Chapitre 1 (YUYA)

Elle concentra son énergie, son adversaire se tenait devant elle, elle voulait gagner, il n'était pas acceptable qu'elle perde, elle était la plus âgée, et, incontestablement la plus puissante, elle commença à refroidir l'atmosphère pour la déstabiliser, bougea souplement pour que la glace qu'elle venait de créer sur le sol de l'une des salles d'entrainement du palais ne se prenne pas sur sa botte, malheureusement, quelque chose dans sa tête l'en empêcha, trop tard, elle fut prise dans son propre piège tandis que son adversaire, une adolescente de quinze ans fine et de très haute stature pour une si jeune fille fit un double salto dans les airs, retomba gracieusement sur ses jambes, évitant ainsi avec brio la glace qui s'était formé dans la pièce, s'exclama avec un sourire moqueur et des yeux rieur :

-Je crois que j'ai gagné grande sœur !

Yuya, regarda sa sœur avec attention, de toute façon incapable de répondre à sa provocation pour l'instant, son air juvénile, ses long cheveux noirs attachés en tresse pour moins gêner ses mouvements de chat lors des entrainements, sa tenue inadaptée, même pour un guerrier saiyen, que de toute façon elle refusait d'être, composée d'un tissu noir ample s'arrêtant à mi cuisse d'où dépassait un caleçon de combat de la même matière que leur caleçons de combat qu'elle avait volontairement raccourci et qui dépassait à peine de sa tunique, des bottes en cuir à lacets, elles aussi noires remonté jusqu'en haut de ses mollets, une ceinture, toujours noire, venait compléter sa tenue, elle n'avait jamais vu de vrai femme, mais elle se doutait que dans un pays normal, sa petite sœur adorée aurait été assimilée à une prostituée, rien qu'avec cette tenue. Pour un saiyen, eh bien c'était tout bonnement inadmissible de se vêtir de la sorte, surtout pour un membre de la famille royale et ce même si elle n'était pas un guerrier, mais toujours la jeune princesse Yuri. Sentant quelque chose se débloquer dans sa tête, Yuya s'exclama avec force :

-Tu as triché Yuri !

-Non non, rétorqua la jeune adolescente, j'ai utilisé mon pouvoir, comme tu as utilisé le tien, à l'académie ils ont toujours dis « un vrai combat c'est un contre un… »

-« Et à armes égales » termina son ainée, bête de s'être laissé avoir de la sorte.

Yuri, bien que moins forte aussi bien au corps à corps qu'au maniement du sabre que ses ainées se débrouillait toujours de les pousser dans leur retranchements afin qu'elles utilisent leur pouvoir… pour pouvoir les bloquer avec le sien, moins puissant, certes mais quelle contrôlait à la perfection, et, encore une fois Yuya était tombée dans le piège à pied joint. Rien à dire, sa petite sœur était un fin stratège…C'était tellement dommage qu'elle ne refuse systématiquement toutes les missions que leur arrière grand-mère, la reine, lui posait, au motif qu'elle ne voulait pas tuer… Un pur gâchis. Une voix s'éleva de la terrasse de la salle ramenant Yuya à la réalité :

-Mieux vaut posséder un petit pouvoir que l'on contrôle, plutôt qu'un grand qui nous contrôle.

