Bonjour ! Finalement je vous poste le second chapitre ce soir. Je sais que j'avais dit que je ne le ferai pas tout de suite mais je pense que pour vous faire une meilleure idée ce sera mieux. Bonne lecture ! :)
Quelques petites réponses aux reviews auxquelles je ne peux pas répondre autrement :
- Une inconnue: Merci beaucoup, ça m'a fait très plaisir. Je ne sais pas encore à quel rythme je vais poster mais je vais essayer de ne pas vous laisser sans rien pendant plus de 2 semaines.
- MiniFlower62: Merci beaucoup. J'espère que la suite te plaira tout autant. A bientôt.
Disclaimer: Les personnages appartiennent toujours à Stephenie Meyer !
Je fus réveillée par la sonnette. J'ouvris brusquement les yeux pour jeter un coup d'oeil au réveil. Il était à peine neuf heures. Je grognais, je ne voulais pas me lever. J'étais ci bien ici. Je passais mes mains sur mon visage puis sortis du lit. C'était peut-être Royce. Non ce n'était pas lui, il n'aurait pas sonné. Il avait les clés... Pourquoi est-ce que je lui avais donné les clés... Je vérifiais qu'aucun de mes bleus n'était apparent puis je descendis. Je tirais légèrement sur mon t-shirt puis ouvris la porte. Ce que je vis me fit monter les larmes aux yeux.
- Emmett...
Il se tenait devant ma porte, avec un énorme bouquet de fleurs et un sac en papier dans l'autre. Son regard s'agrandit lorsqu'il me vit si peu habillée et son regard s'attarda sur mes jambes. Je me cachais derrière la porte et le laissais entrer. Après qu'il soit entré je refermais la porte et m'appuyais dessus.
- Bonjour... Dit-il.
Sa voix... Sa voix était si douce. Je mordais ma lèvre inférieure.
- Bonjour...
- Je suis désolé, apparemment je te réveille. Je vais.. Je vais rentrer chez moi.
Je secouais la tête, non je ne voulais pas qu'il parte.
- Non. Restes.
Je lui fis un petit sourire puis j'allais vers la cuisine. Il me suivit et s'installa sur une chaise. Il me tendit finalement le bouquet.
- C'est pour toi.
J'eus un petit rire et le pris.
- Merci, répondis-je.
Je sortais un vase et les mis dans l'eau. Cela faisait longtemps que personne ne m'avait offert de fleurs. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine. Il venait de m'offrir des fleurs. Je ne savais rien de lui, il ne savait rien de moi. Mais il était là, il était venu pour voir comment j'allais.
- J'ai aussi apporté de quoi déjeuner. J'ai pris des bagels et j'ai même trouvé des croissants au beurre. Je me suis dis que peut-être tu aimais ça.
Je me retournais vers lui et mordais ma lèvre inférieure.
- Je n'ai jamais mangé de croissant. Je n'ai jamais mangé français à vrai dire.
- Alors il est temps de changer ça. Me répondit-il.
Et il me tendit un croissant. Je le pris en riant et croquais dedans. C'était divin. Il me regardait avec un sourire enfantin.
- C'est délicieux. Mais tu veux peut-être un café ?
Je me tournais pour faire marcher la cafetière et sortis deux tasses.
- Avec plaisir oui. Est-ce que je peux faire quelque chose pour d'aider ?
Je manquais de lâcher les tasses. M'aider... Personne ne m'avait jamais proposé de m'aider, en tout cas aucun des hommes avec lesquels j'étais sortie.
- Tu peux sortir le jus d'orange qui est dans le frigo si tu veux.
Il dut le faire puisque quand je posais nos deux tasses de cafés sur la table il y avait deux verres de jus.
- Merci...
Je continuais de manger mon croissant alors qu'il piochait dans le sac pour en sortir un à son tour.
- Je suis désolée pour hier soir, lâchais-je subitement. Je n'aurais pas dû partir comme ça.
Il avala son croissant avant de me répondre.
- Je ne t'en veux pas. J'ai juste été surpris que tu partes si vite, je ne pensais pas avoir fait quelque chose de mal.
- Tu n'as rien fait de mal... Au contraire. Ce n'est pas toi c'est moi.
