Hello ! Me voici de retour avec le deuxième chapitre. Je suis désolée pour le retard mais mes parents ont décidés de prolonger les vacances et je n'avais toujours pas d'ordinateur sous le main. J'espère que vous me pardonnerez cet affront.
Je ne me suis pas spécialement relue puisque j'ai préféré me dépêcher de le publier ( ce qui a conduit à certaines erreurs de ma part d'ailleurs et je suis désolé pour les personnes ayant mis ma fiction en alerte ) donc s'il y a beaucoup de faute pardonnez-moi.
Je voulais aussi remercier toutes les personnes qui ont eu la gentillesse de me mettre des reviews, je suis désolée de ne pas avoir répondu à tout le monde mais comme je l'ai dit plus haut, je n'avais pas d'ordi sous la main, je compte bien sur me rattraper au prochain chapitre !
Je vous laisse donc lire en espérant que vous ne serez pas déçus.
Ah oui, on m'a demandé quel était mon rythme de parution. Franchement, je ne sais pas mais j'essaierais d'organiser tout cela afin que les délais soit équivalents d'un chapitre à un autre.
Chapitre 2 : Infusion de thé ou comment se mettre à dos un sorcier par Olivia Levinson
Six mois plus tard
C'était le matin à Londres. Dans un petit appartement, un réveil sonna, le son résonnant dans toutes les pièces pour le malheur des habitants de celui-ci. Dans une pièce aux tons rosés, une main sortit de sous la couette avant de tâtonner la table de chevet, à la recherche de l'objet maléfique. Une fois cela fait, Olivia l'éteignit avant de se pelotonner un peu plus sous la couette afin de gagner quelques minutes au chaud. Seulement, à peine avait-elle soupiré de contentement qu'elle se rendormait.
Elle fut réveillée quinze minutes plus tard par une odeur alléchante et du bruit provenant de la cuisine.
- Et merde, grogna-t-elle en voyant l'heure. Elle se leva rapidement et se rendit dans la cuisine où un petit brun était déjà en train de préparer le petit déjeuner. La jeune femme soupira.
- Harry, fit-elle d'un ton réprobateur. Combien de fois va-t-il falloir que je te dise que ce n'est pas à toi de faire la cuisine !
Le garçon qui ne s'y attendait pas, sursauta fortement ce qui lui fit lâcher la casserole qu'il avait dans les mains et renverser le lait qu'il venait de faire chauffer.
- Harry ! Cria la jeune femme, inquiète. Elle accouru près de l'enfant et voulut le toucher pour voir s'il n'avait rien mais le brun s'éloigna vivement en se protégeant la tête. Elle écarquilla les yeux avant d'abaisser sa main. C'était comme ça depuis qu'elle l'avait trouvé dans la rue et ce même après le procès qui avait fait d'elle sa tutrice légale. Harry avait en effet confié avec difficulté que son oncle le battait parfois. Quand Harry avait raconté tout ce qu'il subissait devant le juge, Il avait dit ça d'un ton monocorde, comme si ce n'était rien. Mais Olivia avait vu ses poings serrés, ses lèvres qu'il mordait et elle s'était senti mal.
Ces derniers mois avaient vraiment été difficiles, entre les procès, la paperasse et Harry qui avait dû vivre dans une famille d'accueil jusqu'au verdict des juges et des assistantes sociales. Au départ il est vrai qu'Olivia ne pensait pas vraiment qu'elle adopterait Harry. Elle n'avait après tout que 23 ans et pensait être trop jeune pour être mère. Cependant elle avait changé d'avis après avoir côtoyé l'enfant. Harry était tellement touchant dans sa manière d'être, dans la façon dont il la regardait, dont il lui souriait parfois. La jeune femme était tombée amoureuse de cette bouille d'ange pourtant si mature pour son âge. Ce sentiment s'était renforcé quand elle avait appris tout ce qu'il avait subi en seulement 7 ans de vie.
La partie Moldue bien entendu mais celle magique aussi, il y a un mois
En effet, plusieurs personnes avaient été convoquées au tribunal afin de témoigner et parmi eux se trouvait Mrs Figg, une des voisines, chez qui Harry allait souvent. Elle avait dit tout ce qu'elle savait et semblait vraiment désolée pour ce qu'Harry avait subi sans qu'elle ne s'en rende compte. La vieille femme avait fait bonne impression à Olivia qui était assise à côté d'elle pendant le procès. Elle était aimable et lui parlait souvent de ses nombreux chats. Cependant son attitude avait changée du tout au tout quand le nom d'Albus Dumbledore avait été mentionné par Pétunia Durlsey. Elle était soudain devenue nerveuse et s'était mise à se tortiller sur sa chaise. Cela avait fortement intrigué Olivia. Ce fameux Albus Dumbledore avait causé bien des soucis lors du procès puisque les Dursley affirmaient que c'était lui qui leur avait confié l'enfant mais, d'après les recherches effectuées par les autorités, cet Albus Dumbledore n'existait pas. Les Dursley furent donc condamnés coupable et la garde d'Harry leur fut retirée, car on pensa alors qu'ils avaient complètement inventé cette histoire. A ce moment-là Olivia était bien trop heureuse pour se soucier de l'attitude étrange de cette dame. Elle avait enfin la garde définitive de l'enfant et elle ne voulait que retourner chez elle avec lui.
Cependant alors qu'elle vivait avec Harry depuis deux semaines, le petit brun fit de la magie accidentelle. Elle faisait la cuisine et l'enfant n'arrêtait pas de lui demander ce qu'il pouvait faire pour l'aider. La jeune femme, connaissant le passif d'Harry ne voulait pas qu'il en fasse trop mais le garçon insistait et elle était fatiguée de sa journée de travail alors elle lui demanda de mettre les assiettes sur la table. Le garçon, heureux de se sentir utile s'était précipité vers le placard et avait pris les deux assiettes, mais dans sa précipitation il les avait fait tomber, les cassant. Il avait alors relevé des yeux horrifiés vers Olivia et s'était mis à pleurer en répétant qu'il était désolé. Il avait ensuite regarder les assiettes et soudain une lumière verte était sortie de son corps et deux secondes plus tard, les assiettes étaient comme neuves.
