Les personnages sont toujours à SM et là je m' amuse comme une petite folle...

Petit coucou de la scribouillarde: Salut tout le monde... ou devrais-je dire les deux qui ont mis ma fic en «story alert» je vous en remercie beaucoup, ça prouve que je n' écris au moins pas dans le vent... LOL!

Donc c' est en particulier pour vous deux que je met la suite maintenant. Je pense poster les samedis, dites-moi ce que vous en penser? ça laisse le temps aux filles qui sont en cours de rentrer et d' avoir un peu de lecture pour le week-end et à celles qui travaillent, ben pareil, d' être tranquille à la maison! Mais si vous préférez le vendredi ou le dimanche, dîtes, je suis ouverte aux suggestions...

Bon revenons-en à nos moutons, voici le chapitre 1, court, mais vous allez voir avec le temps, ils vont s' agrandir mes chap! Je commence toujours ceux-ci par une ou deux citations. J' aime bien et en général ça résume assez bien mes morceaux de récits.

Donc j' espère que ça vous plaira... (l' angoisse de l' auteur est là... va bientôt se ronger les ongles, surtout si personne ne me dit si vous aimez ou pas!) Enfin, bref, bonne lecture et on se retrouve en bas...

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Chapitre 1: L' inconscience

«La douleur qui se tait n' en est que plus funeste»

Mais je ne vis rien. Pas d' Edward. Juste une énorme porte en bois probablement de l' époque seigneuriale. J' avais cessé de respirer me demandant où pouvait-il être. Se pouvait-il que finalement, il ait décidé de repartir de Volterra ayant réaliser son geste idiot puisqu' il ne m' aimait plus, il me l' avait bien fait comprendre donc il ne lui était pas nécessaire de mettre fin à ses jours. Ou se pouvait-il qu' il discute encore de son geste avec les Volturi leur demandant une dernière fois d' exaucer sa volonté? Il fallait que je sache et pour cela, je devais rentrer dans cette énorme bâtisse romaine afin d' en avoir le cœur net. Je me dirigeais vers l' entrée, vers cette immense porte des plus impressionnante quand je ressentis un énorme doute, un doute qui s' insinuait petit à petit en moi, un doute sournois, je n' osais y croire mais…et si j' étais arrivée trop tard? Et si les Volturi avaient mit fin à la vie vampirique de mon amour? Non! C' était impossible, je l' aurais senti. Il m' aurait forcément dit «Adieu», j' aurais forcément entendu son ténor me le soupirer puisque je pouvais l' entendre. Je l' entendais assez souvent depuis qu' il m' avait abandonné. Ce n' était pas des hallucinations, je l' entendais réellement. C' était pour ça que je provoquais des situations dangereuses, non? Je fus prise de tremblement en levant la main pour atteindre la poignée de cette immense porte qui me dominait comme si elle allait m' engloutir une fois que j' aurai passé le pas. Tout à coup, elle m' effrayait et je ne savais pas pourquoi. Puis au moment où j' allais pousser «la gueule de l' enfer», une main glacée se posa sur la mienne. Se pouvait-il que je rêve? C' était sûrement la main d' Edward. J' eu un frisson pas parce que cette main était glacial, ça je m' y étais faite, mais plutôt parce que je me sentais comme soulagée et je fermais les yeux afin d' apprécier ce touché. Mais je redescendis de mon nuage lorsque j' entendis la douce voix d' Alice me murmurer:

«-Bella, non! Me murmura-t-elle.

-Alice! Dis-je un peu surprise par son geste et sa parole.

-Bella, ça ne sert à rien de rentrer dans l' antre des Volturi. Me dit-elle, résignée.

Ce que je trouvais un peu bizarre venant de sa part. Mais elle cherchait probablement à me protéger.

-Oui, je sais, Alice, tu veux me protéger et je t' en remercie mais je dois y aller pour sauver Edward. Et le temps presse. Lui dis-je sur un ton ferme et tranchant pour qu' elle ne puisse pas m' en empêcher davantage.

-Bella, je t' en prie, écoute-moi…me dit-elle suppliante mais je ne la laissais pas terminer sa phrase.