Je pris conscience que ma réplique était franchement horrible, on aurait dit une mauvaise rupture. Il dut en avoir conscience lui aussi puisqu'il rit en me regardant.
- Vraiment « c'est pas toi c'est moi ». Est-ce que tu serais en train de rompre avec moi ?
Je ne pus m'empêcher de sourire.
- Parce que tu vois, on n'est même pas encore sorti ensemble une fois. Alors si tu veux bien avoir la gentillesse de garder ça encore un moment. Reprit-il.
J'éclatais franchement de rire.
- Qu'est-ce que tu veux dire par « pas encore » ?
Je le regardais avec un air intrigué. Est-ce qu'il comptait vraiment me demander de sortir avec lui ? Et s'il le faisait est-ce que j'allais dire oui ? Toutes sortes de questions se bousculaient dans ma tête. Je ne pouvais décemment pas lui dire non, il était tellement gentil avec toi. Mais que se passerait-il s'il venait à apprendre pour Royce ? Ou si Royce apprenait pour lui ? Je perdrai Emmett à coup sur et je n'en avais pas envie. Il me redonnait de la joie de vivre. Comment est-ce que j'allais faire pour continuer de le voir quand Royce serait revenu, comment ferais-je pour cacher tout ça... Je mordais ma lèvre inférieure, complètement déconnectée du monde réel.
- Tu recommences, me dit Emmett.
Je levais les yeux vers lui et fronçais les sourcils.
- A faire quoi ?
- A faire comme si je n'étais pas là, comme si tu étais seule. Tu as déjà fait ça hier soir. Pourquoi est-ce que tu fuis comme ça ?
Il me regardait mais je ne parvenais pas à voir quelle émotion était peinte sur son visage. De la tendresse ? De la méfiance ? La seule chose que je pouvais voir c'est qu'il n'y avait aucune trace de colère. Ce qui était une bonne chose.
- Je ne fuis pas ! Répliquais-je sur un ton plus brusque que ce que je n'aurai voulu.
Je me mordis la lèvre, je venais de tout gâcher, encore une fois. L'ambiance qui était détendue quelques secondes auparavant n'était plus.
- Je suis désolée, je ne voulais pas crier.
Il leva les mains.
- Tu n'es pas obligée de répondre si tu n'en as pas envie. Je comptais te demander de m'accompagner à mon entraînement de foot mais si tu préfères rester ici, aucun problème. Après tout, nous ne sommes même pas amis.
Je ressentis un pincement au cœur quand il prononça ces derniers mots. Et il avait maintenant un air triste. J'étais vraiment bonne à rien. Il pensait que je n'en avais rien à faire de lui alors que c'était plutôt tout le contraire. Je posais ma main sur son avant-bras alors qu'il se levait.
- Attends. Je... Je veux bien t'accompagner. Je suis désolée de me comporter comme ça mais... Je ne sais pas vraiment comment faire.
Il se tourna vers moi et m'observa quelques secondes.
- Sois juste toi même Rosalie. Je ne veux pas que tu prétendes être quelqu'un d'autre. Si tu ne veux pas que je sois là dis le simplement, je m'en irai et je ne reviendrai plus. Mais si tu veux bien qu'on apprenne à se connaître et qu'on devienne amis alors fait quelque chose. Mais ne me repousse pas.
Je le regardais, surprise. Il voulait qu'on devienne amis. Est-ce que j'aimerai être son amie ? Bien sûr, mais est-ce que cela pourrait durer après que Royce soit revenu ? Je n'en avais aucune idée. Mais si je ne voulais pas perdre Emmett et toutes les émotions qu'il me faisait ressentir je devais faire quelque chose. Alors autant profiter du temps que j'avais avec lui. Je pourrai passer les trois jours à venir avec lui. Ce serait le paradis. Je lui fis un faible sourire.
- Attends moi, je vais m'habiller. Je... J'arrive dans deux minutes, je t'accompagne. J'ai vraiment envie d'être ton amie Emmett.
