Harry dans le Lagon Noir.

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Chapitre 2 : La liste.

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Vernon Dursley avait une manie de vouloir à tout prix que Harry le remercie pour tout. Il fallait que Harry le remercie pour le placard sous l'escalier parce que c'était un toit que Harry pouvait avoir au-dessus de la tête. Il devait le remercier pour les bouts de pain rassi qu'il lui donnait parce que c'était de la nourriture qu'il pouvait manger. Il devait aussi le remercier pour les passages à tabac parce que c'était du temps que Vernon prenait pour s'occuper de Harry, pour ne penser qu'à lui. Il devait également le remercier pour lui avoir dit la vérité sur ses parents et sur sa place dans le monde, que son père avait été un alcoolique bon à rien et sa mère une prostituée droguée et que personne, pas même ses parents, ne l'avait jamais aimé, ne l'aimait et ne l'aimerait jamais, qu'il était le résultat de la dégénérescence de ce monde, qu'il en était une partie intégrante.

Et bien sur, Harry devait remercier Vernon à chaque fois qu'il l'utilisait plutôt que Pétunia pour étancher sa soif de plaisirs charnels ainsi que chacun des clients, comme il disait, qui venait juste pour voir Harry. Vernon disait qu'il devait s'estimer heureux d'être tenu en si haute estime par ces hommes et ces femmes. Et c'est ce que Harry avait fait, il les avait remerciés, à la façon que Vernon avait voulu, il les avait laissé faire ce qu'ils voulaient, il avait laissé Vernon l'utiliser, le vendre, le frapper.

Et puis, enfin, Harry avait pu le remercier à sa façon. Comme il allait le faire avec l'homme qui l'amenait dans sa chambre d'hôtel avec un sourire aussi tordu que d'habitude. Monsieur Prentice était un client occasionnel, un commercial faisant des allers-retours entre Hambourg et Londres pour son travail. Vernon l'avait rencontré dans le cadre de son travail à la Grunnings.

Pour Harry, Prentice était l'un des clients les plus difficiles à satisfaire, Prentice avait voulu une fille, mais Vernon n'avait qu'un seul enfant à proposer à son associé. Mais Pétunia, ayant hâte de pouvoir se payer un nouveau sèche-linge qui venait de sortir avait révélé que certains utilisateurs de la magie pouvaient changer complètement leur corps, que c'était sa sœur qui lui avait dit. Harry avait été choqué par sa mention de la 'magie'. Que voulait-elle dire par ça ?

Mais Vernon était très vite arrivé et avait forcé Harry à essayer de changer de sexe. Bien sur, à l'époque, Harry n'avait aucune envie de devenir une fille pour jouer à la poupée et être faible. Il avait vu les filles des rues, elles étaient peu nombreuses et ne faisaient pas long feu, sauf celles qui ressemblaient le plus à des garçons dans leurs manières et apparences. Mais Vernon savait se montrer persuasif, apparemment Smeltings ne lui avait pas appris grand chose académiquement, mais pour ce qui était des châtiments corporels en tout genre, l'institution avait été redoutablement efficace.

Il n'avait fallu qu'une semaine à Harry pour découvrir comment changer de sexe et d'apparence. Deux jours plus tard, Prentice était son premier client en temps qu'Arya, petite fille de l'est que Vernon avait trouvé dans un voyage d'affaires en Roumanie. La petite histoire était une nécessité pour augmenter le plaisir du client en faisant appel à son sadisme naturel, avait dit Vernon à Pétunia.

Prentice n'était pas le seul ancien client de Vernon que Harry était allé voir … il avait fait une liste, tout au long de ses années à être honoré par ces hommes et parfois, ces femmes, il avait fait un liste. Une liste très longue d'ailleurs, recensant toutes les personnes qui avaient contacté Vernon et 'honoré' Harry ou Arya. Cette liste de personnes à remercier était moins longue maintenant bien sur, la nécessité d'amener Black Lagoon à Amsterdam l'avait forcé à remercier rapidement les premiers de la liste dans les zones qu'il fallait.

_ J'ai été très triste d'apprendre la mort de Vernon, c'était un bon associé, déclara Prentice avec une compassion tellement feinte que Harry, sous sa forme d'Arya, se demandait s'il ne faisait pas exprès de sembler plus lubrique que vraiment compatissant.

_ Je suis rentré un jour après avoir fait les courses et je les ai trouvé morts, c'était horrible, je me suis enfuie et j'ai pensé à vous M. Prentice, vous avez toujours été si gentil avec moi, mentit Arya en s'installant sur le lit de Prentice, les jambes repliées sous ses genoux, laissant apparaître le haut de ses collants épais et sa petite culotte rose habituellement cachée par la jupe qu'elle portait.