La jeune femme, qui ne comprenait rien à ce qu'il venait de se passer était rester prostrée là alors qu'Harry croyant avoir fait une bêtise encore plus grosse s'était mis à supplier la jeune femme de ne pas le jeter dehors, en pleurant et en répétant qu'il ne le referait plus, inlassablement. Les sanglots du petit avaient sorti Olivia de sa torpeur et la jeune femme s'était empressée de prendre l'enfant dans ses bras en lui murmurant des mots rassurant. Il avait fallu plus de vingt minutes avant que l'enfant ne se calme complétement. Elle l'avait ensuite fait manger et mit au lit, sa crise de larme l'ayant épuisé. La jeune femme, elle, n'avait pas dormi de la nuit et n'avait fait que penser à ce qu'il s'était passé, sans comprendre réellement. Le lendemain, elle avait demandé à son frère de garder le petit, alors qu'elle prenait un train en direction de Little Whinging. Pendant la nuit, l'attitude étrange de Mrs Figg lui était revenu en tête et elle ne savait pas pourquoi mais elle savait que la vieille dame lui apporterait des réponses. Au départ elle avait pensé rendre visite aux Dursley mais elle n'allait surement pas bien être accueillie et puis elle avait appris qu'ils avaient déménagé suite au procès. Ils n'avaient pas eu de grosse peine, Vernon n'avait passé que deux mois en prison et ils avaient dû verser une certaine somme en dédommagement. Olivia aurait voulu qu'ils payent plus pour ce qu'ils avaient fait mais elle se disait qu'avoir Harry près d'elle était le plus important.
Elle s'était donc rendu chez la vieille femme et avait prétextée être venu pour donner des nouvelles d'Harry. Alors qu'elle sirotait un thé en compagnie d'Arabella, et qu'elles venaient de terminer une longue discussion sur les nombreux chats de la retraitée, Olivia avait alors prit un ton sérieux et avait posé sa première question.
- Albus Dumbledore existe n'est-ce pas ?
La vieille femme s'était alors étouffée avec son thé avant de la regarder horrifiée.
- Je…non !
La jeune femme soupira, sachant qu'elle cachait quelque chose.
- Comprenez-moi Mrs Figg…j'essaie juste de comprendre pourquoi les Dursley détestaient tant Harry, pourquoi ils le traitaient de monstre et qui est donc ce fameux Albus Dumbledore, et je sais qu'il existe. Je ne vois pas pourquoi les Dursley l'auraient inventé vu que cela n'aurait rien changé. L'homme leur a confié Harry, je ne pense pas qu'il leur a dit de le maltraiter. Et je sens que vous savez de quoi il en retourne bien que pour une raison qui m'échappe vous ne vouliez pas me le dire.
Arabella la regardait, hésitante. Olivia ne savait pas ce qu'il se passait dans sa tête mais la dame aux chats semblait hésiter sur ce qu'elle devait lui dire.
- Bon puisque vous ne voulez pas avouer je vais vous poser une autre question, et s'il vous plait ne me prenez pas pour une folle.
La plus âgée semblait intriguée maintenant et attendait qu'elle poursuive.
- Est-ce que la magie existe ?
Sa question fit sursauter Mrs Figg avant que celle-ci ne soupire et pose sa tasse sur la petite table du salon. Le silence dura quelques minutes, pendant lesquelles la vieille femme semblait plongée dans ses pensées. Ensuite elle se rassit plus confortablement dans son grand fauteuil jaune et lui demanda calmement.
- Est-ce que Harry a fait quelque chose qui vous a pu vous faire penser que oui ?
Olivia acquiesça lentement, abasourdi tandis qu'Arabella soupirait.
- Bon et bien dans ce cas je suppose que je dois vous raconter une histoire. Fit-elle en souriant.
Durant les deux heures qui avaient suivis, la vieille dame lui avait raconté l'histoire d'un monde qu'elle ne connaissait pas, celui de la magie et le rôle qu'avait joué Harry dans celui-ci. Elle avait aussi appris l'histoire de Poudlard, l'importance du sang dans la communauté, celle de Dumbledore ainsi que son rôle à elle. Concernant l'homme, l'avis d'Olivia était assez mitigé. Il avait après tout envoyé Harry chez les Durlsey tout en sachant que ceux-ci le détesterait à cause du don de ses parents. De plus il l'avait fait surveiller et Olivia se demandait si le vieil homme avait réellement le droit de faire ça. D'accord il était un homme influent mais il était seulement le directeur d'une école. N'est-ce pas le rôle des juges pour enfants ou des assistantes sociales de décider où devait aller un enfant ? Ou de veiller à sa sécurité. Peut-être que cela n'existait pas dans ce monde. Après tout, d'après ce qu'elle avait entendu, le monde magique semblait être assez conservateur. La jeune femme, même si elle avait été fortement déboussolée par l'existence d'un monde pareil, n'avait pas trouvé cela monstrueux contrairement aux Dursley, cela ne l'avait pas effrayée. Parce que comme tout le monde, elle avait rêvé de dragon et de sorciers lorsqu'elle était enfant. Cela l'émerveillait plus qu'autre chose.
Suite à ces révélations, Olivia était repartie, sa vision du monde complètement chamboulée. Elle n'arrivait pas à croire qu'Harry ait réussi à faire ce que personne n'avait su faire avant lui. Voldemort…La jeune femme se demandait à quoi il ressemblait. Curiosité morbide, lui dirait son frère. Au moins maintenant, elle savait que les parents d'Harry était des gens incroyables et non pas des alcooliques comme l'avait dit Pétunia Dursley au procès. Olivia ne la comprenait pas. Comment pouvait-elle dire que sa propre sœur n'était qu'une bonne à rien juste par jalousie ? Si son petit frère avait été un sorcier, elle n'aurait pu qu'être heureuse pour lui. Bien sûr, elle aurait ressenti une pointe d'envie mais de là à renier sa sœur et à maltraiter le fils de celle-ci il y avait une marge.
