offerte. Plus j'essaye d'écrire et moins j'y arrive et quand ses hanches se mettent à mimer l'acte, je pose mes mains sur le tableau pour réussir à rester debout. Aussitôt le fouet claque plus fort cette fois mais sur le tableau et je reprends ma séance d'écriture du mieux que je le peux, avant que le manche de l'objet se glisse entre mes cuisses et vienne titiller mes bourses à travers le tissu. Ma respiration est laborieuse, hachée et je me cambre un peu plus pour accentuer ce toucher. Sa main glisse alors dans ma culotte et il retire les boules une à une, je ne suis pas sûr de savoir à quel moment j'ai réduit la craie en poussière, mais je ne suis plus en mesure d'écrire et Drago se fait un plaisir de me le rappeler.

- Hé bien Harry. Tu veux vraiment être puni pour ne pas écouter ton professeur ?

- Je suis désolé Professeur, je ne fais vraiment que des bêtises, heureusement que vous êtes là pour moi Professeur, vous êtes tellement bon avec moi.

- L'apprentissage de la discipline est important Harry et même si tu es un élève fort doué pour les travaux pratiques, en ce qui concerne l'obéissance, tu as encore du travail.

- Je sais Professeur, je crois que je vais avoir besoin de beaucoup d'autres cours avec vous Professeur, vraiment beaucoup d'autres cours.

- Je suis bien d'accord Harry. Pour le moment je vais m'occuper de te rappeler quelques petits points essentiels quand on est face à un Professeur.

- Bien Professeur.

Il s'installe sur la chaise et me demande de venir m'allonger sur ses genoux. Je m'exécute et au passage en profite pour laisser mon corps frotter contre son sexe fièrement dressé. Il gémit légèrement mais se reprend rapidement et fouet en main, me donne une délicieuse leçon. Les lanières heurtent parfois ma peau mais me caressent également, passant entre mes cuisses et le long de mon dos avant de me fouetter à nouveau et de réitérer les même mouvements de longues minutes.

- Quand ton Professeur te demande de faire un exercice au tableau, tu dois obéir Harry. Sinon tu vois ce que tu m'obliges à faire ?

- Oui Professeur, je vais travailler plus dur pour vous satisfaire.

- Je me demande si tu as bien compris ou si je ne devrais pas m'en assurer en continuant encore un peu.

Pendant toute la séance, mon membre frotte le long de ses cuisses, je n'ai pas envie qu'il arrête et en même temps j'en désire d'avantage. Bien sûr je ne peux pas lui dire mais en revanche, je peux comme lui continuer à jouer.

- Je vous en prie Professeur j'ai bien compris, c'est promis et si vous voulez pour vous le prouver, je peux vous montrer à quel point j'ai bien compris notre cours en vous montrant comment on utilise tous les objets que nous avons vu.

- C'est vrai ? Tu penses que tu peux faire une sorte d'interrogation ?

- Bien sûr, vous êtes un merveilleux Professeur, et vous m'avez tellement bien expliqué que je suis sûr de pouvoir réussir.

- Très bien, dans ce cas montre-moi.

Je glisse lentement de ses cuisses et retire les boules encore enfoncées en moi. Je dépose alors sur le sol les différents objets et m'installe à genoux en le regardant droit dans les yeux. Je commence par prendre le fouet que je passe d'abord sur mon torse avant d'en saisir le manche et de laisser ma langue courir dessus. Je n'approfondis pas plus ce contact et rapidement, je le fais glisser entre mes cuisses avant de le faire remonter le long de mes fesses. Conscient qu'il ne peut pas admirer tout le spectacle, je me tourne légèrement pour être de profil et ainsi pour qu'il puisse voir la totalité de ce que je fais. Mon sexe dépasse de ma culotte et j'en profite pour faire doucement claquer les lanières dessus. J'y vais vraiment en douceur, le but n'étant absolument pas de me faire mal mais au contraire d'accentuer ce plaisir que je découvre un peu plus ce soir et Drago suit chacun de mes mouvements, laisse sa langue passer langoureusement sur ses lèvres et je dois me faire violence pour ne pas me jeter dessus et l'embrasser à pleine bouche. Mais je continue, pour mon propre bien, pour obtenir cette récompense quand il me pénétrera, alors je frotte le manche un peu plus contre mon intimité, reproduit ses mouvements quand il l'a légèrement fait entrer en moi et le retire presque aussitôt avant de le passer sur ma verge. Je recommence, encore et encore si bien que mes hanches commencent à se mouvoir d'elles-mêmes et c'est à ce moment que je décide de passer au deuxième objet.

