Après s'être fait virer de son camp, Lilia avait pris la route pour Central. Arrivée là-bas elle se sentie comme chez elle, en effet les rues de cette ville représentaient toute son enfance, et y retourner lui faisait plaisir mais lui remémorait aussi de douloureux souvenirs!
Tout d'un coup, en tournant dans une rue, elle buta contre quelqu'un et tout deux tombèrent par terre.
-Oups! Elle leva la tête, excuses moi petit!
En levant la tête elle s'aperçut qu'elle avait butté contre un gamin.
-Petit ?! J'ai 14 ans ! Non mais apprends à regarder où tu vas !
-14 ans...Excuses, heu...je m'appelle Lilia, dit-elle avec le sourire.
Le petit blond encore par terre se releva et dépoussiéra son pantalon.
-Moi c'est Edward, et lui c'est Alphonse, dit il en montrant une grande armure
-Bonjours mademoiselle.
Lilia était étonnée, se trouver devant les frères Elric, elle, en pure coïncidence!
-Bé tiens! Vous êtes bien les frères Elric?
-Oui! répondirent-ils en cœur, tout de même surpris d'être si connus.
-Je me rends au Q.G, vous aussi ?
-En effet, répondit le blond.
-Faisons le chemin ensemble alors !
Ils discutèrent, de leur travail, leurs recherches, et le concours! Tous les trois arrivèrent devant le bâtiment, elle dit au revoir à Edward et Alphonse puis partie à l'intérieur. Ce bâtiment, qui en faite était le Q.G, ressemblait à une sorte de forteresse peinte en blanc avec un drapeau vert sur lequel se tenait la marque des alchimistes d'état. Une fois rentrée à l'intérieur, Lilia alla voir la personne qui s'occupait de l'accueil.
-Bonjours.
-Bonjours, que puis je faire pour vous ? Demanda la jeune femme qui occupait le poste d'accueil.
- Les inscriptions pour le concours d'alchimiste d'état, elles sont encore ouvertes ?
-Oui bien sûr, vous voulez vous y inscrire ?
-Affirmatif, je voudrais m'inscrire et aussi avoir un peu plus de renseignements.
-Bien, remplissez cette feuille, s'il vous plait.
La jeune fille lui donna un papier à remplir, Lilia prit un stylo et s'empressa de tout remplir. Une fois finie elle donna sa feuille à la secrétaire qui la vérifia scrupuleusement.
-Vous n'avez pas mis votre nom.
- Oups, excusez-moi.
Elle reprit le stylo et, avec beaucoup d'hésitation, marqua son nom. Puis elle redonna le papier.
-Lilia Hichida, vous êtes inscrite pour le concours d'alchimiste d'état qui aura lieu demain à quinze heures ici même.
-Oh… Il a était avancé?
-Oui, pour des raisons d'emploi du temps.
-Bien, merci, au revoir, abrégea Lilia.
-Au revoir.
Plus tôt, et se remémorant, elle se décida et alla droit vers le bureau du lieutenant-colonel Mustang.
Elle arriva devant une porte ou dessus il y avait un écriteau « lieutenant-colonel,Roy Mustang », elle frappa à la porte.
Une femme à la chevelure blonde répondit en ouvrant la porte :
-Oui ? Qu'est ce que c'est ?
Le lieutenant Hawkeye se trouvait face à Lilia, qui au bout de quelques secondes répondit enfin :
-Heu…je voudrais parler au... lieutenant-colonel... Mustang.
-Vous tombez bien, il ne s'est pas encore endormi, dit-elle d'un air moqueur, entrez donc!
-Hum... Qui c'est ?, demanda le lieutenant-colonel, à moitié avachit sur son bureau.
Le lieutenant se recula pour laissait passer la jeune Lilia qui avança jusqu'au bureau où se tenait l'homme aux cheveux brun. Elle le regarda droit dans les yeux. C'est là que, surprit, il la reconnut :
-Lilia ?dit-il interloqué. Mais qu'est ce que tu fiches ici ?
-Je suis revenue, dit elle en rigolant avec un grand sourire.
Le lieutenant Hawkeye qui ne comprenez pas demanda à sont supérieur :
-Vous vous connaissez ?
Il la regarda et fit un petit sourire :
-ça pour se connaître on s'connaît, vous avez devant vous deux meilleurs amis d'enfance qui ne se sont pas vus depuis au moins…
-Cinq ans, interrompis Lilia.
Roy pouvait voir dans les yeux de Lilia qu'elle n'en était pas fière et que, au fond, elle regretter même d'être partie.
-Je vais chercher votre dossier, je reviens, interrompis Hawkeye en sortant de la pièce.