Je lâchais son avant-bras puis montait les escaliers quatre à quatre. Cet homme dans ma cuisine me redonnait une joie de vivre que j'avais perdue. J'étais tellement excitée que mes bras en tremblaient. Je retirais rapidement mon t-shirt et le jetais sur le lit. J'enfilais des sous-vêtements propres, un jean et choisissais un t-shirt qui montrait ma peau le moins possible, même s'il semblerait que les traces de doigts sur mon épaule se soient atténuées. En revanche les bleus sur mes côtes ont maintenant une couleur jaunâtre horrible. Je mis les premières chaussures qui me tombèrent sous la main, accrochais mes cheveux en catastrophe et redescendais les escaliers. Je manquais de tomber en arrivant en bas mais Emmett me rattrapa, posant ses mains sur mes côtes. Je grimaçais sous la douleur. J'étais entrée en contact avec sa main assez violemment. Heureusement il ne sembla pas le remarquer. Je lui offris un petit sourire et mis ma veste.
Je me sentais tellement légèrement. Comme si le poids de ma relation avec Royce était parti, il ne reposait plus sur mes épaules en tout cas. Je jetais un coup d'oeil vers la cuisine puis regardais Emmett, complètement surprise.
- Tu as rangé la cuisine ?
Il me regardait comme si j'étais bizarre.
- Bien sûr, je ne suis pas chez moi. Je ne vais pas partir en laissant le bazar sur la table. Peut être que chez moi je ne range pas tout, qu'il y a peut être une ou deux chaussettes qui traînent sous mon lit. Mais quand je suis chez les autres je range.
J'eus soudainement envie de l'embrasser, cet homme était parfait ! Pourquoi est-ce que ce n'était pas lui que j'avais rencontré dans la boite ce soir là ? Il me monterait le petit déjeuner au lit le dimanche matin, il m'aiderait à faire la vaisselle ou à manger. Il me câlinerait et m'embrasserait toute la journée, me ferait l'amour comme si j'étais une petite chose fragile qu'il devait protéger. Il ne me ferait certainement pas pleurer, ou pleurer de joie.
- Rosalie...
- Désolée. Dis-je.
Je recommençais, il avait raison, je me perdais dans mes pensées alors que je pourrai juste profiter de l'instant présent et ne pas réfléchir. Pourquoi est-ce que je passe mon temps à réfléchir ? Peut être pour me demander comment est-ce que j'avais fait pour en arriver là.
- Mais arrêtes de t'excuser tout le temps. Bon sang je ne vais pas te hurler dessus parce que tu as la tête ailleurs.
Je le regardais, ébahie. Royce lui ne se gênait pas pour le faire. Je hochais légèrement la tête.
- Allons y ! Dis-je.
Il hocha la tête à son tour et prit ma main dans la sienne. Il ouvrit la porte et sortit. J'attrapais mon sac et puis fermais la porte derrière moi. Lorsque je me retournais Emmett était nonchalamment appuyé contre une voiture. Non pas n'importe quelle voiture, la voiture de ma vie, celle de mes rêves. La BMW M3 de ma vie, en teinte rouge. Mon dieu j'ai toujours rêvé de cette voiture. J'affichais une moue boudeuse.
- C'est la voiture que je voulais, marmonnais-je.
Emmett me regardait avec un sourire.
- Eh bien je te laisserai la conduire si tu veux, mais pas pour l'instant parce qu'on va bientôt être en retard. Enfin surtout moi.
Il m'ouvrit la porte et lorsque je fus installée il fit le tour pour monter lui aussi. Il démarra aussitôt et s'engagea dans la circulation. Je le laissais m'emmener je ne sais où. Je l'observais du coin de l'oeil tandis qu'il roulait. Il tourna finalement les yeux vers moi alors qu'il s'arrêtait à un feu rouge.
- Je t'emmènerai dans mon resto préféré après l'entraînement. Enfin si tu es d'accord bien sûr.
Je hochais vivement la tête.
- Oui. Enfin je veux dire, je suis absolument d'accord.
Il eut un sourire satisfait et démarra alors que le feu passait au vert. Quelques minutes plus tard il se garait sur le parking à moitié désert du stade. J'allais descendre mais il fut plus rapide que moi et vint m'ouvrir la porte. Je le remerciais avec un sourire. En plus de ça c'était un gentleman. Je sortais de voiture et attrapais mon sac. Il sortit un énorme sac de sport du coffre puis posa sa main dans le bas de mon dos pour me guider jusque l'entrée. Je frémissais à son contact je n'avais plus l'habitude d'être touchée avec autant de douceur. Je le suivais tranquillement, observant les alentours. Je n'étais jamais venue ici. Lorsque nous entrions enfin dans le stade je me sentis minuscule. Il y avait des gradins de chaque côté de moi sur une hauteur impressionnante. Et la pelouse géante au milieu me donnait envie de retirer mes chaussures et d'aller y passer les pieds. Je mordis ma lèvre inférieure et levais les yeux vers Emmett. Il semblait être dans son élément.
