Vous avez été nombreux à réclamer une suite à « Magic Luxuria » et je n'ai pas pu vous refuser ça. Vos reviews étaient adorables et m'ont fait tellement plaisir que je n'ai pas pu m'empêcher de vouloir vous satisfaire à mon tour. Si je vois que vous avez envie d'un troisième tome, je l'écrirai peut-être (il se pourrait que j'ai encore quelques idées en stock).

En attendant, pour répondre à certaines questions, je pense que nous pouvons saluer l'effort fait par ma colocataire pour m'aider dans ma recherche de produits (parce que c'est pas facile !).

Bonne lecture à tous et à toutes. J'espère que ce second opus vous plaira autant que le premier :) !


« Vous êtes encore souple, Minerva. Je pense sincèrement que ça peut marcher. Et je ne dis pas ça pour vous vendre un produit, vous le savez. Je suis sincère. »

Minerva Mc Gonagall fixa Hermione avec sévérité par-dessus ses lunettes. Son regard perçant s'attarda sur le visage de la jeune femme avec insistance, comme pour y déceler une trace, même infime, de mensonge. Finalement, elle déclara en pinçant les lèvres :

« Par Morgane, Miss Granger, vous vous rendez compte de ce que vous me demandez ? Vous savez à qui vous parlez tout de même? Rassurez-moi !

-Allons, Minerva, fit la jeune femme à voix basse en se penchant sur son comptoir. Nous savons toutes les deux que vous en êtes capable. Peut-être même plus que certaines autres personnes qui prétendent pouvoir faire ce genre de choses. »

Minerva, jeta, par habitude, une œillade inquiète pas dessus son épaule. Cela était, bien sûr, totalement inutile. Lorsqu'elle se rendait dans la boutique d'Hermione, elles y étaient toujours seules. Hermione voulait, avant tout, le confort de ses clients. Voyant que l'ancienne professeure de métamorphose n'était pas à l'aise lorsque quelqu'un pouvait faire irruption dans la boutique à tout moment, Hermione avait conçu une organisation spéciale pour elle.

Minerva venait le temps de midi. Hermione, bonne commerçante, avait accepté de garder son magasin ouvert entre onze heures trente et treize heures pour sa cliente si elle prévenait de son arrivée par hibou auparavant.

.

« Vous êtes sûre qu'il n'y a pas d'autre moyen pour attiser son désir ? Demanda Minerva avec une pointe d'espoir dans la voix.

-Si, il y en a d'autres, soupira Hermione en se reculant lentement. Je croyais que vous n'aimiez pas la facilité, c'est tout. »

Elle savait qu'elle venait de toucher un point sensible. Son impression se confirma lorsque le visage de Minerva Mc Gonagall s'empourpra violemment. La directrice de Poudlard réajusta ses lunettes et claqua sa langue d'un air impatient.

« Enfin, Miss Granger, je ne cherche aucunement à contourner la difficulté et vous le savez très bien. Je ne suis pas ce genre de personne.

-Minerva, murmura Hermione avec un petit sourire en coin, ce qui vous pose problème c'est le ridicule, c'est ça ? »

L'ancienne professeure de métamorphose ne répondit pas et détourna le regard d'un air impatient. Hermione l'observa avec attention et eut alors la surprise de la voir faire tourner nerveusement un vif d'or entre ses doigts. Il s'agissait de ceux que sa cliente lui avait achetés.

« Vous pensez vraiment que je ne vous l'aurais pas dit sincèrement si ces cours n'étaient pas fait pour vous ? C'est moi qui ai conçu le programme.

-Mais tout de même… Bredouilla Minerva Mc Gonagall en affrontant le regard de son ancienne élève. Du lap dance… »

Hermione s'abaissa et fouilla sous son comptoir. Elle en sortit un prospectus violet pâle. Un titre en gras, rose, surmontant l'image d'une sorcière en petite tenue, indiquait : « Cours de lap dance magiqueParce qu'il ne savait pas que vous pourriez un jour danser nue au plafond. »

« Il y a différents horaires qui peuvent être aménagés en fonction de votre emploi du temps. Vous pouvez venir le week-end si c'est plus pratique pour vous. Il y a aussi des cours du soir.

-Miss Granger, siffla la directrice de Poudlard en glissant le prospectus dans son sac, je ne pense pas que ce soit… Approprié.

-Minerva, fit Hermione en fronçant les sourcils, j'attends votre hibou pour confirmer votre inscription. Si vous vouliez quelque chose d'approprié, vous ne seriez pas venue ici, n'est ce pas ? »

.