_ Je suis vraiment désolé que tu aies du voir ça, tu es sûre que ça va aller, tu peux rester ici pour la nuit tu sais, proposa un Prentice un peu empressé. Arya lui fit un sourire angélique avant de s'approcher de l'homme qui venait de s'étendre sur le lit après avoir enlevé ses chaussures et ses chaussettes, elle remonta lentement jusqu'à son visage, mettant ses mains sur son entrejambe qui semblait sur le point de faire sauter la fermeture éclair de son jean et s'apprêta à l'embrasser quand Prentice sentit un objet métallique froid pointé sur sa tempe.

_ Vous êtes tous le même genre de pervers dominés par leurs pulsions, c'en est impressionnant, dit d'une voix soudainement masculine même si toujours enfantine la merveilleuse petite fille qu'il avait pu posséder à maintes reprises durant ces dernières années.

_ Qu'est-ce que … qui es-tu ? Demanda Prentice, les yeux écarquillés devant le jeune garçon qui se tenait en lieu et place de son Arya. Les traits de la jeune fille s'étaient aiguisés, son visage avait pris un air plus angulaire, ses sourcils étaient un peu plus épais. Prentice descendit le regard et vit que la poitrine naissante avait disparue, le petit haut de corps d'Arya ne laissant plus apparaître les deux petites protubérances qu'il avait apprécié tordre dès qu'elles étaient apparues.

_ Je suis Arya, pov'type, répondit Harry en se relevant après avoir menotté Prentice au lit. T'as jamais vu quelqu'un changer de sexe ? Envoya Harry en mettant sa main sur la porte de la chambre d'hôtel. Il y eut un éclair lumineux, une nappe bleue qui recouvrit progressivement tous les murs, plafonds, sols et fenêtres de la suite et puis plus rien, mais Prentice eut soudainement des sueurs froides quand il vit Arya le garçon s'avancer vers lui, le regardant avec ces yeux verts qu'il avait adoré quand ils reflétaient la terreur et la douleur intense qu'il infligeait à la petite fille. Maintenant, ils étaient brillants de férocité, ne révélant que l'excitation de … du garçon alors qu'il pointait un pistolet en direction de Robert Prentice, 43 ans, père de famille et complètement terrorisé par l'enfant qu'il avait dominé avec joie pendant plus de 4 ans.

_ C-c'est impossible ! Hurla Prentice.

_ Oh si, et maintenant, on ne va pas être dérangés, contra Harry. Personne ne peut plus nous entendre en dehors de cette chambre. Je m'appelle Harry Potter, se présenta-t-il avec un sourire béat. Et aujourd'hui, je vais vous remercier de m'avoir honoré de votre présence, Monsieur Prentice, durant toutes ces années, annonça-t-il.

_ Non … chuchota un Prentice pâle comme un linge. Non ! Oh non ! Non ! NON ! Se mit à hurler Prentice, les larmes aux yeux, en se débattant de plus en plus fort, des marques rouges apparaissant sur son bras gauche menotté, du sang commençant même à s'écouler le long des menottes alors qu'il essayait désespérément d'attraper Harry avec son bras droit.

PAN ! Le coup de pistolet fut assourdissant pour Prentice. Mais la douleur aiguë transperça ce qu'il restait de son bras à ce moment-là, la balle de 9 mm Parabellum ayant réduit son poignet droit en charpie.

_ Comment appréciez-vous vos remerciements ? Demanda Harry dans la voix d'Arya. Il était devenu un pro en transformation avec les années. Le plomb est-il à votre goût ? Voudriez-vous un autre service ?

PAN ! Prentice vit son gros orteil gauche voler dans les airs avec un regard stupéfié.

_ Je vais vous remercier durant toute la nuit, informa Harry avec un sourire carnassier. Ça me rappelle des souvenirs, quand vous me disiez que je ne pourrais plus marcher droit pendant une semaine quand vous en auriez fini avec moi, s'amusa Harry avant que son visage ne se lisse, devenant dur et froid comme la banquise. Profitez, car après, vous n'aurez que l'emprise gelée de la mort à ressentir et les flammes de l'Enfer à contempler, prononça-t-il d'un ton assassin avant de se mettre à cribler méthodiquement l'homme de balles en riant aux éclats. Pétunia avait vraiment raison, la politesse était une des meilleures inventions des hommes.

