Et voilà le chapitre 2 :) encore une fois j'espère qu'il n'y'a pas trop de fautes d'orthographe et que ça va vous plaire. Je vais essayer d'écrire la suite cette nuit, mais là je viens déjà d'y passer 4 heures et il est... 5 heures du matin .

Tout ou presque est à Stephenie Meyer.

Bonne lecture!

Chapitre 2

Six mois plus tard

« -Prête ? A trois on y va !

-Okay.

-Un. » Emmett faisait vraiment bloc de glace accroché à une corde sur le point de se rompre.

« -Deux. » Il se sentait obligé de hurler comme si les mouvements avait pu affecter mon audition.

« -Trois ! »

Je sautais, le corps raide comme une planche, et allait placer mes mains pile poile dans celles d'Emmett.

« -Waouw ! Et un lâché de plus à mon actif ! »

Emmett m'aidait souvent pour le trapèze, du moment que je ne le retenais pas trop longtemps bien sur. Il estimait en effet que rester perchés en l'air la tête en bas était une chose bien ennuyeuse. J'allais rebondir en douceur dans les filets et commençais à ranger mon peu de matériel. Emmett se sentit obligé d'atterrir à grand renfort de triples saltos.

Je me figeais soudain. Je voyais Alice, dans sa chambre, apparemment en pleine vision. Elle sortie de son état secondaire presque aussitôt, un sourire juvénile collé au visage.

« -Alice a, semble t-il, une bonne nouvelle à nous annoncer. » Indiquais-je à Emmett.

-J'espère qu'il s'agit d'un orage, ou de l'arrivée de Grizzlis, j'ai faim, et une folle envie de remettre Carlisle à sa place au baseball. »

Nous rentrâmes en pronostiquant sur la vision d'Alice.

Une fois dans le salon je m'assis au piano. Je n'avais certainement ni le don ni la connaissance d'Edward en matière de musique, mais je progressais vite. Au grand désespoir de Bella d'ailleurs, qui n'avait jamais réussi à finir un morceau ! (NdA : je sais je suis méchante avec elle)

Alice descendit l'escalier en dansant, comme toujours. Rayonnante.

«- Qu'as tu vu ? » l'interrogeais-je sans cesser de jouer.

« -Rien » Tenta-elle d'un air innocent.

« -Moques toi de moi tiens ! » Elle éclata de rire.

« -Tu le saura bien assez tôt. » Et elle sortie en sautillant.

Je cessais de jouer un instant. Je regardais par la fenêtre. Le domaine était superbe. Par les immenses baies vitrés du salon, j'apercevais la forêt, un pan de l'immense jardin. Ma vie.

Je me remis à jouer ; une valse de Chopin. Je fermais les yeux et laissais mes mains voler sur le clavier.

« -Hum. » Je n'eu pas besoin d'ouvrir les yeux ou de me retourner.

« -Carlisle. » En plus de sa voix, j'aurai reconnue son odeur entre toutes. Elle avait, parmi d'autres senteurs, celle très forte du sang humain.

« -J'ai une nouvelle à t'annoncer. » Je cessais immédiatement la musique, les yeux grands ouverts à présent. Retenant un souffle que je n'avais plus depuis longtemps. Je me levais, et le suivis au dehors.

Nous marchions le long du lac. Seuls. Le soleil apparut. Nos peaux miroitaient à la surface de l'eau, lumières ricochant sur l'onde.

« -Je pense que tu es prête. Te plairais t-il d'intégrer un lycée ? Ou une université ? »

Je le regardais bouche bée, pas très sûre d'avoir bien entendu. Mais mon ouïe ne se trompait jamais. Si l'avait put, mon cœur se serait sans aucun doute emballé à toute allure. Je balbutiais un instant avant de me reprendre

« -Et bien, je suis prise de court ! Bien évidemment je le souhaite mais… Es tu sur Carlisle ?

-Je t'avoue, j'ai d'abord pensé à l'histoire des cours de cirque. Mais il t'aurait fallu être très proche d'eux, les toucher ; il n'est pas encore temps. En revanche je pense qu'il te serait très instructif de retourner à l'école. D'un point de vue social s'entend. » Ajouta t-il malicieusement.

« -Par quoi souhaite tu commencer ?

