Voilà le chapitre suivant !
Je tiens à remercier tous ceux qui ont lus et laissé un petit commentaire : Nimiria, Eagles, Melior Silverdjane, Pandora Linchpin, LillieMoonlightchild ...
Ca ma fait très plaisir :)
Arrivé de l'autre côté, le paysage était composé de montagne et de foret. Les inconnues parlaient entre eux sur la destination, leurs péripéties et leurs craintes. Mais je n'écoutais pas. L'homme se nommant Dwalin me portait toujours comme un vulgaire sac à patate et j'étais secouée à chacun de ses pas. Les larmes sur mon visage avaient cessés de couler mais la peur envahissait toujours mon coeur. Une série de questions défilait dans ma tête : Que me voulait ils ? Que vont ils faire de moi ? Qui sont ils ? Où sommes nous ? Au bout d'un moment, Dwalin finit par me poser à terre, on était à la lisière d'une petite foret. Au loin, j'entendais des éclats de rires et, plus on avançait, plus on se rapprochait des bruits. J'étais en tête de groupe, à côté du meneur qui ne m'avait pas jeté un seul regard depuis notre arrivée sur les plaines. Plus personne ne parlait et au bout de longues minutes, on arriva devant ce qui devait être le reste de leurs compagnons. Ils étaient tous autour d'un feu de camp et portaient des barbes plus ou moins longues. Il y en avait un, avec un drôle de chapeau, qui jouait de la flute et les autres chantaient. Néanmoins, quand ils nous virent arriver, ils tournèrent leurs regards sur nous et vinrent, en riant et parlant, tapaient fortement sur les épaules de mes ravisseurs. Je fus vite mise à l'écart et éloigné du groupe et, la première pensée qui me vint à l'esprit était celle de fuir. Je fis un pas en arrière, puis un autre, puis encore un autre avant de me cogner contre quelqu'un et de tomber à la renverse.
A terre, je me reculai vivement pour m'éloigner de la personne avec laquelle j'étais tombée. Mon regard se fixa sur lui et je remarquai directement qu'il était différent. Plus petit que les autres, il portaient pas de grosses fourrures, ni de côtes de mailles, ni de barbe, ni même aucunes grossières armes. Il avait une veste rouge et un pantalon brun et, à sa taille, pendait une petite lame, fine et délicate. Ses cheveux formaient des boucles et son visage détenait un aire plus innocent et moins bourrus. Je m'appretais à m'excuser avant que je ne me souvienne que ces fous m'avaient kidnappés et emmenés dans un endroit qui m'étais complètement inconnu. Mes sourcils se froncèrent et je lui jetais un regard noir. L'intention se porta sur nous et le nain au drôle de chapeau s'approcha de nous et tendis la main au plus petit pour l'aider à se relever.
"Vous allez bien Maitre Cambrioleur ?"
"Oui, oui, oui ! Il n'y a pas de souci tout va parfaitement bien ! Merci bofur ... "
Une fois le cambrioleur debout, le dénommé Bofur se dirigea vers moi et me tendit la main. Sans un mot j'observais l'aide qu'on me proposait mais, mon regard toujours aussi noir scruta l'inconnu et, d'une violente tape, j'éloignais la main qui s'offrait à moi. Bofur fut surprit mais, loin d'être énerver, me regarda me relever par mes propres moyens et me demanda :
"Vous allez bien jeune fille ?"
Je continuai à le regarder mais sans rien lui dire. N'ayant aucune confiance en eux, je m'éloignai de lui quand il se retourna vers mes kidnappeurs pour leur demander :
"Vous lui avait fait quoi à la demoiselle ?"
Sur le qui vive, Thorin répondit aussitôt :
"Absolument rien ! Elle est juste tellement faible et frèle qu'un rien la tourmente !"
"Thorin à raison ! renchérit Dwalin. La petite est vraiment fragile. Regardez comment elle tremble ! Pourquoi diable sommes nous allé la chercher. On ne la connait même pas !..."
L'homme à la grande barbe blanche les interrompit :
"Thorin, Dwalin, vous savez très bien pourquoi elle est ici. Gandalf a dit que c'était nécessaire ! N'oubliez pas que nous l'avons un peu enlever de force sans rien lui expliquer ..."
Le silence s'installa soudain et on me regardai avec compassion. Moi, je nageais dans l'incompréhension total. Zut ! Que me voulait on ?
"Peut être faudrait il commencer pas le commencement ?"
La petite voix de celui que j'avais bousculé tout à l'heure brisa le silence. On le regardai, à présent, les sourcils levaient, en attente d'explications. Il soupira légèrement et reprit :
"Je veux dire qu'il faudrait peut être faire les présentations."