Reconnaissant la propriétaire de cette voix Yuya et sa jeune sœur levèrent la tête pour tomber dans le regard bleu marine de leur mère, la princesse héritière Nelliel, un des meilleurs guerriers de tout Bejitasei, de taille respectable, un visage lisse comme une jeune femme sortant à peine de l'adolescence de grands yeux bleus marines, des cheveux dont la teinte étrange tirait très largement sur le mauve, vêtue de l'armure saiyenne de combat classique, une tunique moulante et élastique démarrant au sternum et englobant tout le corps jusqu'au mains, et aux chevilles taillé comme un pantalon de juste au corps, une armure en résine aussi résistante que légère et pratique qui couvrait les endroits sensible du haut de son corps, doublé d'acier souple sur son torse et sa poitrine, avec en plus des épaulettes qui dépassaient largement de ses épaules, ses pieds était protégés par des bottes blanches dont extrémité était en résine de couleur jaunes, des talons plat assuraient une mobilité et un confort optimal, montant à mi mollet pour protéger cette zone plus fragile et exposée du corps, ses mains étaient protégées par des gants blancs, eux aussi en cuir, sur son dos une cape bleue, signe de son grade, pour couronner le tout, sur son front, un diadème discret dont la pierre de glace rappelait habilement son pouvoir ainsi que sa légitimité sur le trône le moment venu. Yuya, se sortant seule de sa réfection éclair sur l'apparence de sa mère s'exclama :

-Et c'est toi qui nous dis ça mère ? Tu as pourtant failli détruire Bejitasei et Westéros à cause de ton pouvoir, lors du dernier vrai hiver …

-C'est parce que je l'ai vécu que je le sais répondit sagement le guerrier, plonger plusieurs peuple dans un hiver éternel parce que l'on ne maîtrise ni son pouvoir, ni ses sentiments est une terrible expérience, surtout quant on se croit puissant…

- Pour les sentiments, pas de problèmes, rétorqua Yuya, je n'en ai pas ! En tout cas je n'éprouve pas ceux qui ont provoqué ce dérapage malheureux de ta part, ces mêmes sentiments inutiles qui ont transformés ta grand-mère, la reine, en monstre sanguinaire…

Nelliel regarda sa fille, vraisemblablement dessue, puis repris, visiblement las :

-Ce que tu ne comprends pas, Yuya, c'est que c'est de refouler mes sentiments, notamment envers ton père, qui a déclencher cet apocalypse, et, si tu n'y prends pas garde, il risquerait bien de t'arriver la même chose… Quand à ton arrière grand-mère … je peux comprendre, elle a aidé des gens, certains l'on trahit, ont pris son époux en traitre, et l'on lâchement assassinés… probablement avait il découvert quelque chose que l'on ne voulait pas qu'il découvre…Je ne cautionne pas cette nouvelle façon de gouverner, cette soif de sang et de vengeance, mais, à sa place, je ne sais pas très bien comment je réagirais…

-Justement, la coupa son ainée avec force et conviction, un guerrier n'a pas besoin de tomber amoureux !

-Je suppose que non, intervint la voix douce et flutée de Yuri, mais je suppose aussi qu'il n'a pas le choix… qui sait cela vous arrivera peut être un jour aussi, à « Mei » et toi…

« Mei », de son vrai nom Meylin, était la seconde sœur de Yuya, âgée de seize ans elle était plus grande qu'elle, ce qui n'était pas très difficile, mais plus petite que Yuri, ses cheveux mauves qu'elle s'entêtait à couper à l'aide de son sabre tombaient jusqu'au bas de son coup dans une cascade complètement désordonnée, son teint très pale et ses yeux marron faisait d'elle la parfaite copie de leur arrière grand-mère, la reine, elle se vêtiçait d'armures aux couleurs vives et dont l'assortiment n'était que très rarement réussit, elle maitrisait les transmutations et autres manipulation surnaturelles de la matière, irascible et têtue, elles aimait s'entrainer avec ses sœurs et galoper sur le dos de Smoky, son étalon smoky cream. Héritière du trône à la suite de leur mère elle passait également de longues heures à se former sur les obligations du souverain d'un peuple guerrier tel que les saiyen auprès de leur arrière grand-mère, la reine en titre.

En regardant leur mère, Yuya et sa sœur cadette se rendirent compte qu'elle s'apprêtait à répondre à la remarque de Yuri, néanmoins, l'arrivé de trois papillons noirs l'en empêcha, les trois femmes tendirent l'index tandis que les insectes se posaient dessus, restèrent quelques instant puis repartirent. L'expression des trois saiyennes avait changées aussitôt elles quittèrent la salle d'entrainement d'un pas décidé. Leur direction, la salle du trône, sa majesté avait une mission à leur donner.