-Alice, je suis venue ici pour sauver ton frère d' une mort certaine. Il a besoin de nous alors si tu ne veux pas m' aider, j' irai seul et advienne que pourra! Je ne comprend pas pourquoi tu ne veux pas venir avec moi le récupérer. Ces Volturi te font-ils si peur que ça? Lui dis-je plus qu' énervée devant son air «je baisse les bras».

-C' est pas ça Bella, même si les Volturi me font peur, pour mon frère je serais rentrée avec toi dans l' enfer de la mort mais c' est trop tard Bella! Désolée de te le dire comme ça mais tu m' en laisse pas le choix! Dit-elle implorante.

Je restais prostrée un long moment et mes oreilles se mirent à bourdonner. Je ne comprenais pas un traitre mot de ce que pouvait me dire Alice. Trop tard…pourquoi? Parce qu' Edward était déjà reparti? C' était tout ce que j' avais retenu des quelques mots qu' elle m' avait baragouiné. J' osais lui poser la question.

-Alice? Que veux-tu dire en disant «c' est trop tard»? Demandais-je anxieuse.

Je vis le regard d' Alice sombrer dans la douleur. Si elle avait pu éclater en sanglot, je crois qu' elle l' aurait fait. Alors je compris le sens de ces mots assassins qui venaient de me poignarder en plein cœur telle la lance d' un gladiateur sur le point d' achever son ennemi dans l' arène. Ma souffrance en cet instant était telle que je sentis mon cœur cesser de battre et ma respiration m' abandonner par la même occasion, j' étais entrain de mourir d' amour. Ce terme prenait tout son sens à présent et plus jamais je nierais cette évidence. Je me sentis perdre pied, petit à petit, et sombrer dans l' inconscience puis viendrait probablement la mort et j' attendrais celle-ci avec volupté pour enfin rejoindre mon amour.

POV ALICE

Je venais d' avoir cette horrible vision et je savais que c' en était fini de mon frère. Aro venait de l' étêté. Edward n' avait même pas protesté, il ne s' était même pas défendu face à Jane qui avait jouer avec son don afin de torturer mon frère en le faisant souffrir rien que par la pensée. Il n' avait pas bronché lorsque Félix et Démétri s' étaient amusés avec lui en lui assénant des coups presque mortels et n' avait pas résisté quand Aro s' était emparé de ses pensées les plus intimes. Il s' était laissé faire en attendant la fin de sa vie vampirique. Pendant que les deux sous-fifres des Volturi, Félix et Démétri le tenaient de main ferme par les bras, Aro s' était amusé à lui faire part de sa volonté de l' avoir tel un esclave dans son camp car son don de lire dans les âmes l' intéressait au plus haut point. Edward dans un excès de théâtralité lui avait répondu qu' il préférait plutôt mourir que de faire partie du clan des damnés royalistes. Ce qui fit éclater de rire Aro. Et Edward de rajouter qu' il voulait être plus royaliste que le roi. Aro furieux lui avait alors répondu que de toute manière, il était le roi du monde et que rien ne pourrait changer ça et sur ce dernier échange Aro lui dévissa la tête. J' eus juste le temps d' entendre Edward murmurer «j' arrive ma Bella».

A la vue de mon frère mort, je ressentis un immense chagrin mais je ne pouvait malheureusement pas l' exprimer. Tout ce que je pu faire en cet instant était de m' écrouler à genoux, parterre. Une forte douleur s' empara de moi lorsque je réalisais qu' il fallait que je l' apprenne à Bella. Comment allais-je lui dire une chose aussi cruelle? Elle qui avait déjà tant souffert du départ de mon frère. Elle commençait seulement à remonter la pente grâce à Jacob sans nul doute mais je savais qu' elle était toujours amoureuse d' Edward alors comment pourrais-je moi-même lui infliger cela? Pourtant, je n' avais pas le choix. Je voyais dans ma vision qu' elle était sur le point d' entrer dans la demeure des Volturi. Il fallait que j' y aille, maintenant. Prenant mon courage à deux mains, je me précipitais dans une course vampiriquement effrénée et j' arrivais à hauteur de Bella. Elle ne m' avait pas entendu arriver et je posais une main délicate sur la sienne. Elle ferma les yeux de suite croyant probablement que c' était Edward, j' en fus profondément meurtrie pour mon amie. Elle venait de perdre son seul amour mais ne le savait pas encore ce qui était des plus horribles pour moi. A ce moment, je me demandai comment moi je réagirais si l' on me disait que Jasper venait de mourir et surtout dans ces circonstances. Probablement que je serais inconsolable, peut être même que je voudrais en mourir- si je puis m' exprimer ainsi, moi qui n' aies plus de vie-il fallait donc que je sois la plus douce possible pour lui annoncer cette terrible nouvelle.