Et tout le monde hocha la tête en riant légèrement. Seul Thorin gardait un visage impassible. Ils se présentèrent tous. Bilbon, le plus frêle, Bofur, avec son drôle de chapeau, Dwalin, celui à la hache, Balin, le plus vieux et sa barbe blanche, Kili et Fili, les deux frères, Oin, le plus jeune, Bombur, Bifur, Ori, Oin, Gloin, Dori et bien sur Thorin. Thorin ecu de chêne. Fils de Thrain , fils de Thror. Mais c'était quoi tout ces noms ridicules ? Méfiante, je gardais toujours une certaine distance entre eux et moi.
"Et vous ? Mélanie c'est cela ?"
C'était Bofur qui tout en me parlant se rapprochai de moi. J'étais dos contre un arbre, mes mains s'agrippant à l'écorce de celui-ci, essayant de comprendre ce qui se passait. Mes sourcils étaient toujours froncés et je les dévisageais un par un. Quand mon regard croisa celui de Thorin, un frisson parcouru mon corps. Je me suis dit que celui là, je n'allais pas l'apprécier du tout. Son regard s'assombrit et, impatient, il s'exprima de sa voix grave :
"On vous a posé une question !"
Agacé par leur comportement, je répondis d'une voix arrogante :
"Et c'est mon droit si je ne veux pas y répondre !"
Mes yeux lançaient des éclaires et un silence plana sur la petite assemblée. Un duel de regards noirs commença alors entre moi et le sois disant roi. Personne n'osait dire quoi que se soit et Thorin me fit presque peur. Néamoins, j'étais têtue et détestais ne pas avoir le dernier mot alors, je lui fis fasse en soutenant son regard. Au bout de quelques secondes seulement, il s'apprêta à dire quelque chose lorsqu'un bruit de pas se fit entendre. Tous les hommes ici présent se retournèrent vivement, hache et dague à la main mais ils rangèrent vite leurs armes lorsqu'il s'aperçurent que ce n'était qu'un "ami". Le nouveau arrivé était encore différent de tous les autres. Il était extrêmement grand et portait une espèce de longue tunique grise ainsi qu'un chapeau, tout aussi gris aussi, pointu et large. Dans sa main, il tenait un long bâton et comme beaucoup d'autres, il portait lui aussi une barbe. A croire qu'ici les barbes étaient à la mode ! Alors que tout le monde parlait joyeusement, Thorin intervint dans la discussion et toutes les voix s'éteignirent.
"Il était temps Gandalf ... Nous sommes allé la chercher comme prévu. J'espère seulement que ce n'est pas une bêtise. Une humaine ... Une humaine et une femme qui ne sait ni se battre ni survivre en pleine nature !..."
"Puisque je vous dis qu'elle est indispensable, soupira l'homme âgé avant de reprendre d'une voix plus grave. Thorin, il va falloir apprendre à me faire confiance. Il fit une légère pose et reprit. Il faudra cependant lui donner quelques leçons d'épée ..."
"Et des habits !" renchérit le brun d'un ton méprisant.
Oui. C'était vrai que je ne portais pas grand chose sur le dos. Nous étions en plein été et je n'étais vêtue que d'une fine robe bleu où était répété les mêmes motifs : des petits oiseaux blanc. Ma robe était plutôt courte et s'arrêtait un peu au dessus de mes genoux. Elle avait pour manche de simples bretelles et détenait un joli décolleté plongeant. Et bien quoi ? Ce n'était pas dans mon programme, aujourd'hui de me faire kidnapper ! Lorsque je sentis tous ces regards courir sur mon corps, je ne pus m'empêcher de rougir un peu. Par reflex, j'enroulais mes bras autour de mes hanches comme pour le cacher face à tous ces yeux d'hommes.
Kili s'exclama en riant légèrement :
"Moi je la trouve très bien comme ça ! Et une présence féminine ne pourra pas faire de mal !"
"Tu n'as pas tord frérot ! Et puis, une jolie présence féminine ..."
Ils eurent tous deux le droit au regard sombres de toutes la compagnie et ils se turent aussitôt, laissant Thorin parlait de nouveau :
"Puisque vous y tenait tant, Fili, Kili, vous vous occuperez de lui apprendre à manier une arme ET à lui trouver un pantalon."