.

Hermione était en train de déballer un carton de tenues spéciales jeux de rôle lorsque Lavande Brown poussa la porte de sa boutique. Un joyeux tintement salua son arrivée. Hermione releva la tête du carton dans lequel elle avait enfoui sa tête. Deux boules de polystyrène étaient coincées dans sa lourde chevelure emmêlée mais elle ne s'en rendit pas compte.

« Salut, Hermione ! Lança la nouvelle arrivée d'un ton jovial.

-Salut, Lavande. Fit Hermione avec un sourire crispé. Comment allez-vous, Ron et toi ?

-Moi je vais bien. Très bien même. Commença Lavande d'un air enjoué. Ron, quant- à lui, se porte vraiment… Enfin… Il irait mieux si je… Souffla-t-elle en baissant la tête, sa voix se mettant à trembler. Si je…. » Et elle fondit en larmes sans prévenir sous le regard consterné d'Hermione.

La jeune femme s'approcha de Lavande. Le visage de cette dernière était maculé de traces de mascara qui formaient de longues rigoles sur ses joues. De la morve coulait abondamment de son nez, preuve qu'elle n'en était pas à sa première crise de larmes de la journée. Hermione fit de son mieux pour ne pas paraître dégoutée lorsqu'elle passa son bras par-dessus l'épaule de la femme de Ron. Hermione savait qu'un jour, Lavande viendrait la trouver pour cette raison.

« Hermione, brailla Lavande en s'essuyant mollement le nez avec sa manche, tu savais que Ron était bisexuel ?

-Quoi ? Non, pas du tout ! » Mentit Hermione en essayant d'avoir l'air surpris.

Elle appréciait Lavande mais jamais elle n'aurait trahi la confiance que Ron lui portait. Son ami lui avait fait jurer de ne jamais en parler à personne, pas même à Harry. Jusque là, la jeune femme avait parfaitement honoré sa promesse.

Hermione tapota tant bien que mal dans le dos de la jeune femme, formant des cercles pour l'apaiser. Lavande renifla bruyamment puis plongea ses yeux rougis et gonflés dans ceux d'Hermione.

« Est… Est-ce que… Hoqueta-t-elle… Est-ce que tu peux m'aider ?

-Je pense que oui. » Fit Hermione en essayant d'avoir un sourire sincère.

Elle attrapa Lavande par la main et la tira entre les rayons. La jeune femme la suivit mollement en traînant des pieds. Elles dépassèrent l'étalage des livres. Lavande jeta à peine à regard aux ouvrages « Fouette moi avant que je t'envoie un doloris ! » par Albert Brouteminou et « Le strip échec sorcier » d'Olga Jaimeça.

Hermione et Lavande s'arrêtèrent devant une large étagère. Sur cette dernière s'étalaient différentes photographies en noir en blanc. Toutes représentaient un homme dans le plus simple appareil et dans une position avantageuse.

« Tu veux que je paye un gigolo à Ron ? Beugla Lavande et regardant Hermione comme si elle venait de se transformer en licorne violette. Mais tu es malade ! Je t'ai demandé de m'aider ! Je savais que tu le voulais et que tu ne m'avais jamais pardonnée de l'avoir eu à ta place… Ah ça oui, je l'ai toujours su. Mais qu'encore maintenant tu…

-Lavande ! Coupa sèchement Hermione en attrapant l'un des tubes transparents qui se trouvait devant chaque photographie. Cette petite chose bleue que tu vois à l'intérieur est une pilule à base de polynectar et de testostérone. Elle te permet de te transformer en homme le temps d'une nuit. Il te suffit de choisir le modèle qui te convient le mieux. Un supplément de gingembre aphrodisiaque te permettra de vivre une nuit mémorable. »

Lavande émit un reniflement humide puis se tourna vers Hermione. Ses yeux se remplirent à nouveau de larmes tandis qu'elle bredouillait :

« Mais ça n'ira jamais Hermione… On en a discuté tous les deux et … Ron m'a parlé de son fantasme… Lui et Blaise… Zabini.

-C'est pas vrai… Fit Hermione avec désespoir en passant sa main sur ses yeux.

-Hermione… Aide-moi à sauver mon couple… Pitié… Supplia Lavande d'un air implorant. Il n'y a que toi dans mon entourage qui puisse approcher…

-Je sais. Je suppose qu'il va falloir que je demande un peu d'aide à Drago. » Soupira Hermione avec lassitude.