Je venais de dire à Bella que tout était fini, que c' était trop tard, que nous avions échoué. Elle m' avait fixé de son regard chocolat n' assimilant pas de suite ce que je venais de lui dire. Puis je vis son regard s' éteindre ce qui me serra le cœur -enfin si j' avais eu un cœur c' est ce qu' il se serait passé-elle était restée prostrée, ne disant mot. Je sentais que son cœur était entrain de se disloquer, j' entendais son poul ralentir étrangement et son souffle disparaitre. Se peut-il qu' elle puisse mourir à cet instant? J' espérais que non. Je n' avais pas la possibilité de la ramener à la vie car moi-même je n' avais plus de souffle, je ne respirais plus alors comment ferais-je pour la réanimer? Il y avait cette dernière solution, celle que mon frère lui avait tant de fois refusé mais je doute qu' elle aurait voulu ça, une éternité pour pleurer son amour perdu. Je n' étais pas cruelle à ce point. J' étais entrain de réfléchir aux solutions possibles afin de ramener Bella à la vie quand je la vis sombrer dans le néant. Elle n' avait même pas hurler ni même pleurer, pas une larme dans ses yeux ne pointait. Elle s' était écroulée de chagrin et je la rattrapais avant qu' elle ne heurte le sol. Elle était en état de choc, probablement.

Cela faisait plusieurs heures que Bella avait perdu connaissance. C' était certainement la seule façon qu' elle avait trouvé pour se protéger de la douleur liée à la perte d' un être cher. Mais elle respirait. Mal. Mais elle respirait et ça c' était déjà pas mal. Ça voulait dire que malgré tout elle était plus forte que ce que tout le monde pensait. J' avais repris la voiture que j' avais réussi à garer quelques heures auparavant aux portes de la ville fortifiée et avait installer Bella à l' intérieur en prenant soin de l' attacher. Je conduisis jusqu' à l' aéroport espérant que Bella se serait réveillée et que l' on puisse rejoindre Forks le plus rapidement possible. Elle avait besoin de retrouver les gens qu' elle aimait. Elle allait avoir besoin de soutien, soutien qu' elle trouverait je l' espère, en les personnes de Charlie et de Jacob et de ses autres amis afin de parvenir à soulager son chagrin et de le faire disparaitre petit à petit. Même si ça prendrait du temps c' était tout ce que je pouvais espérer pour elle. Je serai là aussi, si toutefois elle avait besoin de moi mais je ne lui imposerais pas ma présence du fait du lien qui m' unissait à Edward.

Arrivées à l' aéroport de Florence, Bella n' était toujours pas sortie du néant ce qui m' obligea à prendre une chambre dans un hôtel non loin de celui-ci. Je dus dire au réceptionniste que nous avions fait un long voyage mon amie et moi et que celle-ci s' était endormie comme une masse et que je ne voulais pas la réveiller et qu' il me serait bien utile si un charmant jeune homme pouvait la transporter jusqu' à notre chambre. Ne pouvant pas la porter moi-même sinon ça risquerait de les surprendre s' ils voyaient une frêle jeune femme en déplacer une autre comme si celle-ci était une plume! Bref, ils s' exécutèrent!