Depuis cette fois-là, et après qu'Olivia ait expliqué à Harry qui il était en le rassurant quant à ce qu'elle pensait de lui, l'enfant avait souvent refait de la magie accidentelle. Elle était restée en contact avec Arabella Figg et lui rapportait souvent des nouvelles d'Harry. Celui-ci était de plus en plus ouvert même s'il avait tendance à vouloir se fondre dans la masse dès qu'il sortait de l'appartement. La vieille femme l'avait sermonnée au départ, quand elle avait su qu'Olivia avait tout dit à Harry sur ses origines. Elle lui avait dit que Dumbledore l'avait mis dans sa famille Moldu afin que justement il n'apprenne pas le fait qu'il était célèbre. Elle pensait qu'il allait devenir arrogant. Enfin, Olivia n'avait pas vraiment su si c'était elle qui pensait cela ou bien si Dumbledore l'avait influencée. Mais la vieille femme se trompait. Harry ne semblait pas se réjouir de sa célébrité. En même temps Olivia le comprenait, être célèbre parce qu'il avait survécu à un sortilège de mort alors qu'il n'avait qu'un an n'était pas forcément très réjouissant. Et puis les Durlsey lui avaient tellement dit qu'il était un monstre que le garçon avait fini par le croire même si cela s'arrangeait depuis qu'il vivait avec elle.
La voix d'Harry la fit sortir de ses pensées.
- Désolé, souffla-t-il en abaissant les bras.
- Ce n'est rien Harry, ça t'as surpris c'est tout, fit-elle en souriant pour le rassurer. Bon, il faut qu'on nettoie ça maintenant. Fit-elle avec sourire.
- Désolé, Répéta le brun, je n'aurais pas dû…
La jeune femme le coupa en lui donnant la casserole couverte de lait.
- Tu n'aurais pas dû c'est vrai, mais c'est aussi de ma faute je n'aurais jamais dû me rendormir, finit-elle en riant tandis qu'elle épongeait.
Il y eut un petit silence.
- Je voulais te faire plaisir, avoua le brun en murmurant.
Olivia releva la tête et vit que l'enfant avait détourné la sienne et qu'il rougissait furieusement. La brune eut un sourire alors qu'elle se relevait. Elle l'enlaça alors tendrement et lui embrassa le haut de la tête. Le garçon avait de moins en moins de mal avec les marques d'affections même s'il était toujours tendu au début.
- Et tu m'as fait plaisir Harry, mais tu sais ce qui me ferait encore plus plaisir ? C'est que tu ailles prendre ta douche pendant que je finis ça. Dit-elle en désignant la serpillère.
Harry lui fit un petit sourire désolé avant faire ce qu'elle lui disait. La jeune femme finit donc d'éponger le sol avant de refaire chauffé du lait et de cuire les œufs. Elle prépara ensuite la table et s'installa afin de déjeuner. Harry la rejoignit peu après et s'assit à côté d'elle. La jeune femme leva un œil vers la pendule et constata qu'ils avaient un peu de retard ce qui la fit soupirer. Ce n'était pas le jour pour être en retard. C'était la rentrée d'Harry, il allait en 3ème année et c'était de sa faute s'ils étaient en retard puisque c'était elle qui ne s'était pas réveillée à l'heure. Elle allait donc devoir presser Harry ce qui allait surement le faire stresser encore plus. Elle soupira, vraiment elle faisait tout de travers.
Harry, lui, mangeait tranquillement son petit déjeuner, inconscient des inquiétudes de sa mère adoptive. Il n'était pas vraiment stressé. Après tout, l'école ne pouvait pas être pire que lorsqu'il habitait chez les Dursley. L'année dernière avait vraiment été étrange puisque il avait été trimballé dans d'autre écoles sans jamais y rester à cause du procès qui avait duré plus de temps que ne le pensait les adultes. Mais cette année, cela serait différent. Il se tourna vers Olivia qui touillait son café d'un air absent et sourit.
Après avoir fini de déjeuner, Olivia partit se laver tandis qu'Harry l'attendait patiemment dans le salon en regardant la télévision. C'était une chose qu'Harry avait fini par apprécier, lui qui n'y avait pas le droit avant. Il préférait tout de même lire mais de temps en temps, il aimait bien regarder les dessins animés.
- Bon on y va, il faut encore qu'on aille chercher Sam et on doit se dépêcher si on ne veut pas être en retard. S'exclama Olivia en arrivant avec deux vestes à la main.
Elle envoya le vêtement à Harry qui le rattrapa avant de l'enfiler puis ils sortirent de l'appartement et grimpèrent dans la voiture de l'infirmière. Ils roulèrent quelques minutes avant de s'arrêter devant un petit immeuble. Sam, le frère d'Olivia vivait dans un quartier d'étudiant et venait de quitter la maison familiale. Il avait vingt ans et rêvait de devenir vétérinaire. Harry l'aimait beaucoup. C'était un jeune homme extraverti et enjoué qui parvenait toujours à le faire rire. L'étudiant avait insisté pour venir avec eux, disant qu'il voulait être là pour voir son neveu devenir un grand garçon. A la plus grande surprise d'Harry, Sam avait été celui qui avait le plus comprit le choix de sa sœur et qui avait tout de suite considéré Harry comme faisant parti de la famille. Lui aussi avait succombé au charme de l'enfant.
Le jeune homme les attendait au pied de l'immeuble et leur faisait de grands signes de la main. Olivia se gara et Harry descendit de la voiture afin de le saluer. Il eut un moment d'hésitation cependant quand il vit les cheveux de son oncle.
- T'aurais pas pu choisir moins voyant comme couleur ? S'exclama alors la sœur du jeune homme en souriant, amusée.
Sam lui retourna une moue boudeuse.
- Quoi ? Elle est très bien ma couleur.