.

.

« J'ai vraiment mal à la tête. » Souffla Hermione.

Couchée sur son comptoir parmi les prospectus, elle voyait parfaitement le regard soucieux de Drago posé sur elle.

«Tu as mal depuis longtemps ? Fit ce dernier en fronçant imperceptiblement les sourcils.

-Ca fait quelques jours. Avoua timidement la jeune femme.

-Tu aurais dû m'en parler Hermione. Grogna Drago. Je n'aime pas quand tu te sens mal. »

Sa bouche se fendit alors d'un sourire irrésistible et il murmura :

« Mais ça ne t'empêche pas d'être… Hermione… »

Il posa doucement sa main sur le bras de la jeune femme et se pencha pour l'embrasser sur la bouche. Hermione sentit son mal de tête s'estomper pour faire place à une sensation de plénitude et passa sa main dans les cheveux du jeune homme, appréciant leur doux toucher.

« Par Salazar, Drago ! Tonna alors brusquement une voix sévère. Est-ce là une manière de se tenir ? »

Hermione tourna brusquement la tête vers la porte. Elle avait reconnu la voix mais espérait fortement se tromper sur l'identité de la personne qui venait d'entrer dans la pièce. Peine perdue. Il s'agissait bien de Severus Rogue, qui les regardait l'un et l'autre avec un air de dégoût profond planté sur le visage.

« Oncle Sev' ! Salua Drago d'un signe de la main. Ce n'est absolument, mais vraiment absolument pas ce que tu crois. Qu'est ce que tu fais là ?

La respiration d'Hermione se coupa. Qu'est ce qu'il croyait qu'ils étaient en train de faire ?

« J'apporte la commande de Miss Granger, comme chaque semaine, Drago. Cracha Severus d'un ton aigre. Je vois que certaines personnes ne se privent pas d'assouvir certains de leurs fantasmes, tout aussi ridicules et communs soient-ils.

-Merci, Severus. Vous êtes en avance. Et ce n'est pas ce que vous croyez. Grommela Hermione en sentant son mal de tête taper joyeusement contre ses tempes, les joues aussi rouges que des tomates.

-Oh mais de rien, Miss Granger. » Fit l'interpellé d'un ton doucereux.

Severus posa tranquillement son carton par terre. Son regard alla de Drago à Hermione, puis d'Hermione à Drago. Il semblait éprouver un malin plaisir à voir autant de gène dans les yeux de son ancienne élève. Hermione lui tendit maladroitement son reçu qu'il saisit d'une main.

« Merci Miss Granger. Oh, à propos, j'allais oublier. Il est écrit « Envoyez moi un hibou si vous rêvez d'une rencontre sexy » dans votre dos. L'imprimé du journal sur lequel vous étiez couchée lorsque vous stimuliez mon filleul, sans doute. Bonne journée ! »

.

.

« C'est une corde qui a été ensorcelée par un sortilège « incarcerem ». Plus vous tenterez de vous débattre et plus vous aurez de chance d'être prisonnier. Les liens se resserrent autour de vous au fur et à mesure.

-C'est fabuleux. Murmura le ministre de la magie en caressant le fin filament du bout des doigts. Y aurait-il un pack ? Vous en faites souvent. »

Hermione leva les yeux au ciel pour réfléchir quelques instants.

« Ce tatouage éphémère est appelé « la marque du plaisir ». Annonça-t-elle en désignant un objet, après quelques secondes de réflexion. Il y a une paire de deux. Votre partenaire se le met là où il veut et de même pour vous. Lorsque l'un de vous deux appuie dessus, il ressent une forte brulure à l'endroit où il a apposé le tatouage. Ce modèle est inspiré de la marque des ténèbres et a, bien sûr, reçu une autorisation spéciale avant même le dépôt du brevet. »

Le ministre de la magie fixa avec des yeux émerveillés le petit tatouage en forme de tête de mort. De sa bouche sortait une longue flamme rouge.

« A combien faites vous le pack ? Demanda-t-il d'une voix empressée.

-Vingt gallions. Le tatouage dure deux semaines et est réutilisable une fois. »

La sueur se mit à couleur sur le front du ministre, comme à chaque fois qu'il ressentait une forme d'excitation en découvrant les produits d'Hermione. Les gallions tintèrent dans la main de la jeune femme presque immédiatement.

.

.

« Hermione !