Le lendemain, Harry avait été à la terrasse du bar en face de l'hôtel dans lequel il avait pu rayé M. Prentice de sa liste. La femme de ménage avait trouvé le cadavre au petit matin, elle avait crié, comme Harry s'y était attendu. Le personnel de l'hôtel s'était alarmé, un des managers avait fait le déplacement et ils avaient alerté la police. Harry avait alors regardé avec un petit sourire les véhicules de la police allemande défiler, avec pompiers, aide psychologique et médias en tout genre. Quand le serveur lui avait demandé pourquoi il souriait ainsi, il avait dit qu'il voulait être policier plus tard pour pouvoir utiliser les pimpons et sonner la sirène, le serveur avait souri et lui avait conseillé de rentrer à l'intérieur, que quelque chose de mal s'était passé en face. A l'intérieur, Harry avait regardé la télé pendant un petit moment, ils parlaient de Prentice, le ressortissant anglais en voyage d'affaires qui avait été retrouvé criblé de balles menotté à son lit, la moindre possession de valeur de l'homme ayant disparue de ses bagages.

Harry quitta finalement le bar avec une sucette offerte par le barman qui lui fit un sourire bienveillant quand il quitta son établissement. Il devait commencer à se renseigner sur sa cible prochaine, Madame Bowfaith. Selon les documents que son oncle avait bien gentiment réuni dans une grosse malle sous son lit à Privet Drive, que Harry avait évidemment récupéré. Bowfaith était une vieille délurée qui avait perdu un peu trop de neurones dans ses années hippies. Elle vivait dans une maison éloignée de toute civilisation dans le fin fond du Thuringe avec plusieurs esclaves que Vernon avait particulièrement apprécié. Harry n'était jamais allé à cette maison, Bowfaith préférant toujours le rencontrer avec plusieurs de ses esclaves dans des chambres d'hôtels luxueuses. Bowfaith n'était pas particulièrement violente mais elle aimait le pouvoir et cherchait juste à diriger les autres, elle ordonnait donc à ses esclaves de faire ce qu'elle voulait … et quelle cerveau étrange et dégoûtant elle avait pour avoir ce genre d'idées.

Un peu plus tard dans la soirée, Harry devait résoudre son manque d'informations sur l'état de la maintenant ancienne République Démocratique Allemande où il devrait aller pour rendre une petite visite d'agrément à Bowfaith. D'après ce qu'il avait pu lire pendant ses visites dans les bibliothèques, seuls endroits chauffés et ouverts en hiver et qu'il avait fréquenté de manière accrue avec les années, il semblait que, même si l'ancien rideau de fer tombait de partout, et même si tout était chamboulé, il aurait besoin de planifier un minimum son voyage aux alentours de Weimar. C'est pour ça qu'il était dans un bar sentant mauvais, serré entre deux allées puant la pisse. Il avait repéré un gars parlant une langue semblable au polonais qu'il avait appris d'une fille à Londres. Il passa aux toilettes et se changea en une femme ressemblant aux filles qu'on voyait dans les magazines déconseillés aux mineurs … techniquement. Il sortit des toilettes et alla au comptoir, ignorant les regards. Il s'était habillé dans une petite jupe très courte et un haut révélant plus qu'il ne cachait, sans soutien-gorge. Il vit que l'homme qu'il avait remarqué, un peu plus loin sur le comptoir mais sans la moindre personne entre eux, le regardait d'un œil lubrique … tous les mêmes hein …

_ Alors ma jolie, on a envie de passer une nuit d'enfer, vint le premier de la série qu'attendait Harry dans un allemand à moitié mâchonné. Harry ne parlait pas l'allemand … il plongea alors ses yeux dans ceux du gars qui venait de l'aborder sur sa gauche. Il se mit alors à passer en revue les souvenirs de l'homme, l'enfance, inutile, l'adolescence, étrange et hideuse, le reste … plat et sans valeur. L'homme s'était affalé sur le comptoir dans les cinq secondes qu'il avait fallu à Harry pour voir le moindre recoin du cerveau de cet abruti, il n'était pas prêt de ramener une femme bourrée chez lui encore une fois.

_ Putain de raclure de merde … lâcha Harry en polonais. Il avait bien évidemment un répertoire de jurons dans la langue qui était assez étendu, comme dans chaque langue qu'il avait pu apprendre dans les quartiers désaffectés où il avait traîné quand Pétunia ne le voulait pas à souiller sa maison.

_ Quel regard effrayant, si ça l'a réduit à se ridiculiser de la sorte, intervint alors le polonais qui l'intéressait.

_ Il avait l'air d'avoir déjà bien abusé de la bouteille pour croire qu'il pouvait aborder quelqu'un comme moi, répondit Harry d'un ton arrogant alors qu'il sentait maintenant le canon d'un pistolet contre sa hanche. J'espère que c'est votre arme que je sens là, nargua-t-il d'une voix suave.

