Titre : Le Borgne et le Cloporte
Auteur : Sigognac
Genre : Romance
Disclaimer : les personnages et l'univers du manga Naruto appartiennent à Masashi Kishimoto.
Mode furtif
Ne pas bouger, surtout ne pas bouger. Rester bien accroupi. Après tout, c'était dans l'ombre qu'on avait le meilleur point de vue même si sa cachette n'était pas terrible.
Pour une fois que son masque lui servait à quelque chose ! Il lui évitait de se prendre les petites feuilles des branches dans le nez et depuis le temps qu'il était immobile, c'était pas du luxe. Il sentait son sharingan bouillonner sous son bandeau, lui aussi était tout excité. Il avait quand même fallu deux jours de filature intensive et finalement cuisiner Naruto en lui payant des ramen mais l'information en valait la peine.
On lui avait dit dix-neuf heures. Il leva l'œil lentement pour jauger de la position du soleil. Il se couchait presque, ça allait être le moment.
Enfin, il reconnut sa présence. Une silhouette se dessina quelques mètres devant lui. Bon, il avait encore sa serviette sur les hanches mais il allait l'enlever, c'était sûr. Avec une incroyable lenteur, Kakashi porta la main à son bandeau pour délivrer son sharigan.
« Kakashi-sensei ? »
Iruka se tenait en face de lui, presque collé à son nez.
« Hey, Iruka-sensei ! »
« Qu'est-ce que vous faîtes ? »
Son œil visible se plissa.
« Oh, vous savez, la nature… J'aime bien la nature. »
« Vous me semblez caché dans un buisson… »
« Oh, c'est ce qu'on pourrait croire mais les apparences sont parfois trompeuses. »
Iruka soupira, semblant désespéré par le jounin.
« Kakashi… N'en avons-nous pas déjà parlé ? Je croyais avoir été clair. Vous aviez promis d'arrêter de me suivre et tout le reste. »
« Tout le reste ? demanda innocemment Kakashi »
« Oui, tout le reste : cessez de m'aider à porter mes courses, ne plus écrire de mots doux sur le tableau de ma salle de classe, ne plus m'offrir de peluches et… arrêtez de m'espionner quand je viens aux sources d'eau chaude ! »
« Désolé, répondit piteusement Kakashi, vous savez, la force de l'habitude… »
Iruka opina de la tête, agacé.
« Et le sharingan, c'était pourquoi ? »
« Oh, vous allez rire, commença Kakashi en se frottant le crâne, c'est juste que… il mémorise mieux certaines… images. »
Iruka s'était relevé, resserrant avec hargne sa serviette autour de son bassin.
« Vous n'êtes vraiment qu'un sale pervers. »