Je dépose alors le fouet et prend le chapelet de boules en main, je le fais tourner entre mes doigts, le passe sur mes lèvres avant de le lécher et de le caresser de ma langue. Je finis par l'englober, par le faire coulisser dans ma bouche alors qu'il se met à se caresser sous mes yeux. Je me sens jaloux, j'aimerais être cette main sur son sexe, mais je ne peux pas et continue encore quelques minutes avant de retirer l'objet de mes lèvres pour le positionner à l'intérieur de ma petite culotte et l'enfoncer petit-à-petit en moi. Je laisse filtrer quelques sons et finis par avancer légèrement juste pour arriver à sa hauteur. Il comprend ce que je veux et retire sa main que je remplace rapidement par mes lèvres pour son plus grand plaisir au vu des gémissements qu'il pousse. Je le dévore pour lui montrer à quel point j'en ai envie, je l'englobe et laisse ma langue le caresser, s'enrouler sur cette colonne de chair jusqu'à ce que d'une main, je retire une à une les boules avant de les replacer. Je me déhanche et harmonise mes mouvements avec ceux de ma bouche. Ses mains agrippent mes cheveux alors qu'il soulève son bassin pour s'enfoncer un peu plus au fond de ma gorge puis me relâche et c'est le moment que je choisis pour stopper mes mouvements et pour retirer le chapelet non sans accentuer un peu plus le gémissement que je pousse.

Je dépose alors l'objet au sol et lui tend la main pour le guider jusqu'à cette zone un peu plus vide que nous avons déjà utilisée tout à l'heure. Je prends sa baguette située à proximité et après une formule, je me retrouve suspendu, assis dans le vide, les mains dans le dos alors que mes cuisses sont largement ouvertes et que mon sexe est ainsi offert. La baguette retombe au sol et Drago s'avance, se place entre mes cuisses et m'embrasse fougueusement avant de me pénétrer d'un coup. Cette fois je peux clairement voir qu'il a du mal à se contrôler, il me mord la lèvre, me fait légèrement saigner même et se déhanche sauvagement tout en me griffant par moment. Lorsqu'il quitte mes lèvres, il passe sur mon cou et me mord brusquement avant de saisir mon sexe en main et d'y appliquer les même mouvements que ceux de ses hanches. Je l'appelle entre deux gémissements, hurle quand il heurte ma prostate, quand je succombe et jouis dans sa main, il ne lui faut pas longtemps pour se répandre en moi et puis il reste ainsi, en moi, presque couché sur mon corps suspendu et il m'embrasse durant de longues minutes avant de me détacher et de me déposer sur le sol. Je reste alors ainsi, allongé à essayer de me remettre doucement alors qu'il me couvre de son corps. Nous restons dans cette position de longues minutes sans parler, c'est étrange car comme la dernière fois, lorsque nous jouons je le vois comme un partenaire mais à chaque fois que ça s'arrête, je me demande comment je dois réagir, comment je dois me comporter et surtout comment lui va être avec moi. Seulement là encore je n'ai pas vraiment le temps d'y penser, il faut dire qu'il sait exactement comment enflammer mon corps et alors qu'une de ses mains glisse sur mon torse, il me susurre à l'oreille.

- On a bien dit qu'on avait toute la nuit ?

- Toute la nuit en effet.