Bella reposait maintenant dans un lit une personne et un autre lit jumeau m' était destiné sachant que je ne l' utiliserais pas j' en profitais pour m' y assoir et réfléchir à ce que j' allais faire maintenant. Il fallait que je prévienne ma famille, je ne doutais pas qu' Esmée et Carlisle auraient un chagrin immense. Mon amoureux accuserait le coup c' est pour sûr! Il avait tant perdu d' être qu' il avait aimé qu' il en était anesthésié. Quant à Rosalie et Emmett, ma foi! Rosalie accuserait certainement Bella d' en être responsable, elle ne l' avait jamais porté dans son cœur. Emmett, lui irait probablement régler son compte à quelques ours et autres pumas afin de passer sa rage et son impuissance face à cette nouvelle. Il me fallait aussi prévenir Charlie, déjà parce que Bella était partie depuis quelques jours sans lui donner de nouvelles, elle lui avait juste laisser une lettre en survolant la cause de son départ. Et puis parce que j' allais lui ramener sa fille à nouveau dans un triste état et encore une fois à cause de mon frère-paix à son âme-ce qui allait encore l' inquiéter au plus haut point. Pauvre homme, il allait encore devoir subir le chagrin de Bella ce qui finirait par le tuer si ça continuait, si sa fille continuait à fréquenter un monde qui n' était pas pour elle. Enfin, il fallait aussi que j' appelle Jacob et même si ça ne me plaisait pas que ce chien soit dans la vie de Bella, il fallait bien avouer qu' il avait pris soin d' elle. Il l' avait fait à nouveau sourire et ça c' était ce qu' il y avait de plus important pour moi. Elle était heureuse quand elle était en sa présence, je l' avais bien vu et je ne doutais pas qu' un jour il se passerait quelque chose entre eux et quelque part cela me soulagea un peu car il saurait la protéger, il était assez fort pour ça. Et une chose dont j' étais sûr c' était qu' il l' aimait profondément et assez pour la sortir de son chagrin. Enfin c' était ce que j' espérais pour elle. Je me levais un instant du lit afin de voir comment Bella allait. Elle ne reprenait pas connaissance ce qui m' inquiétais énormément. Je poserai la question sur l' état de santé de Bella, à Carlisle quand je l' aurais au téléphone d' ici quelques minutes. Je touchais le front de mon amie, on dirait qu' elle avait chaud, elle faisait peut être un peu de fièvre, sans doute…cela voulait dire que son corps réagissait quand même. Je pris mon portable dans mon petit sac et me dirigea vers la salle de bain, je ne tenais pas à ce que Bella m' entende même si celle-ci avait enfermé sa conscience au fond de son corps, elle pouvait probablement m' entendre. Je m' éclipsais donc et tapais sur le bouton de rappel du téléphone qui m' indiquais le numéro de la maison. Bip…bip…bip…quelqu' un décrocha:

«-Dr Cullen à l' appareil, j' écoute…

-Carlisle? C' est Alice. Dis-je en soupirant.

-Alice? Mais où étais-tu passée? Tu es partie sans même nous dire quoi que ce soit! Dit-il d' une façon réprimandable.

-Oui, je sais Carlisle mais c' était urgent, je n' avais pas de temps à perdre! Je vais bien ne vous inquiétez pas. Dis-je de façon rassurante même si je savais que je n' arrivais pas à l' être.

-Ok. Mais où es-tu?

-Je suis en Italie, à Florence pour être exact…avec Bella…je n' eus pas le temps d' en dire plus.

-Mais que fais-tu en Italie avec Bella? Me dit-il déconcerté.

Puis soudain, je n' entendis mot. Il avait compris ce que pouvait signifier le fait que Bella et moi soyons en Italie.

-Carlisle? Dis-je hésitante.

-Dis-moi que tout va bien, Alice. Me dit-il, essayant de cacher l' émotion qui pointait déjà dans sa voix.

-Carlisle, je suis désolée. Je…nous sommes arrivées trop tard. Edward n' est plus là, Papa!

C' était peut être la première fois que j' appelais Carlisle «papa» mais là je pensais que ça nous ferait du bien à tous les deux. Il accusa le coup mais je sentais bien qu' il était dévasté. Après tout Edward avait été le premier de la famille à être transformé, ils étaient restés tous les deux pendant quelques décennies jusqu' à ce que Carlisle sauve Esmée d' une mort certaine.

-Carlisle? Tu es toujours là? Dis-je en m' inquiétant.

-Oui, Alice. Me répondit-il d' une voix morne.

-Ecoute, Bella ne va pas très bien et je m' inquiète pour elle.

-Comment est-elle?