Le jeune homme anciennement brun comme sa sœur avait maintenant des cheveux rouges foncés. C'était voyant c'est vrai mais Harry trouvait que ça lui allait bien.
- Tu me diras c'est toujours mieux que ton jaune pisseux de la dernière fois.
Son frère lui jeta un regard offusqué avant de se tourner vers Harry qui suivait l'échange avec un petit sourire.
- Hey bonhomme ! Comment ça va ? Pas trop stressé ? Fit l'étudiant en lui ébouriffant les cheveux.
Harry haussa les épaules.
- Nan ça va, il ajouta avec un sourire, moi je trouve cette coupe te vas bien.
Sam l'enlaça en s'écriant qu'il adorait ce gamin. Olivia, elle leva les yeux au ciel devant les pitreries de son petit frère.
- Bon on ferait mieux d'y aller les garçons, ce n'est pas très loin mais il vaut mieux y arriver un peu en avance.
Les deux ne l'écoutaient déjà plus puisque Sam était en train de raconter quelque chose à Harry, ce qui avait d'ailleurs l'air d'amuser grandement le petit brun.
Olivia grimpa dans la voiture, rouspétant contre les garçons qui mettaient dix ans à la rejoindre. Ils se mirent ensuite en route vers l'école primaire. A fur et à mesure qu'ils se rapprochaient d'elle, Harry sentait son ventre se tordre de plus en plus. Sam avait beau lui racontait des âneries, Harry stressait de plus en plus. Il n'avait jamais eu de bonnes notes à l'école chez les Durlsey, et même si ce n'était pas sa faute, il se disait que s'il avait fait plus d'efforts peut-être qu'il aurait tout de même réussi. Et s'il était mauvais au point qu'Olivia ne veuille plus de lui ? La boule dans son ventre ne cessait de grossir tandis que le garçon se mettait à concevoir des scenarios désastreux.
Ils s'arrêtèrent finalement et se retrouvèrent devant une petite école faite de briques rouges. La cour de celle-ci était déjà noire de monde et Harry se tendit. Il n'avait jamais aimé la foule et Olivia le savait bien. C'est pour cette raison qu'elle prit sa main dans la sienne tout en lui pressant l'épaule pour le rassurer. Cela marcha un peu et accompagné de Sam qui jouait le garde du corps, ils franchirent le portail noir. Il y avait beaucoup de monde, et les enfants étaient tous accompagnés de leurs parents, discutant de ce qu'ils allaient faire. Harry en vit certains pleurer et il se fit la réflexion que lui ne pourrait jamais pleurer ainsi en publique.
- Nous y voilà Harry, Tu te sens prêt ? Lui demanda gentiment Sam.
Harry ne savait pas s'il était prêt mais de toute façon il n'avait pas vraiment le choix n'est-ce pas ? Il allait donc faire son possible pour ne pas décevoir sa famille. Cela lui faisait bizarre d'employer ce mot mais c'était pourtant ce qu'ils étaient. Il ne reniait pas ses parents, mais il ne connaissait rien d'eux. Olivia, Sam et leurs parents Madeleine et Georges étaient sa famille maintenant.
- Ça va.
Olivia fronça les sourcils devant le manque d'enthousiasme de son fils adoptif. Elle s'accroupit pour être à son niveau et lui prit les mains.
- Tout va bien se passer tu verras. Tu vas rencontrer des gens de ton âge, apprendre pleins de chose et je suis sure que lorsque Madeleine viendra te chercher tout à l'heure, tu ne voudras même pas partir.
Le garçon semblait tourmenter pour une chose qu'Olivia n'arrivait pas à discerner donc elle attendit pour voir s'il comptait lui en parler.
- Mais…si...je ne suis pas doué à l'école, si je n'y arrive pas ? Et si les autres enfants ne m'aiment pas ? Je…
- Harry…Harry! Appela la jeune femme doucement mais fermement, tout iras bien ! Continua-t-elle d'un ton rassurant. Je suis sure que tu te feras des amis très rapidement et je n'ai aucun doute sur le fait que tu réussisses à l'école, tu es un garçon très intelligent, fit-elle en appuyant doucement sur le petit nez du garçon de huit ans.
Le petit garçon rougit sous le compliment avant de lui sourire. La jeune femme l'enlaça doucement.
- Et puis même si tu as difficulté, je t'aimerais quand même Harry.
Et à ce moment-là, Harry comprit pourquoi certains enfants pleuraient. Parce que lui-même avait très envie de pleurer là maintenant. Mais il ne le fit pas parce que les adultes n'aimaient pas les pleurnichard. A la place, il fit un grand sourire aux deux adultes devant lui.
Plusieurs personnes sortirent alors de l'établissement. C'était les professeurs. Une dame s'approcha tandis que les autres restèrent un peu en retrait. Olivia l'avait déjà vu. C'était la directrice de l'établissement. Elle l'avait rencontrée un peu avant la rentrée afin d'inscrire Harry. Elle en avait aussi profité pour lui parler de l'année difficile qu'avait eue Harry et la femme s'était montrée très compréhensive. Elle devait avoir la cinquantaine, et elle avait des petites lunettes carrées. Elle avait le physique des professeurs stricts et secs mais au fur et à mesure que leur conversation s'allongeait, Olivia avait compris que ce n'était pas le cas.
La directrice commença son discours avant de présenter les autres professeurs. Le professeur d'Harry était une petite femme blonde. Elle arborait un doux sourire et le petit garçon fut rassuré. Elle indiqua ensuite aux parents que c'était l'heure de partir. Sam lui ébouriffa les cheveux tandis qu'Olivia le prenait une dernière fois dans ses bras.
- Tout se passera bien Harry, d'accord ?
Le brun hocha la tête avec un sourire. Il n'avait plus peur maintenant, les paroles de sa mère adoptives avaient fait leurs effets et la vision de son nouveau professeur avait fini de balayer ses craintes. Alors qu'Harry avançait vers son nouveau professeur, son petit cartable vert sur les épaules, l'infirmière ressentit une bouffée de fierté. C'est qu'il avait de l'allure, son bonhomme.