Les deux frères prirent alors un aire faussement triste mais se jetèrent déjà des clins d'oeil complices. Je commençais à être fatiguer que l'on parle de moi comme d'un simple objet et j'étais énervée de ne rien comprendre à la situation. Je venais de me faire enlever et je ne connaissais ni la cause ni mes ravisseurs et j'étais surprise de la tournures que prenait ma petite aventure. Je n'avais pas l'impression qu'on me voulait du mal et je devenais perplexe. J'avais envie de leur hurler une insulte avant de me retourner pour fuir et rentrer chez moi, sauf que je ne les connaissais pas assez bien pour décider comment agir. Etaient ils dangereux ? Peut etre pas tous mais certain, je me méfiais ! Le Dwalin et le Thorin était vraiment pas digne de confiance. Ceux là, j'étais sur qu'à n'importe quel moment, ils étaient capable de me couper la tête. Rien qu'à cette pensée, des frissons parcoururent mon corps. Il y avait quand même ce Bofur et ce Bilbon qui m'avait l'aire totalement inoffensif. Tout était contradictoire.
Et puis il me vint une pensée ! Peut être étais je en train de rêver ! Peut être que tout ceci n'était qu'un mauvais rêve et qu'il fallait simplement que je me réveille. Un sourire illumina mon visage. C'était la seule possibilité ! J'entrepris alors à me pincer la peau mais, même si je le faisais de toutes mes forces, je restais toujours face à ces fous qui me dévisageaient comme si c'était moi la malade ! Gandalf s'approcha alors de moi et, passant une main dans mon dos, m'invita à m'assoir près du feu. J'allais enfin avoir des réponses à mes questions ! Une fois tout le monde assit, c'est lui qui prit la parole en premier :
"Ma petite Mélanie, je pense que tu as des tas de questions à me poser ! Néanmoins, je vais d'abord te raconter ce que tu dois savoir sur ta présence ici ! Après, tu poseras toutes les questions que tu désires ..."
Il eu une minute de pause. Pour la première fois depuis mon arrivée sur ces étranges terres, j'étais intéressée et calme.
"Déjà, il faut savoir que tu n'es plus dans ton monde. Ici, il y a bien trop de choses différentes pour que je puisse te raconter tous ce que je sais à propos de nos terres et des gens qui y vivent. Je vais donc tacher d'être clair, précis et d'aller droit au but ! Un deuxième silence se fit pendant lequel Gandalf alluma sa pipe. Ici, il existe plusieurs êtres tous aussi différent les uns que les autres. Les efles, les nains, les hommes, les hobbits, des magiciens mais aussi des créatures malfaisantes comme des orques, des gobelins, des géants, des trolls et bien d'autres encore. En désignant les hommes présent autour de moi il dit : La compagnie de Thorin Ecu de Chêne est composé de nains, d'un Hobbit ( il désigna Bilbon) et de moi même, Gandalf, Gandalf le gris."
Il me regarda en haussant un sourcils mais trop concentré sur ce qu'il me disait je ne réagissais pas. Il fallait que je comprenne ce qu'on m'expliquait. Mes bras étaient croisés et mon regard fixé sur celui du magicien j'attendais la suite. J'avais du mal à croire ce qu'on me disait, d'ailleurs je n'y croyais pas du tout ! Mais je ne disais pas un mot, malgré moi j'étais curieuse et je voulais savoir pourquoi j'étais là. Alors qu'il s'apprêtait à continuer, je vis Thorin serrait furieusement les poings. Décidément ! Il fallait que je reste le plus loin possible de lui ...
"Nous sommes en pleine quête, si on peux dire ça de cette manière là ! Et nous tentons de reprendre le royaume perdu des Nains : Erebor. Nous vous invitons à participer avec nous à cette aventure et, aider Thorin à reprendre son trône sous la montagne !"
Il eut un silence. Un long silence où, en me regardant, les nains attendaient une réponses. Mais, il ne sortit rien de ma bouche. Non pas parce que je n'avais rien compris ou bien parce que j'étais trop intimidée, non, non. Seulement parce que je ne croyais à aucunes paroles prononçaient. Même si j'étais une fille qui rêvait d'aventure, de mystère et de magie, ça faisait longtemps qu'on m'avait dit que tous ce qui étaient fantastique n'existaient pas. Et, à 16 ans, je n'y croyais plus. J'étais, selon mes pensées, rentrée dans le monde des adultes là où l'imagination n'à pas sa place. Donc, son histoire de nains, de montagnes, de troll et blah blah, il pouvait se la garder ! Moi je voulais qu'on me dise la vérité ! Je commençais à être en colère contre ces malades et voyant qu'il attendait quelques choses venant de moi, je me levai d'un coup et, les poings serraient, je m'écriai :
"Vous êtes vraiment tous fous ! Arrêtez de me dire des bêtises ! Vos blagues ne me font pas rire du tout ...! Si vous voulez jouer avec les gens de cette manière là, allez vous trouver un autre cobaye ! Je ne suis pas aussi débile !"