-Astoria ! »

Hermione contourna son comptoir pour aller vers la jeune femme. Quelques temps après sa séparation d'avec Drago, Astoria était revenue dans la boutique d'Hermione, honteuse. Les deux filles s'étaient excusées en même temps : Hermione pour avoir donné des informations qu'elle n'aurait pas du divulguer à Drago et Astoria pour avoir mis Hermione dans une situation délicate.

Un instant de flottement avait suivi cette discussion. Puis Hermione s'était mise à rougir et avait avoué à Astoria qu'il s'était passé quelques petites choses avec Drago. La jeune femme l'avait alors pressée de lui raconter les détails les plus croustillants.

Aujourd'hui, leur relation était devenue amicale. Astoria n'était plus une simple cliente pour Hermione.

« Comment vas-tu ? S'enquit Astoria en souriant.

-Plutôt bien. Répondit Hermione. Et toi ? Ta lune de miel s'est bien passée ?

-Ça va. Ça va. C'était mortel. T'imagine pas. On est allés dans un institut de thalasso thérapie super connu. Y'avait des célébrités en pagaille. J'ai même fait connaissance avec une fille super sympa qui était à Serdaigle : Luna Lovegood. Tu dois la connaître.

-Oui je la connais. Très bien même. »

Hermione remarqua Qu'Astoria jetait des regards furtifs dans la boutique en même temps qu'elle lui parlait. Elle semblait chercher quelque chose.

« Pourquoi es-tu là, Astoria ? Demanda Hermione en soulevant un sourcil. Je suis sûre que tu n'es pas ici uniquement pour mes beaux yeux ou pour me faire un résumé complet de ton séjour.

-Mais si, bien sûr que si. Soupira Astoria en souriant d'un air rêveur sans cesser de fouiller la pièce des yeux.

-Astoria, souffla Hermione avec amusement, un sombral mentirait mieux que toi. Crache le morceau.

-Oh, Hermione ! Glapit aussitôt l'interrogée, n'y tenant plus. Je sais que je suis déjà passée le mois dernier pour savoir si tu les avais reçus mais… Dis-moi… Ca y est ? Tu les as ?

-Astoria… Je ne connais pas de cliente plus insistante et plus intéressée que toi par ce genre de produits. Et OUI, je les ai. »

Les yeux d'Astoria s'illuminèrent de joie tandis qu'elle tapait discrètement dans ses mains.

« Où sont-ils ? Montre les moi, par Morgane ! Je ne pourrais pas attendre une seconde de plus ! Ca fait déjà trois mois que je patiente !»

Hermione eut un sourire énigmatique et fit signe à Astoria de la suivre, ce que cette dernière fit en sautillant. Les deux jeunes femmes s'arrêtèrent devant un carton encore ouvert.

« Je ne les ai même pas encore déballés. Fit Hermione en désignant une impressionnante quantité de god. Je savais que tu attendais les nouveaux modèles. »

Astoria plongea immédiatement la main dans le carton et en sortit un premier article. Ses yeux se remplirent presque de larmes lorsqu'elle réussit à articuler d'une voix aigüe:

« C'est une dragée surprise de Bertie Crochu…

-Elle dégage un parfum au choix. Expliqua Hermione. C'est selon la couleur. J'ai fait toute une collection gourmandise, comme tu peux le constater, puisqu'il y a aussi le modèle suçacide. Il fait des trous, mais pas sur la langue.»

Astoria sembla incapable de retrouver son calme. Elle glissa à nouveau sa main dans le carton et extirpa un autre god soigneusement emballé.

« Oh Hermione… C'est pas vrai… Souffla Astoria en découvrant l'objet.

-Si, c'est bien une reproduction du fouet de Rusard.

- Et celui-ci ! S'extasia Astoria en saisissant promptement un autre produit dans le carton. Tu as osé !

-Je ne pouvais décemment nié que bon nombre de personnes rêvent de la coupe de feu. Elle produit des flammes sans danger pour la santé.

Astoria sourit largement à Hermione et continua ses recherches… Elle se stoppa subitement et sortit fébrilement un autre article du carton.

« C'est celui de mes rêves… Hermione je l'achète !

-La tour de Poudlard ? Je savais qu'elle te rappellerait des souvenirs, fit Hermione avec un clin d'œil. Cela dit, j'ai pensé à toi et j'estime que j'ai encore mieux. J'ai la tour d'astronomie avec étoiles piquantes en prime. C'est le modèle juste au dessus dans la gamme « Poudlard ».

Astoria poussa un cri strident et entama une sorte de danse de la victoire autour d'Hermione.

« Je la veux !