-… Je… J'aimerais beaucoup étudier la littérature française, mais je pense qu'il serait plus simple que je reste un peu ici. Le temps de me construire un dossier scolaire bien sur, mais également de… m'adapter… Je pense que… qu'il serait plus sage que vous ne soyez pas loin… Que tu ne soit pas trop loin. » J'eu un mal fou à exprimer tout cela, mais à présent Carlisle me souriait. D'un sourire de… grand-père. (NdA : vache !) Quelque part, cela me rassura.

« -Il y'a un lycée à deux pas de la clinique où je travaille. Il me semble qu'il est assez bon. Souhaites tu que je t'y inscrive ? »

La rentrée était dans moins d'un mois. Je regagnais la maison bien après Carlisle, restant de longues minutes à contempler le lac. J'étais dans un état second. J'allais être en contacte avec des humains près de 7 heures par jour !

A mon arrivée Alice m'attendait sur perron, un sourire collé au visage. Elle me prit dans ses bras.

« -Tu vas y arriver je le sais. » Et je lui faisais une confiance aveugle. Si Alice croyait en moi, si Carlisle veillait sur moi, si Bella soutenait le projet, et si tous était heureux et m'en croyait capable, alors je croyais en moi, et je n'avais pas peur.

Un mois plus Tard

Je me levais de mon canapé, il était six heures trente du matin. Je me changeais rapidement pour enfiler jean, chemise bleue et pull à manche longue. Je mettais mes bonnes vieilles Caterpillar et prenais mon sac neuf et près depuis une semaine déjà. Il contenait un agenda, un bloc et une trousse. Je me munie également d'un livre : voyage au bout de la nuit, de Céline, version française évidemment ; et de mon lecteur Mp3. Je prenais mon temps autant que possible. Nous avions chassés dans la nuit. J'étais prête.

J'avais bien insisté auprès des autres pour qu'il n'y est pas de grande cérémonie. Mais avant que j'ai pu sortir de ma chambre, Jasper se tenait déjà dans l'embrasure de celle-ci. Il me repoussa doucement vers la fenêtre la plus proche.

« -Il va faire gris, Alice a vérifié. Tu n'as pas d'inquiétude à avoir. »

Je me taisais.

« Si tu as le moindre doute sur tes sensations, tes instincts, retiens ta respiration. Ton odora est la clé de tout. » Il me sourit.

« -Tout va bien se passer. »

Je descendais l'escalier et croisais Rosalie qui prit à peine le temps de jeter à regard de pitié à ma tenue et de me souhaiter un vague bonne chance. Emmett lui, me gratifia d'une tape dans le dos et de son habituel rire tonitruant. Une fois au premier, Esmée me prit simplement dans ses bras. Dans le salon, Bella me fit ses ultimes recommandations, celles-ci durant quinze bonne minutes avant que Carlisle ne l'interrompe, signifiant que j'allais être en retard. Sur le chemin jusqu'au garage, il me tint fermement par les épaules avant de me rappeler qu'il travaillait juste trois rues plus loin.

Ce fut Edward qui me conduisit. Il refusait obstinément que j'ai ma propre voiture. Il m'emmena avec la Aston Martin : Pas-du-tout-tape-à-l'œil. Nous gardâmes le silence pendant un long moment.

«- Je vous doit des remerciements. Vous n'avez pas pu vous empêcher les phrases cérémonieuses, mais au moins vous avez pris soin de vous répartirent dans la maison et de le faire individuellement. La théâtralisation en moins c'est déjà ça.

-A ton avis, pourquoi est-ce que je ne dis rien ? Je commence d'ailleurs à avoir du mal à me retenir. »

Il arrêta la voiture à quelques mètres du lycée.

« -Ed je…

-Je sais que cela ne vas pas être simple. Me coupa t-il. Quoi que tu en dise. Tout simplement parce que tu es seule. »

Silence.

Il prit ma main.

« Je ne suis pas loin. » Après un dernier clin d'œil il me libéra.

A peine dehors, je fus désarçonnée. J'étais déjà venue en ville, mais pas à une heure de grande fréquentation. Les bruits, les odeurs, les humains… Mes sens amplifièrent ce mélange détonnant pendant quelques secondes, me mettant presque en danger. Mais je me reprenais vite, cessant de respirer. Collant mon baladeur sur mes oreilles et me concentrant sur les quelques pas qu'ils me restait à parcourir.