En arrivant elles trouvèrent l'ensemble des capitaines et des vices capitaines de chacune des quatorze divisions que comptait Bejitasei, au centre se trouvait Meylin et la reine, Saïyan Briefs, plus de quatre cents ans de règnes, un palmarès de victoire en campagne impressionnant, un des plus important de l'histoire des souverains du pays, un guerrier d'une grande valeur, toujours au cœurs des combats les plus compliqués, les plus dangereux. Physiquement, elle était assez grande, fine, athlétique, musclés, ses traits fins s'étaient durcit, d'après sa mère, à la suite de l'assassinat de leur arrière grand père, le capitaine Toshiro Hitsugaya, mais malgré tout jamais un humain normal n'aurait pu deviner son âge réel. Comme Meylin ses cheveux étaient mauves, coupés de manière irrégulière, Yuya avait la certitude qu'à l'instar de sa jeune sœur elle ne se serve de son sabre pour les couper, lui arrivaient juste sous la nuque, ses yeux marrons lançaient constamment des éclairs, ses lèvres pâles quand à elles ne souriaient jamais, au mieux, elles s'étiraient en une sorte de rictus, à priori une autre conséquence de l'assassinat de son époux. L'arrivée de Goten, le père de Yuya et ses sœurs, fit sortir cette dernière de ses pensées, tout comme le regard meurtrier que lui adressa le capitaine Briefs tandis qu'il prenait place aux cotés de son épouse. Yuya, reportant son attention sur la souveraine remarqua qu'elle tenait un morceau de parchemin chiffonné, sur le sceau la jeune fille pu apercevoir un loup stylisé, se rappelant des blasons qu'elle avait vaguement étudié alors qu'elle était encore à l'académie, il s'agissait de celui des Stark, une famille noble de Westéros. C'est alors qu'elle comprit, et, comme pour confirmer ses doutes la reine s'exclama d'une voix dure et solennelle :

-Je viens de recevoir un corbeau de Westéros, d'Eddard Sark, il craint une nouvelle guerre civile, et il craint que l'on s'en prenne à sa famille, il me demande notre aide.

-A-t-il donné plus de détails sur cette menace qui pèserait sur sa famille, demanda le capitaine de la huitième division, Rukia Briefs, qui n'était autre que sa grand-mère.

-Non, répondit la reine d'un ton froid, il pensait que sa requête pouvait être interceptée, il nous en dira plus lorsque nous le rejoindrons à Winterfell.

-Winterfell est au nord de Westéros, intervint le Serpia la jeune sœur de Rukia et capitaine de la septième division, par qui avait-il peur que ce message soit intercepté ? Par la garde de nuit ? Par les sauvageons ? Par les marcheurs blancs peu être ? Ah bah non, quelle idiote je fais, ils pensent qu'ils ont disparus… Cela fait donc un type de suspect en moins …

-ASSEZ, coupa la reine d'un ton sans appel.

Puis, se calmant quelque peu, elle reprit :

-Je ne vous ai pas fait mander pour débattre du fait d'accepter ou non cette mission, un corbeau est déjà partit pour informer Lord Stark de notre arrivée à Winterfell dans les plus bref délais, mais simplement parce que c'est la coutume, de ce fait, je me passerais de votre avis.