- Vas-y Harry tu vas tout déchirer ! S'exclama alors son petit frère ce qui la fit sursauter. Elle sentit alors plusieurs parents les regarder bizarrement tandis qu'Harry se prenait la tête dans la main, gêné de se faire remarquer. Olivia frappa l'arrière de la tête de son frère avant de le tirer par la manche.
- Idiot, tu sais bien qu'il déteste attirer l'attention !
Sam, lui continuait de sourire comme un imbécile, indifférent aux remarques d'Olivia. La tête qu'avait faite Harry avait bien méritée les réprimandes de sa sœur.
Cela faisait maintenant une semaine qu'Harry avait repris l'école et il courrait presque pour y aller. Contrairement à ce qu'il avait pensé au premier abord, ce qu'ils faisaient en classe était plutôt simple. Mlle Smith était très gentille comme il l'avait pressentit, même si elle le sermonnait souvent parce qu'il rêvassait. Il s'entendait aussi parfaitement bien avec ses camarades de classe, ce qui changeait beaucoup de chez les Dursley où il était toujours tout seul à cause de Dudley et sa bande. Il avait tout de même une préférence pour un garçon de sa classe avec qui il trainait toujours.
Harry l'avait repéré tout de suite puisque celui-ci restait toujours tout seul. Il s'appelait Dean. Quand il avait demandé aux autres pourquoi ils ne jouaient pas avec lui dans la cours, ils lui avaient répondu que c'était parce qu'il était noir. Harry n'avait pas compris en quoi cela changeait quelque chose, c'est pourquoi il était allé s'asseoir près du garçon sur le banc. Il n'avait pas voulu laisser le garçon seul, après tout il l'avait été tant de fois et il savait que c'était dur.
- Salut, avait-il lancé, hésitant. Habituellement, Harry n'allait pas voir les autres le premier c'est pourquoi il n'avait pas trop su comment engager la conversation.
Le garçon s'était tourné vers lui et il s'était fait l'étrange réflexion qu'il n'était pas vraiment noir mais plutôt marron.
- Salut.
Harry avait grimacé intérieurement, l'autre ne l'avait pas vraiment aidé.
- Qu'est que tu fais ? Avait-il demandé en voyant le carnet que le garçon avait sur ses genoux.
Dean s'était empresser de refermer son calepin afin que l'autre ne puisse pas voir ce qu'il faisait, mais Harry avait tout de même eut le temps de voir qu'il s'agissait d'un dessin.
- Rien !
- Tu dessinais quoi ?
-Je te dis que je ne faisais rien.
Harry avait levé les yeux au ciel.
-Je ne vais pas me moquer tu sais, ni même le dire aux autres. J'ai bien compris qu'ils ne t'aimaient pas, même si je trouve que leur raison est idiote.
Dean s'était alors tourné vers lui, interloqué tandis qu'Harry lui faisait un petit sourire.
- Tu veux bien me montrer alors ? Je te jure que je ne le dirais à personne.
Dean avait hésité, d'un côté Harry semblait dire la vérité mais il avait peur qu'il aille le dire aux autres. Déjà qu'ils l'ignoraient alors si en plus ils se mettaient à se moquer de lui et de ses dessins, Dean ne serait plus jamais tranquille.
D'un geste hésitant il avait tendit son carnet au brun avant de replier ses genoux et de poser ses bras et sa tête dessus. Il n'avait pas osé regarder son camarade tandis que celui-ci regardait son dessin. Le silence s'était éternisé jusqu'à ce que Dean commence à s'inquiéter, l'autre ne disait rien et il s'était demandé ce qu'il en pensait. Il avait donc relevé la tête doucement afin de regarder son camarade en biais. Harry regardait toujours son dessin, un sourire aux lèvres. Sentant le regard du noir se poser sur lui, il l'avait regardé à son tour et Dean avait vu ses yeux verts pétiller.
- Il est magnifique, Dean ! Tu es vraiment doué. S'était-il exclamé en lui faisant un sourire.
Le susnommé avait haussé les épaules, gêné par le compliment.
- Y'a mieux.
- C'est vrai, avait alors répondu le plus petit sincèrement, mais bon moi je n'arrive même pas à dessiner un personnage qui ressemble à un être humain alors un dragon !
Dean avait ri.
- Tu peux dessiner…un lion ? Lui avait-il alors demandé.
Ils avaient passés le reste de la journée ensemble que ce soit pendant la classe, à la cantine ou bien dans la cour. Harry s'extasiait devant les talents de son nouvel ami et celui-ci qui était tout simplement heureux de ne plus être seul, enchainait les dessins afin de satisfaire le brun. Le lendemain, ce fut la même chose et tous les jours qui suivirent aussi.
Tous les soirs c'était Madeleine qui venait le chercher à l'école. Harry l'adorait. Ils faisaient toujours de la pâtisserie dès qu'il avait terminé ses devoirs – ce qui ne durait jamais plus de cinq minutes-. La vieille femme, qui le considérait maintenant comme son petit-fils, ne cessait de le gâter à tout va en lui achetant des livres et des vêtements à chaque fois qu'elle le pouvait, même si cela ne plaisait pas trop à Olivia qui ne voulait pas que son fils devienne superficiel. Ils allaient aussi au parc parfois quand le temps leur permettait. Olivia venait le chercher vers 19h tous les jours et Harry lui racontait sa journée sur le chemin. La brune était heureuse que l'enfant soit si enthousiaste de ses journées d'école. C'était comme ça tout au long de la semaine. Le weekend, ils flânaient dans l'appartement. Olivia était vraiment fatiguée de ses journées au travail, son patron lui faisant rattraper ses absences des mois derniers. Cela ne dérangeait pas Harry qui en profitait pour lire et aussi pour aller chez Dean ce qui permettait à sa mère de faire la sieste. Sam venait aussi le chercher parfois pour aller au cinéma ou à la salle d'arcade et Harry adorait vraiment ses moments seuls avec son oncle.
