Disclaimer : tout est à J.K Rowling.

Bêta : Archimède

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Réponse aux reviews.

Guest: Merci pour tes encouragements. J'espère que la suite te plaira.

Doubi: merci et je pense publier une à deux fois par semaine.

Lana NEMESIS: Merci et voici la suite.

Mane-jei: merci ça m'encourage plus que ce que tu crois

Delphine: Merci et j'espère que cette fin aussi te plaira.

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2. Action : Réaction.

Hermione avait toujours été une battante, une fille qui ne baissait pas les bras et qui avait réponse à tout. Elle méritait bien le surnom que lui avait attribué Rogue. Alors c'est la tête haute et en ébullition qu'elle sortit du bureau du directeur. Elle avait encore un peu de temps devant elle avant de retourner au Terrier.

Elle avait un plan. Premièrement, tout dire à Harry et Ron. Deuxièmement, trouver un moyen de se rapprocher de Malefoy.

Elle traversa le parc et alla s'asseoir près du lac.

Comment allait-elle faire pour devenir intime avec Malefoy ? Certes, après ce que Rogue avait dit, la famille Malefoy n'était pas aussi mauvaise qu'elle le pensait, mais cela suffisait-il à effacer cinq années d'injures et de coups bas ? Mais Hermione prenait sa mission à cœur et comptait la mener à bien malgré les difficultés. Car s'il était sûr que pour Harry, la pilule serait dure à avaler, elle ne lâcherait rien.

Elle s'allongea sur l'herbe et ferma les yeux. Les rayons du soleil n'étaient pas encore très hauts et ils réchauffèrent sa peau sans la brûler. Hermione soupira. Bientôt, Poudlard ne serait plus un endroit sûr. Elle décida donc ici et maintenant de profiter de cette dernière année autant qu'elle le pourrait.

D'une des terrasses donnant sur le parc, Rogue observait Hermione. Il était soulagé que son filleul ne soit plus seul autant que de ne plus être seul lui-même. Savoir que quelqu'un d'autre était au courant de tout, partager ce poids, était une délivrance. Mais cette délivrance n'était que partielle. La culpabilité de mettre ce poids sur les épaules d'une si jeune femme avait aussitôt remplacé la solitude. Bientôt, trop tôt, son seul ami ne serait plus.

Son cœur se serra à cette idée. Dumbledore avait été le seul à lui tendre la main lorsqu'il avait fait les mauvais choix. Il lui avait permis de protéger Harry, de tenir la promesse qu'il avait faite à Lily dans la mort.

Hermione ne craignait rien ici, alors Rogue se détourna de la scène dans un mouvement de cape et s'en alla à la préparation de ses cours. Mine de rien, la rentrée était proche.

Hermione rentra par la cheminée du bureau du professeur McGonagall. Elle était attendue. Molly l'attira dans ses bras dès qu'elle mit un pied hors de la cheminée avant de l'entraîner dans la cuisine pour le déjeuner. Harry et Ron ne purent rien lui dire jusqu'à ce qu'elle soit assise, une assiette remplie devant elle. Tous semblaient impatients qu'elle raconte ce qu'il s'était passé à Poudlard et pourquoi le directeur l'avait convoquée.

- Mange ma petite, dit doucement Madame Weasley à Hermione puis elle se tourna vers les autres, les mains sur les hanches et continua d'une voix sans appel : Et vous autres, laissez la tranquille ! Elle nous dira ce qu'elle peut nous dire lorsqu'elle sera prête.

Tout le monde se mit alors à manger et les conversations s'orientèrent vite sur les courses à faire sur le Chemin de Traverse pour la rentrée et sur le match de Quidditch de l'après-midi. Hermione mangea avec appétit et discuta avec Ginny de ce dont elles avaient besoin pour la nouvelle année.

Le repas se passa dans la bonne humeur et Hermione aida Molly et Ginny à débarrasser. Puis vint le moment tant redouté. Elle fit signe à Harry et Ron de la suivre et ils montèrent dans la chambre des garçons. Hermione se laissa tomber sur le lit de Ron, puis attendit que les garçons s'installent sur celui d'Harry et posent leurs questions. Ce fut Ron qui ouvrit le bal.

- Il te voulait quoi Dumbledore ? demanda-t-il.

- Il avait des choses à m'apprendre sur moi, sur la guerre imminente et j'en passe.

- Sur toi ? s'étonna Harry. Qu'as-tu appris sur toi ?

- Je ne suis pas une Née-moldue. Mon vrai nom est Hermione Hubbard. Je suis la fille de Terrence et Valentine Hubbard. Mon tuteur et parrain m'a placée chez les Granger pour me protéger.

- Hubbard comme Grand maman Hubbard, la harpie ? demanda Ron en même temps qu'Harry lançait :

- Te protéger de quoi ?

- Oui Ronald, je suis la dernière descendante harpie de la famille Hubbard. Me protéger du Mage Noir, Harry. Il a tué mes parents pour punir mon parrain et lui apprendre que l'amour est une faiblesse.

- Qui est-ce ? Pourquoi ne t'a-t-il pas gardé avec lui ?

- Mon parrain et tuteur est Lucius Malefoy et il ne m'a pas élevé lui-même car c'était trop dangereux pour sa famille comme pour moi.