Je fus d'abord tétanisée, mais très vite, une énorme envie de rire s'empara de moi. J'étais très étonnée. J'avais déjà vu des humains mais tout de même. Un tel concentré de banalité et de neutralité me bluffais. Moi qui n'avais toujours côtoyée que mes semblables à la beauté effarante et au personnalité infiniment riches ; je me retrouvais baignée dans ce qui, pour moi, ne représentais soudain qu'une foule de récipients insipides et contenant tous la base de mon alimentation : du sang.

La sonnerie retentit. Je me dirigeais vers le hall où quelques instants plus tôt, plusieurs centaines d'élèves s'étaient bousculés pour voir leurs classes. A présent, l'espace était désert. Je trouvais rapidement mon nom : Lucy Vignals Cullen, Première A, Salle 210. J'avais déjà mémorisé la configuration complète du lycée et n'eu aucun mal à me repérer. D'un coup d'œil vers les étages, je découvris ma salle. Je m'y rendis tranquillement et, à mon arrivée, le professeur n'était toujours pas là. En ce lundi matin, mon premier cours était le danois. Je me plaçais au premier rang, discrètement, pour mieux me concentrer sur la petit femme replète disant s'appeler Mme Hiersh. Je parlais couramment Danois, à peine étions nous arrivés au Danemark que j'avais déjà commencé à passer les nuits en étudiant cette langue, ce pays et sa culture. La littérature me passionnait, et ce dans n'importe quelle langue que ce soit. D'ailleurs, la première où j'étais inscrite se spécialisait dans les lettres, langues et Arts. Cette Mme Hiersh devait donc forcément m'être sympathique – bien que je possédais sans doute plus de connaissance qu'elle dans sa propre matière.

Les quarante-cinq minutes suivantes traitèrent de mathématiques, elle me passèrent donc bien au-dessus de la tête. Puis le cours d'Anglais, c'était ma langue maternelle, je fut comme un poisson dans l'eau. De dix heures cinq à dix heures trente il y eut une pause. Je la redoutais. Personne n'était venu me parler, ils ressentaient sans doute le risque que je représentais. Je voyais cependant beaucoup d'élèves, particulièrement des premières et des terminales, me jeter des coups d'd'œil qu'ils pensaient discrets. Je ne pouvais ignorer que ma « médiatisation » n'était pas seulement dû au fait que j'étais nouvelle. J'aurai beau me faire aussi discrète que possible, il subsisterai toujours dans le regard des humains, le plus grand intérêt et la plus grande méfiance à mon égard. C'était ainsi, je devrais m'y faire.

De toute façon, de moi-même, je n'aurai jamais pu rester discrète. J'aimais les belles choses, tout ce qui touchait à l'insolite ou à l'original, et j'aimais l'afficher. Pendant dix bonnes minutes, je cherchais un coin tranquille, et finis par trouver un tilleul dans un coin de la cour. Je m'y assis pour lire. A peine installée, un jeune homme m'accosta. Il avait tout l'air du bellâtre de service.

« -Salut ! Moi c'est Allan, tu lis quoi ? »

Je n'eu bien évidemment pas besoin de le regarder directement pour le détailler. Il était quelquonque, comme tous les autres, les cheveux châtains, mi-long, un sourire éclatant au visage, l'air sur de lui. Mais quelquonque ou attirant je n'étais pas prête pour cela. Absolument pas. Ni pour l'amitié, ni – et surtout pas d'ailleurs- pour l'amour. Particulièrement pas avec ce qui demeurait encore l'élément fort de ma chaine alimentaire.

Je finis par lui répondre.

« -Moi c'est Lucy, et j'aime lire en silence. » J'avais répondu sèchement mais avec l'expression la plus sympathique que j'avais put. Il me sourit, désarçonné et s'en alla. Je soupirais. Réduisis mon ouïe à la musique de mon Mp3. Je repris ma lecture. Céline me passionnait. Me bouleversais. Emmett expliquait ces sensations à ma jeunesse et il me traitait souvent de bébé. Avait-il vraiment tord ? Aux yeux de mes semblables j'étais une novice. Bella elle-même était considérée comme jeune. Dix heures trente sonnèrent, je me dirigeais vers les Arts Plastiques. Pour ce qui était des cours ce fut à la fois très simple et très dur à la fois. D'un point de vue scolaire, j'étais remarquablement au point, mais ces redites restaient agréables et utiles. Ce qui fut extrêmement difficile, c'était l'enfermement avec ces 36 chaires fraiches toutes à ma disposition. Carlisle avait bien fait mon éducation, mieux encore que celle de Bella. J'avais toujours eu des pensées positives vis à vis des humains. A présent c'était différent. Moralement, ils ne me tentaient pas. Mais je n'arrivais plus à les trouver sympathiques. Ils ne m'inspiraient plus que mépris et pitié tant ils étaient faibles. Physiquement, quelque chose dans ma bouche, dans mon corps, brûlait à l'idée seule d'en goûter un ou deux. Je pensais que ces choses étaient sans doute inscrite dans mon code génétique.