-Et bien en fait, elle a perdu connaissance juste après lui avoir annoncer pour Edward et elle ne s' est toujours pas réveillée et j' ai l' impression qu' elle a un peu de fièvre. Pas très élevée.

-Ok. Elle est en état de choc. Le seul problème est que ça peut durer des jours voire des semaines! Dit-il navré.

-Carlisle, le problème est qu' il faut qu' on rentre à Forks et je ne peux pas prendre l' avion tant qu' elle ne se réveille pas! Lui dis-je réellement inquiète et pour la santé de Bella et pour le fait que nous étions dans un pays étranger.

-Je sais Alice, mais il faut faire avec! Tu m' as dit qu' elle faisait de la fièvre? C' est plutôt bon signe ça veut dire que son corps lutte!

-Oui, c' est ce que j' ai pensé aussi.

-Ecoute, si ça ne va pas mieux d' ici quelques jours, amène-la aux urgences de l' hôpital de Florence et peut être qu' eux pourront te donner quelque chose à lui administrer. S' il le faut fais-les m' appeler ça ira plus vite!

-Ok, merci Carlisle, je te tiens au courant de l' évolution. Embrasses les autres pour moi. Dis à Esmée que je l' aime et que je serais bientôt de retour. Peux-tu me passer Jasper, s' il te plait?

-Bien sûr. Me dit-il en soupirant. Je le voyais déjà aller annoncer la nouvelle à Esmée.

-Allo, Alice?

-Jasper…soufflais-je.

-Qu' y a-t-il ma chérie? Carlisle est livide, si l' on peut dire! Et où étais-tu? Je me suis fait un sang d' encre! Me gronda-t-il.

-Jasper? C' est Edward…il est…mort…Lui dis-je déconfite.

-Oh!

C' est tout ce qu' il put me sortir. Je lui expliquai rapidement comment cela c' était passé. Il me demanda comment allait Bella, je lui répondis.

-J' ai hâte que tu rentres. M' avait-il ajouté d' un ton usé. Et je devais bien l' avouer que moi aussi il me tardait de rentrer à la maison auprès des miens afin de commencer notre deuil.

-Moi aussi. J' arrive bientôt ne t' en fait pas!»

Puis j' avais raccroché, pour re-décrocher aussitôt le téléphone afin d' appeler Charlie. J' eus celui-ci au bout de deux sonneries, il devait attendre probablement que Bella l' appelle et devait être accroché au téléphone à se morfondre d' inquiétude, chose que je comprenais. Je lui fis part du décès d' Edward en lui précisant qu' il s' était suicidé en restant vague sur les tenants et les aboutissants. Je lui précisai que Bella était avec moi et que nous rentrerions quand celle-ci irait un peu mieux. Charlie paniqua et voulu que je lui passe Bella. Je lui mentis donc en lui signifiant que Bella dormait car elle avait été suffisamment choquée et qu' il fallait lui laisser un peu de temps avant de rentrer. Charlie râlait à tout va en disant que c' était pas possible que mon frère la blessait perpétuellement puis se radoucit et s' excusa pour le manque de tact et me signifia ses plus sincères condoléances. Je l' excusais et lui promit de prendre soin de Bella et que nous serions bientôt de retour et que je le tiendrais informé dès que nous nous déciderions à partir. Je soupirais fort après cet appel. Charlie était quelqu' un de bien et j' appréhendais notre retour à Bella et à moi parce que je ne savais absolument pas dans quel état j' allais ramener mon amie à sa famille. Je n' avais pas eu de vision depuis l' annonce de la mort d' Edward à Bella. C' était flippant. Je ne la voyais plus. Comme si elle était morte! C' était presque le cas d' ailleurs.

Il me restait un dernier appel à effectuer et pas l' un des moindre. Il fallait que je prévienne le clébard! Je ne savais pas s' il voudrait bien me parler ou même écouter ce que j' avais à lui dire au sujet de Bella car celle-ci l' avait quand même planté là, sur le perron de sa maison pour aller sauver son ex alors que quelques minutes avant elle était sur le point de l' embrasser! Allait-il lui pardonner? Si tel était le cas, je l' entendais déjà vociférer comme un dingue au téléphone en me disant que nous étions que des sangsues répugnantes et patati et patata! Mais j' avais pas le choix, il était le seul à pouvoir guérir Bella. Il était le seul qui ne la laisserait pas tomber.

