Clerks

Les personnages de cette histoire appartiennent à Square Enix. Merci de ne pas reposter cette histoire ailleurs sans m'en informer. Tout vol ou plagia sera signalé. Merci


Chapitre 2

Près d'un an plus tard.

Sephiroth se leva de bonne heure, non par choix mais par obligation. Après que le WepEx fut parti en fumée, il avait retrouvé du travail dans un magasin de vente de matéria. La seule différence entre ça et son ancien emploi, c'est qu'au lieu de vendre des armes, il vendait des matérias et que Zack était dans le même établissement que lui, à présent.

En parlant de Zack, ça hurlait dans la maison Fair, lorsqu'il passa le chercher. La porte s'ouvrit et une casserole pleine de mousse vola jusque sur le trottoir d'en face. Dans sa voiture, Sephiroth soupira. Le brun avait certainement encore insulté ses parents. Il adorait ses parents, mais au lieu de les appeler ''Papa'' et ''Maman'', il les appelait ''vieux débit'' et ''vielle morue'' ce qui fait que ça hurlait souvent... Zack sortit de la maison en sifflotant, l'air de rien, les mains dans les poches. Il fit le tour de la voiture et au lieu d'ouvrir la portière, il s'accrocha au toit et sauta par la vitre que Sephiroth avait pris soin d'ouvrir avant.

-On a inventé les portes, tu sais ? Soupira-t-il.

Zack sourit.

-Ouais mais c'est plus marrant de faire comme ça.

-Je ne vois pas en quoi. Tu fais des traces sur la peinture, si je ne baissais pas la vitre, tu taperais dessus jusqu'à ce qu'elle casse, tu salis le siège avec tes chaussures et tu manques de me mettre ton pied dans l'œil à chaque fois.

Zack sourit.

-C'est ce que je dis, c'est marrant.

Sephiroth soupira et démarra.

-Au fait c'est quand que tu te barres avec ta grosse ?

La grosse en question était Tifa; la fiancée de l'argenté. Elle était venue chercher une matéria un jour et elle avait discuté avec lui. Elle lui avait proposé un verre et un autre et un autre... Ils se fréquentèrent pendant quelque temps et avaient fini par se fiancer. Le père de Tifa, un riche directeur de casino, lui avait proposé un boulot de préparateur de course. C'était trois fois mieux payé, et carrément plus glorieux. Autant dire qu'il n'avait pas hésité. Le problème était qu'entre Midgar et le Gold Saucer, il y avait un océan. Il avait demandé à son patron de démissionner et se rendait à son dernier jour de boulot.

-On prend le bateau demain, Tifa finit de faire ses bagages.

-Hah… J'arrive toujours pas à croire que tu vas te casser…

-Je vais faire quelque chose de ma vie. Et tu devrais en faire autant.

-C'est ça…

L'argenté ne dit rien. Il savait que Zack prenait mal son départ, mais depuis quelque temps, il allait de plus en plus loin dans ses réflexions désobligeantes envers Tifa. Sephiroth lui avait demandé plusieurs fois d'arrêter, mais le brun faisait semblant d'accepter pour recommencer juste après.

Quinze minutes plus tard, ils arrivèrent au magasin. Ils entrèrent et commencèrent à préparer le magasin pour l'ouverture. Dehors, l'enseigne lumineuse ''Square En'Co : matéria en tous genres'' s'alluma faiblement. Ils passèrent un coup de balais, préparèrent les vitrines, s'assurent que rien ne manquait et ouvrir boutique.

Deux minutes plus tard, deux personnes se tenaient devant le magasin. L'un était grand et chauve, portait un long pardessus noir. On ne voyait pas son regard derrière ses lunettes fumées et il s'alluma une cigarette. L'autre, en revanche, avait les cheveux roux flamboyant dans un jogging usé et dansait de manière violente. Son ami, Rude, lui lança une canette de bière dont il ne but que quelques gorgées avant de la jeter d'un coup de pied sur la toiture d'un magasin en face.

-Yo, tu trouves pas qu'on devrait faire, genre, autre chose de nos lifes ?

Rude lui répondit par un silence, comme d'habitude et Reno enchaîna :

-Y'a des jours je me dis qui faudrait que j'arrête de dealer de la mako, tu vois ? Genre, je pourrais être fermier ? J'adore les chocobos. Ou scientifique ? Ouais et je créerais une armée de soldats trop balèzes pour foutre à genoux la moitié du monde.

Rude souffla la fumée, sans un mot.

-Ouais t'as raison, continua le rouquin. Et puis, on se marre bien, non ? Comme quand on s'est fait goaler par le keuf pour ''attitude suspecte''. Genre personne n'a jamais décapité un chocobo pour voir combien de temps il court avant de crever. (2)

Rude hocha la tête solennellement avant de reprendre une taf.