-Dit moi, tu restes ici combien de temps ? demanda Roy.
-Un mois peut être…où plus, j'en sais rien, répondit elle, peut être deux jours.
-Je vais devoir m'occuper d'une petite affaire, si tu veux je t'invite à manger à ton restaurant préféré.
-Non, c'est moi qui invite, ce soir à 19h30. Y faut que j'y aille moi aussi. On se voit plus tard. Ma maison a besoin d'un dépoussiérage !
-Fais attention à toi !
Elle était arrivée aussi brusquement qu'elle était partie, Mustang trouva cela plutôt bizarre. Quelques minutes après, le lieutenant arriva:
-Elle est déjà partie?
-Oui.
-Elle a fait vite.
-Comme toujours, elle a toujours était discrète et très gentille, on ne peut pas vraiment lui reprocher quoi que se soit.
-Mais, sans vouloir vous déranger, pour quoi est elle partie pendant cinq années sans venir vous voir?
-ça, ça reste son mystère. Bon, lieutenant, je vous confie mes papiers, je dois aller voir le Führer King Bradley.
-Bien, lieutenant-colonel, mais ne comptez pas sur moi pour les remplir.
Mustang parti donc dans le couloir, il traversa une grande partie du bâtiment avant de se trouver dans les quartiers du Führer. Il s'approcha d'une porte et toqua. La porte s'ouvrit et derrière celle-ci apparus un homme habillé de bleu et portant deux belles épées attachées autour de sa taille.
-Entrez! Fit l'homme l'air plutôt accueillant.
Le lieutenant-colonel fit donc. Une fois rentré, on l'invita à s'assoir sur une chaise présente autour du grand bureau disposé au milieu de la grande pièce qui faisait office de bureau au Führer.
-Vous m'avait demandé Généralissime?
-Oui, en effet, répondit il simplement.
-Que se passe t il? Demanda Mustang.
-J'aimerais que vous participiez au jugement pour le concours d'alchimiste d'état.
Roy resta interloqué, pourquoi lui ? Le Führer avait-il à ce point confiance en lui? Cette idée lui paraissait absurde en sachant que c'était les plus hauts gradés qui s'en occupaient. Bradley, voyant son regard étonné prit la parole:
-ceci poserait il un problème?
-Non, mais..., il évita la question et passa, que devrai-je faire?
- Seulement identifier les particularités des candidats et nous présenter votre choix, sachant que cette année sera différente, car nous manquons de soldats, il y aura donc 3 candidats choisis sur 16 pour l'instant.
-Bien, alors je vous reverrez demain. Je vais tâcher d'être à la hauteur !
Roy parti après avoir salué et retourna en direction de son bureau, dans les couloirs, il croisa l'un de ses soldats. Un homme plutôt grand, avec des cheveux blond et une cigarette au bec.
-Bonjour lieutenant-colonel Mustang!
-B'jour Havoc, dit il l'air endormi.
-Vous allez bien?
- ça peut aller, on m'a confié une mission.
-Laquelle?
-celle d'être un des évaluateurs pour le concours de demain.
Havoc fut étonné de cette mission.
-Et pour quoi on vous à demandé ça?
-Vous devriez savoir que l'examen compte se finir avec 3 candidats gagnants...donc les examinateurs sont demandés en plus grand nombre
-Oh, j'avais oublié ce détail...
Ils continuèrent à discuter tout en se dirigeant vers le bureau du lieutenant-colonel.
Plus loin, dans le fond de la ville, la jeune Lilia regardait avec dégout une vieille maison. La maison ne semblait pas bien grande, pour rentrer, il fallait monter un petit escalier qui menait à la porte principale. Evidement il y avait aussi une deuxième porte, celle de derrière qui menait au petit jardin. Lilia monta donc les marches, au passage elle enleva quelques déchet qu'elle mit dans une poubelle qui se trouvait sur le pallier de la porte. Elle chercha frénétiquement dans sa poche et en sorti cinq grosses clefs attachées à un anneau de fer. La fille fit tourner une des clefs dans la serrure et poussa très fort la porte pour pouvoir l'ouvrir. Un nuage de poussière s'envola dans toute la grande pièce. Il y avait un grand salon équipé d'une télé, d'un canapé et d'un fauteuil. Une partie du salon était la cuisine, là il n'y avait qu'une table et 2 chaises, ainsi qu'un frigo et des éléments de cuisines. A la séparation de ces 2 pièces d'ouvrait un couloir qui donnait sur 3 portes: à gauche la chambre qui disposait d'un grand lit pour deux, a droite 2 portes, la première pour la salle de bain et la deuxième pour le toilette. Au fond du couloir la porte de derrière. Cette maison manquait affreusement de nettoyage. Elle devait être vieille de bien 200 ans. Presque tout était en mauvais état.
