Chapitre 2 : Le grand départ.

Le grand jour était arrivé. Le 31 juillet, jour de l'anniversaire de Harry, il eut 17 ans.

Ses valises étaient prêtes depuis la veille. Il avait finalement envoyé une lettre à Ron lui annonçant qu'il comptait partir ce jour-là pour venir le rejoindre, et Ron, quant à lui, lui avait envoyer un hibou express l'informant qu'ils viendraient le chercher, pour plus de prudence.

Dans sa lettre, Ron annonçait leur arrivée à onze heure et ne précisait pas s'ils le garderaient en attendant le mariage de Bill et de Fleur. Sans ce mariage, Harry n'aurait pas attendu et serai parti pour Godric's Hollow dès que son réveil lui aurait annoncé qu'il était majeur.

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Harry descendit prendre son tout dernier petit déjeuner en compagnie des Dursley.

En s'asseyant à la table, il sentit le regard de la Tante Pétunia sur lui et lorsqu'il leva la tête, elle se retourna précipitamment en plongeant ses bras dans l'évier. Harry fronça les sourcils et brisa le silence de la cuisine.

- Je pars vers onze. Ils viennent me chercher et mes valises sont déjà prêtes. Je ne devrais plus revenir ici.

Harry avait dit tout ça très vite les yeux rivés sur son bol de céréale. Quelques minutes passèrent et, finalement, l'Oncle Vernon brisa le silence uniquement rompu par le raclement des couverts.

- Très bien, j'imagine que tu vas dans la maison dont tu as héritée ?

- Oui, je crois, répondit Harry qui évita le regard de son oncle. Il ne voulait pas parler de cette maison.

Harry remarqua que la Tante Pétunia était toujours devant l'évier dos à lui, mais elle frottait toujours la même poêle propre.

- Il faut quand même que je vous dise, reprit Harry, Dumbledore est mort assassiné.

Un grand fracas de vaisselle cassée se fit entendre. La tante Pétunia venait de lâcher brutalement la poêle. Surpris, Harry la regarda se retourner lentement.

- Il… il est mort ? demanda-t-elle d'une voie mal assurée.

- Oui, répondit Harry, à la fin du mois de juin.

La tante Pétunia le regarda d'un visage livide.

- Mais et… lui, celui qui a tué tes parents ?

- Voldemort ? demanda Harry, étonné que sa tante puisse comprendre ce que la mort de Dumbledore représentait dans le combat contre Voldemort.

- Il est toujours vivant et cherche toujours à me tuer, continua Harry.

- C'est lui qui a tué Demboredu ? demanda l'oncle Vernon qui sembla soudainement se sentir concerné.

- Dumbledore, corrigea Harry. Non, c'est l'un de ses alliés, Rogue.

- Severus ? demanda la tante Pétunia avant de plaquer une main devant sa bouche, en jetant un regard coupable à Harry qui était de plus en plus surpris.

- Comment tu le connais ? S'enquit-il avec un ton inquisiteur.

Résignée, elle lui répondit en essayant de ne pas regarder son fils et son mari, qui l'observaient tous deux avec de grands yeux exorbités et perdus.

- Severus et ton père se détestaient. Ta mère, me racontait les humiliations qu'ils se faisaient mutuellement subir.

- Ma mère t'a raconter beaucoup de choses ? demanda Harry bouche bée de savoir qu'il y avait une communication entre les deux sœurs.

La tante Pétunia regarda l'oncle Vernon, ferma les yeux et dit simplement:

- Peu, et j'ai pratiquement tout oublié.

Harry était stupéfait, mais il ne voulait pas en savoir plus, malgré le besoin viscéral de connaître le plus d'information sur ses parents. Il savait que sa tante ne dirait plus rien. Il avala donc le reste de son petit déjeuner et monta dans sa chambre.

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À onze heure moins le quart, Harry descendit ses valises et la cage d'Hedwige. Il avait pris soin de laisser sa chambre la plus vide possible. Dans quelques jours, songea-t-il, elle sera probablement redevenue la deuxième chambre de Dudley.

Assis sur le fauteuil du salon, Harry attendait. Cette fois, la dernière fois, il ne voulait pas attendre sur les marches de l'escalier qui menait à l'étage.

La tante Pétunia était, elle, assise en face de lui, et il espérait bien qu'elle prendrait l'initiative de lui parler à nouveau de sa mère. Il attendit, en vain.

À onze heures dix, la sonnerie de la porte retentit. Harry se leva et alla ouvrir. Charlie, l'un des frères de Ron, était dans l'embrasure de la porte en compagnie de Tonks et Lupin.

- Salut, dit Tonks de son habituelle voix enjouée. Ses cheveux rose vif étincelaient au soleil.

À coté d'elle, Charlie et Lupin adressèrent un sourire commun à Harry.

- Salut, répondit ce dernier, heureux de les revoir.

- Faisons vite Harry, nous sommes pressés, annonça Lupin. Où sont tes valises ?

Harry s'écarta de la porte en montrant le gros tas uniforme. Charlie, Tonks et Lupin entrèrent dans la maison.

- Bonjour, dit Tonks en direction du salon. Les Dursley apparurent finalement, mais ils ne répondirent pas à l'auror à la chevelure artificielle.

- Ron m'a dit que tu savais transplaner, dit Charlie qui parlait pour la première fois.

- Oui, mais je n'ai pas mon permis, répondit Harry, bien qu'il savait que ce détail n'avait pas d'importance.

- On va partir devant avec tes valises et tu nous rejoins, d'accord ? demanda Lupin.

- Je vous rejoins où ? Le questionna Harry en croissant les doigts derrière son dos.

- Au terrier, bien sûr ! répondit Charlie. Ron ne t'a pas prévenu ?

- Il a oublié ce détail, répondit Harry soulagé.

- Il faut que tu assistes au mariage de Bill et Fleurk… pardon Fleur, dit Tonks en souriant.

- Nous y allons, dit Lupin en attrapant la plus grosse valise de Harry.

Charlie et Tonks suivirent en attrapant chacun un des bagages de Harry. Hedwige hulula doucement lorsque Charlie pris sa cage dans ses bras. Peu après, tous deux transplanèrent.

- J'ai été ravi de te voir Pétunia. Lily parlait souvent de toi, dit Lupin en s'adressant à la Tante Pétunia.

Elle le regarda intensément jusqu'à ce qu'il disparaisse aussi dans un «pop» sonore.

Harry se retourna vers les Dursley.

- Hey bien, adieu à vous trois. Il se retourna vers le mur pour mieux se concentrer sur son transplanage, lorsqu'il entendit une faible réponse à son adieu.

- Au revoir Harry, répondit la tante Pétunia. Écris-nous par la poste, pour avoir ta nouvelle adresse.

Harry la regarda effaré de voir que ses yeux brillaient. Il acquiesça d'un signe de tête, jeta un dernier regard aux Dursley et au placard derrière eux. Dudley préféra tourner la tête en fermant les yeux plutôt que d'affronter le dernier regard de son cousin. Puis, Harry transplana.