- Je te dirais bien de m'accompagner mais je ne pense pas que tu devrais voir là où je vais. Chuchota-t-il au creux de mon oreille.
- Et où est-ce que tu vas ? Répliquais-je sur le même ton.
Il eut un sourire franc puis répondit :
- Je vais me changer.
- Ah oui. Effectivement, je ne veux pas voir ça. Enfin non pas que je ne te trouve pas... Ou que je... Je crois que je vais me taire et m'asseoir ici en t'attendant.
Je secouais la tête alors qu'il partait dans un fou rire.
- Ok. Je reviens dans pas longtemps. Fais attention aux autres mecs, si tu as besoin de quoi que ce soit, tu cris juste mon nom et je rapplique dans les deux secondes pour casser la gueule du premier qui t'embête.
Il embrassa mon front et partit. Je fermais les yeux et restais là quelques secondes. Je sentais encore ses lèvres chaudes sur mon front. Je souriais comme une idiote et allais m'asseoir dans les gradins. A peine avais-je posé mes fesses sur le siège en plastique que mon portable se mit à vibrer. Alice. Je décrochais.
- Allo ?
- Rose, est-ce que tu vas bien ? On ne t'a pas vu rentrer hier soir. Et Emmett était là tout seul. Pourquoi est-ce que tu es partie comme ça ? Jasper se faisait du soucis, j'ai dû le convaincre de ne pas débarquer chez toi. Qu'est-ce qui s'est passé avec Emmett ? Quelque chose n'allait pas ? Pourtant il a l'air d'être un gentil garçon.
- Alice, Alice calmes toi. La coupais-je. Je vais bien, je me sentais mal alors je suis rentrée tôt. Je suis désolée de ne pas vous avoir prévenu, mais vous vous amusiez tous tellement. Je ne voulais pas gâcher votre soirée.
- Rose enfin, tu n'aurais pas gâché notre soirée. L'important pour nous c'était que tu sois là.
Je sentais les larmes me monter aux yeux. J'avais des amis exceptionnels et je les repoussais sans cesse. Emmett avait vraiment raison, je fuyais toutes mes responsabilités.
- On se fera une autre soirée alors, et je te promet que je serai à 100% avec vous. Vous êtes tellement géniaux. Je pense que ça me ferait beaucoup de bien.
- J'en suis certaine aussi ma belle.
Je vis Demetri et Felix arriver dans leur tenue de footballeur. Le pantalon moulant était vraiment une horreur. Je n'imaginais pas Emmett sortir des vestiaires en portant ça. Les garçons arrivaient vers moi.
- Écoute Alice, je vais devoir raccrocher. Il y a des oreilles indiscrètes qui traînent partout ici.
- Comment ça ? Où est-ce que tu es Rose ?
Je mordais ma lèvre. J'avais très bien entendu la suspicion dans sa voix.
- Je suis avec Emmett, murmurais-je.
- Oh vraiment ?
Elle avait l'air heureuse. Et puis j'y repensais. Comment est-ce qu'il avait pu avoir mon adresse. Je n'y croyais pas, il avait conspiré avec ma meilleure amie.
- Alice ! Est-ce que c'est toi qui lui a donné mon adresse ?
- Non...
- Alice !
- Oui... D'accord, j'avoue que je lui ai donné. Mais c'est parce que tu avais oublié ton chapeau. Et il voulait te le rendre.
- Oh vraiment ? Et tu ne pouvais pas me le déposer dans la matinée ?
- Non je suis vraiment très occupée aujourd'hui. Et puis Emmett s'est proposé alors je lui ai donné ton adresse.
- Bah bien s...