-Je te l'offre, Astoria. Répondit Hermione dans un sourire. Ce serait mentir que de ne pas dire que c'est juste pour toi que je l'ai fait. »

.

.

Hermione glissa une feuille vers Drago d'un air absent. Ce dernier l'attrapa et se mit à la lire.

« Qu'est ce que tu en penses ? Souffla Hermione en plissant les yeux d'un air concentré. Je ne sais pas si c'est assez descriptif.

-Si, c'est parfait ! On comprend bien que tu cherche un professeur de sortilèges pour apprendre aux hommes qui le souhaitent à se faire apparaître une paire de seins.

-Et le titre ?

Toucher une poitrine je veux et quand je veux » ? Ca me paraît assez explicite tu sais.

-Merci, Drago. J'aime bien avoir ton avis. En ce moment j'essaye de trouver des produits innovants et ce n'est pas facile. J'ai l'impression d'avoir une panne d'inspiration. Tu ne peux pas imaginer à quel point c'est déstabilisant. »

Drago ne répondit pas et se pencha pour embrasser Hermione sur le front. Sa barbe frotta le cou d'Hermione, lui procurant une étrange sensation entre la brulure et le désir.

« Tu es géniale. Grogna-t-il d'une voix rauque. Ne dis pas n'importe quoi.

Elle ne dit rien quand il posa ses lèvres sur les siennes. Il l'attira contre lui et glissa sa main dans son dos. Hermione nicha sa tête dans son cou et inspira profondément son parfum. Il avait mis l'un de ceux qu'elle commercialisait : « Liqueur de plaisir ».

A l'instant même où la délicate effluve lui monta au nez, Hermione se recula d'un coup.

« Qu'est ce qu'il y a ? » Demanda Drago en fronçant les sourcils avec inquiétude.

Le teint d'Hermione venait de prendre une couleur blanche cadavérique. La jeune femme posa sa main sur sa bouche et murmura :

« Je ne me sens pas très bien…

-Hermione ? Qu'est ce qu'il y a ? »

Le teint de la jeune femme devint presque translucide.

« Ton odeur… » Fit-elle d'une voix rauque.

Puis elle disparu en courant, se dirigeant vers les toilettes.

.

.

« Il faut que tu m'aides, je ne sais plus quoi faire ! Gémit Ginny en se tordant les mains de désespoir. Je suis persuadée qu'Harry n'a toujours pas d'orgasmes ! Comment puis-je être sûre qu'il en a vraiment ? »

Hermione se frotta délicatement le front. Elle ne supportait toujours pas d'entendre Ginny dire ce genre de choses à propos de son meilleur ami.

« La dernière fois, sous la douche, je lui ai…

-J'ai ce qu'il te faut, coupa Hermione d'une voix étranglée. J'ai un tout nouveau produit qui devrait te permettre d'être certaine de ses orgasmes.

Hermione fit quelques pas jusqu'à son comptoir et saisit une petite toupie qui était sagement posée dessus.

« Un scrutoscope ? Mais enfin, qu'est ce que tu veux que je fasse d'un scrutoscope, Hermione ?

-Ginny, fit Hermione en tapant du pied d'un air impatient. Ce n'est PAS un scrutoscope. C'est simplement inspiré du modèle initial. C'est un jouisoscope. Il se met à émettre des gémissements quand tu te rapproches de l'orgasme. Ces derniers sont programmés pour convenir à la personne qui s'en sert et pour lui faire éprouver de l'excitation. Dans le cas d'Harry c'est sans doute tes cris de plaisirs qu'il entendra.

-Tu es vraiment géniale Hermione. Vraiment vraiment. » Souffla Ginny en attrapant le produit sur le rayon.

.

.

« Mais enfin… Qu'est ce qu'il te prend ? »

Drago ne sut pas quoi répondre. Il savait que tout ça était de sa faute. Il avait voulu surprendre Hermione pendant qu'elle rangeait des articles dans sa boutique. Il s'était avancé derrière elle et, au dernier moment, l'avait délicatement saisi par la taille.

La jeune femme ne l'avait, bien sûr, pas du tout entendu arriver. Aussi, lorsqu'il l'attrapa, elle poussa un cri strident et lâcha tout ce qu'elle tenait dans les bras.

Les quatre tubes de lubrifiants parfumés aux gnomes au poivre explosèrent en touchant le sol, recouvrant les jambes et le ventre d'Hermione de produit.