Le reste de la matinée se déroula plutôt bien. A midi je m'éclipsais. L'administration me pensait végétarienne et allergique à un grand nombre de chose. Ce qui n'était pas tout à fait faux. Mon absence à la cafétéria ne posait donc aucun problème. En réalité, j'avais trop peur de voir un éventuel repas devant son propre déjeuné.

Je m'installais sur un toit du lycée. Celui d'un bâtiment reculé. Je réfléchissais, j'avais près de deux heures devant moi. Je tentais de m'éclaircir les idées.

Ces quelques instants de solitude me seraient surement bénéfiques. Bien que les élèves fussent à à peine cent mètres de moi, et tous parqués comme des animaux dans une même pièce ou dans la cour ; je n'avais pas à subir deux milles paires d'yeux tournées furtivement vers moi, ni des centaines de pseudo-chuchotis me concernant. Je savais que l'expérience s'avérerait difficile, mais tout était si différent de ce que j'avais pu imaginer !

Je me mis alors à penser aux personnes de mon cours. Sans trop savoir pourquoi. Je m'aperçus avec surprise que, lorsqu'ils n'étaient pas là, près de moi, ils semblaient beaucoup plus sympathiques. Je m'étonnais de me souvenir avec précision de certains prénoms. Kirsten, Luée, Svend, Jan. Entre autres. J'en fus soulagée. Le lycée avait tout de même de bons retours sur moi. Je me replongeais une énième fois dans mon livre.

L'après midi reprit tranquillement avec une heure d'Allemand, langue que je n'adorais pas mais qui se révélait plutôt facile pour moi. A l'intercours, je décidais de m'octroyer une petite folie. La fameuse Kirsten n'avait pas les mêmes cours que moi pour les deux dernières heures, elle se dirigeait vers l'escalier B lorsque je lui tapota l'épaule. Elle sursauta.

« -Excuses moi.

-Tu m'a foutue une de ces frousses ! Je ne t'ai même pas entendue arriver !

-Je suis désolée. Saurais tu où se trouve la salle 105 ?

-La salle de physique ? Bien sur ! Alors tu prends le couloir de… »

Je ne l'écoutais pas. Je savais parfaitement où se trouvait cette salle. En cet instant je me sentais très fière. Je me concentrais, et n'avais aucune envie de la mordre. Elle ne m'était pourtant pas indifférente d'un point de vue nutritif. Mais j'arrivais, avec elle, à faire abstraction de mes pulsions. J'étais capable de me consacrer au détail de son visage, de ses vêtements, ses attitudes.

Quand elle eut finis, m'adressant un sourire timide et admiratif, j'acquiesçais la remerciais en lui rendant son sourire, et m'en allait.

Les deux heures de physique furent une épreuve. Je détestais tellement cette discipline que j'avais toujours refusé d'en étudier la moindre notion. Le grand échalas en blouse blanche qui nous récitait son cours me fut immédiatement antipathique.

A la sonnerie, je saluais vaguement Agathe avant de filer rapidement au dehors. Je marchais jusqu'à un petit bois, à dix minutes du lycée. Une fois sur place j'étudiais rapidement le chemin le plus discret et me mettais en route. J'allais si vite que personne ne risquait de m'apercevoir mais il s'agissait surtout de ne pas renverser une voiture.

J'arrivais à la maison bien avant que les autres soient rentrés de leur différentes occupations. Carlisle travaillait tard. Edward et Bella bûchaient sur on ne savait quel sujet « top secret », Rose était sortie, Esmé rénovait une maison du XVIIe du côté de Copenhague. Alice et Jasper était occupés dans leur chambre… Et Emmett regardait… du baseball. Je me rendis auprès de lui.

« -Alors ? » Je lui sourit de toutes mes dents, et levait le pouce en signe de victoire.

« -Nikel. »

Une seconde plus tard j'étais dans ma chambre, bouclant rapidement mon travail scolaire, me changeait, et ne lâchait plus mon trapèze de toute la nuit.