Et, tout en disant ces paroles, je m'étais éloignée de l'assemblée. Après avoir dit tout le fond de ma pensée, je me retournai et partis en courant. Mon coeur battait à cent à l'heure et je faisais mon possible pour aller le plus vite possible. Mon regard étaient fixé droit devant moi et le vent fouettait furieusement mon visage. J'accélérais l'allure. Je ne faisais pas attention aux dix nains qui tentaient de me rattraper. Je ne savais pas que les nains n'étaient pas très rapide et surtout pas endurant et, je les distançai facilement. Je descendais, toujours en courant, la petite colline à travers la foret. Un sourire victorieux se dessina sur mes lèvres. Ces "nains" étaient vraiment que des imposteurs ... Même pas foutu de rattraper une jeune fille en robe et en sandales. Malheureusement, je ne fis pas attention à la branche qui s'étendait face à moi et je me la pris dans les pieds. Je fis le plus beau vole plané de ma vie et retombai brutalement sur mon épaule et, comme on était sur une pente, je roulais à une grande vitesse avant de m'écraser contre le tronc d'un arbre. Je gémissais de douleur. C'était sur, là, je m'étais cassée tout les os !
Je me repliait en attrapant ma tête entre les mains. J'avais mal partout ! Je me redressais faiblement et regardai l'état des dégâts. Heureusement, je n'avais rien de casser ! Mais, une longue entaille sur la cuisse me faisait atrocement souffrir. Ma robe était déchirée, j'avais perdu une chaussure et je saignais abondamment. Que du bonheur ... Puis, en relevant la tête, j'aperçus Thorin à seulement quelques mètres de moi qui d'approchait dangereusement. Prise par surprise, je tentai de me relever mais ma blessure me fit trébuchée de nouveaux et une masse s'étala contre moi. Je me débattais, donnais des coups dans tous les sens, mordais, déchirais pendant que lui, à califourchon autour de ma taille tentait de m'immobiliser les bras. Enfin, il resserra ses jambes contre moi ce qui me coupa la respiration et captura mes poignets pour les poser sans douceur de parts et d'autres de ma tête. J'étais complètement impuissante, soumise à ce tas de muscles.
Ses yeux me lançaient des éclaires et il se pencha vers moi. Ses cheveux se mélangeaient aux miens et je pouvais sentir son souffle contre ma peau. Je plantai mes pupilles dans les siennes et il me dit d'un ton ferme et puissant :
"Regardez vous ! Vous êtes tellement faible et impuissante ... Vous ne tiendrez pas deux jours sur ces terres isolées ! A votre place je me tiendrai tranquille. Ou croyez vous êtres ?! Votre foyer et loin, vous n'avez plus de choix, nous suivre ou mourir !.."
Ses paroles dures furent presque crachées mais je me refusais de trembler. Je savais que je n'avais plus le choix. Il faudra que je les suive, que je le supporte. On me demandait si je pouvais aider un roi nain arrogant !? Jamais ! Mais je ne savais pas comment rentrer chez moi et mourir n'était pas mon objectif !
Le visage de Thorin se recula un peu et il desserra sa prise sur mes poignets. Le poids de son corps m'étouffait mais il prit son temps pour se relever. A son regard je pouvais deviner qu'il aimait me voir ainsi soumise, allongée a ses pieds. Cependant, cette situation me gênait et moi soumise, jamais ! Lorsque je m'appuyais sur mes jambes pour me relever, je flanchai de nouveau et, pour de pas tomber, je m'agrippais vivement au bras de Thorin. Il fut étrangement surpris mais il ne me repoussa pas violemment comme je l'aurai imaginé. Il eut une minutes sans que aucun de nous deux ne bougeait. Mon buste était collé contre lui et je crus apercevoir dans ses yeux comme une étrange lueur. Sans un mot il m'assit et prit ma jambe dans ses mains pour inspecter la blessure. Le contacte entre sa peau et la mienne me fit frémir mais il fallait garder un visage impassible. Son regard naviguait sur l'entaille et, à mon goût, un peu trop longtemps. Ma cuisse toujours dans sa main, il arracha un autre bout de ma robe, la rendant encore plus courte, pour faire un garrot au dessus de la blessure. D'une voix autoritaire il me demanda :
"Vous allez pouvoir marcher !?"
Sans répondre, je me levai mais boitait méchamment c'est alors que je sentis sa main encerclée ma taille pour me soulever sans effort. En peu de temps, je fus dans ses bras, accrochée à son cou.
"Je crois quand même pouvoir marcher ..."
Mes joues légèrement rosés, je le regardai énormément surprise.
"Vous me ralentirez."
Me portant dans ses bras, nous remontâmes la colline sans un mot, pour rejoindre les autres. Finalement peut être qu'ils ne me mentaient pas ? Après tout j'étais bien passé de la ville à la plaines et aux forets ! Et surtout peut être que j'avais porté des jugements trop sévère sur la compagnie et sur Thorin ...