Je me coupais au milieu de ma phrase. Emmett venait d'entrer sur le terrain, lui aussi dans cet affreux pantalon moulant. Mais tout ce que je remarquais c'était ses épaules carrées. Je savais qu'il portait quelque chose en dessous qui le rendait encore plus baraqué mais c'était quand même impressionnant. Je mordais ma lèvre inférieure alors que je le détaillais. Il était beau. Il donnait l'impression d'être un gamin de dix ans, pas physiquement bien sûr mais plutôt dans son état d'esprit. Il devait énormément aimer ce qu'il faisait et passer énormément de temps à s'entraîner pour réussir. Est-ce qu'il était professionnel ? Certainement. Il faudrait que je lui demande.
- Rose ? Alloooooo ? Rose, t'es encore là ?
Alice. Oh mon dieu, j'étais toujours au téléphone c'est vrai.
- Oui. Mh, désolée j'ai été distraite.
- On peut savoir par quoi ?
- Euh non. Alice je dois raccrocher, je te rappelle plus tard. Je t'adore !
Et je raccrochais. Bon sang. Je sentais mes joues rougirent. Je me calais au fond de mon siège et croisait les bras sous ma poitrine.
J'observais Emmett et les autres s'entraîner pendant plus de deux heures. C'était vraiment quelque chose de fascinant. Ils étaient chacun à fond dans le match, ils serraient les coudes pour l'emporter contre l'équipe opposée. J'admirais la foi sans faille qu'ils avaient l'un dans l'autre. Après avoir remporté leur match les garçons retournèrent dans les vestiaires pour se doucher. Sauf Felix et Demetri qui vinrent vers moi. Je les regardais se chamailler alors qu'ils arrivaient.
- Alors princesse, Emmett t'as finalement fait craquer ? Demanda Demetri.
Je lui jetais un regard noir.
- Ouh le chaton va sortir les griffes, répliqua Felix.
- Vous avez que si j'appelle Emmett il va venir là, maintenant, tout de suite.
- Je meurs de peur, se moqua Demetri.
- Vraiment ? Tu veux qu'on essaie ?
- Pourquoi pas, ajouta Felix.
- Très bien. EMMEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEETT!
Je regardais vers la porte des vestiaires. Quelques secondes plus tard, un Emmett en serviette déboula sur le terrain. Il se dirigea vers moi et leva les yeux au ciel lorsqu'il vit Demetri et Felix devant moi.
- Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ces deux là ?
Les deux en question étaient morts de rire. Je devais avouer que j'étais proche de rire moi aussi. Si je savais qu'Emmett arriverait rapidement si je l'appelais, j'ignorais qu'il le ferait en serviette, avec de la mousse dans les cheveux. Je lui offrais un sourire contrit.
- Ils ne me croyaient pas quand j'ai dit que si je criais ton nom tu arriverais aussitôt.
- Oh mais tu vas crier son nom dans pas longtemps princesse, dit Demetri alors mort de rire.
Emmett lui donna un coup dans les côtes.
- Oh quoi ? Si on ne peut plus rigoler maintenant !
Et les deux compères partirent.
- C'est à moi de m'excuser cette fois.
- C'est rien. Mais tu devrais...
Je laissais mon regard se balader sur son torse. 100% muscles... Je tendais la main pour le toucher puis la laissais de nouveau tomber le long de mon corps.
- Ouais.. Souffla-t-il. Je vais retourner dans les vestiaires.
Je hochais la tête.
- Oui.
Je mordais ma lèvre inférieure et le regardais s'éloigner.
Emmett me tira la chaise et je m'installais.
- Merci, soufflais-je.
Il s'installa face à moi et le serveur nous tendit la carte. Je l'ouvrais pour chercher ce que j'allais manger.
- Il faut que je te dise quelque chose pour que tu ne sois pas surprise. Avoua Emmett.
- Ah oui ? Dis-je. Est-ce que c'est ?
- Je mange beaucoup.
Je souriais.
- Du genre, énormément ou juste beaucoup ?
- Vraiment beaucoup.
Je secouais la tête en riant.
- C'est pas grave. C'est toi qui m'invite non ?
Il riait.
- Oui c'est moi qui t'invite.
- Dans ce cas. Je vais prendre du homard. Pouffais-je.
- Mh... Je ne crois pas qu'il y en ait ici.
- C'est rien, je déteste ça.
Je plongeais mon regard dans le sien.
- Quel est ton plat préféré ? Demandais-je.
