Désolé, j'avait plus internet (changement de modem)
Mais voici la suite!
Bonne lecture!
Chapitre 1 : Où une Gerudo désobéit aux règles...
Quinze ans se sont écoulés...
Le jour un
Jacinthe avait quinze ans aujourd'hui. La coutume voulait qu'elle reçoive ses armes d'adulte le jour de son quinzième anniversaire mais le hic c'était qu'elle courait dans le désert. Elle ne voulait pas faire cette cérémonie ridicule. Car lors de cette cérémonie, elle devait également jurer allégeance au Roi des Gerudos : Ganondorf.
Elle ne voulait pas. Pas à lui. Ce n'était qu'un monstre. Elle savait que ce qu'on racontait sur lui, toutes les horreurs qu'il commettait aux dires de certains, était bien en dessous de la vérité.
La tempête se leva. Jacinthe ne voyait plus où elle allait mais elle courait encore.
Au bout de quelques minutes, des monstres sortirent du sable et l'attaquèrent. Elle n'avait pas d'arme.
- Tu es près des Colosses du Désert, cours tout droit.
Ecoutant la voix de femme qui semblait venir de sa tête, Jacinthe pressa le pas. Bientôt, elle grimpa quelques marches et se laissa tomber devant l'entrée du Temple du Désert. Elle était à l'abri.
Elle reprit son souffle et ferma les yeux.
Elle était dans un immense brasier mais les flammes lui léchaient le corps sans la brûler. Une Gerudo se tenait devant elle. Jacinthe n'arrivait pas à soutenir son regard et baissa les yeux. Ce n'était pas Nabooru, elle ne l'avait jamais vue.
- Je suis Din, Déesse de la Force.
C'était la même voix qui lui avait parlé, dans le désert. Aussi belle, aussi grave.
- Ne t'étonne pas. Tu dois nous aider, moi et mes soeurs.
- Comment ?
- Tu es née neuf mois après la destruction de la Lame Purificatrice. Tu es née pour que je puisse aller sur Hyrule sans problème. Tu me ressembles tellement que nos deux esprits pourront cohabiter le temps de la quête.
- La quête ?
- Oui, celle pour retrouver tous les morceaux de l'Epée de Légende et libérer le Héros du Temps.
- Comment ?
- Il faut d'abord aller au Ranch Lon Lon. Nous avons convenu de nous retrouver là-bas, mes soeurs et moi.
- Et après le ranch ?
- Nous verrons.
Jacinthe rouvrit les yeux. La nuit était tombée et la lune se levait.
- Ce n'était qu'un rêve.
Un court instant, elle avait cru avoir rencontré une Déesse.
- Ce n'était pas un rêve, je suis en toi. Retourne à la forteresse pour prendre des armes. Tu en auras besoin pour le périple qui t'attend.
Jacinthe blêmit. Elle n'avait pas rêvé : elle avait bel et bien rencontré une Déesse et celle-ci avait élu domicile dans sa tête.
- Il y a un problème : si je vais sur le sable, des monstres vont en sortir et m'attaquer.
- Pense à une barrière de feu qui t'entoure. Penses-y fort.
Jacinthe obéit et ferma les yeux. Elle visualisa barrière de feu. Elle y pensa très fort. La Gerudo rouvrit les yeux : des flammes dansaient devant elle quelques secondes avant de s'éteindre.
- Recommence. Plus fort.
- Vous êtes marrante.
Mais elle recommença. Cette fois, elle garda les yeux ouverts. Des gouttes de sueur perlèrent sur son front, à cause de l'effort. Puis des flammes dansèrent autour d'elle, et ne s'éteignaient pas.
- Wooaaah !
- Ceci n'est qu'un aperçu de ce que tu peux faire grâce à moi. Maintenant avance avant que ça ne s'éteigne pour de bon.
Jacinthe avança sur le sable tiède. Les monstres se présentèrent et ceux qui l'attaquèrent moururent carbonisés.