Je pris le portable en main et me rendit compte que je n' avais pas son numéro! Forcément, nous étions des ennemis naturels, nous n' allions pas commencer à copiner de si tôt! J' allai fouiller dans le sac à dos de Bella afin d' y trouver le numéro du chien galeux dans son téléphone, je pianotais le numéro trouvé sur le mien et envoya l' appel. Il ne répondit pas de suite. Je tombai sur son répondeur mais ne laissai aucun message. Je raccrochai et relançai l' appel aussitôt. Trois tonalité plus tard, j' entendis un voix curieuse, un son rauque et guttural. Pouvait-il savoir que c' était moi?

«-Allo, Jacob? dis-je dans le doute.

-Qui est-ce? Me demanda-t-il d' une voix plutôt dure.

-C' est Alice…

Je n' entendis mot. Puis une sorte de soupir s' échappa dans le téléphone.

-Qu' est-ce que tu veux? Me demanda-t-il sèchement.

-Je veux juste te prévenir de la situation actuelle. Lui dis-je sérieusement.

-Me dire quoi, hein, Alice? Qu' elle lui a sauvé la vie et qu' ils roucoulent à nouveau comme au bon vieux temps! Ça merci, mais tu aurais pu t' éviter cet appel, je le savais déjà! Me dit-il d' un ton plus qu' amer. Je sentais la colère bouillonner en lui. Il reprit.

-Bon je crois que tout est dit, non? Alors, j' ai plein de trucs à faire si tu veux bien. Entre autre, quelques vampires à exterminer. Et c' est pas la peine de rappeler pour prendre de mes nouvelles et dis à Bella que je lui souhaite d' être heureuse. Dit-il cyniquement.

-Jacob, laisse-moi en placer une, ce n' est pas ça du tout!

-Ah oui et c' est quoi? Finalement, il a pas voulu d' elle alors elle se souvient que j' existe c' est ça?

Dieu que ce foutu cabot était têtu. Mais je ne pouvais pas lui en vouloir de penser ça. Il devait souffrir atrocement pour être aussi amer.

-Bon Dieu, laisse-moi parler! Edward est mort! Lâchais-je d' un seul trait.

Il eut le souffle coupé et mit un certain temps avant de reprendre sa respiration. Je savais à quoi il pensait.

-Et Bella? Me demanda-t-il tout en ayant peur de la réponse.

Il perdait pied lui aussi. Il fallait que je le rassure de suite.

-Bella est toujours en vie mais elle est choquée. A vrai dire, elle a perdu connaissance et ne s' est toujours pas réveillée.

Je l' entendis reprendre sa respiration. Une respiration saccadée.

-Elle va se réveiller n' est-ce pas? Me dit-il d' une voix de petit garçon désorienté.

-Je l' espère, Jacob. Dès qu' elle est réveillée, on rentre à Forks et ce serait bien si tu pouvais venir nous chercher à l' aéroport afin qu' elle voit que tu es là…pour elle! Est-ce que tu peux faire ça ou est-ce que c' est au-dessus de tes moyens?

-Oui, je peux.

-Merci, Jacob. Au fait?

-Oui?

-Elle va avoir besoin de toi, Jacob et plus que tu ne l' imagines. Alors ne la lâche pas!

-Je sais c' est pas un scoop! Et non j' ai pas l' intention de me dérober comme l' a fait ton frère! Et toutes mes condoléances, Alice. Me dit-il très sincèrement.

Même si c' était plus pour moi que par rapport à Bella parce que je savais qu' il détestait mon frère au plus profond de ses tripes.

-Merci. Je te tiens au courant. Lui dis-je résolue.

Je raccrochai le téléphone et je soupirais. Maintenant, il fallait prier pour que Bella se réveille et ce, le plus tôt possible. Je la veillais donc toute la nuit. Elle avait des crises de fièvre, tantôt elle avait chaud et suait à grosse goutte, tantôt elle avait froid et grelotait. Je m' étais mise dans un fauteuil juste à côté d' elle afin de la rassurer et de pouvoir la surveiller. Je ne dormis pas, je n' en avais pas besoin.