Quelques heures après, Lilia finissait de tout nettoyer et réparer a l'aide de son alchimie. Elle se rendit vite compte que l'heure du rendez-vous approchait, vite elle prit ses affaires et sortie après avoir fermée la porte. Elle se dépêcha en direction du restaurant « GREETZ ».
Roy l'attendait déjà lorsqu'elle arriva devant le restaurant.
-Désolé! Je suis en retard!
-Non, pas du tout, répondit calmement Roy, c'est moi qui suis en avance.
Elle se mit à rougir. Lorsqu'ils entrèrent dans le restaurant ils s'assirent au bar, comme à leur habitude d'autrefois.
-Tien donc! Mais si ce n'est pas le p'tit soleil d'alchimie! Haha!
Un gros bonhomme ricanait devant eux, un large sourire aux lèvres, heureux de revoir la jeune Lilia.
-J'ai passé l'âge de se surnom, Alphonse.
-Tutute! Que tu es 6 ans, 20 ans ou bien 50 ans, tu restes avec se surnom une fois dans ce restau!
Lilia, le gros barbue Alphonse, et Roy se mirent a rirent.
-On prendra deux repas! déclara Roy.
Lorsque l'homme alla en direction de la cuisine il en sorti une dame.
-Regarde donc ça chérie! La petite est revenue!
-Alphonse, voyons, ne crie pas comme ça tu vas alerter les gens. Bonsoir Lilia, bonsoir Roy.
-Bonsoir madame, répondirent t ils en cœur.
Tout deux rigolèrent devant cette heureuse retrouvaille. Une fois les assiettes arrivaient, ils mangèrent tout en écoutant les nouvelles des deux gérants. Ils avaient désormais finit et passait au dessert lorsque les rires fut interrompus.
-Et, ou étais tu passé tout ce temps?
La question du cher Alphonse avait un peu gênée Lilia.
-...disons que je voulais...essayer des nouvelles choses.
-Tu n'as pas eu de problème avec la justice au moins?
-Je n'irais pas jusque là..., elle sourie, je voulais juste essayer de retrouver quelqu'un et en même temps avoir plus d'informations sur une organisation.
Roy surpris:
-Tu cherchais quelqu'un?
Elle tourna les yeux et mangea son dessert pour changer de conversation en affirmant qu'il était délicieux et que ça lui avait manqué.
Après avoir dit au revoir à tout le bon monde du bar, tout deux, Roy et Lilia, avançaient sur la route et se racontant des histoires Roy raccompagna Lilia chez elle avant de repartir vers son appartement. La jeune fille enleva sa veste et alla dans sa chambre pour se mettre en pyjama et se laissa couler dans son lit.
Le chant des oiseaux réveilla la jeune fille. Lilia n'avait aucune envie de se lever, mais, boulot, boulot. Elle enfila ses habits de militaire et se dirigea vers le WC. Après cela elle entra dans la cuisine ou elle fit chauffer son bol de lait comme chaque matin. Elle bût. C'est en se retournant pour allumer la radio que son sang ne fit qu'un tour. Là, contre la porte d'entrée, un garçon ensanglanté. Lilia reconnue tout de suite ces cheveux noir-vert, ce débardeur, ce short...
-Merde!
Elle se rua sur le corps de l'homonculus couvert de plaies infectées et de sang séché tout le long de son corps.
-Envy!
« J'l'ai cherché pendant je ne sais pas combien de temps et j'le retrouve chez moi en sang... » Elle le prit dans ses bras, ne faisant même pas attention à son habit désormais couvert du sang de l'androgyne. Elle le déposa sur son canapé et courut dans sa salle de bain pour prendre tous les outils nécessaire pour le soigner.
Après quinze minutes à lui avoir nettoyées ses plaies, soignées et bandées, elle l'examina du regard. Envy était couché sur le dos, un oreiller sous la tête. Il soufrait tellement que son corps était couvert de sueur, il bougeait dans tout les sens tel un cauchemar qui le dévorait de l'intérieur. Lilia ne supportant pas de voir son "ami" souffrir, elle approcha son visage de celui d'Envy pour lui murmuré à l'oreille des choses douces et apaisantes pour pouvoir le calmer tout en passant sa main dans ses cheveux, apparemment, cela eux effet car il s'arrêta de gesticuler et se calma. Sa respiration était par contre, toujours aussi saccadée
Elle n'eut malheureusement pas d'autre choix que de partir (après s'être habillée en civile) le laissant seul dans ce grand appartement, seul avec son cauchemar, ses ténèbres.