Seulement leur quotidien fut chamboulé un mois plus tard.
C'était un samedi après-midi. Il pleuvait alors Olivia et Harry avait décidé de regarder un film. Ils étaient tous les deux blottis dans le canapé du salon, recouvert par une couverture quand la sonnette avait retentie, faisant grogner Olivia qui n'avait pas envie de quitter la chaleur du canapé. Elle du bien se résoudre cependant quand on sonna une deuxième fois. La jeune femme se leva donc et marcha jusqu'à la porte d'entrée. Elle ne savait pas pourquoi mais elle était prise d'un mauvais pressentiment. Chassant les sombres pensées qui lui venaient en tête, elle ouvra la porte.
- Bonjour.
- Bonjour, salua-t-elle poliment malgré le doute qui l'assailli quand elle vit l'accoutrement de l'homme, je peux vous aider ?
L'homme qui était devant elle était assez âgé, vieux même. Il portait une grande robe violette avec des étoiles jaunes. Sur sa tête il avait un chapeau pointu assorti. Il avait aussi une barbe blanche, très longue, trop selon Olivia. Il ressemblait au père noël…non, plus à Merlin l'enchanteur se rectifia la jeune femme en fronçant les sourcils. Encore un hurluberlu.
- Oui en effet je cherche Mlle Levinson.
- C'est moi-même.
Le vieil homme lui sourit chaleureusement mais Olivia resta sur ses gardes, méfiante à cause de son allure.
- Me laisseriez-vous entrer ? J'aimerais discuter de quelque chose d'important avec vous.
Les yeux d'Olivia se firent suspicieux alors qu'elle dévisageait l'illuminé. Elle ne le connaissait pas, il voulait entrer chez elle alors qu'il ne s'était même pas présenté. C'était louche. Et Olivia avait trop regardé de film policier dans sa vie pour savoir qu'il n'était pas bon de laisser quelqu'un rentrer chez soi comme ça. En plus, Harry était à l'intérieur et le vieux avait l'allure d'un pédophile. Bon elle exagérait peut-être mais elle préférait être trop prudente que pas assez.
- La jeune femme ne fit pas un geste à demande et le visage du vieil homme s'éclaira.
- Ah oui ! Je ne me suis pas présenté. Albus Dumledore, déclara-t-il en inclinant légèrement la tête.
Olivia écarquilla les yeux. Alors cet homme était Albus Dumbledore ? Olivia ne l'avait pas imaginé comme ça, surtout avec la robe. La surprise passée, elle demanda à l'homme ce qu'il faisait ici. Elle avait dit la phrase sur un ton plus agressif que ce qu'elle avait voulu mais dans un sens c'était mieux comme ça. L'homme savait à quoi s'attendre maintenant.
- J'aimerais discuter avec vous…et voir Harry aussi. Je sais qu'il est ici.
L'infirmière ne savait pas vraiment quoi faire. D'un côté elle se disait que l'homme n'avait pas l'air méchant et puis elle voulait savoir ce qu'il leur voulait. D'un autre côté Dumbledore était celui qui avait envoyé Harry chez les Dursley.
- Entrez, fit-elle tout de même après s'être décalé pour le laisser passer. Elle referma la porte derrière lui et lui proposa de prendre son parapluie mais le vieil homme le fit disparaitre sous les yeux médusés de la brune. C'était fou ce qu'ils pouvaient faire ces sorciers. Elle était toujours étonnée même après avoir vu Harry faire de la magie lui-même.
Ils se rendirent au salon et virent Harry qui buvait un verre d'eau. Olivia avait mis du temps alors le petit garçon s'était demandé ce qu'elle faisait et voilà qu'elle revenait avec un homme vêtu d'une étrange façon. Le petit avait une impression de déjà-vu en le regardant et celle-ci s'intensifia quand il croisa les yeux bleus du sorcier. Parce qu'il était sorcier, ça Harry en était sûr. Il avait senti sa magie.
- Bonjour Harry. Tu as grandis. Constata le vieil homme avec un sourire. Je suis...
- Je sais qui vous êtes. Le coupa calmement l'enfant en posant son verre. Albus Dumbledore.
Le directeur lui jeta un regard surpris au contraire d'Olivia qui avait l'habitude que son fils soit perspicace pour son âge. Un peu trop même.
- Comment vas-tu ? J'ai appris un peu tard ce qu'il t'était arrivé.
- Je vais bien, répondit Harry, et ce n'est pas grâce à vous. Asséna-t-il en le regardant. Ses yeux étaient durs et Dumbledore fut encore une fois étonné de la maturité de l'enfant.
- Harry ! Le réprima Olivia, qui même si elle était d'accord avec ce qu'il disait ne tolérait pas le ton sur lequel il l'avait dit.
Il se tourna vers elle et son regard s'adoucit.
- Pardon.
- Vas dans ta chambre Harry, je dois discuter avec Mr Dumbledore.
Le brun voulu protester mais il ne voulait pas que l'homme croit qu'Olivia n'avait pas d'autorité sur lui. Alors qu'il allait sortir de la pièce, le sorcier l'interpella.
- Harry…je suis désolé.
- Je ne peux pas accepter vos excuses, pas aujourd'hui en tout cas.
Il alla dans sa chambre, sans voir le regard triste qu'Albus Dumbledore porta sur lui.
- Si j'avais su, croyez-moi Miss Levinson je ne l'aurais pas laissé là-bas. Seulement c'était la seule famille qui lui restait. Je ne pensais pas qu'il faudrait aussi le protéger d'elle. Mrs Figg devait le surveiller et faire en sorte que tout se passe bien. Le vieil homme avait l'air si fatigué et Olivia vit que la culpabilité le rongeait.
- Je vous crois. Ne blâmez pas Mrs Figg cependant. Il est toujours dur de voir qu'un enfant est maltraité, ça a beau être sous vos yeux, les familles font en sorte que cela ne se voit pas.