POV JACOB

Alice venait de m' appeler. Sur le coup, je m' étais demandé ce que pouvait bien me vouloir cette sangsue! Puis, elle commença à me parler de Bella et au son de sa voix j' avais senti que quelque chose clochait. Alors comme à mon habitude, je grognais avant même de savoir pourquoi. Alice m' appelais d' Italie pour me parler de Bella et ne lui laissait placer un mot. Je vociférais en gros que Bella et sa clique de vampires pouvaient bien aller au Diable, même si ce n' est pas ce que je souhaitais au fond de moi pour Bella. Mais j' étais blessé qu' elle puisse lui accordé son pardon, lui qui l' avait tellement fait souffrir et de sûr à mon propre détriment. Je tremblais de la tête au pied, luttant pour ne pas me transformer, la chaleur montait le long de ma colonne vertébrale la léchant dans les moindres recoins. Puis, elle retomba aussi facilement qu' elle était montée lorsqu' Alice m' appris qu' Edward était mort. J' en restais bouche-bée, le souffle coupé par l' annonce. J' eus du mal à récupérer ma voix et tremblais déjà à nouveau face à l' idée qui était déjà entrain de prendre place dans ma tête, j' avais, tout à coup, peur pour Bella. Peur qu' elle ne soit elle aussi partie pour toujours. Je demandais à Alice d' une voix fluette si celle-ci était toujours en vie sans oser prononcer ces terribles mots. Elle me rassura en me disant qu' elle était bel et bien vivante mais qu' il y avait un problème, elle était en état de choc et avait perdu connaissance. Je sentais la bile montée dans ma bouche mais la ravalait. Alice me prévint qu' elles ne rentreraient que lorsque Bella se réveillerait de sa torpeur. Elle me tiendrait au courant et me demanda si je pouvais venir les chercher à l' aéroport quand le moment serait venu. J' acquiesçais évidemment. Alice me prévint aussi que Bella aurait besoin de moi pour la soutenir. Et c' était ce que je faisais de mieux: soutenir Bella! Je la chérirais jusqu' à ma mort, croyez-moi!

POV ALICE

Le lendemain matin, toujours rien. Pas d' évolution dans l' état de santé de Bella. J' étais vraiment inquiète. Je décidais donc de lui parler afin de voir si je pouvais lui extirper une réaction. Mais rien. Je me rassis sur mon fauteuil auprès d' elle et ne bougea guère plus de la matinée à part pour aller à la salle de bain afin d' y prendre un gant de toilette pour la rafraichir un peu. Puis vers 15 heures, la réaction tant attendu ce fit. Alléluia! Elle avait ouvert les yeux. Enfin. Je soupirais de soulagement.

«-Oh Bella! Comment te sens-tu? Question idiote! Mais j' étais soulagée.

Cependant, elle ne me répondit pas. Elle avait les yeux fixes. Probablement encore en état de choc.

-Bella, s' il te plait, répond-moi, dis-moi quelque chose! La suppliais-je doucement pour ne pas la brusquer.

Mais toujours pas de réponse. Je passais délicatement ma main sur sa joue. Elle ne bougea pas.

-Bella, je vais chercher quelque chose à manger aux distributeurs dans le hall de l' hôtel. Je reviens de suite et je pourrais enfin appeler l' aéroport pour réserver nos billets d' avion. On rentre à Forks! Lui dis-je sachant très bien qu' elle m' entendait mais qu' elle ne piperait mot.»

Je m' exécutais dans mes tâches. Bella ne toucha pas un morceau de son menu festin constitué de gâteaux, chips et autres sucreries. J' avais réservé le vol. Nous devions prendre l' avion ce soir à 20 heures direction Forks. Bella ne dormit que très peu. Elle n' avait toujours pas parler, ni pleurer d' ailleurs. L' heure tournait et il nous fallait partir. J' aidais Bella à se lever.

«-Bella? On doit y aller. Est-ce que ça ira? Peux-tu marcher? Lui demandais-je en vain.

Elle se leva, chancela un peu sur ses jambes dépourvues de force. Je la soutenais.

-Ok Bella, on y va.»

J' avais ramassé toutes nos affaires. Nous partîmes.

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