_ C'est mon arme, mais tu sentiras bientôt plus que ça, ma chérie, lança l'homme en la dirigeant maintenant vers la sortie.

_ C'est comme ça que tu séduis toutes les filles qui croisent ta route ? Ou tu es simplement impotent et tu te sers de ton arme comme de ta baguette magique, railla Harry en mettant un coup de coude dans le visage de son assaillant avant de prendre son arme et de lui tirer dans la rotule avec le Fabryka. Il plongea ses yeux dans l'esprit de l'autre. Comme pour le premier, il ne fit preuve d'aucune finesse, la force brute servait toujours mieux ses intérêts. Il passa en revue les souvenirs, payant une attention toute particulière à ceux qui étaient de son temps de l'autre côté, à l'Est. L'homme avait été un indic' pour la Stasi et ne s'était pas fait beaucoup d'amis apparemment, raison de sa fuite vers l'ouest et vers les groupes communistes anarchistes de RFA. Quelques secondes plus tard, Harry revint à lui avec un bon mal de tête, son assaillant était prostré contre le mur de la ruelle, les yeux vitreux et de l'écume aux lèvres. Il entendait les cris déjà de l'entrée du bar, les clients ayant sûrement entendus les coups de feu … Il tira une nouvelle fois sur le déchet humain, terminant sa pathétique vie, il pourra dire qu'il a été envoyé en enfer par la plus sexy des femmes qu'il ait jamais vu.

_ Hé ! Pose cette arme, ma petite ! Conseilla un homme à l'autre bout de la ruelle avec un sourire malsain en tenant dans les mains une arme qui fit saliver Harry.

Une rafale du cœur à la tête, l'homme, qui était déjà en train de penser à la nuit qu'il allait pouvoir passer avec quelqu'un, s'effondra sans qu'on puisse l'entendre tomber dans le tumulte des sirènes et des cris. L'arme qu'il avait prélevé sur son ami polonais était vraiment trop bruyante, pensa Harry en lâchant le pistolet-mitrailleur avant de ramasser le fusil à canon scié que son deuxième assaillant avait avec lui.

_ Il me faut une voiture, songea Harry à voix haute en se changeant tout en marchant. Il jeta les vêtements bons pour les prostituées et continua dans le dédale de ruelles jusqu'à la première grande avenue. Le crochetage de serrure pour voler la voiture n'était pas vraiment dur, ce fut quand il dut démarrer la voiture que la situation se corsa … il ne l'avait vu qu'une seule fois et il était à l'arrière en train de tirer sur Scotland Yard à ce moment-là. Finalement, après quelques minutes à se brûler les doigts et à graduellement s'énerver de plus en plus, la voiture démarra, une vieille Coccinelle passe-partout orange qui ne manquait pas de carburant, parfait.

Le voyage jusqu'au Thuringe se fit sans problèmes, Harry évitant les routes très fréquentées et prenant les anciennes voies d'accès des contrebandiers … si un camion pouvait passer, comme le disait les souvenirs de l'autre pervers, alors lui et sa Coccinelle seraient tranquilles. D'aucun aurait pu penser que Harry n'avait pas besoin de faire tout cela pour pénétrer en ex-R.D.A, le pays ayant été ouvert et bénéficiant enfin de la liberté de l'Ouest avec la réunification. Mais la fin de la Stasi ne voulait pas dire qu'un gars ayant l'air d'avoir tout juste l'âge de conduire, ne sachant pas parler allemand, avec plusieurs armes sur lui et seulement un passeport français qui disait qu'il avait 11 ans ne passerait pas inaperçu.

Il fallut quelques jours pour Harry pour se retrouver devant 'Schloss GelbKreuz', il avait fallu qu'il suive une servante de la Maîtresse Bowfaith, personne ne savait où était le château que cherchait Harry et où résidait en fin de compte la femme qu'il avait sur sa liste. Il avait ensuite grimpé la grille, sortant le pistolet que son oncle lui avait gentiment donné, et s'était introduit dans le parc assez lugubre du château. En cette soirée chaude de l'été continental, Harry était étonné de la fraîcheur de l'air, il aurait peut-être du prendre sa veste …

Il n'eut pas vraiment le temps de se poser plus de questions sur l'architecture assez originale du château en pierre noire quand quelqu'un se réceptionna gracieusement derrière lui, une épée prête à le sectionner en deux alors qu'il était devant les portes. En un éclair, son pistolet commençait à décharger sur la personne, l'obligeant à sauter en arrière, choquant Harry par la distance du saut et la vitesse de son agresseur et le forçant à lâcher le sac qu'il avait dans l'autre main. Le garçon faillit perdre alors de vue le blond au teint pâle fonçant sur lui tellement il était rapide et parvint à dévier le coup d'épée qui lui aurait trancher la jambe avec son pistolet qui vola en deux parties parfaitement découpées. Il sortit ce qu'il avait identifié comme étant un Lupara tout droit sorti du Parrain, et dévasta son adversaire, surpris par la dispersion de son arme. La chevrotine du calibre 16 arracha la moitié du torse de l'homme qui tomba en crachant des torrents de sang.