- Rien ne remplace un bon burger à vrai dire.
- Tu es vraiment un mec.
Je souriais.
- Est-ce que c'est mal ? Demanda-t-il.
- Absolument pas.
Je secouais la tête.
- Et toi alors, quel est ton plat préféré ?
- Je dois dire que j'ai un véritable penchant pour les gaufres.
- Mais c'est même pas un vrai plat !
- Eh ne te moque pas de mes goûts !
Il riait en me regardant.
- Je ne me moque pas, mais je ne pense pas que tu puisses avoir des gaufres à cette heure-ci.
Je haussais les épaules.
- Ce n'est pas important, je prendrai un risotto au poulet.
- Oh mademoiselle est raffinée.
- Je ne suis pas contre un burger non plus.
Le serveur revint assez rapidement et il prit nos commandes. Emmett commanda deux plats et trois entrées. J'écarquillais les yeux. En effet, il mangeait beaucoup.
- Qu'est-ce que tu fais dans la vie Rose ?
Je le regardais surpris, c'était la première fois qu'il m'appelait Rose. Et je dois dire que j'adorais ce son dans sa bouche.
- Je.. J'étudie pour passer un diplôme, pour devenir institutrice.
Il m'observait avec un sourire.
- Tu ferais une institutrice formidable Rosalie.
- Merci...
Je baissais le regard vers la table. Il avait confiance en moi, il pensait que je pouvais le faire. C'était le contraire de Royce, lui pensait que je ne l'aurai jamais, que je ne réussirai jamais. Une vague de tristesse s'empara de moi. Cet homme me faisait du mal, il me rabaissait sans cesse. Il ne voyait pas qui je pouvais être, qui je pourrai être un jour. Et moi non plus je n'en avais pas conscience. Emmett faisait ressortir des choses que j'avais oublié. Et j'adorais ça.
Le serveur arriva quelques instants plus tard avec nos plats et nous commençâmes à manger. J'observais Emmett en souriant, il laissait absolument toute la salade et les tomates qui décoraient son assiette, ce n'était sûrement pas de la « nourriture d'homme » à ses yeux. Il était vraiment mignon.
- Mh excuses moi de te poser cette question mais... Pourquoi est-ce que tu n'es pas déjà diplômée ? Enfin je veux dire... A ton âge. Enfin quel âge as-tu ? Ok. Je vais arrêter de m'enfoncer maintenant.
Je riais légèrement. Je comprenais ce qu'il voulait dire. A mon âge, on travaillait déjà normalement. Toutes les personnes que je connaissais travaillaient. Avant de lui répondre je tendais ma fourchette vers son assiette pour lui piquer un morceau de tomate.
- Eh ne me pique pas ma nourriture, s'exclama-t-il en donnant une petite tape sur ma main.
Je fus tellement surprise que j'en lâchais ma fourchette. Je serrais le poing pour ne pas lui montrer que je tremblais. Bon sang il ne voulait pas me faire de mal. Il n'avait pas levé la main sur moi c'était un geste amical. Je ramassais ma fourchette et mangeais le morceau de tomate. J'ignorais s'il avait vu ma réaction mais je ne lui laissais pas le temps d'en parler, à la place je répondis à sa question.
- Je comprends ce que tu veux dire, normalement, les personnes de mon âge (j'ai 25 ans) travaillent. Et j'ai déjà travaillé en fait. Mais...
Je soupirais avant de reprendre.
- J'ai rencontré un garçon il y a cinq ans maintenant, on était fous amoureux et on avait un rêve commun. On voulait monter notre propre garage. J'ai investi toutes mes économies et lui toutes les siennes. Et on a enfin pu ouvrir notre garage. On a eu un peu de mal au début, mais on était amoureux alors on oubliait tout nos problèmes. Et puis le garage a commencé à bien marcher, on avait de plus en plus de clients. C'était le bonheur ! Après deux ans il a rompu avec moi, je ne savais pas pourquoi. Je pensais qu'on était toujours amoureux, enfin moi je l'étais, lui non. En fait il avait juste rencontré quelqu'un d'autre. Une jolie rousse. Je me suis donc retrouvée seule, sans argent et sans garage puisqu'il avait tout mis à son nom. J'étais à la rue. Jasper m'a aidé... Il m'a hébergé chez lui pendant deux mois, j'ai trouvé un job de serveuse pour ramener un peu d'argent. Et puis finalement Jasper m'a trouvé une maison. Il paie toujours le loyer... Je vis avec l'argent que j'ai réussi à récolter pendant que j'étais serveuse. Et maintenant j'étudie pour mon diplôme. Dès que j'aurai assez d'argent je rembourserai le moindre centime à mon frère...
