Note de l'auteur : Merci à isabellerickman, Karina.A, Victoria, Crysen Fall et Mary Malfoy Black! Bonne Lecture!


La Déchéance du Monde Sorcier


Drago Malefoy avait longtemps cru être dépourvu de sentiment.

Tous ceux que les gens s'employaient à appeler les « bons », comme le bonheur, l'amour ou d'autres conneries dans ce genre. Le jeune Serpentard était à des kilomètres de tout ça. Peut-être n'avait-il simplement jamais été heureux.

Ce qui l'avait poussé à s'éloigner de la lumière pour sombrer dans l'obscurité était tout d'abord cette haine indéniable du Monde que son père avait implanter dans son cerveau depuis son plus jeune âge. Quand Voldemort était revenu à l'âge de ses quatorze ans, le terrain était déjà prêt.

Ils croyaient en lui.

Le Lord l'avait choisi. Et il paraissait que c'était la meilleur chose au monde.

Son paternel lui avait souvent répéter que lorsqu'on gagne la confiance du Maître des Ténèbres, il faut être prêt a tout pour ne pas la perdre. A force d'avoir rabâché ça dans son esprit malléable d'adolescent des centaines de fois, Drago avait fini par y croire, lui aussi. Alors il a fait des choses peut-être inhumaines.

Il est énormément facile de manipuler un enfant. Il suffit de le travailler, lui faire voir une conception bien différente du « bien » et du « mal ». Ce qu'on lui avait dit, était que ces deux notions, pourtant fondamentales, n'existaient pas. Qu'il y avait seulement ceux qui s'emparaient du pouvoir et ceux qui étaient trop faible pour le faire.

Avec des notions comme celle là, pas étonnant qu'il ait tué sans regret beaucoup de personnes pour obtenir ce qu'il désirait. Et il n'hésiterait sûrement pas à le refaire. Après tout, ça faisait dix-sept ans maintenant qu'on lui avait inculqué ses valeurs. Il avait désormais La Marque. Cette Marque pour laquelle il s'était tant battu. Celle qui faisait la fierté de sa famille. Et qui devait probablement faire la sienne.

Celle pour laquelle il servait en ce moment même. Celle pour laquelle il hottait d'un simple coup de baguette la vie de ces gens qui semblaient à ses yeux si peu importants.

Les sortilèges impardonnables ne cessaient de défiler. Les jets de différentes couleurs jaillissaient et atteignaient la plus part du temps leurs cibles. Certains touchaient et le tuaient. D'autres blessaient très gravement. Le sang coulait sur le sol, et peignait le paysage de ce qui avait longtemps était sa maison.

Poudlard.

Le Vert et Argent ne pouvait pas dire que la cause pour laquelle il se battait était juste. Elle ne l'était pas et il le savait très bien. Mais il avait depuis longtemps perdu la notion de ce qui était juste et de ce qui ne l'était pas. Il faisait seulement ce qu'on attendait de lui.

Lorsqu'il n'avait pas été capable de tuer Dumbledore, il l'avais payé très cher. À ce moment là, il n'avait que seize ans. Et il éprouvait pour cet homme du respect. Ce qu'il ne ressentait pour son père ou Voldemort que par contrainte.

C'est pour cela que voler sa vie lui avait été impossible. Bien sûr, ça n'avait pas échapper au Lord qui l'avait cru trop faible pour faire parti de ses rangs. Il avait failli en ayant pas été capable de préserver la confiance que le Lord lui avait offerte.

Comme punition, il avait été enfermé dans les cachots et avait subi les Doloris de son père.

Pourtant, il avait eu une second chance. Une seule. Alors bien évidemment il l'avait saisi. Il était prêt à faire n'importe quoi pour se rattraper.

C'est alors qu'on lui a présenté une petite fille. C'était une Sang-de-Bourbe mais c'était une petite fille, bordel. Elle devait sûrement avoir neuf ans. Elle était humaine. Et elle lui ressemblait tellement...