Un long silence suivit cette déclaration. Hermione leur laissa assimiler cette information. Après tout, elle-même ne s'y était pas encore réellement faite. Elle se leva et alla à la fenêtre. Dehors, Pattenrond courrait après les gnomes de jardin. Cela la fit sourire. Elle repensa à toutes ces années, à tous ces fous rires et ces chamailleries. À toutes ces aventures qu'ils avaient vécu Harry, Ron et elle.

La tempête qui faisait rage dans son cœur s'apaisa. Elle comprit alors pourquoi son cerveau avait accepté tout cela sans aucun problème alors que son cœur se battait avec rage. Elle avait dû tellement se battre pour être acceptée comme une vraie sorcière, pour trouver sa place dans le monde de la magie sans perdre sa famille, pour se faire des amis qui l'aimeraient pour ce qu'elle était. Elle avait eu peur de perdre tout cela. Peur de perdre ses parents, d'être coupée du monde moldu. Peur d'être rejetée par ses amis parce que finalement, elle était une Sang-pur. Mais en voyant Pattenrond jouer dans le jardin, ses souvenirs avaient rassuré son cœur.

Elle se tourna vers Harry et Ron qui n'avaient pas bougé. Elle les aimait tellement. Elle n'avait aucun doute sur leur amour pour elle, autant que sur son amour pour eux. Ils seraient toujours le trio d'or. Elle alla s'asseoir entre les deux garçons, glissa chacune de ses mains dans une des leurs et posa sa tête sur l'épaule d'Harry. Ce dernier passa son bras autour de sa taille et la serra contre lui. Ron pressa sa main.

Ils restèrent un moment ainsi, sans parler. Ron fut le premier à demander.

- Je suppose que ce n'est pas tout?

Hermione leur parla des horcruxes, de la blessure de Dumbledore et de ses conséquences, des Malefoy, puis elle se tut, ne sachant comment dire la chose à Harry. Elle se releva et commença à faire les cents pas dans la petite pièce.

Comment annoncer à son meilleur ami qu'il devait mourir pour le bien du monde sorcier ? Elle fit alors ce qu'elle savait faire le mieux : expliquer.

- Harry, tu as compris ce qu'est un horcruxe et comment on les fait ? demanda-t-elle en s'asseyant face à lui.

Harry hocha la tête.

- Hé bien, lorsque Voldemort a tenté de te tuer et que ta mère s'est interposée, elle t'a sauvé et donné une protection contre celui-ci. Mais lorsque le sort de mort a atteint ta mère, une partie de l'âme du Mage Noir s'est détachée de lui et s'est accrochée à toi. C'est pour cela que tu parles le Fourchelang, que tu perçois ses humeurs et que tu es lié à lui.

Hermione arrêta de parler et planta ses prunelles chocolat dans les émeraudes d'Harry. Elle y vit tellement de douleur qu'elle ne put s'empêcher de se lever pour aller s'asseoir sur ses genoux et le serrer dans ses bras.

Le visage dans ses cheveux, elle pleura. Enfin, elle libéra toute la pression qui s'était accumulée. Ses larmes étaient silencieuses mais son corps était secoué de sanglots. Les bras d'Harry se refermèrent sur elle et ses pleurs se calmèrent.

Hermione releva la tête. Les larmes avaient laissé des sillons sur le visage d'Harry. Elle posa ses mains sur ses joues et les effaça de ses pouces. Un drôle de soubresaut lui secoua le ventre. Elle sourit à Harry et lui dit :

- Je trouverai une solution. Je ne suis pas Miss-je-sais-tout pour rien. Je te le promets.

Harry essuya les restes de larmes sur le visage d'Hermione d'une main, laissant l'autre sur sa taille. Il tenta de lui sourire mais cela ressembla plus à une grimace.

- Il y a encore une chose, avoua Hermione.

Elle regarda Harry puis Ron avant de fixer le tapis.

- Une prophétie, murmura-t-elle.

Elle sentit la main d'Harry se crisper sur sa taille mais continua d'une voix ferme.

- La dernière de la plus puissante harpie entre la Lumière et les Ténèbres le passage sera. Elle révélera la Lumière aux Ténèbres et les Ténèbres à la Lumière et lorsque la Lumière débarrassée de ses ténèbres s'éteindra, la lumière qu'elle aura mise au plus profond des Ténèbres se révélera pour détruire à jamais l'âme noire qui ne connaît aucune lumière.

Elle releva les yeux sur Ron qui, apparemment, n'avait rien capté à ce qu'elle venait de dire puis elle observa Harry. Il semblait triste mais déterminé.

- Je suis la Lumière, mais qui donc est le représentant des Ténèbres ? demanda-t-il.

- Drago Malefoy.

Les garçons n'eurent aucune réaction à cette annonce. Comme si c'était logique que Malefoy soit les Ténèbres.

- Il a reçu la marque ainsi qu'une mission. Il doit tuer Dumbledore. Rogue s'est engagé à le faire à sa place si Drago se trouvait dans l'incapacité de mener sa mission à bien. Dumbledore va mourir de toute façon, alors il préfère que ce soit pour sauver Drago et sa famille plutôt que pour payer le prix d'une erreur causée par son ego. Je pense que je suis capable d'y arriver, mais je n'y parviendrai pas sans vous.

Elle observa tour à tour Harry et Ron. Ron lui prit la main et lui sourit, donnant implicitement son accord. Harry, lui, resserra son étreinte et l'attira contre son torse.

Hermione posa la tête dans le creux de son cou et sourit à Ron.

Première action : OK.

À Suivre…