Et nos lèvres se joignent, nos langues s'enroulent et je passe le reste de la nuit à lui obéir et à contenter le moindre de ses désirs pour mon plus grand plaisir. De longues heures plus tard, il finit par s'endormir alors que moi, je lutte pour garder les yeux ouverts. Je l'observe ainsi, complètement détendu, sa beauté continue de m'éblouir et je me laisse aller à caresser son visage du bout des doigts en espérant qu'il ne se réveille pas. Je suspends mon geste au moment où je l'entends prononcer mon prénom, puis continue en réalisant qu'il est toujours en train de dormir. Je finis par me relever et m'habiller, encore une fois je laisse un mot à côté de lui et repars sur la pointe des pieds. Je file dans ma chambre et passe la majeure partie de mon dimanche à dormir et à pester contre les différentes marques qui ornent mon cou et mon corps. Je ne pourrais pas toutes les dissimuler lundi et j'aurai encore plus de mal à trouver une excuse valable pour les justifier. Je ne sors de ma chambre qu'en fin de journée pour aller manger et quand je croise Drago avant d'entrer dans la grande salle, il me sourit d'une manière suggestive et frôle ma main avant de disparaître dans un couloir. Je reste étrangement surpris par ce geste, la dernière fois, il n'avait fait que m'insulter comme à chaque fois et là rien du tout. Étant bien trop crevé pour y réfléchir d'avantage, je prends un rapide dîner et au moment de sortir pour retrouver mon lit, Dean vient me voir un sourire aux lèvres.

- Qu'est-ce que tu veux Dean ?

- Je me disais que bien que tu as l'air fatigué, tu sembles aller bien. Je dirais même qu'il y a un petit truc dans ton regard, tu sais comme si quelque chose avait changé.

- Je vois pas du tout de quoi tu parles.

- Ah ouais, un peu comme les marques que tu essayes de cacher avec un pauvre col roulé. Tu réalises que demain ça va être compliqué de les dissimuler avec le col d'une chemise ?

- Quelle perspicacité, si t'étais pas là, autant te dire que je suis pas sûr que j'aurai réalisé par moi-même que j'avais un problème.

- Et je suppose que le responsable de ces marques et un jeune Serpentard blond, extrêmement bien foutu bien que possédant un caractère à la con.

- Et même si c'était le cas ?

- Hé bien ceci expliquerait probablement pourquoi le blond en question a viré ceux qui s'approchent de lui ainsi que son petit copain du moment qui bien entendu a versé toute les larmes de son corps.

- Il avait un petit copain ? Pourquoi tu me l'as pas dit ?

- Parce que Drago a très souvent des petits copains et que quand il les largue ça finit toujours pareil. Et puis soyons franc j'ai pas l'impression que c'est le genre de questions qui t'as traversé l'esprit.

- Bah justement t'aurais peut-être dû me le dire, maintenant je vais me sentir coupable.

- Tu le prends comme tu veux mais au cas où, il n'a vu personne depuis une semaine, soit depuis la soirée que vous avez passé ensemble, ou du moins la première. Et il a largué son mec le dimanche matin, donc juste après.

- Et ?

- Rien, je voulais juste te le dire c'est tout.

- Ouais bah moi je vais aller me coucher en essayant de trouver une solution pour cacher ces putains de marques.

- Tu sais qu'il n'en laisse jamais en général. T'es pas le premier à passer dans son lit et j'ai jamais vu un mec ou une nana d'ailleurs en ressortir avec autant de marques. Mais bon moi je dis ça, je dis rien. Bonne nuit Harry.

Il me laisse seul à méditer sur ces mots. Qu'est-ce qu'il a bien pu vouloir dire par là ? Et puis niveau marques, il n'a encore rien vu, entre mon cou, les traces du fouet sur mes fesses et sur le haut de mes cuisses, pour le cou on pourrait faire un jeu de piste en les reliant toutes entre elles. Je peste un peu plus contre cet abruti de blond qui doit croire qu'il peut tout faire sans qu'il n'y ait aucune répercussion et file me coucher.

à suivre...