C'était comme s'il avait eu devant lui cette putain d'Hermione Granger. La gamine avait les même cheveux qu'elle. Bruns, emmêlés et volumineux. Ses yeux marrons caramel avaient été larmoyant parce qu'elle avait eu peur.

Sa dernière chance.

Un coup de baguette, des yeux qui se ferment et un corps qui s'effondre. Voilà comment ça s'était passé. Une vie pour une autre. S'il ne l'avait pas tué, quelqu'un d'autre l'aurait fait à sa place.

Brusquement, un sortilège mortel le frôla de très près.

Drago sortit de ses rêveries. Il fallait qu'il se concentre sur le moment présent, s'il ne voulait pas se faire tuer. Il envoya des sorts, par-ci, par-là, achevant sans la moindre pitié tous ceux qui se trouvaient sur son passage ou dans son champ de vision.

Tuer ou être tué.

Voilà à quoi se résumait entièrement sa vie.

Soudain, il sentit son coeur loupé un battement. Il aurait préféré recevoir un doloris dans la cage thoracique plutôt que d'admettre la raison qui l'avait fait défaillir.

Hermione.

Elle était là. Devant lui. À quelque mètres seulement.

Cette stupide Sang-de-Bourbe le dévisageait alors qu'elle aurait du l'attaquer. Ou au moins le désarmer. Ça faisait des mois qu'il ne l'avait pas vu. Ses cheveux bruns indisciplinés étaient regroupés en une tresse sur le côté. Elle portait une veste en jean au dessus de son gilet violet...

Tue-la! Tue-la...Tue...

Lorsque ses yeux caramel s'ancrèrent aux siens, il fut légèrement perturbé et ne put entreprendre ce que son esprit lui criait. C'était comme si la scène autour d'eux se déroulait au ralentie et que la petite voix s'éteignait. Comme si plus rien n'avait d'importance si ce n'était elle.

Drago secoua la tête et se reprit rapidement, s'en voulant à lui même d'avoir été si faible pour avoir été déstabilisé:

-Expelliarmus.

La baguette de la Rouge et Or partit s'écraser bien loin derrière elle. Il vit la mâchoire de cette dernière se contracter tandis qu'il s'approchait d'elle d'une démarche féline. Comme un lion qui s'approche de sa proie. Assez ironique comme situation si on remarquait que c'était elle qui venait de Gryffondor.

-Toujours ce manque de coordination affreux, remarqua t-il. C'est ma beauté qui t'as perturbée, Granger?

-J'ai mis trop d'espoir à ce que tu ne meurs de modestie avant de me voir, répliqua t-elle sans ciller.

L'ampleur de son sang froid n'était pas étonnant. Il l'avait l'habitude de l'entendre répliquer avec calme. Elle avait toujours cette maîtrise d'elle même agaçante alors que sa baguette devait sûrement être entrain de jouer à cache cache avec les hautes herbes...

Tue-la! Tue-la...

Ses prunelles ne le lâchaient pas. Durant un cour instant, il eut l'impression de revoir la petite fille qu'il avait dû tuer devant ses yeux. La scène lui revint en mémoire et l'écoeura tellement qu'il renonça à lui faucher sa vie.

-Tire-toi, Sang-de-Bourbe, lui ordonna-t-il subitement.

Les sourcils de la Gryffondor se froncèrent.

Elle faisait ça lorsque Rogue prenait un malin plaisir à enlever des points à sa maison, lorsqu'elle était en colère, quand elle avait mal comprit quelque chose ou lorsqu'elle avait du mal à concocter une de ses potions - ce qui arrivait rarement, pour ne pas dire qu'une fois, au cours du Felix Felicis.

-Pardon? Répondit-elle, incrédule.

-Ne joue pas à la plus débile avec moi. Tu m'as très bien comprise, lâcha t-il avec une froideur incomparable. Rentre chez toi.

Elle le détailla, sans flancher.

-Et pourquoi partirais-je? Demanda t-elle, les poings sur les hanches.

-Parce que sinon je te tue.

Elle hésita un instant. Se demandant probablement s'il cherchait à la menacer ou la protéger mais elle dû se rappeler de toutes ses fois où il l'avait insulté, rabaissé et humilié en public car elle lui lança un dernier regard brûlant de haine et recula.