Dumbledore acquiesça et la jeune femme lui proposa un thé. Elle ne savait pas si le directeur était vraiment sincère mais il en avait l'air et elle eut pitié de lui.
- Oui je veux bien, merci.
Ils se firent silencieux et bientôt on n'entendit plus que la bouilloire qui chauffait sur le feu.
- Pourquoi êtes-vous venu Mr Dumbledore ? Je comprends votre besoin de faire des excuses à Harry mais vous m'avez dit que vous aviez quelque chose d'important à me dire.
Le vieux sorcier sembla sortir de ses pensées à cette phrase.
- Oui, c'est vrai. Si je suis venu ici, c'est pour parler de la sécurité de Mr Potter…
- Levinson, le coupa-t-elle inconsciemment.
Deux yeux bleus la fixèrent, surpris.
- Comment ?
- C'est Potter-Levinson maintenant. Elle se sentit bête d'un seul coup mais elle n'avait pas pu s'empêcher de montrer à l'homme que c'était elle qui prendrait les décisions concernant la vie d'Harry maintenant.
- Oh ! Oui bien sûr je comprends. Donc je suppose qu'Arabella vous a raconté toute l'histoire ?
- En effet.
- Vous savez donc qui sont les mangemorts n'est-ce pas Mlle Levinson ?
- Appelez-moi Olivia, je n'ai que 24 ans après tout. La jeune femme lui fit un petit sourire et les yeux du vieil homme pétillèrent derrière ses lunettes en demi-lunes. Les Mangemorts sont les partisans de Voldemort.
- C'est cela. Il vous faut savoir que même si Voldemort n'est plus, bon nombre de ses partisans sont encore en vie et qu'ils veulent venger leur maitre.
La jeune femme ne comprenait pas où le vieil homme voulait en venir.
- Je croyais que les…au...les Aurors s'occupaient des Mangemorts ?
- Et c'est le cas mais la plupart des Mangemorts sont des personnes haut-placé et dans votre monde comme dans le nôtre l'argent aide à bien des choses. Le visage de l'homme s'était fait plus sombre et l'infirmière du bien admettre qu'il était impressionnant quand il n'avait plus cet air de papy gâteau.
- Corruption ! Siffla la brune, outragée.
Dumbledore hocha la tête avant de continuer.
- Donc les mangemorts restant vont vouloir s'en prendre à la seule personne qui a su tenir tête à leur maitre.
La jeune femme lui jeta un regard terrifié.
- Harry ! Souffla-t-elle en se tournant, inquiète vers la porte qui menait à la chambre de l'enfant.
- Il vous faut savoir Olivia qu'avant de mourir, Lily Potter, la mère d'Harry a supplié Voldemort de la tuer elle plutôt que son fils. Celui-ci n'a rien voulu entendre et lui a ordonné de se pousser. Lily ne l'a pas fait voulant protéger son fils à tout prix, et Voldemort l'a tuée alors qu'elle faisait de son corps une barrière entre Voldemort et l'enfant. Suite à cela, comme vous l'a dit Arabella, il a lancé le même sort sur Harry mais celui-ci s'est retourné contre lui. Et tout ça grâce à sa mère qui s'était sacrifiée pour le sauver, provoquant, sans même le savoir un rituel du sang. Harry serait en sécurité tant qu'il serait en présence de quelqu'un portant le même sang que lui.
- Pétunia Evans ! S'écria Olivia en comprenant enfin la décision de l'homme face à elle.
Il hocha la tête.
- C'est pour cette raison que j'ai confié le petit Harry à sa tante. C'était le seul moyen pour que les mangemorts ne l'atteignent pas. Cependant je ne pensais pas que le danger viendrait de la famille elle-même, comme je vous l'ai dit tout à l'heure.
Et la jeune femme comprit alors.
- Donc cela veut dire qu'Harry est en danger avec moi ?
La jeune femme sembla terrifiée un moment avant que son visage ne se durcisse.
- Vous voulez me reprendre Harry, constata-t-elle avec fureur. Croyez-moi Dumbledore, vous avez fait assez de mal à cet enfant je ne vous laisserais pas faire. Je trouverais un moyen de le protéger. De plus, les Mangemorts ne savent pas qu'Harry a changé de tuteur alors ils ne peuvent pas savoir où il habite. Elle s'était levé à la fin de phrase et le vieux monsieur la regardait, amusé et les yeux pétillants.
- Vous semblez être vraiment attachée au jeune Potter, Olivia.
- C'est mon fils ! S'exclama-t-elle avec ferveur avant d'écarquiller les yeux.
C'était la première fois qu'elle le disait à voix haute. Derrière une porte verte, un petit garçon qui d'écoutait à travers la porte depuis le début, entendit l'exclamation soudaine de sa tutrice et il ne put s'empêcher d'ouvrir grand les yeux, avant que ceux-ci ne se remplissent de larmes. C'était la première fois qu'il entendait la jeune femme dire qu'il était son fils et son cœur se remplit d'une agréable chaleur. Olivia le considérait vraiment comme son fils, et Harry eut soudainement envie de courir la rejoindre et de lui dire que lui aussi la considérait aussi comme sa mère, mais il ne fit pas car la discussion n'était pas terminée et qu'il ne fallait pas déranger les adultes quand ils étaient en train de discuter. C'était oncle Vernon qui ne cessait de lui répéter cela. A la place, il se rassit et décida d'écouter la fin de la conversation. Dans le salon, Olivia s'était ressaisi et fixait d'un regard noir le sorcier dont le sourire s'était agrandi.
- Je ne vais pas vous prendre Harry, Olivia.
- Je vous dis que je ne vous laisserais- Quoi ?
Le visage de la brune se détendit alors que le poing qu'elle avait levé en l'air pour prouver sa détermination retombait mollement sur la table. Elle avait toujours des larmes de colère aux coins des yeux, qu'elle s'empressa d'ailleurs d'essuyer.