Je haussais les épaules alors qu'Emmett me scrutait avec attention.
- C'est un idiot, finit-il par lâcher.
Sa remarque me fit sourire et je prenais une fourchette de risotto.
Nous continuâmes de parler pendant tout le repas. Emmett m'expliqua qu'il voulait devenir joueur professionnel mais que pour l'instant il avait un autre travail à côté. Il m'expliqua qu'il avait une sœur Tanya et deux demies-sœurs, Irina et Kate après que son père se soit remarié avec Carmen. Il avait perdu sa mère lorsqu'elle avait accouché de Tanya. Il ne se souvenait pas de sa mère et il considérait Carmen comme la sienne. Il m'expliquait qu'il ne les voyait pas beaucoup puisqu'ils étaient à Chicago et qu'ils lui manquaient énormément. Ils se voyaient pour chaque Thanksgiving et chaque Noël, passant le temps ensemble. Je lui expliquais que moi même je n'avais plus que Jasper, mais qu'il était toute ma vie. Je lui parlais également d'Alice, ma meilleure amie, de Bella et d'Edward qui eux aussi étaient mes meilleurs amis. Il me raconta plusieurs bêtises qu'ils avaient faites lorsqu'il était jeune, me faisant beaucoup rire.
Après le dessert il paya l'addition. Nous sortîmes du petit restaurant mais je ne voulais pas rentrer chez moi, je ne voulais pas me retrouver seule après cette sublime journée. Et apparemment Emmett non plus puisqu'il me proposa d'aller chez lui. J'acceptais expressément.
- A une condition ! Je conduis ta voiture. Ajoutais-je.
Je lui fis mon plus beau sourire.
- D'accord, je te guiderai.
- Merci !
Je me mis sur la pointe des pieds et embrassais sa joue. Il eut un espèce de sourire figé puis me tendit les clés. Je les pris et me dirigeais vers sa voiture. Je m'installais et démarrais. Je caressais lentement le volant en attendant qu'Emmett s'installe. J'adorais cette voiture ! Je m'insérais dans la circulation et suivais les directives d'Emmett.
Cette fille était un ange tombé du ciel. J'étais certain qu'elle me cachait quelque chose mais en réalité je ne voulais pas le savoir. Je voulais juste passer du temps avec elle. J'avais cherché n'importe quelle prétexte pour pouvoir rester avec elle. Ce matin quand j'étais arrivé chez elle j'ai cru que mon cœur avait arrêté de battre, elle était si belle, si douce. Quand je l'avais entendu crier mon nom alors qu'elle était seule dans le stade je n'avais pas hésité une seule seconde. J'avais accouru. J'en entendrai certainement parler pendant des mois grâce à Demetri et Felix mais je m'en fichais. Lorsque j'avais vu le sourire sur ses lèvres j'avais oublié tout le reste.
Et maintenant elle était chez moi. Elle avait conduit ma voiture, je n'avais jamais laissé quelqu'un la conduire. Mais je n'avais pas su lui résister lorsqu'elle me l'avait demandé, son visage était irrésistible.
Lorsque je revenais dans le salon avec deux bières je la surpris en train de regarder les photos qui ornaient les murs. Elle avait l'air paisible à cet instant, ce qui était plutôt rare. Elle semblait toujours être ailleurs, il y avait toujours quelque chose qui trottait dans son esprit. Et j'espérais que bientôt je découvrirai ce que c'était. Je n'en avais pas conscience pour le moment mais ça allait arriver bien plus vite que prévu.
Voilà pour ce chapitre. J'espère que ça vous a plu. N'hésitez pas à laisser une review pour me dire ce que vous en pensez. J'y répondrai avec plaisir.
Je me mets à l'écriture du chapitre 3 et je pense vous le poster en milieu de semaine prochaine.
Bon weekend !