Elle jeta un regard désespéré à sa baguette.

-Je ne ferais pas ça si j'étais toi.

Comme il l'avait prémédité, elle tenta sa chance et sauta pour récupérer sa baguette mais au moment où elle s'apprêtait à la saisir, il cria:

-Accio baguette!

Celle-ci atterrit dans la main du blond dont les gris métallique étaient devenu moqueur. Ils échangèrent un regard qui eut le dont de pincer encore une fois le coeur de Drago et elle s'en alla.

Il la regarda s'éloigner avec un léger sourire car, avec un peu de chance, c'était peut-être la dernière fois qu'il la voyait.

••••

-Neville, qui est-ce dans les bras d'Hagrid? Demanda Ginny Weaslay d'une voix brisée par l'émotion. Neville, qui est-ce?

En réalité, elle ne voulait pas le savoir. Qui mieux que Ginny savait à qui appartenait ses cheveux noir de jais qu'elle avait trop souvent contempler, cet être qu'elle avait aimé?

Parce que tout le monde savait qui était dans les bras du Géant mais personne n'osait vraiment se l'avouer à lui même. C'était trop difficile de croire qu'il n'était plus parmi eux car si c'était vraiment le cas alors le Monde tel qu'ils l'avaient connu n'existerait plus.

-Harry Potter est mort! Clama haut et fort Lord Voldemort, satisfait.

Son annonce fut accompagnée des rires moqueur de ses partisans.

Ginny cria. Elle refusait. Non. ça ne pouvait pas être possible. Il ne l'aurait pas abandonner. Non. Il ne lui aurait jamais fait ça...

Toutes les personnes qui avaient aimé Harry, tous ceux qui avaient cru en lui se sentirent défaillirent. L'être qui avait fait naître une lueur d'espoir dans le monde Magique venait de s'éteindre. Que restait-il maintenant? De pauvres sorciers malheureux et condamnés. Des gens détruits par la perte trop douloureuse de ce jeune homme qui avait détenu une place trop grande dans leur coeur.

-L'heure est venue de vous prononcez. Venez vous joindre à nous ou mourez.

Drago, qui jusque là garder une parfaite maîtrise de lui sembla se distraire par un détaille insignifiant lorsqu'il posa les yeux sur Hermione. Son regard descendit lentement vers la main de celle-ci qu'elle avait glissé dans celle de Weaslay. La mâchoire du jeune Serpentard se contracta. Toute cette tendresse lui donner envie de vomir. Qu'est-ce qu'il aurait aimé à ce moment là faire en sorte que leur main ne se touchent plus. En tranchant la peau du Rouquin par exemple... Et puis, cette union était perverse. Ce n'est pas tant l'idée qu'Hermione puisse salir le Sang de Weaslay qui le gênait. Mais plutôt qu'elle salisse un Sang Pur.

-Drago, l'appela discrètement son père.

Le blond scruta un instant son père, ne saisissant pas ce qu'il désirait. Il était tellement en colère qu'un bourdonnement semblait résonner dans ses tympans, l'empêchant de saisir le moindre mot que son paternel lui disait. Puis il aperçut sa mère se qui eut dont de l'apaiser.

-Drago, viens, lui dit-elle calmement avec un sourire rassurant.

Alors le jeune homme avança vers sa destiné sans le moindre regret. Une deuxième couche de glace venait d'être appliqué sur son âme parce, même s'il n'en laissait rien paraître, quelque chose venait vraiment brisé à l'intérieur de lui. Malheureusement, il lui sembla que c'était les infimes parcelles de bontés qu'il n'avait jamais eu.

Hermione le regarda s'en allé en frissonnant. Il était parti. Cet affreux sentiment de solitude commença a s'insinuer lentement dans sa cage thoracique...

...comme un doloris qui venait de l'atteindre en plein coeur.


HEY!

Voilà le premier chapitre, j'espere qu'il vous a plu!

Eh, une p'tite Review?

(C'est gratos les amis, Profitez!)

Bisous,

SO-STRAW