Quand elle fut hors de danger, Jacinthe éteignit la barrière et prit la direction de la forteresse, suivant les drapeaux rouges.
En chemin, elle demanda ce qu'elle pouvait faire d'autre.
- En fait, tu peux manipuler le feu. Créer des barrières, des boules de feu. Même éteindre un incendie... ou en provoquer un.
Jacinthe était aux anges. Manipuler le feu, elle en avait toujours rêvé et là, son rêve devenait réalité !
- Nous approchons de la forteresse. Il vaut mieux qu'on ne me voit pas. Je n'ai pas envie de me faire punir.
- Ce serait plus simple si tu pouvais te déplacer librement dans la forteresse. Qu'est-ce qu'une petite punition si tu peux aller ou tu veux ?
- Oui, qu'est-ce qu'une centaine de coups de bâton et quelques jours au cachot ?
- Quoi ?
- C'est ce que l'on m'a promis si je violais encore la loi gerudo... Mais je pensais que vous saviez tout ?
- Nous ne nous amusons pas à regarder à la loupe tous les habitants d'Hyrule. Tout ce que je sais de toi c'est que ton tempérament ressemble suffisamment au mien pour que nous puissions cohabiter.
Jacinthe traversa la rivière de sable grâce à une corde qui était suspendue au-dessus. La porte du désert était ouverte et il n'y avait aucune garde.
- Je peux provoquer un incendie, vous avez dit.
Jacinthe ferma les yeux et imagina un feu naître dans le gymnase. Il était à l'opposé de la chambre de Nabooru, où ses futures armes attendaient. Jacinthe se concentra et quelques secondes plus tard, elle entendit des cris de femme. Toutes les Gerudos se précipitaient vers le gymnase.
Jacinthe entra dans la forteresse sans être vue. Elle suivit plusieurs couloirs qui la menèrent dans la plus haute salle du bâtiment. Là dormait Nabooru. La porte était ouverte. La chef avait dû sortir rapidement, alertée par les cris.
La jeune fille entra. Dans un coin, il y avait un lit défait. A l'opposé, un bureau. Sur celui-ci, deux cimeterres étaient posés.
Jacinthe en prit un et le sortit de son fourreau. L'équilibre était parfait. Elle fit quelques moulinets avec, avant de prendre l'autre. Elle les fixa à ses hanches grâce à une ceinture en tissus léger mais résistant.
Sur le bureau étaient également posés deux poignards, l'un se suspendait à la jambe, l'autre au bras gauche.
Elle les prit. Elle emprunta également à Nabooru une cape de voyage. Elle mit la capuche sur la tête. Personne ne la reconnaîtrait ainsi habillée.
Elle quitta la forteresse et se dirigea vers les écuries. Elle choisit un étalon quelque peu nerveux mais rapide et résistant. Elle le sella et partit au galop.
Une fois dans la vallée, elle remarqua que la Gerudo qui gardait le pont n'avait pas bougé.
- Que faire, murmura la jeune fille.
Jacinthe n'attendit pas de réponse de la Déesse et dégaina l'un des poignards. Elle visa et le lança. Le garde le reçut dans le dos.
- Pourquoi as-tu fait cela ?
- Parce que c'était la seule solution. Si je l'avais assommée, elle aurait donné l'alerte et nous aurions des Gerudos aux trousses.
En passant devant le corps, Jacinthe descendit de cheval, récupéra son arme et fit tomber le corps dans la rivière qui coulait plus bas.
- Tu n'as pas de remords.
C'était une affirmation de la Déesse.
- J'ai été éduquée pour pouvoir tuer sans remords.
Jacinthe sortit de la vallée et partit au galop vers le ranch. Sans pause, elle y serait le lendemain soir.
A suivre…
Sa vous plais ?
Parce que je suis gentille, et que j'ai pas publier depuis longtemps, je vous tout de suite un second chapitre, C'est cool non ?
A+
BD