- Je ne comptais pas vous retirer la garde d'Harry Olivia, de toute façon je n'en ai pas le droit, puisque les autorités magiques ne peuvent pas s'opposer aux adoptions Moldues. Je vous l'ai dit, je n'ai jamais voulu faire de mal à Harry.
La jeune femme lui fit un petit sourire poli.
- N'y a-t-il pas un moyen de protéger Harry tout en le gardant avec moi ? Je ne veux pas qu'il lui arrive quelque chose par ma faute.
Le vieil homme reprit son sourire amusé.
- J'allais y venir avant que vous ne vous emportiez.
L'infirmière rougit de gêne sous le rire du vieux directeur.
- Il y a un sortilège qui permet de faire en sorte qu'un lieu soit invisible aux yeux de tous et que seules les personnes connaissant l'endroit puissent le voir. On l'appelle le sort du fidélitas. Les parents d'Harry y ont déjà eu recourt mais comme vous le savez cela ne s'est pas bien fini. Je m'engage donc à être le gardien du secret.
Olivia avait froncé les sourcils, réfléchissant à toute allure à la proposition du vieux sorcier. Dumbledore était un manipulateur et la jeune femme n'était pas sure de lui faire entièrement confiance.
- Je pense qu'il serait plus souhaitable qu'Harry soit le gardien du secret, Monsieur.
- Comment ? Mais ce n'est qu'un enfant, s'insurgea le directeur. Il n'est pas encore conscient de ce qui est bien ou mal pour lui !
- Sachez Dumbledore, qu'Harry est doté d'une grande maturité pour son âge, et sachant que c'est le principal concerné dans cette histoire, je trouve normal qu'il soit le gardien du secret. Quant au fait qu'Harry soit un enfant, cela joue justement en notre faveur ! Après tout qui irait imaginer qu'un enfant de son âge soit gardien d'un secret.
Pendant quelques secondes, Dumbledore sembla prit au dépourvu par les nombreux arguments de la jeune femme avant qu'il ne s'exclame :
- Mais il ne peut pas être gardien puisque c'est son habitation qui doit être tenue secrète !
- Et c'est là que vous vous trompez, l'appartement est le mien donc Harry sera le gardien de mon secret. Rétorqua la jeune femme calmement, à l'extérieur du moins. Elle avait peur que le vieux sorcier ne réfute son dernier argument et qu'il devienne le gardien du secret. Olivia ne voulait pas qu'il vienne les déranger, après tout l'homme semblait vouloir se rapprocher d'Harry et la jeune femme craignait que cela ne soit pas pour se racheter et que l'homme aux robes excentrique n'essaie de les rouler dans la farine.
Un silence tendu s'installa tandis que le directeur semblait chercher quelque chose à dire pour la faire changer d'avis mais il dut abandonner puisqu'un soupir traversa ses lèvres avant qu'il reprenne la parole.
- Bien, Harry sera le gardien du secret. Conclut-il avec un air abattu, cependant j'espère que cela ne se finira pas de la même façon que la dernière fois Mlle Levinson.
Le vieil homme essayait de la prendre par les sentiments maintenant, constata-t-elle en grinçant des dents. Elle avait presque fini par croire à sa sincérité mais la conversation qu'ils venaient d'avoir, avait fait naitre chez Olivia un profond agacement envers l'homme. Ce sentiment paraissait réciproque puisque Dumbledore avait repris le « mademoiselle ». Le sorcier était peut-être important dans son monde mais elle ne se laisserait pas marcher sur les pieds, pour le bien être d'Harry.
- Aviez-vous autre chose à me dire, Monsieur le directeur ? Le ton était poli mais Dumbledore vit bien qu'il n'était plus le bienvenu.
- Non je pense que nous avons terminés. Je vous recontacterais afin de savoir quand nous apposerons le sort. En attendant, prenez le temps de réfléchir à votre décision et faites attention à vous et votre fils, Mlle Levinson. Fit le vieil homme en se levant, il avait repris son air de papy gâteau et lui souriait. Olivia le raccompagna jusqu'à la porte et le salua de la même façon.
Une fois qu'il fut partit, la jeune femme soupira de soulagement. Cette conversation l'avait épuisée et elle n'avait qu'une envie, se blottir dans les couvertures et passer le reste de la journée à regarder la télé.
- Il est partit ? fit la voix d'Harry qui était sorti de la pièce dès qu'il avait entendu la porte se refermer. Le garçon avait toujours le visage fermé même s'il essayait d'avoir l'air neutre. La jeune femme plissa les yeux en voyant cela.
- Harry…commença-t-elle sur un ton doucereux. Est-ce que tu aurais par hasard entendu notre conversation ?
Le brun se mordit l'intérieur de la joue nerveusement cherchant un moyen d'éviter les foudres de sa mère adoptive.
- Vous n'étiez pas très discrets maman, alors même si je ne l'avais pas fait exprès j'aurais tout de même entendu une bonne partie de la conversation. Dit-il en haussant les épaules d'un air désinvolte.
La jeune femme s'apprêtait à lui faire un sermon quand un mot dans la phrase de l'enfant la fit se stopper. « Maman », il l'avait appelé « maman » ! Une chaleur agréable se propagea dans tout son corps tandis que son cœur faisait un bond. Elle fixait l'enfant qui avait détourné les yeux en rougissant. Deux secondes plus tard, Harry suffoquait presque tandis que sa mère l'enlaçait fortement.
- Profiteur, lâcha-t-elle avec un sourire amusé, tu savais que je ne serais plus énervée.
Le garçon qui avait enroulé ses bras autours des épaules de la brune accroupit devant lui, sourit doucement avant de répondre.
- Je l'espérais… c'est vrai, mais je n'étais pas sûr. Et puis dire ça m'a presque autant chamboulé que toi. Murmura-t-il doucement.
- Tel est pris qui croyait prendre mon chéri, souffla l'infirmière en gloussant ce qui fit grogner l'enfant qui rougissait dans son cou.
Voilà, j'espère qu'il vous a plu ! J'essaierais de publier plus vite mais les cours vont reprendre donc je ne promets rien. Mylo