_ Que me veut un tel accueil ? Demanda Harry d'un ton assez indifférent alors qu'il balayait l'endroit du regard. Il reconnaissait celui qui venait de l'attaquer, Uwe, l'un des esclaves de Bowfaith, l'un des plus vicieux aussi. Il n'avait pourtant jamais été aussi rapide. Vous avez des problèmes de cambriolage ?

_ Fais le malin, je vais te dépecer vivant et me repaître de tes entrailles, Chasseur ! Cria Uwe en fonçant vers Harry qui écarquilla les yeux en voyant que le torse de l'autre se reformait comme s'il n'avait pas été déchiqueté par son tir. Harry bloqua l'épée d'Uwe avec difficulté grâce à son fusil et se baissa pour récupérer une autre arme de sa main gauche, cachée dans sa chaussette. Harry ne savait pas comment l'un des plus gros et lourd revolvers du monde pouvait tenir dans sa chaussette minuscule sans même la déformer mais ce n'était pas le moment de penser à tous les trucs bizarres qui pouvaient lui arriver. Il tira un coup de sa main gauche, réussissant à ne pas chanceler sous le recul de l'arme. Un trou de la taille d'une pomme apparut dans le bras droit d'Uwe, lui faisant lâcher son arme.

_ T'aimes mon nouveau jouet ? Flambant neuf, un abruti a tenté de me braquer avec, je l'ai pris pour cribler ta maîtresse de balles. J'ai hâte de pouvoir la voir après une transformation sponsorisé par mon Colt Anaconda, s'amusa Harry avant de tirer deux nouvelles balles qui firent reculer Uwe qui avait l'air de l'avoir reconnu.

_ Harry … Donc c'était bien toi, constata Uwe alors que ses blessures se soignaient au grand dam de Harry. Tu ne sais vraiment pas dans quoi tu t'embarques hein ?

_ Ça a un rapport avec le fait que mes balles soient sans effets et ta vitesse trop impressionnante pour être humaine ? Demanda Harry, en restant sur ses gardes, s'éloignant progressivement d'Uwe qui avait un sourire aux lèvres.

_ Harry Harry Harry … Je suis un vampire, comme tous les autres, et Madame Bowfaith est notre Maîtresse, révéla Uwe en montrant à Harry son bras droit parfaitement rétabli.

_ Un vampire … répéta Harry en paniquant intérieurement. 'Ne montre jamais ta faiblesse ! Ne laisse pas les autres sentir ta peur !' se rappela-t-il en restant de marbre devant la révélation. Le genre à mourir d'un pieu en bois dans le cœur ou le genre qui n'aime pas les crucifix ? Questionna-t-il.

_ Le genre qui va te maîtriser afin que tu puisses nous rejoindre en tant qu'esclave de notre Maîtresse, elle te convoite ardemment. Peut-être parce qu'elle était au courant pour ta capacité à changer de forme, conjectura Uwe avec un regard calculateur.

_ Ça ne m'intéresse vraiment pas, répliqua froidement Harry en sortant un détonateur de sa poche arrière et en l'actionnant, faisant sauter le sac qu'il avait à la main au début du combat. Donc t'es plutôt du genre à devoir être complètement transformé en pâté … je peux faire ça, lança Harry avant de sortir un petit paquet marron et de le placer sur les grandes portes gardant le château. Il s'éloigna en comptant jusqu'à 10 et le C4 explosa envoyant de gros morceaux de bois renforcé dans toutes les directions.


Auteur : Un chapitre plus dur à écrire que ce que je pensais. Outre les questions morales (le rating n'est pas là pour rien), j'ai eu le problème de bien vérifier tout ce qui a rapport aux armes à feu ^^ (anachronisme, effets etc...).

Ensuite, la réponse à la question par rapport à la magie et au monde sorcier. Par contre, il ne faut pas s'attendre à voir un Harry qui s'enrôle spontanément à Poudlard (même s'il va y aller).

Merci pour la lecture et les commentaires et bonne continuation à tous.