Tandis que le silence revint Yuya inspecta scrupuleusement chaque personne présente, du vice capitaine Son, droite comme un I, le port de tête altier, son brassard fièrement attaché le long de la ceinture de son armure, à sa sœur, qui, de toute évidence mal à l'aise, regardait ses pieds tout dansant nerveusement de l'un sur l'autre. Leur présences dans la salle du trône à cet instant précis alors qu'elles n'étaient ni capitaine, ni vice capitaine ne pouvait vouloir dire qu'une seule chose et Yuri le savait très bien. Leur arrière grand-mère confirma de nouveau ses pensées en s'exclamant d'une voix claire :

-Nelliel, Goten, Yuya, Meylin, Yuri et le vice capitaine Son m'accompagneront à Winterfell et, après m'être entretenu avec Lord Stark, je jugerais de ce qu'il conviendra de faire réellement.

Puis se tournant vers les personnes concernées elle reprit :

-Nous partirons dès que vous aurez récupérés vos chevaux, la route sera longue jusqu'à Westéros.

Pressée de repartir en mission après plus de six mois à n'avoir vu que les salles d'entrainement du palais, Yuya ne demanda pas son reste et quitta la pièce bien avent les autres guerrier présents. Elle passa récupérer Hyorinmaru, son sabre, et, anciennement celui du capitaine Hitsugaya, dans l'armurerie du palais et se hâta d'aller retrouver son fidele compagnon à quatre pattes qui n'avait guère e d'occasion de voyager ces derniers temps. Arrivée devant le parc du château elle hémi un long sifflement et fut rejoint quelque minute plus tard par une harde de chevaux, à sa tête un grand étalon noir, grand, puissant, musclé, mais doué malgré tout d'une certaine finesse dans ses traits, pas un poil blanc, un long toupet largement ondulé, une crinière en brosse, seule fantaisie que la guerrière s'était accordée sur sa monture, et de grands yeux gris foncés, Black Storm, son cheval. Il était suivit par trois autres étalons ainsi que trois juments, à ses cotés se trouvait un autre étalon soir, lui ressemblant étrangement, les yeux gris en moins et une longue crinière moins ondulée en plus, Dark l'étalon de la reine. Un troisième étalon noir, plus petit, plus fin, dont les quatre membres était recouvert de blanc jusqu'au dessus des genoux et des jarrets, une grande et large liste se terminant en ladre et de grands yeux bleus, Black Wind, le cheval de sa mère. Le dernier étalon était d'une couleur plus singulière, d'aspect crème foncée tirant sur une sorte de sable, de long craint d'une teinte plus soutenue que celle de la rode, une belle Stature, beaucoup de puissance et de présence, Smoky, l'étalon de Meylin, Une jument fauve clair avec de long crains noirs et une pelote blanche sur le haut du front, fine, de stature très moyenne mais avec beaucoup d'élégance, Full Moon, la jument du Vice capitaine Son, une jument palomino, dont la robe était fauve clair et les craint blanc argentés , pas une trace de blanc sur sa robe, une crinière longue et fournit, une taille de grand poney des muscles et de la puissance, Warrior la jument de son père. Pour finir une jument crème, presque blanche, avec une crinière parfaitement coupée et brossée, des allures si aérienne qu'elle semblait flotter au dessus du sol sans jamais le toucher, Sibora la jument de Yuri. Black Storm avait du passer le mot, n'amenant avec lui que les chevaux des saiyens qui partaient en mission, fière il s'arrêta devant Yuya, posa doucement son menton sur l'épaule de sa cavalière, comme pour la saluer, attendant qu'elle face de même, visiblement heureux de la retrouver pour une nouvelle mission au delà des frontières confortable de Bejitasei. Posant sa main sur l'encolure de la bête noire la jeune guerrière murmura à son oreille :

-Tu me prête ton dos pour partir en mission mon grand ?

L'animal hémi un hennissement doux pour toute réponse avant de se reculer, de souffler sur le visage de l'adolescente et de se tourner, présentant ainsi son dos à sa cavalière. Cette dernière sauta souplement sur ses pieds, agrippa délicatement le garrot de l'animal et se hissa dessus sans aides ni artifice avec une grâce peu commune, même pour un guerrier saiyen. Les autres chevaux avaient rejoint leur cavalier respectif, tous étaient prêts à partir.