Chapitre à l'avance ! Merci à Sam Baff, MyMysterieuse et Lia-sail pour les reviews !!
- Chapitre 2 –
Je ne sais pas ce qu'il m'arrive. Mes yeux sont fermés, je ne vois pas l'utilité de les ouvrir. De toute façon je n'y arrive pas. Tout mon corps est endolori. Une chaleur étouffante m'enveloppe, et m'empêche de respirer convenablement. Je n'ai plus la moindre notion de temps. Je sais juste que cela fait très longtemps que je suis comme ca, après un long trou noir, durant le quel je ne me souviens d'aucune de ces sinistres sensations que je ressens à l'instant même.
Suis-je morte ?
Vu que je suis encore consciente que je possède un corps, cela m'étonnerai franchement. Par contre je n'ai aucun contrôle sur celui-ci. Pas le moindre.
Soudain, une vague fraîche naît dans une zone située approximativement sur mon avant bras et se diffuse dans tout mon corps. De nouveau, je ne ressens plus rien, et de nouveau, je sombre dans l'inconscience.
…xXx…
Je lance de toutes mes forces la chaise qui s'écrase lamentablement sur le mur en face. Mon point s'abat sur la table en bois située à ma droite, tandis que des larmes de rage coulent sur mes joues. Je m'apprête à reproduire mon geste, mais une main ferme retient mon avant-bras.
- « Lâche- moi tout de suite !! » Criai-je.
James me lance un regard déterminé et me fait asseoir sur le lit miteux qui se trouve dans cette chambre délabrée de la Cabane Hurlante.
-« T'as détruit tout l'immobilier, et je suis certain que tu t'es brisé au moins une phalange » me répond-il, « Je peux savoir ce que ça t'as apporté ? »
Je me glisse par terre et prend ma tête entre mes mains. Mes larmes ont doublés, avec cette haine et ce dégoût que je ressens depuis deux jours.
- « Putain James, je l'ai tué… ». Ma gorge est tellement sèche que je n'arrive pas à articuler.
- « Tu l'as PAS tué ! Pourquoi t'arrive pas à le comprendre ?! »
- « JE L'AI TRANSFORMÉE EN MONSTRE !! C'EST MIEUX PEU ÊTRE ?? » Hurlai-je.
- « Tu peux arrêter de tout remettre sur toi deux secondes ?! » répliqua James, « Tu sais parfaitement bien que ce n'était pas toi à ce moment là, tu n'avais pas le moindre contrôle sur tes actes. Tu… »
- « Ta gueule James. » Dis-je en me relevant. « Ne fait pas comme si tu ne m'en voulais pas en essayant de tout mettre sur le dos de Lunard. Parce qu'au cas où tu ne l'avais pas encore compris, Lunard, c'est moi, une seule et même personne ! Le fait que je commets des monstruosités durant ma transformation ne change rien ! Rien du tout ! Sa prouve juste un peu plus que je ne suis pas humain ! Ose me dire que tu ne m'en veux pas d'avoir détruit la vie de Resha ! Ose me dire que tu ne m'en veux pas d'avoir FAILLI TUER SIRIUS ! »
Je vois les traits de James se crisper, son regard s'assombrir. Ses points serrés menacent de frapper le mur à tout moment. Je sais ce qu'il pense. Nous sommes amis depuis tellement longtemps, que je sais parfaitement ce qu'il va me répondre. Et une toute partie d'espoir encrée au fond de moi, me murmure qu'il a parfaitement raison. Je ferme mes yeux, et j'attends.
- « Sirius, Peter et moi, » commence-t-il « savions parfaitement à quoi nous attendre lorsque nous avons décidé de devenir des animagi non-déclaré, Remus. On a accepté de courir le risque d'être envoyé à Azkaban si on se faisait attraper. On a accepté le fait qu'une de tes transformations pouvait mal se passer, et qu'on devrait en subir les conséquences physiques. Mais on a également a juré que quoi qu'il se passe, on restera toujours près de toi. On te soutiendra toujours mon vieux. On est amis, et sa ne veut pas seulement dire s'engager à faire les cons et à péter les couilles de ce bon vieux Rusard. »
J'ouvre mes yeux, et plonge mon regard dans celui de James. Malgré la tristesse évidente que je lis sur son visage, il sourit. D'un vrai sourire, sincère et fraternel. Je parcours les quelques pas qui me séparait de lui et lui fait une accolade franche, à laquelle il répond avec entrain.
- « T'en fait pas mon pote, tout ira bien. On trouvera une solution en temps voulu. » Me chuchote James.
J'acquiesce silencieusement, tandis que les larmes recommencent à se verser sur l'épaule de mon ami et mes poings endoloris.
…xXx…
J'émerge de nouveau. Je ressens de nouveau la douleur saumâtre qui se promène le long de mon corps. Seulement cette fois, je ressens plus de contrôle sur celui-ci.
Tentative numéro Un.
J'ouvre lentement, très lentement les yeux…
…Que je referme aussi tôt.
Tentative numéro Un : Echec lamentable.
Une lumière éblouissante m'avait complètement aveuglé en l'espace d'un millième de seconde. Un record.
Attendez. Je rêve ou je suis en train de faire de l'humour – douteux, certes- sur ma propre personne alors que je n'ai même pas la certitude d'être en vie ? Je suis un cas irrémédiable.
Quand je serai morte, je donnerais mon cerveau à des psychiatres en quête de notoriété. Le jour où ils arriveront à le comprendre à la perfection, la science fera un progrès hallucinant.
Ah ouais, merde, je ne suis pas en état de faire un testament.
Bon, trêve de bavardages et passons aux choses sérieuses. J'ouvre très lentement les yeux tout en les clignant. La lumière, fulgurante au début, se fait de plus en plus douce et supportable.
Lorsque mes yeux s'habituèrent à la luminosité, je regarde autour de moi afin de visionner l'environnement dans lequel je me trouve.
Un plafond blanc.
Des murs blancs.
Des draps blancs.
Pas de doutes, je suis à l'hôpital. Une odeur de potion s'empare de mes narines. J'essaye de bouger mes bras, mais je ne réussis qu'à articuler le bout de mes doigts.
Brusquement, je me pose une question.
Bordel, qu'est ce que je peux bien foutre dans un hôpital ?!
…xXx…