Drago pensait qu'elle allait se mettre en colère et le traiter de tous les noms. Mais non. Après lui avoir jeté une œillade blessée, elle avait fondu en larmes.

« Hermione, qu'est ce qu'il se passe ?

-Il se passe que… Tu es… Un crétin… Une goule… Hoqueta Hermione en s'essuyant maladroitement les yeux du revers de sa manche. Tu… Tu… »

Drago la regarda, consterné. Il tenta maladroitement de la serrer contre lui, mais ce fut pire. Elle le repoussa de toutes ses forces et s'éloigna de lui en reniflant, les épaules secouées de sanglots.

.

.

Hermione mâchonna un fizbiwiz avec une expression à faire peur. Ses cheveux étaient dressés sur son crâne et ses yeux étaient cernés par deux grands traits noirs. Néanmoins, malgré son apparence proche de la ruine, Hermione n'était pas aussi dévastée que Sybille Trelawney.

Cette dernière fit irruption dans la boutique d'Hermione le souffle court. Son odeur d'alcool persistante envahi les narines de la jeune femme qui du prendre sur elle pour réprimer la nausée qui montait le long de son œsophage.

« Sybille, que puis-je pour vous ?

-Il me trompe ! Eructa la professeur pour toute réponse, complètement éméchée. Il me trompe !

-Allons, Sybille… Soyez sérieuse. Vous pensez réellement qu'Albus pourrait aller voir ailleurs ? Avec une femme telle que vous, j'en doute fort.

-Vous n'en savez rien ! Glapit la voyante en s'agrippant à Hermione. Mon troisième œil, lui en a la certitude et il ne ment jamais. Vous m'entendez ? Jamais !

-J'ai quelque chose qui pourrait vous aider à vous sentir mieux. Annonça Hermione en retenant un claquement de langue agacé. Quelque chose qui sera sans doute plus efficace que votre troisième œil. »

La jeune femme se mit aussitôt à marcher, coupant le clapet de Sybille qui avait la ferme intention de lui prouver qu'elle avait un don incontestable pour deviner les catastrophes.

« Ceci est une horloge sorcière à infidélité. Clama Hermione en désignant un produit accroché au mur.

Sybille Trelawney leva les yeux et observa attentivement l'objet qu'Hermione lui montrait. Il s'agissait, en effet, d'une sorte d'horloge. Un personnage sans visage tenait lieu d'aiguille. En y regardant de plus près, la professeure de divination s'aperçut que différentes inscriptions s'étalaient sur le cadran. Elle y vit, successivement « en train de mentir » « en voie de pincer une paire de fesses ou de presser un duo de seins » « au lit avec une autre personne » « en bonnes conditions pour proposer une partie de sexe à trois » « sur le point de montrer une partie intime de son anatomie à un inconnu » « en train d'embrasser langoureusement quelqu'un d'autre » et « en passe d'éprouver du désir pour un individu, quel qu'il soit ».

« C'est… Remarquable… Souffla Sybille, à regret. Je vous la prends, bien évidemment. »

.

.

Hermione était en train de faire ses comptes lorsque Drago entra dans sa boutique. Elle sursauta quand il poussa la porte. Elle avait les yeux rouges et il comprit qu'elle avait pleuré.

« Je suis désolée Drago, je ne sais pas ce que j'ai… » Commença-t-elle en bafouillant.

Drago ne répondit pas. Hermione sentit une peur soudaine l'envahir. Voilà, c'était la fin. Il allait lui annoncer qu'il ne la supportait plus et qu'elle avait trop mauvais caractère.

« Drago… Fit Hermione dont les yeux devinrent subitement très humides.

-Laisse-moi faire. Répondit sèchement l'interpellé.

-Mais… Je ne comprends pas… Tenta une nouvelle fois la jeune femme.

-Oeufprésentus. » Grommela Drago pour toute réponse en agitant sa baguette magique devant Hermione.

Hermione resta interdite. Devant elle venait de se former un cercle bleu turquoise fait de fumée. Elle avança la main vers l'apparition et ses doigts le traversèrent. Drago la regarda avec un drôle d'air. Ses yeux n'exprimaient absolument rien et ses poings se serraient convulsivement.

« Drago, qu'est ce c'est ? » Demanda Hermione en essayant encore une fois de passer sa main au travers de la vapeur.

Drago sembla sortir de ses pensées et fixa Hermione avec intensité. Enfin, son visage s'éclaira d'un sourire sincère. Sa voix trembla lorsqu'il parvint à dire :

« Hermione, tu es… Enceinte. Et c'est un garçon. »